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Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen                  Monastère de Tatev Voilà les vacances finies, vacances riches en découvertes d’un pays totalement méconnu. Nous connaissons bien sûr tous des arméniens issus de la diaspora mais demandez autour de vous de placer l’Arménie sur une carte... peu de personnes sauront la placer correctement dans le Sud Caucase. Malgré une grosse amputation de son territoire, c’est un pays riche d’une histoire oubliée et pourtant passionnante. Fier d’être le premier pays chrétien, fier de ses savants, de son écriture et des ses monastères médiévaux, nostalgique d’un empire qui fut envahi, occupé, partagé au prix d’un génocide, avant de s’endormir sous le joug soviétique pendant 70 ans. Aujourd’hui, durement soumise au double blocus turque à l’Ouest et azeris à l’Est, elle renait doucement. Membre du Conseil de l’Europe, elle occupe une position stratégique entre l’Iran et la Russie et partage les valeurs communes de démocratie et de droits de l’homme. Déclarations internationales et loi française sur la reconnaissance du génocide arménien L’Arménie est donc passionnante car elle mêle un héritage médiéval important en étant au carrefour de la Perse et de la Méditerranée. On peut aussi bien visiter des monastères antérieurs à nos église romanes que des restes de caravansérails rappelant qu’elle se trouvait sur l’une des routes de la Soie, ou se contenter de regarder les montagnes de cette petite "suisse" caucasienne. Cimetière de Noradous dont les plus anciennes pierres khatchkars  datent de l'an 800. Observatoire de Zorats Karer, datant du megalithique (équivalent à Carnac ou Stonehenge) Faisant partie du Caucase, de hautes montagnes dont le Mont Ararat (5 137 m) symbole biblique et nationaliste des arméniens, paradoxalement situé en terre turque (que l’on appelle Arménie historique), elle est un pays de volcans et de terribles tremblements de terre. Si l’on considère que la rivière Araxe délimitant la Turquie et l’Arménie est la frontière naturelle entre l’Europe et l’Asie, alors Ararat serait le plus haut sommet d’Europe, devant le Mont-Blanc. Les iraniens voisins qui viennent nombreux faire du tourisme en Arménie, la considèrent comme une petite Europe. Lac Sevan, 1/5 de la superficie du pays, 15°C au mois d'août car il est à 2000 m d'altitude mais poumon vert pour les arméniens. Mais pour nous Européens de l’Ouest nous voyons aussi malheureusement les douloureux restes des soviets : usines à l’abandon, HLM vétustes, tuyaux de gaz apparents, antiques Lada et Volga cotoyant des 4x4 luxueux, personnes âgées démunies, voiries défoncées par le gel, jardins publics figés dans un autre temps... partout ce même constat de délaissement dans les pays satellites que j’ai pu visiter en Asie Centrale. Fort d'Amber, Eglise Sainte Mère de Dieu, à 2000 m d'altitude au milieu des alpages Mais l’Arménie est surtout un pays de cocagne, un pays de vergers d’où proviennent nos cerisiers et autres abricotiers que l’on appelait Prune d’Arménie. Le mythe de l’Arche de Noé échouée sur le mont Ararat (de nombreuses enquêtes passionnantes sont à lire sur ce sujet) est toujours vivace et le jardin où la vie aurait reprise, se trouve à ses pieds en Arménie. Mont Ararat caché dans les brumes d'un orage, seul le petit Ararat à gauche est visible Le pays croule littéralement sous les arbres fruitiers, les grenadiers (fruit symbole de l'Arménie mais qui murit en septembre) les noyers et églantiers et les marchés regorgent de fruits plus beaux les uns des autres : fruits rouges, muriers, fraises des bois, prunes, pommes, cerises, griottes, pêches et abricots en juin. Toute l’agriculture est bio, les hivers très rudes détruisant toute vermine. Les fruits sont transformés en fruits secs ou confits sublimes comme dans toute l'Asie Centrale. Les montagnes sont couvertes de fleurs et les abeilles sont reines. On y déguste donc une cuisine fraîche, influencée par la Perse et la Méditerranée: tous les plats sont présentés en même temps sur la table : salade de tomates et concombres, tabuleh, muttaball (caviar d’aubergine), houmous, dolmas (feuilles de vignes ou de chou farcies), brochettes de viandes et pommes de terre (Khorovadz), etc. Et toujours des herbes fraiches, du yaourt, de la crème double ou de la crème aigre, divers fromages proches de la féta. On mange aussi des céréales comme le boulghour, le sarrasin et le riz pilaf servi avec des fruits secs à la mode persanne. Ou des mantis, sortes de raviolis que l’on avait découvert en Ouzbekistan.   Bien sûr au marché d'Erevan vous trouverez toutes les épices de l'Orient. J'aime l'ironie de cette photo: la machine à moudre le café s'appelle Georges... Les hivers sont durs et la soupe khashlama, mélange de pomme de terre et boeuf, parfumée avec de l’aneth est un vrai réconfort (nous y avons gouté par 35°C). Le pain arménien Lavash accompagne tous les plats. Je l’ai trouvé délicieux sortant du four, un peu moins bon après plusieurs jours (il se conserve deux mois si les fines feuilles de pain sont régulièrement humectées avec de l’eau). Les arméniens aiment aussi la viande séchée et les saucissons de boeufs secs et parfumés. L’eau du robinet est potable mais sinon bière et vin arméniens méritent d’être essayés même si les standards vinicoles ne sont pas encore les nôtres. Nous avons gouté à la truite Ichkhan du lac Sevan et aussi à de l’esturgeon grillé terriblement fondant. Enfin les délicieuses pizzas arméniennes Lahmajoun sont inévitables pour un repas sur le pouce, arrosées de tan, boisson d’origine persane à base de yaourt liquéfié et parfois gazeux. A moins que vous ne préfériez la vodka, héritage russe, même si les arméniens semblent beaucoup plus sages avec l’alcool que les russes. Tout le pays est d’ailleurs très calme. Les arméniens sont chaleureux, paisibles et aimables, un brin indolents sous la chaleur écrasante du mois de juin. Erevan est l’une des villes les plus sûres au monde et les terrasses sont pleines à la mode espagnole. Petit déjeuner à Goris Le fromage, omniprésent sur toutes les tables arméniennes. Pour le dessert, ce sont souvent les délicieux fruits qui sont proposés mais baklavas et brioche à la pâte de noix nous ont aussi été servis. Les confitures sont très présentes notamment la confiture de rose ou de grenade. Les arméniens sont plutôt sveltes car ils consomment beaucoup de légumes et fruits. McDo, Starbucks, KFC ne se sont pas encore implantés en Arménie... Mais les yeux des arméniennes sont fixées vers l'idole américaine : Kim Kardashian, même si l'on reconnait sa vulgarité bling bling, elle est un modèle de beauté pour les filles d'Erevan. Nous avons mangé de délicieux taboulés tous différents les uns des autres mais notre coup de coeur a été pour celui du restaurant Le Cilicia. Un taboulé d’herbes frais et citronné, délicieux avec des brochettes dont j’ai librement imaginé la recette. Taboulé d’herbes comme au Cilicia pour 4 personnes 1 bouquet de persil plat 1 bouquet de coriandre 1 bouquet de menthe 2 gros citrons jaunes 1 cuillère à thé de sumac 2 petits concombres avec peu de pépins 2 tiges d’oignons frais 150 g de boulghour 300 g d’eau chaude 2 tomates bien mûres sel et poivre huile d’olive ou huile d’arachide Rincez le boulghour à l’eau froide. Placez le dans un saladier et versez de l’eau chaude afin de le couvrir d’environ 1 bon centimètre. Ajoutez 1jus de citron. Laissez le gonfler pendant 1h30, le grain doit rester ferme. Attention le grain de boulghour ne doit pas cuire. Equeutez les herbes, et hachez les. Placez les dans un saladier. Hachez la moitié de la menthe et versez la dans le saladier avec les tiges d’oignons finement émincées. Coupez le concombre en petits cubes. Coupez la tomate en petits cubes et ne conservant que la partie ferme et sans pépin. Mélangez concombre et tomates aux herbes. Assaisonnez avec peu de sel, poivre, le jus du second citron et 4 cuillères d’huile d’olive. Une fois que le boulghour a absorbé l’eau, essorez le avec les mains afin de le rendre le plus sec possible. Mélangez le aux herbes. Saupoudrez de sumac et servez bien frais (le sumac légèrement citronné apporte un côté piquant pétillant très agréable). Je ne sais pas si je vous ai donné envie de visiter ce pays mais si un jour vous êtes invités à dîner chez des arméniens, vous comprendrez un peu plus leur culture et leur histoire. Un grand merci aussi à Tigran et à Astghik, qui nous ont guidés à travers leur pays. Manger Arménien à Paris : La Cantine de la Maison de la culture arménienne - Elle se cache au fond d'une jolie cour du IXe mais il n'y a pas besoin de sésame pour venir y déjeuner. L'accueil est chaleureux, la cuisine familiale, les tables occupées par des habitués - souvent membres d'associations arméniennes - qui s'y retrouvent. Plat du jour (aubergines farcies ou brochettes de poulet, 8 €), petit croissant fourré en dessert, c'est bon enfant et plein de gentillesse, dans un cadre de salle à manger vieillotte, aménagée en réfectoire pour grands. 17, rue Bleue, IXe.Tél. : 01 48 24 63 89 (le Figaro).

Source: veryeasykitchen.blogspot.com

a Il y a juste un an, lors de notre voyage dans la région grenobloise à l'occasion de la Coupe Icare , nous rendions visite pour la première fois à la merveilleuse Agnès, plus connue sous le nom de Senga dans la blogosphère culinaire ... Une rencontre délicieuse, placée sous le signe de l'amitié et de la gourmandise ... Nous y avons pris goût, bien évidemment, et lorsque cette année, Agnès nous a annoncé les dates des festivités aériennes de Saint-Hilaire-du-Touvet en nous disant qu'elle nous attendait encore une fois, nous n'avons pas hésité longtemps ... Après tout, 5 ou 6 heures de route pour tout un week-end de félicité, ce n'est pas grand-chose ... ;o) Si en plus je vous montre ce qui nous attendait à l'arrivée, vous allez devenir très, très jaloux ... Imaginez seulement de chaleureuses retrouvailles, autour d'une succulente terrine de queue de boeuf, de merveilleux petits fromages locaux, d'un excellent pain de campagne ... ... d'un énorme jambon cru (merci les compétitions de bridge, et merci à Agnès et Michel d'être des joueurs talentueux ...) ... le tout arrosé d'un gouleyant Châteauneuf du Pape ... Avec en guise de douceur une ferme mais néanmoins divine tarte au sucre (on l'a adoré, même avec la pâte à pain, Agnès ... la preuve, il n'en est pas resté, non ? ) ;o)) Il y a des moments de grâce, dans les rencontres entre blogueuses, et celui-ci en fait encore une fois partie ... Une douce nuit dans la grande chambre aux murs finement rayés plus tard ... ... nous nous sommes réveillés sous un joli ciel tout bleu ... La météo nous avait annoncé de la pluie. Je suis heureuse qu'elle se soit trompée ! ;o) Au-dessus des arbres s'élevaient quelques montgolfières ... Après le festin de la veille, nous n'avons pas eu le courage de mettre le réveil à 6 heures pour aller admirer leur envol sur le terrain voisin de Lumbin ! Le chien de la maison que vous avez rencontré ici l'an dernier, Trump, nous attendait déjà au jardin pour une partie de football ... Il joue à la place du goal et il est imbattable. J'ai rarement rencontré un animal aussi ... humain ? ;o)) Les garçons s'y sont collés et moi, j'ai préféré faire un tour dans le jardin ... Un jardin tout en douceur ... La maison est douce aussi et le café y est délicieux ... Pour le déjeuner, Agnès s'est lancée dans la confection d'une terrine de lotte sortie d'un de mes livres de cuisine préférés, "Les Fêtes de mon Moulin" de Roger Vergé. En en parlant avec Agnès, j'ai appris qu'il faisait partie de ses favoris aussi ... comme un certain nombre de classiques dont elle a comme moi rempli ses étagères ... ;o)) Je me suis toujours sentie très proche de la cuisine conviviale d'Agnès mais je commence à entrevoir pourquoi ... ;o)) Ses tables sont des tables faites pour le partage, des tables jolies, élégantes mais sans chichis ... Des tables qui sont une invitation à des bonheurs simples comme je les aime ... Cette photo-là, je l'ai prise pour me souvenir longtemps de cette fabuleuse vinaigrette aux herbes ... des herbes littéralement confites, des lanières de tomates pelées fondantes ... L'autre sauce était un coulis de poivron, très bon, très parfumé ... Cette terrine est une pure merveille ... Pour ceux et celles qui n'ont pas ce livre d'exception, espérons qu'Agnès livrera vite ses secrets ... ;o) Le jambon a pris une bonne claque. Il faut dire qu'il était d'un fondant ! Les mini-olivettes sont vite parties aussi ... Un déjeuner au soleil, entourés par la charmille ... à défaut d'être en-dessous ... ;o))) L'après-midi, on a quand même eu l'énergie de se propulser jusqu'à Lumbin, pour assister à la fête des objets volants plus ou moins identifiés ... Enfin, pour être plus exacte, il me faut préciser que c'est Michel qui a eu le courage de nous propulser jusqu'à Lumbin ! ;o) L'occasion d'essayer son nouveau 4 x 4 ultra-confortable ! Il y avait plein de monde autour du terrain d'atterrissage ... Le royaume des photographes ... L'ambiance était, comme toujours, très festive ... L'Icarnaval est un évènement très attendu de la Coupe Icare ... Une troupe d'hippopotames venait d'atterrir lorsque nous sommes arrivés, suivie de peu par un gigantesque gâteau d'anniversaire ! Les parapentistes ont une imagination débordante lorsqu'il s'agit d'inventer les costumes dans lesquels ils se cacheront au moment de prendre leur envol ... Ce garçon venait de sauter, en biplace, avec un pygargue à tête blanche apprivoisé tournicotant autour de lui ... Leur vol de concert était tout simplement époustouflant et bien émouvant ... La maison de "Là-Haut" était ... en bas ... après un joli vol biplace aussi, pour lequel le passager avant était un jeune enfant, pas effrayé pour deux sous ... Un gros virus pas trop terrifiant courait sur le terrain ... sans réussir à attraper personne ... ... et Satanas a plus que jamais mérité son surnom de "Fou du Volant" ! ;o) Un énorme et très étrange engin constitué intégralement de matériaux recyclés a volé de longues minutes au-dessus de nos têtes avant de se poser ... assez délicatement, finalement, compte-tenu de son imposant gabarit ... Toute l'équipe du "Livre de la Jungle" a dansé sur le terrain, après un atterrissage assez collectif ... Dans le ciel, cet après-midi-là, le ballet des engins volants n'a pas cessé un instant ... Un jeune homme handicapé a même sauté dans un fauteuil et atterri un peu brutalement ... Plus de peur que de mal, fort heureusement ! La Protection Civile est venue faire quelques démonstrations de secours en montagne ... Dans un bruit et un souffle terribles, des hommes nous ont montré leur savoir-faire et leur incroyable efficacité ... Paul a repéré un pilote d'hélicoptère de l'émission Ushuaïa de Nicolas Hulot ... Je vous laisse admirer la cristalline Elliptobulle 150 ... Le soleil a commencé à descendre ... Le spectacle était encore plus magique ... Ce parapente avait une traîne de 400 mètres, vous imaginez ? Quand on est rentré, les yeux pleins d'étoiles, chez Agnès, on s'est vite réinstallé dans la cuisine. Il faut dire qu'elle est accueillante, la cuisine d'Agnès ! ;o)) Sur le gaz - pardon, sur les plaques à induction ... plus performantes mais moins littéraires ... ;o)- , cuisaient doucement de petites carottes ... Sur la grande table rouge, un spectacle terrifiant s'est soudain offert à nous ... ;o) Une vraie scène de crime, où la victime était un magnifique poulet de Bresse ... Et quand je dis crime, je choisis mes mots ! Une scène d'une rare violence, même ... puisque Agnès, enseignante de son état, il faut le préciser, a donné à mes deux grands enfants une leçon de ... vidage de poulet par un croupion encore bien congelé ! ;o))) Qu'est-ce qu'on a pu rire, pendant l'opération ... Clément a ensuite pu, toujours sous la direction de son professeur ... ... finir de régler son compte à ce volatile ... ... qui a été plutôt sympathique en nous laissant dévorer sans broncher (!) sa chair exquise, délicatement rôtie au four ! C'est dur, quand même, la vie d'un poulet de Bresse ! ;o) Agnès m'a également initiée à la divine cuisine de Jean Sulpice, dont elle nous a, ainsi que sa copine Mercotte, si bien parlé sur son blog ces derniers temps ... Une crème de carotte surmontée d'une ... ... très légère écume de sarriette ... Un régal incroyable, que je referai très vite à la maison ... Je crois que tous mes invités de l'année à venir y goûteront ! La nuit fut à nouveau très calme et très réparatrice ... après un coucher fort tardif ! ;o) Mais le réveil fut matinal pour ne pas louper encore une fois les montgolfières ... On a laissé Agnès dormir, croyant qu'elle avait renoncé à venir devant l'heure impossible à laquelle nous devions nous lever pour cette grand-messe ... mais en apprenant en rentrant qu'elle ne nous avait juste pas entendus nous lever, j'ai eu un peu honte ... Promis, Agnès, la prochaine fois, nous viendrons te tirer du lit en te chatouillant les pieds ! ;o)) Le spectacle était impressionnant ... Les vingt deux montgolfières se sont maintenues en une gigantesque grappe au-dessus des champs de maïs durant de longues minutes ... ... jusqu'au moment où l'un des appareils s'est élevé au-dessus de la masse, mettant fin à cette promenade groupée de 34 minutes à environ 2,50 mètres du sol, dépassant alors le record de 19 minutes obtenu en 2007 lors de l'avant-dernière édition de la Coupe Icare. Dès ce moment, les autres montgolfières ont pu commencer elles aussi à prendre de la hauteur ... ... offrant comme à l'accoutumée un tableau époustouflant ... Quelle belle sensation de liberté ... ... on doit avoir, là-haut ! À notre retour, comme d'habitude, Agnès était aux fourneaux ! Vous n'imaginez pas comme je trouve ça bon, une maison dans laquelle ronronnent les fourneaux dès le petit matin ... Voici notre Chef lancée dans la préparation d'élégants raviolis ... amusante et originale présentation pour nos feuilletés habituels ... Et dans le four, qu'y avait-il ? Pour le savoir, j'ai entrouvert la porte en douce ... Aussitôt, de succulentes effluves sont arrivées à mes narines ... Une nouvelle tarte au sucre, préparée cette fois avec une pâte à brioche, m'offrait des odeurs de crème chaude et de sucre tout à fait divines ... En-dessous cuisait une quiche aux girolles, adaptation de la quiche crémeuse aux morilles de Roger Vergé, encore lui ! Agnès ne pouvait me faire plus plaisir ... La quiche épaisse et fondante aux girolles ... ...et la terrine de lapereau à la tomate confite et à la tapenade ... ont fait très bon ménage, je peux vous l'assurer ... Le Châteauneuf du Pape Mas Saint-Louis de 1979 ouvert par Michel a sublimé le tout ... À ce propos, je ne crois pas vous avoir jamais parlé des incroyables compétences de Michel en matière de confection de cocktails. Eh bien croyez-moi, il peut rivaliser avec les grands barmen de ce monde. Oui, oui, vous pouvez me croire car j'ai eu l'occasion de goûter quelques-unes (!!!) de ses réalisations ... Un jour, il faudra qu'Agnès lui consacre un post entier, et qu'il nous livre ses meilleures recettes ! Et voici la seconde tarte au sucre, moelleuse et dramatiquement bonne ... ;o) ... surtout une fois qu'Agnès l'eût surmontée de petites brisures de caramel ... À la fin du repas, Clément a ressenti le besoin d'aller faire une partie de ballon avec Trump ... Les autres ont tous préféré faire une petite sieste ... ;o) Il a ensuite fallu repartir, la route étant encore longue jusqu'à Cannes ... On a encore un peu profité de la nature locale en chemin, avant de reprendre l'autoroute ... Ah, les noyers couverts de fruits ... On a salué cette si belle région ... ... avec un peu de tristesse, comme à chaque fois que nous quittons un endroit dans lequel nous nous sommes sentis vraiment bien ... Et comme l'an dernier, mes enfants ont répété plusieurs fois sur le chemin du retour "Ah, ils sont trop sympa, Agnès, Michel et Trump !". Je n'ai moi-même rien d'autre à ajouter, sinon mille remerciements supplémentaires pour ces heures de gentillesse que vous nous avez offert ! Et comme il nous faut une petite recette pour terminer en beauté un billet, je vais vous faire part d'une belle recette, empruntée au grand Chef Georges Blanc et préparée ce dimanche, pour tenter d'utiliser au mieux un pot d'une délicieuse crème de noix et d'orange placée dans mon sac par Agnès avant notre départ ... La recette originale n'utilise pas cet ingrédient, bien sûr. Je suis cependant sûre que si Georges Blanc avait eu sous la main cette merveille, il aurait fait comme moi ! ;o))) Je me suis replongée dans ce livre d'exception après l'avoir vu bien rangé dans la bibliothèque d'Agnès ... Quand je vous dis que nous avons des inspirations communes ... La recette qui suit est donc la recette originale du livre à laquelle j'ai rajouté, en rouge, mes adjonctions ... Faites comme bon vous semble ... et sachez que même sans crème de noix, ce dessert est divin ! Les poires farcies au chocolat amer, aux noix et à l'orange ... Ingrédients pour 4 personnes : - 4 belles poires Pour le sirop : - 250 g de sucre en poudre - 1 l d'eau - 1 jus de citron Pour la ganache aux noix et à l'orange : - 20 cl de crème - 200 g de chocolat amer - 100 g de crème de noix à l'orange - 150 g de pistache hachées nature - 1/4 l de crème anglaise - 2 cuillerées à soupe de liqueur de noix de chez Hoeffler, à Lobsann, au bon goût de pain d'épices Préparation : À faire la veille : Épluchez les poires soigneusement en conservant la queue. Mettez dans une casserole l'eau et le sucre pour préparer le sirop. Portez à ébullition en plongeant les poires pour les pocher dans le sirop. Comptez de 5 à 10 minutes suivant leur variété, leur taille et leur maturité. Gardez-les un peu fermes. Ajoutez le jus de citron. Laissez reposer dans le sirop, hors du feu, toute la nuit. Pour préparer la ganache : Faites bouillir la crème dans une casserole en inox puis, hors du feu, incorporez le chocolat coupé en morceaux. Laissez-le fondre complètement puis lissez bien au fouet la préparation. Ajoutez la crème de noix et refouettez bien l'ensemble . Réservez au frais Hachez grossièrement les pistaches. Le lendemain : Égouttez les poires sur un linge. Découpez la partie supérieure de la poire près de la queue, au quart de sa hauteur environ, pour dégager comme un couvercle. À l'aide d'un vide-pomme, évidez soigneusement l'intérieur de la poire en lui gardant sa forme originelle. Travaillez la ganache avec une spatule en bois dans un bain-marie doux pour lui rendre sa consistance souple comme une pommade. Remplissez une poche à douille munie d'une douille cannelée avec la ganache et farcissez chaque intérieur de poire en débordant légèrement pour qu'un bourrelet de ganache apparaisse lorsque l'on repose le chapeau. Disposez à l'aide d'une cuillère les pistaches vertes hachées sur la partie externe des poires. Replacez le chapeau, lui aussi roulé dans la pistache hachée. Dressez une poire sur chaque assiette, accompagnée d'un peu de crème anglaise dans laquelle vous aurez incorporé la liqueur de noix ... Avec le reste de la ganache, essayez de farcir des cerneaux de noix fraîches ... Avec celui de crème de noix à l'orange, confectionnez de petites tartelettes que vous cuirez à blanc et que vous remplirez de crème, en recouvrant l'appareil avec des volutes de ganache ... Et surtout, dégustez ces friandises en famille ou, en tout cas, en bonne compagnie ... Prenez-y du plaisir ... Quant à moi, je vous retrouve d'ici quelques jours pour une promenade dans la région d'Aix-en-Provence, au pays de Cézanne ... Bonne semaine !

Source: questcequonmange.blogspot.com

Qui a dit que le poisson était compliqué à préparer? Aujourd'hui je vais encore vous prouver le contraire avec cette recette, complète et parfumée, de lotte cuite au four avec des pommes de terre. C'est le plat que j'ai préparé dimanche, avec le poisson que mon mari m'avait rapporté de Sète. Il va quelquefois travailler dans ce secteur et ne manque pas, s'il a le temps, d'aller faire un tour à la poissonnerie à côté de la criée. Il me passe alors un coup de téléphone pour me dire quelles sont les arrivages du jour et je passe commande... J'ai mon poisson tout frais dès le soir et j'ai souvent prévu une recette pour le préparer. Quand j'en ai une grande quantité, comme dans le cas de cette lotte, je coupe des morceaux que je congèle à plat, puis je les mets en sachet pour pouvoir les sortir en fonction du nombre de convives. C'est bien pratique et cela permet d'improviser un plat au dernier moment. Ce dimanche, les morceaux de lotte ont été sortis du congélateur le matin puis cuisinés pour le déjeuner. C'est un plat unique qui cuit tout seul au four. La préparation prend tout au plus 10 minutes. Ensuite le plat cuit tranquillement, presque sans surveillance. C'est idéal quand on reçoit, cela permet de consacrer plus de temps aux autres plats, ou tout simplement de passer du bon temps avec les invités, sans stress! Alors, convaincus? Il ne vous reste plus qu'à mettre ce plat au menu et me donner vos impressions. A la belle saison, remplacez les tomates séchées par des tomates fraiches. Vous pouvez également ajouter des olives ou des câpres. Présentez en accompagnement quelques carrés de citron et n'oubliez-pas de mettre au frais une bonne bouteille de vin blanc. Si on veut rester dans le même terroir, on peut servir en accompagnement un Picpoul de Pinet , vin blanc sec fruité et parfumé, avec un rapport qualité-prix imbattable! Vous connaissez Sète ? C'est avant tout une ville ouverte sur la mer que l'on nomme aussi "Venise languedocienne". C'est le premier port de pêche du littoral français méditerranéen. De loin elle apparait comme une ile, coincée entre la mer et l'étang de Thau. Les abords de l'étang ne manquent pas non plus de charme et d'attractions diverses: les villages de Bouzigues, Mèze, Marseillan, avec leurs parcs à huitres et l'arrivée du Canal du Midi... et bien sûr Sète dominée par le Mont Saint-Clair (182 m) qui fait penser à une baleine surplombant la mer, célébrée par Paul Valéry et Georges Brassens... Les herbes aromatiques apportent un parfum extraordinaire à cette recette. Ici il n'y a qu'à se baisser pour trouver au bord des chemins, selon la saison, du thym, du romarin, du fenouil sauvage... Autre solution pour ceux qui habitent en ville, et bien mieux que les herbes sèches, les petits pots de thym, romarin, origan ou marjolaine que l'on trouve dans toutes les jardineries. J'en ai toujours quelques pots dans ma cuisine. C'est très décoratif et plus durable que les fleurs... j'adore y passer la main pour que leur parfum embaume! Lotte Safranée au Four, Parfums de Garrigue Pour 4 personnes: 800 g de filets de lotte 2 oignons rouges 100 g de tomates séchées 8 pommes de terre 2 gousses d'ail 1 citron 1 bouquet d'herbes aromatiques 1 pincée de filaments de safran 10 cl de vin blanc 10 cl d'eau tiède 2 c. à soupe d'huile d'olive Sel, poivre Allumez le four th 6/180°C.  Épluchez l'ail, les oignons et les pommes de terre. Découpez la lotte en gros morceaux. Mettez les tomates séchées à tremper dans un peu d'eau chaude. Dans un grand plat allant au four, réunissez les pommes de terre coupées en rondelles assez fines, les oignons émincés, l'ail haché, le zeste de citron râpé et les tomates coupées en petits dés. Ajoutez les herbes et l'huile d'olive, du sel et du poivre, mélangez rapidement avec les mains. Posez les morceaux de poisson sur les légumes. Diluez le safran dans l'eau tiède. Ajoutez sur le poisson avec le vin blanc, salez, poivrez. Faites cuire au four pendant 45 minutes. Imprimez la recette

Source: devousamoi-dominique.blogspot.com

En ce moment, et depuis quelques temps déjà, je suis plongé dans la lecture d e la sage de Georges R. R. Martin " A song of Ice and Fire " ("Le Trône de Fer" en français) qui a inspiré le nouvelle série de HBO (Games of Thrones). C'est une passionnante saga de 'dark fantasy', qui se situe au Moyen-âge d'un monde inventé. Les banquets sont nombreux dans la saga, et l'auteur prend souvent le soin de décrire ce qui est servi à table. Cette sauce médiévale au cumin qui accompagne à merveille le poulet grillé aurait tout à fait sa place lors d'un repas de la maison Stark à Winterfell. En tout cas, même si vous n'êtes pas amateur de ce genre de lecture, rien ne vous empêche de goûter cette sauce, que j'ai adapté du livre de Jeanne Bourin , qui l'a elle-même adapté du Viandier de Taillevent (XIVe siècle) . J'ai utilisé de la purée d'amande (qu'on trouve facilement en boutique bio) pour obtenir une texture lisse et crémeuse. Ingrédients: 1 bol de bouillon de poule 2 cuill à soupe de purée d'amandes 1/2 verre de vin blanc sec le jus d'1/2 citron 1 pincée de gingembre 2 cuill à café de cumin en poudre Préparation: Mélangez bouillon, purée d'amandes, vin blanc et sel. Faites chauffer à feu moyen, en remuant régulièrement (la purée d'amandes a tendance à se déposer au fond de la casserole). Délayez les épices en poudre avec le jus de citron, et ajoutez à la sauce chaude. Faites bouillir quelques instants et servez avec du poulet rôti ou bouilli. Bon appétit!

Source: gay-dans-les-coings.blogspot.com

Dimanche pluvieux, et Georges et Georgette sont à la maison pour le week-end et notre plus grand plaisir. Sur la table de brunch je mets : des crackers maison , des rillettes de saumon et thon à ma façon , une mousse de saumon (reste de la préparation pour les cœurs de sucettes de courgettes), des sucettes de légumes, une mousse de poivrons tabasco , des quenelles de légumes , des fleurs 2 fromages . Ce jour-là , j'ai déjà essayé et je décide de reprendre cette recette qui avait bien plu pour être sûre de figer le bonne recette. Ingrédients Tranches de saumon Pavés de cabillaud Blanc d’œuf Citron Aneth fraîche Sel Poivre Mixer le cabillaud, citron, le blanc d'oeuf, l'aneth et sel poivre. Faire des carottes dans des films alimentaires, les mettre à la vapeur quelques minutes. La mousse de poisson doit être ferme. Quand c'est plus froid les rouler dans des tranches de saumon et les rouler dans un frigo plusieurs heures. Au moment de servir mettre de la ciboulette en manière fanes et enlever les films alimentaires.

Source: foliealdente.blogspot.com

Boudin blanc de mousse de chou-fleur cœur de brocolis Ingrédients Chou-fleur Brocolis Blancs d'oeuf Gélatine Je procède comme plus haut pour faire mousses de légumes. Je tapisse du film alimentaire de cuisson avec la mousse de chou fleur et au milieu un peu de mousse de courgette. Je referme le film alimentaire et en fermes extrémités. Je mets les boudins à la vapeur. Avec le reste de mousse de courgette je fais un boudin de courgette cœur de chèvre. Je les sers avec un peu de Wasabi. Le brunch du dimanche midi avec Georges et Georgette - les faux boudin ont cuits à la vapeur une bonne heure et de tiennent à peu près bien. Avec sel et poivre on se régale étonnamment ! La photo ne rend pas service mais il semble que tout le monde est conquit ! Deux consistances différentes qui rendent bien ensemble.

Source: foliealdente.blogspot.com

Macarons de Boulay Les macarons sont toujours à l'honneur dans mon blog : aujourd'hui, voyage jusqu'en Moselle avec les macarons de Boulay . La recette fut mise au point par Binès Lazard et son épouse Françoise en 1854. Encore une variante de l'alliance blanc d'oeuf - sucre - amandes, assez légère, avec comme particularité le dressage à la cuillère. Ils étaient prisés par le Général de Gaulle, le roi Georges VI, et l'Empereur Guillaume II. Ingrédients : - 200 g d'amandes en poudre - 200 g de sucre en poudre - 2 blancs d'oeufs (70 g) Recette : 1. Mélangez la poudre d'amande avec les blancs d'oeuf. 2. Mettez 50 g de sucre dans une petite casserole avec une cuillerée et demi à soupe d'eau. Faîtes bouillir jusqu'à obtenir un sirop (105° C, environ 1 min d'ébullition). Versez sur le mélange d'amandes en remuant. Lorsque le sirop est entièrement absorbé, ajoutez le sucre restant. 3. Mettez une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson. Avec une petite cuillère, laissez tomber des tas espacés de pâte sur le papier. Laissez reposer 15 min avant. 4. Faîtes cuire dans un four préchauffé à 175°C pendant 15 min environ. Décollez après refroidissement. Sources : site de vente des macarons de Boulay ; Frédéric Marie-Claire, La ronde des macarons , ed. First, p. 40. Voir aussi : d'autres recettes lorraines sur recettes.de

Source: cc-cuisine.blogspot.com

Infos pratiques: - Quantité : 6 personnes - Difficulté : ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ - Préparation : 30 minutes - Cuisson : 35 minutes La liste de courses : - 1 kg de topinambours, - 4 pommes de terre, - 10 cl de crème fraiche liquide, - 6 tranches de bacon, - Huile d'olive (pour la décoration), - Sel et poivre. La liste des ustensiles : - 1 grande casserole, - 1 poêle, - 1 économe, - 1 mixeur plongeant. Ça faisait longtemps que je n'avais pas posté du salé, par ici... Malgré le retour du soleil, il fait encore nuit relativement tôt et la fraicheur s'invite encore régulièrement chez nous. Pour réchauffer un peu l'atmosphère, je vous propose une soupe (oui, encore une soupe, mais la soupe c'est bon, c'est facile à faire et ce n'est pas cher ! Comme dirait Georges, "what else ?" . Et puis, moi, la soupe c'est un peu ma marotte) . J'ai déterré cette recette d'un vieux magazine (sur les soupes, bizarrement) que j'avais acheté il y a plusieurs années ! C'est du Cyril Lignac, ce jeune chef aussi médiatique que sympathique et à l'accent chantant de l'Aveyron. Pas de tour de passe-passe ici, c'est simple mais succulent. Le topinambour est un vieux légume oublié au léger goût d'artichaut. Pendant la deuxième guerre mondiale, c'est lui qui remplaçait les pommes de terre et, depuis, il est un peu tombé dans l'oubli et c'est bien dommage... A la maison, tout le monde a vraiment adoré ce velouté original à la saveur si délicate que j'ai déjà refait plusieurs fois (et que je referai encore avant le retour des beaux jours !) ! Concrètement, cuisinons... 1. On commence par éplucher les topinambours et les pommes de terre, on les coupe en morceaux, on les rince et on place le tout dans une casserole remplie d'eau salée (pour l'eau, on en met juste assez pour recouvrir les légumes) . On porte à ébullition et on laisse cuire une petite demi-heure à feu doux : c'est prêt quand les légumes sont cuits. 2. On mixe la préparation jusqu'à obtenir une consistance très onctueuse. On ajoute alors la crème liquide et on remet un coup de mixeur. On rectifie l'assaisonnement. 3. Au moment de servir, on fait chauffer une poêle à blanc, c'est à dire sans matière grasse, et on fait faire un aller-retour à nos tranches de bacon que l'on réserve sur du papier absorbant pour ôter l'excédent de graisse. On découpe le bacon en lanière. 4. Dans l'assiette/le bol, on verse le velouté, on dépose quelques gouttes d'huile d'olive et les lanières de bacon. Servez bien chaud ! Astuces : - Cyril Lignac conseille, pour "plus de gourmandise" de servir ce velouté avec une chantilly au bacon (on mixe la crème liquide et le bacon et, ensuite, on monte tout simplement la crème). - Cette soupe est très simple à réaliser mais relativement longue. Qui ne s'est jamais attelé à l'épluchage de topinambours ne peut pas comprendre le pourquoi du comment... Ces petits tubercules tout biscornus sont une vraie plaie à éplucher. - Si on veut transformer ce velouté en soupe végétarienne, il suffit de ne pas ajouter le bacon au moment du service. On peut aussi imaginer en faire une entrée végétalienne, en n'ajoutant pas de crème. C'est excellent aussi et le goût de topinambour n'en sera que renforcé. En conclusion, dégustons !

Source: letabliergourmet.blogspot.com

Bien, bien, bien ... Janvier est déjà bien installé ... Le froid hivernal commence juste à pointer son nez ... Bientôt, il sera trop tard pour vous parler de ce que fut chez nous la période des fêtes ... Alors lançons-nous ... Prenez le temps de passer et repasser, autant qu'il vous plaira. Si vous parvenez ici ou là à piquer quelques idées pour l'année prochaine, alors mon but sera atteint ! Cette année, nos fêtes ne furent pas linéaires et on a beaucoup cavalé ... Noël se ferait dans le Lubéron, dans une belle ferme louée par ma gentille belle-sœur et son mari pour l'occasion ... On a donc décidé de "planter" le sapin, à la maison dès le début du mois de décembre ... ... soit beaucoup plus tôt que les autres années. Histoire d'en profiter un peu, quand même ! Je l'ai décoré de toutes ces petites figurines... ... dont chacune me rappelle un endroit ... ... ou un joli moment de ma vie. Le Père Noël a refait surface ... ... et bientôt, on a commencé le plus chouette des comptes à rebours. On a ressorti les bouquins ... ... et les jolis magazines ... ... engrangés depuis pas mal d'années ... Je les ai feuilletés ... ... en buvant d'innombrables tasses de thé ... ... notant presque à chaque page ... ... une belle idée à mettre en œuvre au plus vite ! À la maison, chacun a donné son avis ... Chacun a choisi les plus belles images. Ici, vous l'aurez compris, on aime Noël. C'est là que les troupes se resserrent ... ... là qu'on fait des projets tous ensemble ... ... en rouvrant les grandes boîtes remplies de trésors ... Des trésors qui viendront donner une ambiance aussi chaleureuse que régressive à notre maison. L'esprit de Noël existe chez nous ... C'est un fait et j'adore cette idée ! Dès début décembre, donc, on a refait des provisions d'amandes, de noix et de noisettes, de fruits confits, de miel et autre mélasse ... Des placards bien garnis sont indispensables lorsque l'on veut bien préparer Noël ... Les goûters des dimanches de l'Avent ont été plutôt gourmands ... Les thés parfumés et les chocolats chauds avaient plus que jamais besoin de compagnie ... Ces petites crêpes aux airelles et au sirop d'érable ont eu leur petit succès ... Pancakes aux Airelles et au Sirop d'Érable ... Cranberry and Maple Syrup Pancakes ... Ingrédients pour une quinzaine de crêpes : - 210 g de farine - 15 g de sucre en poudre - 1 pincée de sel fin - 1 sachet de levure chimique - 1 gros œuf - 300 ml de lait fermenté - 40 g de beurre fondu Préparation : 1. Faites fondre le beurre dans une petite casserole et laissez-le refroidir. 2. Dans un saladier, mélangez la farine, le sel, le sucre et la levure chimique. Mélangez bien à l'aide d'un fouet. 3. Dans un autre saladier, battez ensemble l'œuf, le beurre fondu et le lait. 4. Mélangez ensuite le contenu des deux saladiers. Mélangez juste pour amalgamer les différents éléments entre eux. Ne travaillez pas trop la pâte. Laissez reposer quelques minutes et faites cuire, en incrustant dans chaque petite crêpe quelques airelles fraîches bien dodues ... Sauce aux Airelles au Sirop d'Érable : Faites chauffer une tasse de sirop d'érable dans une petite casserole avec une noix de beurre. Quand le sirop commence à frémir, ajoutez une barquette d'airelles fraîches et laissez-les cuire jusqu'à ce qu'elles éclatent et laissent exsuder leur jus délicieusement acidulé ... Servez chaud ou à température ambiante sur les pancakes brûlantes ... On a allumé la première bougie ... juste avant de goûter ! :-) Pour mes patients, qui adorent préparer Noël également, j'ai préparé un calendrier de l'Avent qui fut très apprécié ... Mes elfes participèrent à l'enthousiasme général ! :-) Sur des petites étiquettes blanches numérotées et décorées à l'aide de jolis tampons de Noël, j'ai inscrit à la main des idées de jolies choses à faire tous ensemble ... À chaque jour son activité ... Chaque jour, un nouveau pas vers Noël ... On a ressorti les décorations cachées tout en haut du placard, et ça a fait plaisir à tout le monde.. À la maison, j'ai accroché sur une grande corde les cartes de Noël et les petits personnages brodés lors de notre grande coupure d'Internet, après les horribles inondations de l'automne ... J'adore les cartes de Noël ! Cette année, j'en ai reçu une particulièrement belle : Merci Monique ! Et aussi une autre, adorable, pour mon anniversaire : Merci Emmanuelle ! C'est agréable, de recevoir un petit mot écrit de la main de ceux que l'on aime ... Les Anglais sont très forts, à ce jeu ! ;-) Bref, la maison était en fête, vous l'aurez compris ! Et chez nous, la fête est pour tout le monde ! :-) On se shoote au thé et aux biscuits anglais à tremper ... ou pas ! L'appli Pinterest est ma grand e alliée, dans cette course à la jolie décoration. Les magasins Tiger de la région, aussi ! Je dirais que des fois, la mondialisation a du bon ! :-) Dès le début du mois de décembre, tout est prêt pour commencer à emballer les cadeaux ... Il reste encore 22 jours ... Autant dire qu'on a encore le temps ! Un après-midi, je me lance dans la confection de grosses airelles glacées au sucre. C'est bon, ça ... On commence par faire ramollir les grosses baies dans un sirop de sucre assez épais et on les retire du feu juste avant qu'elles ne se mettent à éclater. On les égoutte un peu à l'aide d'une écumoire et on les pose sur un épais lit de sucre cristallisé. On les roule dedans avec précaution et, lorsqu'elles sont bien enrobées, on les dispose les unes à côté des autres sur un grand plateau que l'on va placer dans un endroit sec et bien ventilé. Lorsqu'elles sont vraiment sèches, que le sucre forme une croûte bien craquante, alors seulement, on a le droit de les croquer. Essayez, c'est un régal ! Et ce n'est pas l'elfette qui vous dira le contraire ! :-) La Saint-Nicolas est aussi l'occasion de s'amuser un peu en cuisine ... Chez nous, les mannele sont incontournables, à cette période de l'année ... Je vous laisse la recette que j'utilise habituellement. Elle est juste parfaite ! Les Mannele de Christophe Felder ... Pour une quinzaine de bonshommes bien moelleux... Ingrédients : - 500 g de farine - 90 g de sucre - 10 g de sel - 1 sachet de levure de boulanger - 150 g de beurre - 2 œufs - 20 cl de lait - Quelques pépites de chocolat pour faire les yeux, le nez et les boutons des bonshommes Pour la dorure : - 1 œuf - 1 cuillerée à café de sucre et 1 autre de lait Préparation : Versez la farine, le sucre et le sel dans un grand saladier et mélangez le tout. Préchauffez le four à 180°C. Faites tiédir le lait, et versez-y la levure; mélangez pour bien la diluer. Disposez la farine en couronne et versez le lait au centre. Incorporez les œufs et commencer à mélanger cette pâte à la main en la battant énergiquement. Incorporez ensuite le beurre ramolli et recommencez à la travailler avec vigueur, pendant 10 minutes, en la soulevant pour l'aérer au maximum. Continuez jusqu'à ce que la pâte ne colle presque plus au saladier. Si la pâte vous semble trop liquide, ajoutez un peu de farine mais pas trop, surtout ! Recouvrez le récipient d'un linge propre et laissez la pâte lever 1 heure à température ambiante. Ce temps écoulé, détaillez la pâte en portions de 50 g environ. Façonnez chacune en une boule de la taille d'un gros œuf. Laissez reposer 10 minutes. Pour façonner un petit bonhomme, posez une boule de pâte sur le plan de travail fariné, roulez-la en un petit boudin allongé, en prenant soin de garder la forme ronde de la tête à l'une des extrémités. À l'aide d'une paire de ciseaux, pratiquez 3 entailles sur le corps du bonhomme : La première pour former les jambes, les deux autres pour les bras. Réalisez ainsi une quinzaine de bonshommes. Décorez les bonshommes avec les pépites de chocolat, puis laissez lever 45 minutes. Pour préparer la dorure, mélangez l'œuf, le sucre et le lait. À l'aide d'un pinceau, badigeonnez chaque bonhomme de ce mélange. Recouvrez la plaque à pâtisserie d'une feuille de papier sulfurisé et rangez-y les bonshommes en les espaçant. Et ne vous laissez pas avoir. Il y a un petit bonhomme qui passera beaucoup moins bien au four que les autres, sur cette plaque ! :-)) Cuisez 20 minutes au four. ... et dégustez avec une bonne tasse de thé ! Alors, et vous, vous aimez préparer Noël ? On continue avec une recette découverte cette année sur le net ... LA recette de Noël de l'année ... Les Gingerbread Cookies qui ne s'étalent pas à la cuisson ... Des biscuits traditionnels à la mélasse aux saveurs épicées, qui ont la merveilleuse faculté de ne pas bouger à la cuisson.. À vous les sablés aux bords bien nets, les maisons qui s'encastrent à la perfection ! Issus du site Baking at Moment ... Ingrédients : - 125 g de beurre non salé - 1/3 tasse de sucre muscovado - 1/3 tasse de mélasse (j'ai utilisé du Black Treacle anglais) - 1 gros œuf - 3 tasses de farine ou un peu plus si besoin - 3 cuillerées à soupe de maïzena - 2 cuillerées à soupe de cannelle moulue - 2 cuillerées à soupe de gingembre moulu - 1/2 cuillerée à café de clous de girofle moulus - Un pincée de sel Préparation : 1. Préchauffez le four à 190°C. Tapissez des plaques de cuisson de papier sulfurisé. 2. Placez le beurre avec le sucre muscovado dans le bol de votre processeur et faites tourner à vitesse moyenne jusqu'à ce que le mélange soit mousseux. Incorporez la mélasse et l'œuf. Continuez à mélanger en raclant bien les bords du bol. Ajoutez ensuite 3 tasses de farine, la maïzena, les épices et le sel. Si la pâte est collante, rajoutez un peu de farine. Battez jusqu'à ce que la pâte ne soit plus collante au toucher et qu'elle se détache correctement des bords du bol. 3. Étalez la pâte sur une épaisseur d'environ 1/2 cm et découpez des formes à l'aide d'un emporte-pièce. Ou de plein d'emporte-pièces ! Transférez les sujets sur les plaques préparées. Faites cuire au four de 10 à 14 minutes, jusqu'à ce qu'ils soient juste fermes. Laissez refroidir complètement et décorez avec du glaçage royal si vous le souhaitez. On peut en faire un joli tableau, de ces sablés, si l'on veut ... Ou bien des guirlandes qui viendront agrémenter la décoration de votre sapin, si vous préférez ! Tiens, notre elfe a trouvé des copains ... Les plus gentils d'entre eux seront gâtés par le Père Noël, ça, c'est sûr ! On pourra d'ailleurs leur donner un ou deux de ces petits carrés-là ! Grown-up Rocky Road ... Rocky Roads pour les Grands ... Pour 25 carrés ... Une recette du Sainsbury Magazine ... Ingrédients : - 200 g de chocolat noir et orange - 100 g de chocolat noir à 70% - 100 g de chocolat au lait - 150 g de beurre doux - 3 CS de Golden Syrup - 100 g d'amaretti - 100 g de pistaches non salées et décortiquées - 125 g de cerises séchées - 125 g de marshmallows coupés en quatre - 3 morceaux de gingembre au sirop, égouttés et hachés finement Préparation : 1. Graissez et tapissez de papier sulfurisé un moule carré de 20 cm de côté. 2. Cassez en petits morceaux les trois chocolats et placez-les dans un bol résistant à la chaleur avec le beurre et le Golden Syrup. Placez le bol au-dessus d'une casserole remplie d'eau juste frémissante et laissez chauffer doucement jusqu'à ce que le chocolat soit entièrement fondu. Mélangez bien et retirez du feu. 3. Mettez les biscuits dans un sac en plastique, fermez-le et concassez les biscuits grossièrement à l'aide d'un rouleau à pâtisserie. 4. Concassez grossièrement les pistaches. 5. Ajoutez 3/4 des biscuits, des pistaches, des cerises séchées, des marshmallows et tout le gingembre dans le chocolat. Mélangez bien pour tout enrober convenablement. 6. Versez le mélange dans le moule préparé, répartissez dessus le reste des biscuits, pistaches, cerises et marshmallows. Pressez légèrement pour bien faire adhérer. . Placez au réfrigérateur pendant deux ou trois heures, ou jusqu'à ce que l'ensemble soit bien ferme. Démoulez et coupez en carrés. Ou on pourra leur faire goûter une tranche de ce pain d'épices superbe. Une recette piquée à Valérie, du blog Le Palais des Saveurs" . Pain d'Épices de Noël à la Marmelade d'Orange amère et à la Fleur d'Oranger ... Ingrédients : - 100 g de beurre - 300 g de marmelade d'orange amère - 100 g de miel - 100 g de sirop de glucose - 2 œufs - 2 cuillerées à soupe d'épices à pain d'épices - 150 g de farine de seigle - 50 g de fécule de maïs - 1 sachet de levure - 1 pincée de sel - 150 g de sucre glace - Un blanc d'œuf légèrement battu, juste assez pour le "casser" - eau de fleur d'oranger selon votre goût Préparation : 1. Malaxez le beurre dans votre processeur jusqu'à ce qu'il forme une pommade. Ajoutez la marmelade d'orange. Versez le miel, le sirop de glucose, puis les deux œufs. Ajoutez les épices, le sel. Terminez par la farine, la fécule et la levure. 2. Versez le mélange dans un moule à cake et enfournez pour 30 minutes dans un four préchauffé à 180°C. 3. Mélangez le sucre glace avec juste ce qu'il faut de blanc d'œuf pour obtenir une pâte un peu épaisse, que vous détendez alors avec quelques gouttes d'eau de fleur d'oranger. Versez sur le cake refroidi. Décorez de fruits confits et de fruits secs. Laissez durcir le glaçage et goûtez ! Avec une tasse de Lapsang Souchong, c'est un régal ! Bon, et si on s'allumait quelques bougies, histoire de se mettre dans l'ambiance douillette de Noël ? Biscuits à la cannelle, flan aux œufs vanillé ... ... ou bien encore marrons chauds ... La maison sentira délicieusement bon, durant le mois à venir ... Sinon, il y a la solution du "Wet Pot-Pourri" des Anglo-Saxons ... Une solution plus naturelle que les bougies, qui transforme instantanément votre maison en un grand marché de Noël ... Le principe en est simple : Vous versez dans une petite casserole un bon verre de vin rouge, ou bien un verre de jus de pommes, ça marche aussi ... Vous y ajoutez une poignée de grosses airelles fraîches, un ou deux quartiers d'orange ou de mandarine, et puis des bâtons de cannelle, des clous de girofle, des étoiles de badiane ... Bref, des choses qui sentent bon Noël ... Si vous en avez au jardin, ajoutez un brin de romarin, c'est tout à fait divin ... Et puis mettez à chauffer sur le gaz ... En s'évaporant, le liquide diffusera dans toute la maison ses enivrants parfums ... Lorsque la maison sent suffisamment bon, éteignez le feu et conservez la mixture. Demain, vous remettrez un verre d'eau dans la casserole pour compenser le liquide évaporé et vous remettrez à chauffer .... Cela vous tiendra jusqu'à Noël, je peux vous l'assurer ! Et ça fera danser le Père Noël,, c'est sûr ! Je vous laisse aussi la recette d'un truc sympa à faire. Une délicieuse boisson à déguster si possible dans une jolie tasse de Noël de chez Starbucks ... Le Pumpkin Spice Latte ... Une recette de Food Network Kitchen ... Pour une personne ... - 1 tasse de lait - 2 cuillerées à soupe de purée de potiron - 1/4 cuillerée à café d'épices à pumpkin pie (vous pouvez remplacer, si vous n'en avez pas, par des épices à pain d'épices) - 1/4 cuillerée à café d'extrait de vanille - 1/4 tasse d'expresso chaud - Crème fouettée sucrée, pour servir Préparation : Faites chauffer le lait, la purée de potiron, les épices, la vanille et le sucre dans un bocal résistant au micro-onde. Faites chauffer une à deux minutes, le temps que le lait soit très chaud. Placez le couvercle, fermez-le bien et secouez très fort pour faire mousser le lait. Versez dans un grand mug l'expresso brûlant. Ajoutez le lait mousseux. Couvrez de crème fouettée et servez tout de suite, saupoudré d'une pincée d'épices à pumpkin pie ... Arrive le fameux Stir Up Sunday ... Ce dimanche où l'on se doit de préparer le non moins fameux Christmas Cake, celui qui alimentera les goûters des petits et des grands pendant les vacances de Noël ... Allez, il faut s'y mettre, sans quoi il n'aura pas le temps de rassir comme il se doit ! La recette est celle de Mary Berry. Je vous l'ai déjà donnée l'an dernier. Je vous la remets ici. Ce sera plus commode. Mary Berry's Classic Christmas Cake ... Ingrédients pour un gâteau de 23 cm de diamètre : - 175 g de raisins de Smyrne - 350 g de raisins secs blonds - 500 g de raisins de Corinthe - 350 g de cerises confites coupées en 4, rincées et séchées - 150 ml de Cognac ou de Bourbon et plus pour imbiber le gâteau - 75 g de farine avec levure incorporée - 175 g de farine simple - 1,5 cuillerées à soupe de "quatre-épices" moulu - 250 g de beurre - 250 g de sucre roux - 4 œufs moyens - 75 g d'amandes grossièrement hachées - 1 cuillerée à soupe de Black Treacle (= mélasse) - le zeste râpé de 2 oranges non traitées Pour décorer : - 3 cuillerées à soupe de marmelade d'abricots chauffée et tamisée - 1 rouleau de pâte d'amande pré-étalée (ou 900 g à étaler) - 1 rouleau de pâte à sucre pré-étalée (ou 900 g à étaler). Mary Berry, dans sa version, fait, à la place de la pâte à sucre, un joli glaçage royal pour couvrir le gâteau et lui donner l'apparence d'un paysage de neige ... - sucre glace pour décorer à la fin Préparation : 1. Mettez dans un saladier tous les raisins secs avec les cerises rincées et séchées. Versez dessus le cognac, couvrez et laissez reposer une nuit dans une pièce fraîche 2. Préchauffez votre four à 140°C. Graissez légèrement votre moule à gâteau. Coupez une bande de papier sulfurisée d'environ deux fois la circonférence de votre moule et deux fois plus haute que votre moule. Repliez environ 2,5 cm de la base de la bande et faites avec une paire de ciseaux des entailles pour que lorsque vous installerez la feuille dans votre moule, tout se mette en place sans trop de plis. Placez un cercle de papier sulfurisé au fond de votre moule. Installez ensuite la bande que vous venez de préparer, la partie entaillée vers le bas. Placez alors un second cercle de papier sulfurisé sur le premier. Il coincera les bandelettes découpées de la bande verticale. NB : N'essayez pas de shunter cette partie du travail, vous le regretteriez. Ce gâteau est plein de sucre, de fruits confits ... qui brûlent très facilement. Même si le four n'est pas très chaud, la cuisson est très longue et carboniser le fond de votre gâteau est un vrai risque (je l'ai fréquenté de très près, ce risque ...). Le papier isole un peu et, vu tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de la recette, il serait bien dommage de louper son coup ! Alors n'ayez pas peur mais soyez conscients des problèmes avant qu'ils n'arrivent. Après, ce gâteau est juste une tuerie ... 3. Versez tout le reste des ingrédients dans un très grand saladier et battez bien pour mélanger à fond. C'est ici que le terme "stir up sunday" * prend tout son sens ... Il faut tourner, tourner et tourner encore. Chaque membre de la famille doit s'y coller un moment, en faisant un vœu qui aura toutes les chances de se réaliser ! ;o) ...Vous pouvez faire cela dans votre Kitchen Aid (ou autre ...). Ça marche très bien aussi. Ajoutez au mélange vos fruits imbibés. Versez la mixture obtenue dans votre moule préparé préalablement et lissez bien le dessus avec une spatule. 4. Couvrez, mais pas hermétiquement, votre gâteau avec une double-feuille de papier sulfurisé. Faites cuire pendant 4 heures environ ou jusqu'à ce que le gâteau soit ferme au toucher et qu'une brochette enfoncée en son centre ressorte sèche. Laissez alors le gâteau refroidir dans son moule. Lorsqu'il est presque froid, enlevez-le du moule et pelez les bandes et cercles de papier sulfurisé. Percez-le avec une brochette ou un cure-dent et nourrissez-le d'un peu de cognac ou de bourbon. Enveloppez-le alors d'une double couche de papier sulfurisé, puis d'une grande feuille de papier alu. Laissez-le dans une pièce fraîche (jusqu'à 3 mois, c'est dire s'il peut se conserver ...) et nourrissez-le tous les deux ou trois jours de quelques cuillerées de cognac ou de bourbon ... Faites attention quand même à qui vous confiez cette mission ... Des fois, ça peut mal tourner ! Ou même très mal tourner !!! :-)) Si vous voulez couvrir votre gâteau (et pour Noël, cela me semble non négociable ! En plus, ces couches de pâte d'amande et de pâte à sucre l'isoleront de l'air sec de Noël jusqu'à ce que vous ayez terminé de le déguster ...), vous le couvrirez de marmelade d'abricot puis du rouleau de pâte d'amande avant de placer enfin la pâte à sucre. Installez enfin votre décor et saupoudrez de sucre glace ... Placez le Christmas cake sur une jolie assiette ou un socle épais à gâteau. Entourez-le d'un joli ruban ... Voilà ... C'est tout ! ;o) * En réalité, pour les puristes, même si l'on tourne dans la pâte du gâteau ce dimanche-là, le terme "stir up" provient plutôt du début d'une prière qui inaugure le service, dans l'église Anglicane, du vingt-cinquième dimanche après la Sainte-Trinité, soit le dernier dimanche avant l'Avent ... "Stir up, we beseech thee, O Lord, the wills of your faithful people, that they, bringing forth the fruit of good works, may by you be richly rewarded: through Jesus Christ our Lord. Amen" ... Et là, il n'est plus question de touiller dans la pâte mais plutôt de faire réagir les fidèles ... ;o)) Bon, et si on croquait quelques branches de sapin au Nutella ... Merci Céline ! :-) ... en piquant des oranges de clous de girofle ? C'est sympa, les pomanders ... Ça sent bon pendant des jours et des jours ... Ah, l'atmosphère enchantée de Noël ... Et dire qu'il faudra attendre l'an prochain pour recommencer à préparer les délicieux mince pies ... ... ou encore les mini Christmas puddings, si bons à l'heure du café ... On refera des petits objets à mettre sous cloche, aussi ... Ceux-ci me plaisent bien ... ... mais ceux-là, encore plus ! J'utiliserai enfin mon nouveau moule à panettone ... ... et j'essaierai de travailler l'argile. D'ici à Noël prochain, j'aurai le temps de m'y mettre, c'est certain ! Mais bon, cette année, j'ai quand même bien bossé ! Enfin ... bosser est un bien grand mot. Bricoler de jolies choses ne me demande pas un gros effort de volonté ! Et puis comme je vous le disais, j'ai souvent de l'aide ! Bien ... Je continue à vous raconter ? On n'en est qu'au début du mois de décembre, après tout ! :-) Le 13 décembre, pour être plus précise ... C'est la sainte-Lucie mais le repas ne sera pas nordique ... J'ai invité aujourd'hui quelques bons copains pour anticiper Noël. Nous ne serons pas ensemble le 25 décembre et nous allons donc festoyer avec un peu d'avance ... Une espèce de répétition, en quelque sorte ... J'ai dressé une vraie table de Noël ... ... avec de la neige, ... ... des petites lumières scintillantes ... ... de jolis menus ... ... et des petits cadeaux d'assiette. Un kit à chocolat chaud, composé d'un tube rempli de poudre de chocolat, d'un petit sachet de micro-guimauves et d'une canne de sucre d'orge à la menthe qui fondra doucement dans la tasse en communiquant ses arômes mentholés à la boisson ... Une jolie étiquette, trouvée sur Pinterest, termine le tableau, accrochée à l'ensemble par un joli ruban à carreaux ... Clément nous prépare d'excellents Marmalade Martinis ... Pour un verre, comptez 50 ml de bon gin, 1 cuillerée à soupe de jus de citron et 1 cuillerée à soupe de marmelade d'orange de bonne qualité elle aussi ... Mélangez et servez dans un verre rempli de glace dont vous aurez givré les bords en les trempant dans un jus de citron puis dans du sucre cristallisé. Vous pouvez d'ailleurs préparer à l'avance le mélange gin et jus de citron dans une carafe. Cela simplifie le travail lorsque l'on est nombreux ! Au menu, une couronne feuilletée aux saucisses Cumberland. Ces divines saucisses anglaises bien poivrées, je les trouve chez mon boucher du marché Forville ... la boucherie Fabre, comme d'habitude ... J'ai refait, comme pour le réveillon de l'année dernière, des petits scones façon pain irlandais sur lesquels j'ai déposé une tranchette de saumon sauvage fumé et une crème fraîche très épaisse à la ciboulette ... Un délice que ces petits scones, dont je vous remets la recette ici tout de suite ... Irish Soda Bread Scones ... Ingrédients : Pour les scones : - 450 g de farine - 1 cuillerée à café de sucre en poudre - 1 cuillerée à café de sel fin - 1 cuillerée à café de bicarbonate de soude - 375 ml de lait fermenté Pour la garniture : - 300 ml de crème fraîche très épaisse (j'ai utilisé une crème en pot de verre, vous voyez ?) - 500 g de saumon fumé - Poivre du moulin, si vous voulez, ou bien, comme moi, de la ciboulette finement ciselée Préparation : 1. Préchauffez le four à 230°C. Tamisez le sel, le sucre, le bicarbonate de soude et la farine dans un saladier. Ajoutez ensuite le lait fermenté et remuez vivement. Utilisez ensuite vos mains farinées pour mettre la pâte en boule. Ne la travaillez pas trop cependant. 2. Étalez cette pâte collante sur une épaisseur de 2 cm environ. Utilisez un emporte-pièce rond de 4 cm de diamètre pour découper des ronds dans la pâte. 3. Placez ces ronds de pâte sur un Silpat et incisez le dessus des scones d'une petite croix. Faites cuire 13 ou 14 minutes, le temps que les scones soient levés et dorés. J'ai trouvé dans le magazine Sweet Paul une recette de tartinade sympathique. Elle s'appelle, en anglais dans le texte, Pecan and Cranberry Cream Cheese Spread ... Elle se mange très facilement sur des petits crackers à l'avoine, les excellents oatcakes ... Pour la confectionner, rien de plus simple. Vous mettez dans votre mixeur 220 g de cream cheese à température ambiante (le Philadelphia est le mieux adapté), 2 cuillerées à soupe de lait, 140 g de cerneaux de noix de pecan préalablement torréfiés une dizaine de minutes au four, et autant d'airelles séchées. Vous mixez, plus ou moins longtemps suivant que vous voudrez un mélange très lisse ou un peu granuleux. Versez dans un bol. Décorez de noix de pécan, de d'airelles séchées et de thym frais et servez bien frais ... Prises sur un autre site, Z Tasty Life , voici de divines bouchées, composées de moitiés de noix de pécan, également torréfiées au four puis caramélisées dans un mélange de sucre, de sel et de miel, prenant en sandwich une farce composée de gorgonzola et de crème aigre ... Bouchées de Noix de Pécan caramélisées et farcies au Fromage bleu ... One-Bite Caramelized Pecans stuffed with blue Cheese ... Ingrédients pour 10 personnes : - 170 g de cerneaux de noix de pécan - 2 cuillerées à soupe de beurre - 90 g de miel - 60 g de sucre en poudre - Une petite pincée de sel - 1/4 cuillerée à café de poivre noir fraîchement moulu - 1/8 de cuillerée à café de piment de Cayenne - 1/8 de cuillerée à café de garam massala - 110 g de crème épaisse additionnée d'un peu de jus de citron - 110 g de fromage bleu émietté, à température ambiante Préparation : 1. Commencez par préparer les noix, en les étalant sur une seule couche sur la plaque de votre four tapissée de papier sulfurisé. faites cuire à 180°C pendant 10 minutes. Observez-les attentivement et ne les laissez pas trop cuire. 2. Faites fondre le beurre et le miel dans une grande casserole à feu moyen. Ajoutez les noix torréfiées, en remuant bien pour les enrober complètement. Laissez refroidir complètement. 3. Mélangez le sucre, le sel, le poivre, le piment de Cayenne et le garam massala dans un grand bol. Retirez les noix de pécan du mélange sucré à l'aide d'une écumoire, et placez-les dans le mélange de sucre et d'épices, en remuant pour bien les enrober. 4. Pour assembler : Mélangez le fromage bleu et la crème aigre avec un batteur électrique jusqu'à obtenir une consistance crémeuse. En utilisant soit une petite cuillère à café (ou mieux une poche à douille ), dressez un peu de crème au fromage sur la face plate de la moitié de vos cerneaux de noix. Couvrez d'une autre moitié. Réfrigérez jusqu'au moment de servir. Attention, vous êtes là en présence de bouchées extrêmement addictives ! Vous aurez été prévenus ! On en vient maintenant au plat de résistance ... Un jambon que vous devez déjà connaître, si vous avez lu mes billets de l'hiver dernier ... Une recette de Mary Berry, issue de son livre Mary Berry Cooks the Perfect ... Mary Berry's Maple-glazed Gammon with fresh Apricot and Ginger Chutney ... Jambon glacé au Sirop d'Érable, Chutney à l'Abricot sec et au Gingembre ... Ingrédients : - 1 jambon sans os de 2 kg - 2 feuilles de laurier - 1 oignon coupé en deux - 6 grains de poivre Pour le glaçage : - 3 cuillères à soupe de sirop d'érable - 1 cuillère à café de moutarde anglaise en poudre - 3 cuillères à soupe de sucre roux Pour le chutney à l'abricot et au gingembre : - 2 cuillères à soupe d'huile d'olive - 2 oignons hachés finement - 1 gousse d'ail écrasée - 400g d'abricots secs moelleux coupés en petits dés - 2 pommes pelées, épépinées et coupées en dés - 100g de sucre roux - 200ml de vinaigre de cidre - 5 cuillères à soupe de racine de gingembre râpée - 2 piments rouges, hachés finement - 2 oranges, zeste et jus - 8 cuillères à soupe de sirop d'érable Préparation : 1. Préchauffez le four à 160°C. Placez le jambon dans une cocotte profonde, ajoutez les feuilles de laurier, l'oignon et le poivre. Ajoutez aussi suffisamment d'eau pour couvrir le jambon, puis portez à ébullition et couvrez. Transférez dans le four préchauffé et faites cuire pendant environ deux heures, ou jusqu'à ce que le jambon soit tendre. Retirez du four et augmentez la température du four à 220°C. Vous pouvez aussi cuire le jambon sur le gaz, dans la cocotte fermée. jambon dans son bouillon 2. Retirez le jambon de son bouillon et, à l'aide d'un couteau bien aiguisé, enlevez la peau en laissant néanmoins une petite couche de graisse. avant d'enduire le jambon 3. Placez le jambon dans un petit plat à rôtir. Mélangez ensemble les ingrédients du glaçage et nappez-en cette couche de graisse. Marquez à la pointe du couteau la surface du jambon de losanges et faites rôtir au four pendant environ 20-25 minutes, ou jusqu'à ce que le jambon ait une croûte bien dorée, en arrosant à la moitié du temps de cuisson. Pendant que le jambon cuit, préparez votre chutney : Faites chauffer l'huile dans une casserole de taille moyenne et faites-y revenir les oignons à feu doux jusqu'à ce qu'ils soient vraiment tendres et transparents mais pas dorés. Ajoutez tous les autres ingrédients, portez à ébullition, puis laissez mijoter pendant environ 10 minutes, ou jusqu'à ce que les abricots soient mous, doux et pulpeux. Servez le chutney chaud ou froid avec le jambon, et accompagnez l'ambiance d'une bonne purée de pommes de terre et d'une sauce à la viande, la fameuse gravy des Anglais. Je vous enverrai voir la recette de Jamie Oliver dans ce billet-là . Elle est excellente et j'en ai souvent dans mon congélateur. Vous la trouverez en fin de billet sous le nom éloquent de "The best-ever get ahead gravy" ... Si avec un nom comme celui-là vous savez résister ... Elle peut vous sauver la vie, vous savez ? :-) Pour terminer le repas, un petit dessert facile comme tout à réaliser ... Un Eton Mess d'hiver ... De la meringue cassée en gros morceaux, de la crème fouettée, des airelles crevées dans un sirop de sucre un peu épais et quelques belles cuillerées de lemon curd ... On remue un peu, mais pas trop, pour bien garder tous les parfums et les textures bien distincts, et on sert tout de suite ... Je vous laisse ma recette de lemon curd. Elle est facile à réaliser et vraiment délicieuse ... Lemon Curd, pour un Eton Mess, par exemple ... Ingrédients : - 200 g de sucre en poudre - 3 gros œufs + 1 jaune - Le jus et le zeste de quatre citrons - 100 g de beurre Préparation : Battez ensemble dans une casserole à fond épais les œufs avec le sucre. Ajoutez ensuite le jus et le zeste des citrons, puis le beurre en morceaux. Faites chauffer à feu doux, au bain-marie, sans cesser de remuer et en prenant garde à ce que la préparation n'attache pas au fond de la casserole en épaississant. Au bout de vingt minutes environ, vous devez avoir obtenu une pâte ayant la consistance un peu épaisse d'une crème pâtissière. Mettez en pot et laissez refroidir complètement avant utilisation. Pour accompagner le café, quelques petites bricoles indispensables à un vrai Noël ... Des Mince Pies , tout d'abord ... Ma recette est celle de Gary Rhodes , qui lui-même, utilise la recette du mincemeat de Delia Smith ... Toutes les recettes sont sur ce billet-là ... Et puis une très chouette idée trouvée un jour sur le magazine Sweet Paul, mais dont je n'ai pas retrouvé la trace lorsque j'en ai eu besoin. Des Noix déguisées à la Pâte de Noix et d'Amandes ... Pas grave, j'ai adapté la recette en fonction de ce que je me souvenais ... J'ai donc préparé une pâte de noix et d'amandes, avec 50 g de poudre de noix, 50 g de poudre d'amandes, 100 g de sucre glace et 30 g de blancs d'œuf. Je l'ai ensuite aromatisée d'un peu de Nocino di Modena, une délicieuse liqueur italienne à base de noix dont je me sers souvent dans les desserts. J'ai moulé cette pâte dans des jolis moules achetés je ne sais plus où il y a quelques dizaines d'années, je pense, et dont je ne m'étais jamais servie. Comme souvent, dirait ma copine Facebook et voisine Françoise ! :-) Et puis j'ai juste recouvert la partie plate d'un joli cerneau de noix. Et c'était bon, mais booooon !!! Pour terminer, des truffes façon mendiants ... Truffes façon Mendiants ... Ingrédients : - 250 g de chocolat noir - 10 cl de crème fraîche épaisse - 20 g de beurre Préparation : 1. Portez la crème fraîche à ébullition puis coupez le feu. 2. Ajoutez le chocolat grossièrement haché. Mélangez bien pour obtenir une pâte homogène. Ajoutez le beurre. Mélangez à nouveau et coulez votre pâte dans un récipient plat que vous glisserez au réfrigérateur, le temps que la ganache commence à prendre. 3. Avant que la ganache ne soit complètement prise, ressortez le plat du réfrigérateur et placez délicatement, en les enfonçant légèrement dans le chocolat, des fruits secs ou confits, en prévoyant à l'avance de laisser des espaces pour découper de petits carrés ... On peut servir le grand carré complet à table. Chacun découpe ce qu'il veut ... On s'en fiche plein les doigts mais là encore, c'est booooon !!! Et puis on peut se faire plaisir. Après tout, c'est bientôt Noël ! Bien, il me faut quitter ma cuisine pour aller emballer quelques paquets. L'avantage de commencer ses courses de Noël tôt et de les étaler sur tout le mois, c'est que l'on peut faire de jolis emballages tranquillement ... J'adore me livrer à cette douce occupation en regardant de vieux films américains de Noël ... Le "Miracle sur la 34ème rue" de Georges Seaton (1947), "La vie est belle", de Frank Capra (1947) et "Christmas in Connecticut" de Peter Godfrey (1945) sont parmi mes grands favoris ... Parfois même, quelqu'un m'offre son aide. Je ne l'accepte pas toujours, cela dit ! J'aime quand même quand les choses sont bien faites ! ;-) Et mes jolis rubans, amassés au fil des années, me sont bien utiles, dans ces moments-là. Je rapporte toujours d'Angleterre de chouettes étiquettes, aussi ... On ressort la crèche ? Celle-ci est ma préférée ... Pas besoin d'un long moment pour l'installer ... On ouvre la coquille de noix et le tour est joué ! Ce qui nous laisse le temps de faire un joli goûter ... Une pâtisserie feuilletée danoise à la crème d'amandes est à l'honneur, aujourd'hui ... Avec un délicieux chocolat chaud à la menthe ... Vous avez vu, j'ai bien avancé, non ? Quelques jours avant Noël, ma maman arrive à Cannes. Il faut fêter cela ! Les apéros du bar de l'Horloge sont parfaits pour ça ! À l'eau pétillante ... ... ou avec un verre de vin ! Sinon, on peut passer au marché de Noël ... ... sur les Allées ... ... pour manger quelques huîtres et les arroser d'un petit verre de Muscadet. Après, on est fin bien pour reprendre le chemin ... de la cuisine. Je vous l'ai dit, il n'est jamais très sûr de laisser un elfe de Noël tout seul dans la maison. Aujourd'hui, il nous a fait un chouette snow angel, notre petit gars. J'en profite pour recouvrir mon Christmas Cake, désormais bien imprégné de Bourbon, de pâte d'amande et de pâte à sucre. Cette année, sa décoration sera kitchissime ... :-) Un petit voyage au pays du Père Noël ... Quoi de plus agréable que d'aller arpenter les marchés de Noël de la région, en cette saison ? Celui de Cannes, sans être exceptionnel, est plutôt sympathique. Nombreux sont celles et ceux qui se retrouvent ici, en famille ou entre amis, en fin de journée, devant une crêpe, un chocolat ou bien encore un vin chaud ... Mais le plus beau marché de Noël que j'aie vu cette année, c'est incontestablement celui d'Aix-en -Provence ... Nous nous y arrêtons en montant vers Avignon, où nous passerons les fêtes de Noël en famille ... Le Cours Mirabeau s'est couvert de petits chalets en bois. C'est bien joli ! Je n'avais encore jamais vu Aix dans son habit de Noël, cela dit, mais je dois dire que j'ai une tendresse particulière pour elle, quelque-soit le moment de l'année ... Et aujourd'hui, les petits chalets présentent de très jolis objets. Pas comme chez nous où tout n'est pas du meilleur goût. Loin s'en faut. :-) Ici, on respecte la tradition provençale ... Et cela veut vraiment dire quelque-chose, Noël, en Provence ... Ici, la maison Piantino vend ses gibassi és . Des vrais, faits avec de la farine, du sucre, des zestes d'agrumes et puis aussi de l'huile d'olive ... En remontant le Cours Mirabeau, on croise des stands de vins de Provence, des stands de nougats, d'autres de jolies poteries locales ... Un régal. Je m'arrête de temps à autre pour admirer les belles portes des riches hôtels particuliers. Un arrêt devant chez Philippe Segond, un excellent pâtissier. Ici, on a le choix entre la pompe à l'huile et le stollen ... La gourmandise ne connaît pas de frontières ... Et puis nous voilà, un peu perdus, dans la petite rue Saint-Jean ... Devant une enseigne qui me dit soudain quelque-chose ... MF ... Mickael Féval ... Le mari de notre Olivia, qui, il y a bien longtemps, possédait un blog que j'adorais, "A Turtle in the Kitchen" ... Elle s'occupe désormais de la salle de ce restaurant dont je ne lis ces temps-ci que du bien. Et qu'il faudra que j'aille découvrir un de ces jours. Comme quoi le monde est petit ... :-) Continuons à déambuler ... ... dans les ruelles ... ... de cette ville magnifique. Arrêtons-nous sur chaque placette ... Admirons chaque façade ... Repérons chaque fontaine .... Et la ville d'Aix en est riche ... L'heure est à la fête ... Partout, des sapins ... ... des guirlandes ... La confiserie Genis, rue Gaston de Saporta, a particulièrement bien décoré sa devanture. Et quand on passe devant, ça sent bon les biscuits ... En plus, on y fabrique de très bons calissons ! Que j'aime le lèche-vitrine de Noël ! Les devantures me donnent souvent des idées de décorations à garder précieusement pour plus tard ... Comme ces bûches évidées, par exemple, qui feraient de jolis écrins pour des bouchées gourmandes ... Nous arrivons sur la place de l'hôtel de ville. En face de nous, la tour de l'horloge, qui enjambe la rue ... Les gens profitent de la douceur de l'air sur les terrasses des cafés ... Un peu plus loin, c'est sur la place des Cardeurs que nous décidons de déjeuner ... Une délicieuse et très copieuse salade de chèvre chaud plus tard, nous repartons trotter ... Je crois que Paul veut venir vivre ici : La pinte à La Curieuse a l'air bien moins chère que chez nous ! :-) Moi, ce serait ces toutes petites places mignonnes qui m'attireraient plus ... C'est vraiment chouette, Aix ! Voici encore une jolie vitrine ... Vous avez vu combien les boutiques font ici des efforts de décoration ? Tout ceci ... ... est juste somptueux ! Je crois que l'an prochain ... ... nous nous organiserons un weekend ici ... ... spécialement dédié à la préparation ... ... de Noël !!! Tout est si beau, si appétissant ... La tradition provençale dans toute sa splendeur, comme je vous le disais il y a un instant ! Après une petite visite à la foire aux santons, dans laquelle j'achète trois jolis petits sujets, et un passage au marché des Treize Desserts, qui propose aux passants quelques sympathiques dégustations de produits de fête ... ... ... nous repartons en fin d'après-midi pour aller rejoindre le reste de la famille à Roussillon, dans cette superbe maison ... À notre arrivée, la maison est déjà toute décorée, avec un grand arbre majestueux, une énorme et très belle couronne de Noël posée sur la table déjà dressée ... ... et d'immenses vases transparents remplis de bougies blanches, de boules rouges et de branches de houx ... Quel joli accueil, non ?! Au menu du dîner, une raclette pour vingt ... Pour un peu, on se croirait au chalet, après une journée de ski ! Certains terminent la soirée par une grande partie de loup garou, un classique lorsque nous nous retrouvons tous ... Quelques bavardages plus tard ... ... je suis épuisée ... et je file me coucher ! Le lendemain matin, en ouvrant la porte de la petite dépendance dont nous avons eu la chance d'"hériter" pour dormir, ... ... quel ravissant spectacle ! La nature se réveille juste. Je suis au milieu des vignes, avec au-dessus de moi un ciel rosé sublime ... Allez, rejoignons les autres dans la maison ... On pousse la porte d'entrée ... ... pour découvrir que certains se sont levés encore plus tôt et ont déjà dressé la table ... Il fait beau. Les boules du sapin scintillent sous les premiers rayons du soleil. Comme tout le monde n'est pas encore debout, j'en profite pour vous faire faire un petit tour ? Nous sommes dans une ancienne ferme restructurée pour devenir une habitation. Et quelle habitation ! Vingt couchages, ce n'est pas rien ! Les bestioles devaient avoir de la place, elles aussi, quand elles fréquentaient la demeure ... :-) Les murs sont en très belle pierre, comme la plupart des fermes des environs ... Autour de la maison, un beau jardin vallonné. Une piscine ... Mais bon, il fait bien frais pour aller se tremper en cette saison ... Si ça vous tente, cela dit, il y a un sauna à l'intérieur ... :-) Idem pour le grand barbecue et le four à bois ... En demi-saison, lorsqu'il fait juste bon, ils doivent être bien agréables ! Le parc est parsemé d'arbres magnifiques. Que j'aime ces hauts cyprès, si caractéristiques des propriétés en Provence ! Juste derrière, un verger laisse apparaître, une fois les feuilles tombées, quelques fruits rescapés des cueillettes ou des tempêtes de vents automnales ... ... et ces belles vignes ... ... sur lesquelles subsistent encore quelques grappes de raisin oubliées ... Au loin retentissent de temps à autre des coups de fusil. Les chasseurs sont aux aguets ! Les vacances de Noël pourraient commencer plus mal, non ? Bien ... Et si nous sortions maintenant faire quelques courses ? On nous a indiqué quelques bonnes adresses dans la région ... Allez, on saute dans la voiture et l'on file vers l'Isle sur la Sorgue ... Direction la Maison Jouvaud ! Le royaume des délices sucrées ... ... en tout genre ! De quoi préparer un plateau des treize desserts de grande classe ! À noter également, un extraordinaire rayon de magnifiques stocking fillers, ces petits objets que l'on glisse dans les pays anglo-saxons dans les chaussettes des enfants pendues devant la cheminée ... Quant aux pâtisseries ... c'est superbe aussi ! On réserve les bûches. Il était temps ! Ils viennent juste de clore les commandes. Si vous passez dans le coin, n'hésitez pas et faites-y un détour ! Une petite balade ensuite dans les rues de cette jolie petite ville. je vous y ai déjà emmené . Je ne m'étendrai donc pas plus que ça sur sa visite ... Ma belle-sœur Nanou explique au petite Ernest le fonctionnement des grandes roues à aubes ... ... qui jalonnent le cours de la Sorgue. L'Isle-sur-la-Sorgue est l'une des nombreuses "petites Venise" d'Europe, vous voyez ? :-) Sachez cependant que pendant la semaine, les antiquaires sont tous fermés, là-bas ... Et comme c'est la principale attraction de la ville ... :-) Il reste bien sûr quelques boutiques de jolis objets ... ... qui peuvent mériter une petite visite ... ... mais dans l'absolu, allez-y plutôt le weekend ! Ce sera bien plus animé ! Cela dit, le vieux centre est joli. Les boutiques sont plutôt bobo ... ce qui ne me déplaît pas : Il y a vraiment beaucoup de jolis trucs ! Les grands cafés d'antan sont fermés ... Dommage ! J'y aurais bien pris un petit café ... Passer à L'Ile-sur-la-Sorgue sans aller chez le confiseur Lilamand serait très bête ... On se mettrait facilement à lécher les vitrines pour de bon ! Vous avez vu ces compositions ? Ne sont-elles pas sublimes ? Bon, les prix sont assez sublimes aussi mais je dois avouer que la dépense vaut le coup. Goûtez au melon ou aux clémentines confits, aux calissons au gingembre ou encore aux olives et aux piments confits ... Le choix est vaste ... et terriblement délicieux ! Nous croisons quelques drôles de chiens en ressortant de chez Lilamand ... En rentrant, on fait un petit détour par Apt ... La patrie des fruits confits. On se promène un moment en ville ... ... et l'on rentre se poser au coin du feu ... ... avec un verre d'apéritif à la truffe et quelques rondelles de saucisson pour attendre le dîner. Il y a pire comme vacances, non ? :-) Le lendemain matin, je trouve mon elfe tranquillement occupé à lire mon Routard sur le bord de la fenêtre de la salle de bain. Quelques minutes plus tard, le voilà qui cabriole dans les vignes ... Il est plutôt cool, normalement ... et reste tranquillement assis à la tête de mon lit ! Sauf quand il tombe sur des petites choses délicieuses ... Là, il ne sait pas résister ! :-) Il adore particulièrement ces petits puddings-là ! Je vous en redonne la recette ... Christmas pudding bonbons ... d'après Nigella Lawson ... Ingrédients pour 30 bonbons ... - 125 g de chocolat noir de très bonne qualité - 350 g de restes de Christmas pudding - 60 ml de Sherry - 2 cuillères à soupe de Golden Syrup ( si vous n'en trouvez pas, prenez du sirop d'érable, ça marche bien aussi ...) Pour la décoration : - 100 g de chocolat blanc, finement concassé ou un reste de pâte à sucre blanche - 12 cerises confites - 2 tiges d'angélique Préparation : 1. Commencez par tapisser une plaque tenant dans votre réfrigérateur de papier sulfurisé. Réservez. 2. Faites fondre le chocolat noir au bain-marie. 3. Émiettez le Christmas pudding dans un bol, ajoutez le sherry et le Golden Syrup. Remuez vivement jusqu'à ce que le mélange soit homogène. 4. Ajoutez le chocolat fondu et incorporez-le au pudding. 5. Prélevez de petites boules et roulez-les dans vos mains (Nigella suggère d'utiliser des gants en vinyle pour faciliter le travail !) pour obtenir de petites truffes. Vous devez en obtenir une trentaine. 6. Couvrez de papier film et réservez au frais. 7. Pour décorer, faites fondre le chocolat blanc au bain-marie. Coupez les cerises en petits morceaux pour figurer des baies et les tiges d'angélique, pour figurer des feuilles. 8. Versez un peu de chocolat blanc sur le dessus de chaque bonbon à l'aide d'une cuillère. Décorez avec les cerises et l'angélique confites. Rangez dans de petites boîtes et servez à l'heure du café ... Mais ce n'est pas le moment de traîner. Nous, on doit aller à Robion ... ... pour faire goûter à la famille les fameuses fougasses de chez Honorat ... En rentrant, on passe montrer à ma maman la nécropole rupestre de Saint-Pantaléon. Au chevet de la vieille église du XIIème siècle ... ... un amoncellement de tombes creusées directement dans la roche. Les toutes - petites tombes de nourrissons ... ... sont particulièrement impressionnantes. Saint-Pantaléon fut à partir du XIII ème siècle un sanctuaire de répit, un endroit où l'on venait déposer, en général sur l'autel de la Vierge, quelques heures après leur naissance, les nourrissons morts avant d'avoir pu être baptisés. On les accompagnait alors de nombreuses et ferventes prières et on attendait de voir quelque-chose qui ressemblerait de près ou de loin à un signe de vie (quasiment toujours illusoire) pour les baptiser en quatrième vitesse. Les enfants étaient alors inhumés directement dans le cimetière attenant au sanctuaire ... D'où ces minuscules tombes bien émouvantes ... Un très bel endroit à ne pas louper si vous passez dans le coin. Et puis le paysage tout autour est si joli ! Un champ d'oliviers coupés ... De belles vignes qui prennent un repos bien mérité ... De grands arbres attendant le printemps pour reverdir un peu ... Qu'elles sont belles, les lumières de l'hiver ... La région est vraiment magnifique !!! Retour à "La Madone", "notre" maison, sur la route entre Joucas et Roussillon ... Les lavandes se reposent, elles aussi. Les champs doivent être superbes au début de l'été ... Mais même en hiver, le charme des lieux est certain. Nous voilà donc avec nos fougasses. Olives, anchois-olives ou encore grattons ... Il y en aura pour tous les goûts. En attendant le déjeuner, la petite classe s'amuse ! ... Ma maman et Ernest font des courses de voiture endiablées ! Paul relit ses cours. Il a ses examens bientôt ... Clément découvre les joies de tenir un bébé dans ses bras. Il faut dire qu'il est adorable, notre nouveau petit-neveu ! Trois dames sont en cuisine, cassant quarante œufs pour nous préparer une belle brouillade ! Un déjeuner et une petite sieste plus tard ... ... nous décidons de partir en balade ... ... jusqu'à Roussillon. Nous voilà au pays des ocres. Ici, celui qui aime les belles couleurs est servi ! Il a dû pleuvoir récemment, en plus ... ... et les saignées colorées laissées par l'exploitation des grandes carrières d'ocre ... ... sont encore plus éclatantes que d'habitude. Toute cette palette de couleurs vibrantes sur une même roche ... ... c'est incroyable ! Montons maintenant dans le village. Notre petit bonhomme roupille comme un brave ... Sûr qu'il sera content, d'ici quelques années, de grimper en courant les escaliers de ces ruelles escarpées ... ... jusqu'à l'église Saint-Michel, ... ... mignonne avec son campanile très provençal ... ... et ses impressionnantes marches d'escalier suspendues ! Dedans, elle est assez jolie ... La crèche attend patiemment l'arrivée de l'enfant Jésus ... Couché devant la porte de l'église, un chien local ... aux pattes très ocrées ! :-) Suivons maintenant ce chat, parfaitement adapté lui aussi à son environnement ... Il nous emmènera directement sur la Place de la Mairie ... ... entourée de belles maisons XVIIIème ... Un vrai décor de cinéma ! Bref, un joli village à découvrir, pour son ambiance et ses couleurs étonnantes. Retour en fin d'après-midi en roulant au travers de paysages de lavandes ... ... puis goûter à la maison, avec le Christmas cake, qu'il faut bien découper un jour ! Je vous en propose une tranche. Cette année, c'est une perfection ! On fait suivre le goûter par un "atelier-chocolat". On est le 23 décembre et il nous faudra bien quelques petites douceurs sucrées à grignoter à Noël ... Opération mendiants, donc ! La petite classe est ravie ! Ernest est un grand artiste ! :-) Re-apéro au coin du feu ... puis dîner léger et dodo rapide ! Demain sera une longue journée ! Au réveil, une jolie surprise au pied de mon lit ... Tout le monde est déjà au petit-déjeuner ... Je repars avec Philippe à Robion. J'ai commandé des pains ronds de belle taille au boulanger ... De retour à la maison ... ... on déballe nos victuailles. Et des victuailles, on en a ! C'est qu'il va falloir assurer, avec les deux repas qui arrivent ! J'ai trouvé à Coustellet de très jolies caillettes ... Et chez le boulanger de très mignonnes baguettes fendues en deux ... ... qui seront parfaites avec les fromages trouvés au même endroit que les caillettes, le magasin "Naturellement Paysan", qui rassemble la production d'agriculteurs, d'éleveurs et d'artisans locaux ... Là-bas, j'ai fait le plein de légumes anciens. Des connus ... et des bien moins connus ... Je découvre comme cela le persil tubéreux. C'est vachement bon, en plus ... Clément sera mon commis, pour le dîner de ce soir ... On a du pain sur la planche ... et des tonnes de légumes à éplucher. Clément épluche et moi je découpe. Ernest fait provision de bûches pour la veillée de Noël ... Nous, on continue notre boulot. Vous avez vu comme c'est joli, tous ces légumes tranchés ? Je prépare également le fameux plateau des treize desserts. un indispensable des Noëls en Provence ... J'y place les jolis santons que j'ai achetés à Aix. La vendeuse de calissons, d'abord ... Le boulanger, ensuite ... ... et sa jolie boulangère ! Dans l'après-midi, je fais également préparer une pâte à brioche à Ernest. Il est très doué, ce petit gars ! Dehors, les deux frères bavardent au soleil. Paul fait des essais de couvre-chef ... ... cependant que son frère remet Ernest en cuisine et prépare avec lui deux splendides Blooming Breads. Vous connaissez certainement ces pains-là ... ils ont fleuri (!) un peu partout sur la Toile il y a quelques années, importés des États-Unis ... On prend un gros pain, si possible un peu rassis. On le découpe en tranches, verticalement, dans un sens, puis perpendiculairement, toujours verticalement, en veillant à garder intacte la croûte du fond du pain, de façon à ne pas détacher les petits carrés les uns des autres. On comble les espaces obtenus de ... ce que l'on veut ! Ici, des cébettes finement émincées et revenues dans une belle noix de beurre, puis du cheddar fraîchement râpé. On en prépare un second avec des lardons fumés et dorés et du cheddar aussi ... On emballe les pains dans deux couches de papier d'aluminium et on enfourne une trentaine de minutes avant de servir. Au bout de vingt minutes, on ouvre le papier d'alu et on couvre la surface des pains d'une belle couche de mozzarella râpée. On repasse au four pour encore 10 minutes, le temps que le fromage soit bien coulant. J'ai la chance d'avoir à ma disposition deux immenses fours. Ça change la vie, ça ! C'est ce qui m'a donné envie de préparer ces Légumes anciens Rôtis au Miel, au Thym et très poivrés ... J'en fais rôtir deux grandes plaques, que je rassemble ensuite dans cet immense plat en terre. Il n'y aura plus qu'à les refaire tiédir au moment du dîner ... Au milieu du buffet trônera une énorme cocotte de risotto aux cèpes. Pour les cèpes séchés, on a prévu le coup en en achetant 300g , ce qui fait un volume assez énorme, au marché Forville avant de venir. Le bouillon est prêt. Un bon bouillon de cèpes et de volaille, aromatisé d'une bouteille de vin blanc du Luberon et de pas mal de safran ... Le kilo de riz Arborio attend, déjà bien nacré, sur un lit d'échalotes fondues au beurre. Jean-Pierre nous a apporté du Gers un énorme jambon cru. Et c'est donc JP qui va se charger de le découper en fines lamelles ... ... sous l'œil gourmand et intéressé du petit commis de cuisine. Tout est maintenant prêt, sur le grand comptoir de la cuisine ... Il faut quand même absolument que je vous donne la recette de la salade dont la photo suit ... Une salade de lentilles, chicorée rouge, mandarine et feta ... Étonnante mais divine combinaison ... Salade de Betterave, Clémentines et Lentilles et Feta ... Beet, Clementine and Lentil Salad with Feta ... d'après Jamie Magazine ... Ingrédients : - 6 betteraves crues, brossées - 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive - Le jus d'1/2 citron - 2 branches de thym, feuilles détachées - 50 g de noix - 2 clémentines - 1 cuillerée à soupe de miel liquide - 4 cuillerées à soupe de vinaigre de Xérès - 250 g de lentilles déjà cuites - 50 g de petites feuilles de chicorée rouge - 50 g de feta, émiettée Préparation : 1. Préchauffez votre four à 180°C. Coupez chaque betterave en six et mélangez-les dans un saladier avec 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive, le jus de citron et les feuilles de thym dans un plat à rôtir. Assaisonnez bien et enfournez pour 40 minutes, ou jusqu'à ce que les betteraves soient tendres. 2. Durant les 3 ou 4 dernières minutes, placez les noix dans un petit plat à côté des betteraves et laissez-les dorer un peu. 3. Pendant ce temps, pelez, les clémentines à vif et récupérez les quartiers en enlevant toutes les peaux blanches.. Battez le reste d'huile d'olive avec le vinaigre et le miel. Versez-en la moitié sur les betteraves rôties, encore chaudes dans leur plat. Remuez bien pour les enrober et laissez de côté. 4. Mélangez les tranches de clémentines, les lentilles et les feuilles de chicorée et le reste de la sauce dans le plat des betteraves et mélangez bien. Dressez sur un grand plat. Répartissez sur la salade les noix et la feta, juste avant de servir. On devrait se régaler ... ... avec tous ces délicieux produits ! Et Jean-Pierre nous a aussi amené un énorme bloc de parmesan, arrivé en droite ligne d'Italie ! Oui, ça devrait être chouette ! Clem est à son poste. Ce sera lui le maître du risotto, aujourd'hui. Ça tombe bien, il le fait aussi bien qu'une mama italienne ! :-) Les tantes et cousines ont sorti la vaisselle en bout de table. On dispose les plats ... Bien, sortons maintenant les blooming breads du four ... Voici celui aux oignons verts ... ... et voilà celui aux lardons. Ils se mangent brûlants, ceux-là ! On se crame et on se cochonne le bout des doigts mais qu'est-ce que c'est bon ! Allez, les magnums de Ruinart ont rempli les flûtes à Champagne ... Le top de départ est donné ! Bon appétit à tous ! Et tout le monde a bon appétit. Une bonne table fait de bonnes soirées, en général ... Les conversations vont bon train ... Moi, ça me fait plaisir, ça ! Même les chiens participent à la fête !!! Pour le dessert, on sort le "Souvenir sapin" de chez Jouvaud ... Une crème brûlée au fruit de la passion, un croustillant praliné amande, noisette, chocolat au lait et riz soufflé ... Divin, même si ma photo, prise en très mauvaise lumière à la va-vite ne lui rend pas hommage ! :-) Une bûche, aussi. Une très longue bûche ! La Provençale ... Un soufflé aux amandes, un biscuit aux noisettes et une couverture de chocolat noir ... Un délice ! Fin de la soirée ... et dirais-je même, tout petit matin ... Les elfes du Père Noël mettent en ordre ... ... les cadeaux lâchés un peu n'importe comment par le Père Noël dans la cheminée ... Des elfes facétieux, d'ailleurs ! Allez, il est temps d'aller dormir ... On éteint les lumières et on file au lit ! Parce que le 25 au matin ... ... commence de bonne heure le grand déballage ! Tout le monde ouvre ses paquets. Tout le monde est vraiment gâté. Chacun fait cela à son rythme ... On admire les cadeaux des uns et des autres ... Et pendant ce temps, mon petit commis s'est remis en cuisine, ébahi par le volume qu'à pris la pâte à brioche qu'il a faite hier soir et qu'il a ensuite glissée au réfrigérateur ... Je vous donne sa recette. Soit dit en passant, c'est aussi la recette de Paul Hollywood, qui nous propose de confectionner cet hiver un ravissant sapin fait de délicieux Chelsea buns ... :-) Pour les non-anglophones, je vous mets ici les proportions de la pâte du ... Sapin de Noël d'Ernest : Ingrédient pour une quinzaine de personnes ... - 800 g de farine T 55 - 1 cuillerée à soupe rase de sel fin - 15 g de levure de boulanger lyophilisée - Je rajoute deux ou trois cuillerées à soupe de sucre en poudre car mon fourrage sera moins sucré que celui du chef et que je ne les glacerai pas au sucre ... - 400 ml de lait - 60 g de beurre - 2 œufs Préparation : 1. Vous mettez la farine dans un saladier, vous ajoutez le sel d'un côté et la levure de l'autre. 2. Vous faites tiédir le lait et le beurre dans une casserole. Le mélange doit être tiède et le beurre, fondu. Vous versez dans le saladier de farine, vous ajoutez les œufs et vous remuez avec une cuillère en bois jusqu'à former une pâte molle et collante. 3. Vous renversez la pâte sur une planche farinée et vous pétrissez vigoureusement pendant cinq bonnes minutes. La pâte doit devenir souple et élastique. Surtout, résistez à la tentation de rajouter trop de farine. Vous y perdriez en moelleux, à la fin. 4. Placez la pâte dans un saladier huilé et couvrez de film alimentaire. Laissez lever une heure à température ambiante ou mieux, une nuit au réfrigérateur ... Utilisez ensuite comme bon vous semble ... Ici, par exemple, Ernest étale sa pâte en de longs rectangles et garnit ces rectangles soit de confiture de framboise, soit de crème de calissons ... On est en Provence, quand même ... Il roule soigneusement ces rouleaux sur eux-mêmes, bien serrés, et les coupe en tranches de 3 ou 4 cm d'épaisseur. Il les dispose ensuite sur une grande plaque tapissée de papier sulfurisé, les couvre d'un film alimentaire ... ... et laisse la pâte lever encore une petite heure dans un endroit tiède. Il badigeonne enfin les petites brioches roulées d'un jaune d'œuf battu avec quelques gouttes d'eau puis enfourne sa plaque dans le four préchauffé à 190°C, pour une vingtaine de minutes ou jusqu'à ce que le sapin soit d'un beau brun-doré ... N'est-ce pas une vraie réussite ? Là, nous partons nous promener un peu ... On a bien dîné la veille et notre brunch va s'en trouver un peu repoussé ... Il fait un temps magnifique et c'est à Fontaine-de-Vaucluse, pas loin de là, que nous allons faire un petit tour. Fontaine-de-Vaucluse est un joli village, ultra-touristique en été mais bien agréable en hiver, ... ... traversé par la Sorgue. Surplombant le village, les vestiges du Château des Évêques de Cavaillon. Des ruines du XIVème siècle, quand même ... C'est au pied d’une extraordinaire falaise calcaire sculptée par l’érosion que jaillit la rivière Sorgue, à quelques centaines de mètres à peine du centre du village. Cette source est la première d’Europe, l'une des plus importantes au niveau mondial, de par le volume d’eau qui s'écoule. Elle émerge d'un immense réseau souterrain. Aujourd'hui, en plein hiver, il n'y a pas beaucoup d'eau. Le conduit noyé de la Sorgue, un entonnoir vertical de 308 mètres de profondeur, est bien vide. Il faudra revenir le voir au printemps, quand les eaux se font impétueuses. En toutes saisons, les sources secondaires alimentent la Sorgue ... ... et forment un beau plan d’eau d'un très joli bleu-vert ... La beauté des lieux a su émouvoir plus d'un poète ... Pétrarque, Chateaubriand, ou bien, plus près de nous, Frédéric Mistral et René Char, ont succombé aux charmes de cette vallée ... une colonne fut d'ailleurs érigée en 1804 pour célébrer le 500ème anniversaire de la naissance de Pétrarque, qui vécut ici une quinzaine d'années ... Subsiste un beau moulin ... le Moulin à Papier « Vallis Clausa » ... La fabrication artisanale du papier à la main fut une des grandes activités de Fontaine de Vaucluse, jusqu’au milieu du XXème siècle. Alors, elle vous plaît, ma promenade ? Pas le temps d'aller visiter le musée des santons. Il me tentait bien, pourtant, mais on a encore pas mal de choses à faire avant le déjeuner ... On rentre quand même en empruntant la route touristique ... ... qui mène jusqu'à Gordes ... De retour à la maison ... ... on dresse la table dehors. On entame le foie gras que nous a préparé Jean-Pierre, qui nous a décidément bien gâtés, cette année ... Notre brunch est un déjeuner de restes ... mais de beaux restes qui régaleront tout le monde ! Vous avez vu la jolie étoile au sommet du sapin ? On a eu assez de petites brioches pour en faire une couronne, aussi ... Allez, on se prend un petit café ? Vous pourrez enfin piocher dans le plateau des treize desserts ! Et aussi dans le plat de mendiants ! Ah les jolies vacances !!! Mais ces jolies vacances finissent par se terminer. Il va falloir que nous quittions notre jolie maisonnette ... On était bien, dedans ... Elle était belle, cette maison ... ... et on y a passé de vraiment bons moments ! Derniers bavardages ... Les valises sont faites, le sapin a été démonté ... Nous déposerons ma maman ce soir à la gare d'Avignon ... Nous avons donc toute une journée devant nous, et nous allons la débuter à Gordes. C'est tellement beau, Gordes ... L'un des plus jolis villages de France. Une belle petite église, Saint-Firmin. ... avec une jolie crèche. J'ai toujours adoré les crèches ! On a faim et on se met en quête d'un endroit pour déjeuner ... Les Cuisines du Château semblent être une bonne option. Des petites tartines de tapenade ... ... en attendant de commander ... Vous avez vu, nous sommes à l'eau ? La joue de porc cuite comme une daube est aussi délicieuse avec de l'épeautre cuit à la façon d'un risotto ... ... qu'avec ce petit tian d'oignon confit, tomate séchée, navet boule d'or et courge butternut ... Quant aux desserts, ils sont aussi simples que bons ! Un délicieux nougat glacé ... ... ou, encore mieux, des petites crèmes au chocolat servies avec deux jolies madeleines à la fleur d'oranger. La salle est jolie, la nourriture est délicieuse, l'accueil est chaleureux ... Que demander de plus ? Tenez, je vous donne les coordonnées de l'endroit ... Les Cuisines du Château ... Au pied du Château Place Genty Pantaly 84220 GORDES T. 04 90 72 01 31 T. 06 99 52 71 94 On va faire quelques pas ensuite, histoire de découvrir un peu mieux les ruelles du village ... Nous sommes déjà venus à Gordes, il y a quelques années ... Mais c'était en été, avec beaucoup plus de monde. Aujourd'hui ... ... en plein hiver ... ... et par beau temps ... ... Gordes a assurément beaucoup plus de charme ! En reprenant la route, au milieu des oliviers chargés de beaux fruits noirs charnus ... ... on marque un arrêt sur la route ... ... histoire quand même de vous faire profiter ... ... d'un panorama que je qualifierai d'exceptionnel ! La redescente jusqu'à l'abbaye de Sénanque est merveilleuse ... J'ai déjà visité Sénanque à plusieurs reprises, au printemps, en été, en automne ... mais je dois dire qu'aujourd'hui, avec ce temps froid, cette lumière, j'ai l'impression de mettre un pied dans un roman de Stendhal ... Étonnant sentiment ... Un moine cistercien nous fait visiter ... C'est toujours bien, les visites guidées ... On perçoit des choses que l'on n'aurait pas forcément remarquées tout seul ... Ça fait parler les pierres et cela rend les visites autrement plus vivantes ... Dernière étape de notre promenade provençale de Noël ... Avignon, où ma maman reprendra tout à l'heure son train pour rentrer à Paris ... Le Palais des Papes est tout illuminé. C'est sobre et c'est très beau ! Ça le met divinement en valeur ... Comme il est déjà tard, nous ne faisons qu'une toute petite balade dans la ville ... On commence par le marché de Noël .. ... qui est très beau, je dois le dire ! Nos marchés des Alpes-Maritimes devraient en prendre de la graine ... Moi, je défaille devant tous ces beaux étalages ... Regardez ce joli plateau-là ! Un petit vin chaud ... pour nous réchauffer ! :-) On profite encore un moment des jolies lumières de Noël ... Le centre d'Avignon a vraiment un charme fou ! Les boutiques sont belles ... ... et les gens y semblent heureux ! Que peut-on demander de mieux ? Bien ... Il nous faut donc rentrer chez nous. Oh, pas vraiment de problème, nous ne vivons pas dans la plus moche région de France non plus ! :-) Le retour au boulot se fait tranquillement, donc, ... Nous attendons du monde pour la soirée du 31 et je me mets déjà à penser à ce que je ferai à dîner.Ils nous annoncent qu'ils resteront trois nuits la veille de leur arrivée. OK, on se serrera ... Après tout, les meilleures choses de la vie sont celles qui arrivent de façon inopinée, souvent ... Le 31 décembre arrive, nos invités aussi. J'ai choisi de préparer un repas alsacien... J'essaye de faire une jolie décoration de table en installant ma collection de petits cœurs en terre peinte de Betschdorf sur un grand chandelier. Voici donc le menu (du repas) en détail. Je ressors mon immense plat à bäckeoffe ... Pour l'apéritif, on accompagne une bouteille de Champagne d'une couronne de saucisses feuilletées ... ... et de petites tartes flambées ... On commence notre repas avec le délicieux foie gras de Jean-Pierre, qui nous a rejoint lui aussi pour les fêtes, foie gras que nous servons sur un socle fin de feuilletage, avec une transposition de la confiture de Noël de Christine Ferber en un condiment acidulé, préparé avec ma gelée de coings et avec les restes de mon plateau des treize desserts de Noël, et une petite salade de cresson agrémentée de quelques graines de grenade ... Le Condiment de Noël ... inspiré par Christine Ferber ... Ingrédients : Les quantités sont un peu au pif, en fait ... en fonction de vos placards ... - 1 kg de poires mûres - 2 pots de gelée de coings ( j'en ai encore une bonne vingtaine en stock !) - 1 tasse de vinaigre de cidre - Une petite poignée de figues séchées figues séchées coupées en bâtonnets - Une petite poignée de pruneaux dénoyautés coupés en bâtonnets - Une petite poignée d'abricots secs coupés en bâtonnets - Une petite poignée de raisins secs - Le jus d'un citron - Le jus d'une orange - Une bonne pincée d'épices à pain d'épices moulues Préparation : 1. Pelez les poires, coupez-les en deux, videz-les et détaillez-les en fins bâtonnets. Mélangez les poires, les fruits secs, la gelée de coings, le vinaigre, le jus de citron, le jus d'orange et les épices à pain d'épices dans un grand saladier. Couvrez de papier film et laissez reposer une heure. 2. Versez ensuite la préparation dans votre bassine à confiture et portez au frémissement. Reversez dans le saladier, couvrez et laissez reposer au frais une nuit. 3. Le lendemain, remettez tout dans la bassine à confiture et faites cuire à feu vif, en remuant sans arrêt, jusqu'à ce que le mélange épaississe et prennent la consistance d'un chutney un peu épais. Mettez aussitôt en pots et couvrez. Retournez les pots et laissez-les reposer ainsi jusqu'à complet refroidissement. Servez avec du fromage, de la viande froide ou encore un foie gras ... La soirée débute bien. Je sers mon bäckeoffe ... Délicieux ! Ma recette, prise sur un livre que j'aime bien, est parfaite ! en même temps, ce n'est pas la première fois que je la pratique ! :-) Le Bäckeoffe ... Ingrédients : - 500 g de gîte de bœuf - 500 g d'échine de porc désossée - 500 g d'épaule d'agneau désossée - 1 queue et un pied de porc - 250 g d'oignons - 2 gousses d'ail - 2 blancs de poireaux - 1/2 l de vin blanc sec d'Alsace (Riesling, Edelzwicker ou Sylvaner) - 1 bouquet garni, ( persil, 1 branche de thym, 3 feuilles de laurier) - Un peu de poudre de clou de girofle - Un peu de poivre moulu - 1,5 kg de pommes de terre Préparation : 1. Faites mariner la viande coupée en morceaux pendant 24 heures dans le vin blanc, avec les épices, la moitié des oignons émincés, les blancs de poireaux émincés, le bouquet garni, le clou de girofle et le poivre. 2. Le lendemain, épluchez et émincez les pommes de terre et le reste des oignons. Recouvrez le fond de la terrine d'une couche de tranches de pommes de terre. Couvrez d'oignons et de poireaux. Placez ensuite vos morceaux de viande. Recouvrez du reste des tranches d'oignon et de poireau, en terminant le montage par encore une belle couche de pommes de terre bien rangées. Mouillez avec la marinade. Le liquide doit arriver à mi-hauteur de la terrine. Répartissez à la surface les légumes et les aromates de la marinade. Fermez votre terrine. Lutez-la avec une pâte molle faite de farine et d'eau. Faites cuire 3 heures environ à th. 5/6 ... Servez le bäckeoffe dans sa terrine, après avoir cassé la bande de pain ... Et régalez-vous, surtout !!! Pour terminer le dîner, j'ai prévu une tarte au fromage blanc accompagnée d'une compote de griottes à la cannelle, préparée un peu à la façon d'un kissel russe ... La recette de la tarte au fromage blanc vient de la même collection d'ouvrages ... La Tarte au Fromage Blanc à l'Alsacienne ... Ingrédients : - 400 g de pâte sablée maison (250 g de farine, 1 jaune d'œuf, 125 g de beurre, 1 pincée de sel et 2 cuillerées à soupe de sucre + un peu d'eau froide si besoin) - 300 g de fromage blanc entier - 4 œufs - 125 g de sucre - 25 cl de lait - 1 petit pot de crème épaisse - 50 g de fécule - 25 g de farine - Sucre vanillé - Le zeste de deux citrons râpés Préparation : 1. Foncez votre plat à tarte avec votre pâte sablée. 2. Dans une terrine, travaillez le fromage blanc avec les 4 jaunes d'œufs et le sucre. Ajoutez ensuite la fécule et la farine délayées dans le lait, la crème, la vanille et le citron râpé. Battez les blancs en neige et incorporez-les délicatement au mélange précédent. 3. Remplissez le fond de tarte avec cet appareil et faites cuire à four chaud pendant 30 minutes. 4. Après cuisson, retournez la tarte sur une grille jusqu'à refroidissement, pour éviter qu'elle ne s'affaisse. Encore tiède, remettez-la dans la position normale et saupoudrez-la de sucre glace. Pour la compote de cerise, vous faites cuire vos griottes (celles de Picard sont parfaites, en cette saison ...) avec un peu de sucre, un zeste de citron et un bâton de cannelle. Vous laissez compoter à feu vif, le temps que la quantité de liquide diminue un peu. Mélangez maintenant dans un bol un peu de maïzena (ou mieux, d'arrow root) avec un chouilla d'eau. Quant elle est bien délayée, ajoutez-la dans la casserole et laissez épaissir quelques minutes. Retirez du feu et réservez au frais jusqu'à dégustation ... Fin de la soirée sur la plage, en buvant un coup à l'année qui arrive ! Et à mon anniversaire, aussi ! Suit un magnifique feu d'artifices ... .. qui illumine merveilleusement ... ... toute la baie de Cannes ! Bonne année à vous, amis lecteurs ! On traîne encore ... quelques heures ... avant d'aller dormir ... en croquant les jolis fruits confits et les marrons glacés rapportés de chez Jouvaud ... On est au lit à 4 heures ... Je n'en peux plus ... Le lendemain matin, c'est le premier janvier, mon anniversaire, bref, une journée de fête, quoi ... :-). Nous ferons un brunch un peu tardif ... j'aime bien les brunches tranquilles un peu tardifs, le jour de mon anniversaire ... JP se remet au boulot et nous recoupe gentiment de fines tranches de son fabuleux jambon ! Clément, lui, nous prépare une série de ses désormais classiques Marmalade Martini ... Je me suis levée fort tôt, n'ayant dormi que trois petites heures, mais dès que je suis en cuisine, tout va mieux ... "Convier quelqu’un c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous votre toit", comme disait le grand Brillat Savarin ... Ça tombe bien ! Ça vous dirait de connaître le menu ? Je l'ai conçu avec plein d'amour ... ;-) Et voici notre table ... Le brunch du Nouvel An est un truc important, chez nous ... Elle est couverte de bonnes choses, notre première table de l'année. Une table du partage ... On commence donc par un Marmalade Martini ... Il y a aussi un grand pichet de smoothie de Noël façon Jamie Oliver ... Le Smoothie de Noël de Jamie Oliver ... Ingrédients pour 8 personnes ... puisque nous sommes encore 8 ! - 4 poires mûres pelées et épépinées - 800 ml de jus d'orange fraîchement pressé - Une poignée de glaçons - 2 cuillerées à soupe bombées de sauce aux airelles lisse ( cranberry sauce Ocean Spray, en pot, facilement trouvable en grande surface) - La valeur d'un pouce de gingembre frais, pelé et coupé en dés Préparation : Mixez l'ensemble des éléments dans un blender puissant. Servez tout de suite ... J'ai préparé ma classique salade de Noël. Une recette de Nigel Slater, prévue au départ pour utiliser les restes de la dinde de Noël, mais que l'on peut parfaitement préparer avec des blancs de poulets cuits à l'étouffée et gardés bien moelleux. Salade de Dinde rôtie d'un Lendemain de Noël ... d'après Nigel Slater .. Ingrédients pour 4 personnes : - 4 bonnes poignées de restes de dinde rôtie - 3 gousses d'ail - Sel - 2 cuillères à soupe de miel - 2 cuillères à soupe de sauce de soja - 1 cuillère à soupe de pâte de piment - 1 cuillère à soupe de ketchup - 1 cuillerée de moutarde en poudre (Colman's) - 1/2 cuillère à soupe de poivre noir - De l'huile d'arachide Pour la salade : - 2 belles oranges, sanguines si vous en trouvez - 1 pamplemousse - 4 poignées de cresson - Les graines d'une grenade entière Préparation : 1. Préchauffez le four à 200°C . Dépouillez la viande cuite de la dinde, en gardant des morceaux pas trop petits. Ils resteront plus juteux. Pelez l' ail et pilez-le dans un mortier avec une pincée de sel. Broyez en une pâte et transférez dans un bol. Incorporez le miel, la sauce soja , la sauce chili , le ketchup, la moutarde et un filet d'huile d'arachide. Assaisonnez avec un peu de poivre noir, puis ajoutez la viande de dinde. Mélangez délicatement puis versez le tout dans un plat allant au four. 2. Faites cuire au four pendant 20 minutes, ou jusqu'à ce que la viande soit toute caramélisée mais encore juteuse. Pendant ce temps préparez la salade. Pelez les oranges et le pamplemousse à vif avec un couteau bien aiguisé puis tranchez-les finement. Mélangez avec le cresson. Pour servir, empilez la dinde chaude sur la salade, couvrez de graines de grenades et servez. Il faudra que vous la fassiez un jour, elle est vraiment bonne ! J'ai aussi prévu de préparer un Camembert Rôti aux Airelles. Pardon, deux camemberts rôtis aux airelles ! :-) Pour ce faire, on prend des camemberts de bonne qualité, au lait cru et en boîte en bois agrafée (on évite soigneusement celles qui sont collées ...). On sort les fromages de leur emballage plastique et on les remet dans leur boîte en bois. On les fend avec la pointe d'un couteau et on insère des airelles séchées dans ces fentes. On en empile d'autres à la surface du fromage. On recouvre les boîtes de leurs couvercles - si on arrive à enlever l'étiquette, ce n'est pas plus mal -, on les emballe dans de l'alu, au cas où le fromage déciderait de se faire la malle, et on enfourne sur la plaque du four pour une vingtaine de minutes, ou jusqu'à ce que les fromages soient bien fondus. On sert alors sans tarder ! Ces camemberts n'attendent pas ! Ils seront délicieux, servis tout chauds avec du pain grillé et des tranches de jambon cru ... Encore un classique du brunch du Nouvel An, dont je vous ai déjà donné la recette lors d'un autre Noël, et que je vous remets ici, parce que c'est juste délicieux. Des petits pains farcis aux épinards et à la feta. une recette de Paul Hollywood ... Spinach, Feta, and Pine Nut Parcels ... ou Petits Paquets aux Épinards, Feta et Pignons ... d'après Paul Hollywood ... Ingrédients pour 4 beaux paquets ... Pour la pâte : - 250 de farine T55 - 1 cc de sel fin - 1 cc de levure de boulanger lyophilisée - 2 CS d'huile d'olive, et un peu plus pour pétrir Pour la farce : - 1 CS d'huile d'olive - 2 gousses d'ail écrasées - 500 g d'épinards en branches congelés - 125 g de feta émiettée - 2 CS de pignons légèrement grillés - 3 CS de menthe fraîche hachée - Sel, Poivre Préparation : 1. Pour faire la pâte, mettez la farine dans un grand bol et ajoutez le sel d'un côté et la levure à l'autre. Versez l'huile et 125 ml d'eau . Commencez à mélanger avec une seule main, en ajoutant un peu d'eau à la fois et incorporez progressivement toute la farine jusqu'à ce que vous ayez une pâte grossière. Elle doit être souple et légèrement collante. Vous devrez peut-être ajouter un peu d'eau en fonction de la capacité d'absorption de la farine. 2. Étalez un peu d'huile d'olive sur votre surface de travail et pétrissez la pâte pendant au moins cinq minutes, ou jusqu'à ce qu'elle devienne lisse et ne colle plus aux doigts. Replacez la pâte dans le saladier et couvrez d'un film alimentaire. Laissez dans un endroit chaud pendant environ une heure , ou jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume. 3. Pendant ce temps, préparez la garniture. Faites chauffer l'huile dans une grande poêle à feu doux, ajoutez l'ail et laissez cuire doucement pendant une minute, ou jusqu'à ce qu'il commence juste à se colorer. Transférez dans un grand bol. Ajoutez les épinards surgelés dans la poêle et augmentez la chaleur. Faites cuire, en remuant souvent, jusqu'à ce que les épinards soient cuits et qu'il n'y ait plus aucune eau dans la poêle. Ajoutez dans le saladier avec l'ail et assaisonnez avec du poivre noir et une petite pincée de sel (rappelez-vous que le fromage sera très salé ). Laissez refroidir puis ajoutez le fromage, les pignons et la menthe. Mélangez soigneusement. 4. Lorsque vous êtes prêt à assembler les petits paquets, préchauffez le four à 220°C et tapissez une plaque à pâtisserie de papier sulfurisé. 5. Versez la pâte levée sur une surface farinée et rassemblez-la sur elle-même délicatement . Divisez-la en quatre morceaux égaux. Roulez chaque morceau à un cercle de 18 cm de diamètre et d'environ 5 mm d'épaisseur. 6. Divisez la farce en quatre partie et posez-la au centre de chacun des cercles de pâte en lui donnant une forme un peu triangulaire. Humidifiez les bords des cercles avec un peu d'eau. Ramenez la pâte au-dessus de chaque côté du triangle de farce en formant une sorte de pyramide. Appuyez sur les bords de la pâte avec vos doigts pour sceller les paquets. Coupez l'excédent de pâte et vérifiez bien la fermeture. 7. Mettez vos petits pains aux épinards sur la plaque de cuisson et faites cuire au four pendant 12 à 15 minutes, ou jusqu'à ce qu'ils soient dorés mais encore un peu souples. Dégustez chaud, tiède ou froid. Et si vous voulez, vous pouvez utiliser la même recette pour faire un long pain farci et l'emmener en pique-nique, par exemple ... Voilà ensuite ma non moins classique Tarte aux Asperges et au Saumon Fumé ... La tarte préférée de Clément ...Je ne vous mets pas la recette. Vous savez tous faire une quiche .. ;-) Bien ! Là, je vous mets une idée nouvelle, adaptée d'une recette trouvée dans le magazine Olive, je pense ... De moelleuses pancakes à la ricotta, servies avec un beurre fouetté au miel ... J'ajoute juste à la pâte un peu de safran ... Fluffy Ricotta and Saffron Pancakes with Whipped Honey Butter ... Pancakes à la Ricotta et au Safran, Beurre fouetté au Miel ... Ingredients : - 75 g de farine - 1 cuillerée à café de levure chimique - 175 g de ricotta - 0,2 g de poudre de safran - 90 ml de lait fermenté - 2 œufs, jaunes et blancs séparés - Beurre Pour le beurre battu au miel : - 150 g de beurre, à température ambiante - 2 cuillerées à soupe de lait - 2 cuillerées à soupe de miel Préparation : 1. Pour préparer le beurre battu, mettez tous les ingrédients dans un bol et fouettez au batteur électrique jusqu'à ce que le mélange soit pâle et aéré. 2. Pour préparer les pancakes, tamisez la farine et la levure dans un saladier avec une bonne pincée de sel. 3. Dans un second bol, battez la ricotta, le lait fermenté, les jaunes d'œufs et le safran. 4. Battez enfin les blancs d'œufs en neige ferme, dans un troisième saladier. 5. Ajoutez graduellement le mélange de ricotta dans le mélange de farine, jusqu'à obtenir une pâte lisse. Incorporez enfin les blancs d'œufs en neige en essayant de conserver le maximum d'air dedans. 6. Faites chauffer un peu de beurre dans une poêle. Faites cuire de grosses cuillerées de pâte jusqu'à ce que les crêpes soient dorées de chaque côté. Servez brûlant, nappé de beurre fouetté au miel et d'éventuellement encore une giclée de miel ... C'est notre petite invitée de 11 ans qui s'est chargée de nous faire cuire les pancakes. Elle est très douée et se tire de cette mission à merveille ! Bon, moi, j'aime bien avoir un laitage, dans mes brunches. Mon truc, c'est une grande jatte de fromage blanc ... ... des cerneaux de noix concassés et du bon miel de lavande de Jean-Louis Lautard, un apiculteur du Tignet qui fait un miel remarquable ... dont j'ai toujours un pot au fond de mon placard ! J'ai sorti ce pot de Nutella parce que j'aime bien avoir Snoopy à ma table ... mais il restera intact ! :-) Après le brunch, nous décidons d'aller respirer l'air des montagnes à Gourdon ! Je trouve que les jolis paysages sont toujours apaisants ... Et c'est quand même sacrément joli, Gourdon. Un village perché au-dessus de Grasse. Aujourd'hui, il y a une lumière étonnante, due à une brume tenace ... Depuis le balcon qui surplombe la vallée, on aperçoit au loin le Pont du Loup et la confiserie Florian ... ... que nous filons visiter. Histoire de refaire quelques stocks, des fois qu'on manquerait de quelque-chose ! :-) On s'arrête en redescendant à Valbonne ... Jean-Pierre y a passé une partie de sa jeunesse et ça lui fait plaisir de retourner y faire un tour. Peu de monde dans le village mais les illuminations sont belles ... De toute façon, en toute saison, c'est un endroit magnifique, Valbonne ! On s'arrête pour boire un verre dans l'un des rares cafés ouverts ... Comme on est tous un peu gelés, on prend ... presque ... tous un vin chaud. C'est simple, c'est bon ... mais pas très photogénique ... ;-) Notre invitée prend ce chocolat chaud accompagné d'un grand verre de whisky ... au grand étonnement du serveur qui a l'air de trouver cette boisson, à l'heure du goûter, pour le moins incongrue ? :-) La journée se termine ... J'ai préparé une grosse soupe pleine de légumes de pois secs anglais, de saucisses fumées de Monbéliard et de poitrine de porc salée ... La soiré s'étire ensuite tranquillement, en buvant quelques bières glacées devant un chouette film, les pieds sur la table du salon ! Un vrai moment de tranquillité, oh combien apprécié ... Et le lendemain matin, je propose une balade en Italie ... J'ai des courses à faire à Vintimille et en plus, cela fait longtemps qu'on n'est pas allé manger une pizza à la Vecchia Napoli ! J'adore la Vecchia Napoli. Nous y allons depuis tellement longtemps, en plus ... Ma calzone est divine ! :-) La vie est belle, en Italie ! Sur le pont qui enjambe la Roya, les mouettes si près de nous qu'elles frôlent nos têtes ... Il y en a toujours plein, des mouettes, au-dessus de la Roya ... Et en plein hiver, elles ont faim ... ... et se laissent facilement séduire par les morceaux de pizza récupérés dans nos assiettes à la fin du repas ... Ce peut être assez impressionnant, en fait ! :-) Ça fait un peu "Les Oiseaux" Hitchcock, vous voyez ? :-) Mais en fait, elles ne sont pas agressives du tout ! Ce qui fait que j'accepte de m'en approcher. Souvent, avec les oiseaux, je reste à distance. Tu m'as fait beaucoup de mal, tu sais, Alfred ! ;-)) Une petite crèche a été installée dans un parc ... Comme Clément a de nouveau une petite faim, pendant que nous buvons un truc chaud, il se régale d'une glace façon sicilienne ... Trois boules nichées dans une grosse brioche. J'adore ça aussi, j'en ai abusé l'été dernier à Lucca mais là, je n'ai vraiment plus faim ! Cela dit, l'adresse est bonne, même si la décoration intérieure ne paye pas de mine, et le patron est charmant ! Cette gelateria s'appelle La Granita et elle est située sur le bord de mer, au 43/A Passaggio Oberdan ... Le soleil va bientôt se cacher ... On remonte dans nos voitures ... Il va falloir rentrer ... Dernier jour de ces petites vacances ... Direction le Veux Nice ... Un arrêt à la cathédrale Sainte-Réparate. Magnifiquement restaurée, c'est aujourd'hui un vrai bijou ... Et sa crèche est tellement jolie ! Qu'il doit faire bon vivre au pays des santons ... :-) C'est que je nous en souhaite, de la sérénité, cette année ... Ouvrons grands les volets sur une vie tranquille, lumineuse, délicieuse ... Profitons des plaisirs simples. Regardons la roue de la vie tourner encore et encore ... Allons casser des petites graines toutes simples dans des endroits chaleureux ... Pas besoin de faire de l'esbroufe ... Qu'est-ce qu'on a à prouver aux autres, après tout ? Essayons de rendre notre vie un peu plus douce, c'est la seule chose que je puisse nous souhaiter pour l'année qui vient de commencer. Laissons sur le côté de la route les gens qui nous agacent et les timbrés en tout genre ... Faisons de cette année une jolie partition ... ... et arrêtons une fois pour toute de nous exciter sur des choses pas vraiment importantes ... Concentrons-nous sur des trucs plus simples et plus tranquilles. C'est tout ce que je nous souhaite, en fait, mais c'est déjà beaucoup, je crois ! :-) Et pour terminer ce billet de Noël, je vous donnerai une recette de brioche des rois (ou pas des rois, si vous omettez d'y mettre une fève ...) dans laquelle j'ai incorporé un truc délicieux. Des pruneaux ... ... et de la pulpe de pruneaux d'Agen, reçue il y a quelque temps déjà de la Ferme du Lacay , un producteur et transformateur de pruneaux d'Agen issus de l'agriculture biologique. C'est donc avec plaisir que je fais un peu de pub à ces gens, parce qu'ils font vraiment de beaux produits. Et de bons produits, aussi !!! Ma brioche est toute simple et très légère ... Vous reprenez la recette de la pâte du sapin en petites brioches roulées, que je vous ai donnée un peu plus haut dans ce billet ... Vous l'étalez, une fois levée, en un grand rectangle. Vous tartinez ce rectangle de purée de pruneaux. Vous y ajoutez une fève, quelques bâtonnets d'amandes, quelques pruneaux coupés en petits morceaux et une ou deux cuillerées de sucre roux. Cette pulpe n'est en effet pas très sucrée ... et c'est tant mieux ! :-) Vous roulez, vous formez une jolie couronne. Vous la laissez lever encore une petite heure en mettant au centre un ramequin dont vous aurez huilé l'extérieur, puis vous la badigeonnez de jaune d'œuf battu et de sucre casson. Vous l'enfournez alors pour une petite trentaine de minutes ... Il ne vous reste plus qu'à la décorer ... Avec de beaux fruits confits si vous aimez ... Moi, j'adore mettre les petits santons-fèves autant dedans ... que dehors ! Mon petit Cézanne a toute sa place sur cette galette pleine de couleurs ! Allez, je vous laisse, maintenant, non sans vous souhaiter encore une jolie année 2016 ... À très vite ! PS : Ce billet a été largement "censuré" par les garçons de la maison, qui ne veulent voir dans mon blog que les aspects les plus chaleureux de notre vie ... Moi, j'étais partagée ... La première partie du billet, celle qui relate nos vacances avec la famille, ne montre que la stricte réalité ... De délicieux moments ... La seconde, celle où nous sommes à la maison, est très, très édulcorée ... J'en garde malgré tout un feuillet bien rempli et soigneusement rédigé sur lequel j'ai tout décrit par le menu ... Genre petit journal, vous voyez. Ça me défoule, d'écrire ... Alors voilà l'histoire, en fait ... Enfin, la trame de l'histoire ... Nous avons vécu avec les trois personnes que nous avions invitées pour le soir du Réveillon ... et qui ont fini par rester quatre jours ... un véritable sketch. Un sketch sordide, dont nous ne nous sommes bien sortis qu'en tâchant de ne pas entrer dans leur spectacle, et en les regardant évoluer comme on le fait au théâtre ... Englués dans ce que nous savons être aujourd'hui (ayant eu droit à plusieurs heures très gênantes de "déblatérations" des deux bords ... tant celles de Madame, en live, sordides, ultra-vulgaires et haineuses, que celles de Monsieur, ensuite, au téléphone ... plus de 4 heures, quand même ... il ne m'a rien épargné ... vraiment rien, je vous l'assure ... ) une espèce de malsaine relation sado-masochiste, de celle dans lesquelles on se plaît à se faire du mal, à pleurnicher puis à retourner bien volontiers se faire donner une fessée ou deux par l'autre, pour ensuite faire payer aux autres son mal-être, ils tentent, parfois avec succès, d'emporter dans leurs délires famille et "amis", certes, mais surtout une petite fille qui n'a rien demandé et qui s'en prend plein la poire plusieurs fois par jour ... Je vous passerai les détails, trop infects pour être détaillés ici, mes garçons ont finalement raison, mais sachez que nous en sommes tous restés médusés ... Bref, nous sommes tombés de très haut, même si plusieurs personnes m'avaient prévenue des "tendances" de la dame en question ... Je n'ai jamais entendu de tels chapelets de grossièretés, de menaces, jamais entendu un tel mépris des autres sortir d'une bouche humaine ... Je ne lui souhaite que d'aller se faire soigner, maintenant ... et de trouver, quelque part quand même, un peu de cette paix après laquelle elle court avec l'énergie du désespoir . Mes pauvres "amis", comme je vous plains, aujourd'hui ... Mais bon, on a notre conscience de notre côté. Nous étions contents de vous recevoir, nous nous sommes occupés le mieux que l'on pouvait de vous, en essayant de ne pas juger votre conduite indécente. Vous nous avez juste déçus. Vraiment déçus. Ce qui est le moins bien passé quand même , madame la Reine des juges du savoir-vivre, c'est de n'avoir eu aucun coup de téléphone de votre part, ni pour remercier, ni pour vous excuser ... Ça, c'était vraiment méprisable ... Nulle de chez nulle, voilà l'affaire bien résumée ...

Source: questcequonmange.blogspot.com

Ça vous dirait, un petit billet estival avant que je ne vous quitte pour quelque temps ? Juin et Juillet ont été riches en promenades, qui ont été vraiment salvatrices pour mon moral ... La vie est difficile pour tout le monde, en ce moment, et il est important de savoir d'entourer de sa famille, de ses amis, aussi, et de continuer à vivre le mieux possible ... Profiter de chaque instant en en faisant quelque-chose de joli ... Tel est aujourd'hui programme ! On va commencer par une petite promenade à Nice, pour commencer. Parce que Nice a été très éprouvée, le 14 juillet dernier, parce que nos cœurs sont meurtris, depuis ... et puis aussi parce que Nice restera malgré tout une des plus attachantes villes que je connaisse ... Une ville que je ne me lasserai jamais de vous faire découvrir ... Nous allons nous arrêter dans une église, pour commencer ... Saint-Martin-Saint-Augustin, en fait, dans le vieux Nice ... Pour une fois, elle est éclairée ... ... et c'est l'occasion de vous faire admirer une très belle Pietà attribuée à Louis Bréa ... Aujourd'hui a lieu la procession de la Fête-Dieu ... Elle est très belle, cette église, et ce n'est pas la plus visitée ... Ne la laissez pas de côté si vous passez par Nice ! La fin du mois de mai est culturellement très active ... Des concerts ... ... du théâtre, les rues du vieux Nice s'animent ... Et elles sont belles, les vieilles ruelles de Nice ! Sous le ciel bleu ... ... et le soleil ... ... les façades colorées se montrent sous leur meilleur jour. Il fait déjà chaud. On entrouvre les persiennes ... La rue Pairolière est le royaume de la gastronomie niçoise. Impossible de ne pas avoir faim quand on l'arpente ! Sur la place Saint-François, les mouettes et les grands goélands sont aux aguets ... Les déchets des poissonniers les intéressent au plus haut point ! Rien de tel qu'une ou deux têtes de sardines fraîchement coupées ! ;-) Dans le Vieux Nice, on peut s'arrêter chez Palmyre ... ... ou bien chez Thérésa ... ... dont la socca est bien connue de tous les Niçois ... et des touristes. Moi, ce que je préfère chez Thérésa, c'est sa devanture aux écritures 1930 ... Le Four à Bois Espuno est devenu le Four à Bois tout court ... Nous, on aime bien ce petit resto indien, dans la rue Droite ... L'arrêt parfait entre deux découvertes ... La formule "thali" à 10 euros du déjeuner est imbattable ! On est ensuite en parfaite forme pour déambuler dans les rues. Ce qui est chouette, avec cette histoire de Fête-Dieu, c'est que la ville est toute pavoisée. Ça lui donne un supplément de gaieté. Sur la place du Palais de Justice se tient, comme chaque samedi, le marché aux livres. Il est rare que j'en reparte les mains vides ! Le vieux Nice - ici, on l'appelle "le Vieux" tout court - est souvent encombré. Le scooter et le triporteur sont deux véhicules de choix si l'on veut circuler ... Sinon, les pieds, c'est ce qu'il y a de plus pratique ! Nous voilà sur la jolie place Rossetti. Devant la cathédrale Sainte-Réparate ... Justement, c'est la sortie de la messe. Pour l'occasion, un apéro est servi sur le parvis. Dommage, on a déjà déjeuné ! Cela ne nous empêche pas de profiter de cette ambiance de fin de procession ... On est toujours bien, place Rossetti ! Un petit tour dans l'église, qui s'est maintenant vidée ... L'occasion de vous parler un peu de Vœu de Nice. Une épidémie de choléra menaçant à la fin de l'hiver 1832 de passer le Var et de se propager au comté de Nice, la ville, alors dirigée par des consuls sardes, prend dans un premier temps des mesures sanitaires. Les consuls décident par la suite de placer Nice sous la protection de la Madone des Grâces, par l'adoption d'un vœu solennel de la ville le 25 avril 1832. Si la ville est épargnée par l'épidémie, le conseil s'engage à construire une nouvelle église, consacrée à la Madone des Grâces, et à organiser une célébration chaque année consistant en une procession et une cérémonie religieuses. L'église du Voeu sera construite en amont du Paillon, pas loin du lycée Masséna, vous voyez ? Elle sera inaugurée le 15 août 1852, et depuis cette date, chaque année au début de l'été, à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin, le vœu est renouvelé par celui qui dirige la ville, syndic de 1853 à 1860 et maire à partir de 1860. Une procession solennelle conduite par le maire parcourt les rues du Vieux-Nice. Puis on lit le voeu en niçois devant l'ancien Palais Communal, place Saint-François. enfin, une messe est célébrée par l'Évêque de Nice en l'église du Vœu. Durant cette messe, le maire prononce les paroles suivantes en niçois et en français : "Léu [noum de mèra] suchessour dei consou de Nissa, au noum dou counsèu municipal e dou poble nissart, renouvèli aquestou vout e counfidi lou destin de la vila Nouostra-Dama de li Gracia". "Moi [nom du maire], successeur des consuls de Nice, au nom du conseil municipal et du peuple de Nice, renouvelle ce vœu et confie les destinées de la ville à Notre-Dame des Grâces" . Ce renouvellement du voeu est l'occasion d'une jolie fête niçoise ... Il y en a plein, des jolies fêtes, à Nice ! On continue la promenade ... Voilà notre presque "flat iron" niçois ... Rejoignons la coulée verte du Paillon ... Les enfants commencent à profiter de la fraîcheur du miroir d'eau ... Dans quelques jours, c'est l'Euro ! Mais pour l'instant, un grand jeu populaire est organisé sur la place Masséna. Le petit train accueille les premiers touristes de l'été. L'occasion de lever les yeux et d'admirer quelques jolies façades ... Engageons-nous dans la rue Alexandre Mari. On passe devant une très ancienne boutique à la façade classée, dans la rue Raoul Bosio ... La cave Bianchi existe en effet ici depuis 1860 ... Un peu plus loin, nous voilà devant l'Opéra. Un chouette bâtiment, non ? En face, la maison Auer, spécialiste incontournable des chocolats et des fruits confits depuis 1820. Je vous y ai déjà emmenés à maintes reprises. Je ne m'étendrai donc pas plus sur le sujet ... ... mais son fantastique décor de style florentin doit vous inciter à y jeter un oeil un de ces jours ... On arrive sur le Cours Saleya ... Des fleurs ... ... et des restaurants ... c'est un joli endroit. On passe dans la rue des Ponchettes, en saluant au passage le souvenir d'Aragon et d'Elsa Triolet, qui habitèrent un temps ici. Nous voilà au bout de la Prom. Au pied de la colline du Château. Toujours le bel établissement de bains Castel. La mer dans laquelle le peuple commence à barboter ... Les bains de la police ... pas en bon état mais touchants ... Au loin, petits et grands bateaux se lancent dans une ronde étonnante ... Nous, on arrive sur le Quai Rauba Capeù, ce quai où le vent peut être si fort qu'il "vole les chapeaux" ... Voici la place Guynemer ... ... puis le quai Lunel, sur lequel est exposée la reproduction d'une toile du peintre niçois Hercule Trachel. Le port a bien changé, depuis 1860 ! Mais on y vend toujours du poisson. De beaux voiliers y accostent encore ... Le vent fait voler le linge étendu aux fenêtres ... Et Lou Passagin ... ... continue à faire traverser les piétons entre la darse Charles Felix et le quai d’Entrecasteaux. Un petit tour dans le port ... La grosse barge que vous voyez ici évacue les gravats extraits lors du creusement de la nouvelle ligne de tram ... Et le beau voilier que vous avez vu tout à l'heure, sans doute un navire-école, est en train d'accoster. Il fait chaud, très chaud ... Les pointus sont bien alignés le long du Quai des Docks ... Merveilleux petits bateaux de pêche, que des passionnés continuent à remettre en état ... C'est juste superbe ! Mais des jolis bateaux, on en a aussi à Cannes, particulièrement sur le Vieux Port où l'on commence à privilégier les voiliers de tradition ... Ce jour-là, c'est le jour de la fête des Mères ... Il y a un vent à décorner les bœufs ! La mer est agitée et le ciel est magnifique ! On en profite pour aller faire un petit tour cheveux au vent. Il faut profiter de notre bord de mer avant l'arrivée de la horde touristique estivale! Et ça, on sait le faire ! Cannes nous a prévu un programme sympa, pour l'été qui arrive ... Que j'aime cette ville ! On termine notre balade de fin d'après-midi par un petit apéro à la Salsamenteria, tout près du marché Forville ... Spritz, Lambrusco servi au bol ou Prosecco, it's up to you ! L'un de mes endroits préférés du moment ... Je ne suis pas la seule, entre nous soit dit ... On remonte à la maison en passant par le marché. Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer à nouveau la joie enseigne du chapelier de la rue Louis Blanc ... Alors vous êtes d'accord avec moi, quand je vous dis que ma région est merveilleuse ? Je vous emmènerais bien à Fréjus, maintenant. C'est à une petite trentaine de kilomètres de Cannes seulement et je ne pense pas vous y avoir déjà emmenés ... Il y a une église que je voudrais bien visiter à nouveau. Je me souviens de combien elle était charmante, avec son petit cloître ravissant ... Nous partons donc un samedi en fin de matinée, non sans nous être demandé auparavant si le temps capricieux ne fera pas des siennes ... À l'heure du déjeuner, tout va encore plutôt bien ...Nous allons commencer notre promenade sur la place de la Liberté ... ... et comme le Bar du Marché nous tend les bras , nous en profitons pour y déjeuner. Dommage, il n'y a plus de sardines grillées au menu ... ... mais un verre de rosé bien frais ... ... accompagnera à la perfection mes brochettes de boeuf et agneau. Tout ça pour vous dire que l'endroit est sympathique, une vraie brasserie à la française, où l'on déjeune fort bien pour un prix très raisonnable à l'ombre de grands platanes ... Un service efficace et agréable. Un patron disert et charmant. Une adresse à garder, donc. :-) On part ensuite faire un tour à pied dans la vieille ville ... De belles maisons ... ... des balcons en fer forgé de toute beauté ... et la pluie se met à tomber ! :-) Et justement, voilà qu'arrive devant la mairie la voiture de futurs mariés. Il ne sera pas simple de sortir sous cette pluie lancinante ... Tout le monde attend sous un arbre ... ... ou sous les parasols du bistrot d'en face ... Ouh la la ça craint, même si le dicton promet là un mariage heureux ... Moi, je m'abrite pour observer la scène, plutôt cocasse vue de l'extérieure, devant une vieille boucherie. Un champion de boudin noir ... Il faudra que je l'essaye, ce boudin ! ;-) Devant moi, la cathédrale Saint-Léonce ... Mon idée première était donc de vous emmener voir son joli cloître mais avec ce temps de cochon, je crois que nous reviendrons ... J'ouvre donc, comme le marié, mon parapluie ... Le mariage précédent hésite lui aussi à quitter son arbre protecteur ... Alors finalement, je vais revoir mes prétentions à la baisse. Ça me donnera une raison de plus pour vous ramener dans cette ville que l'on ne visite pas assez souvent et qui possède, après Arles, le plus important patrimoine antique de France ... En tout cas, moi, je me sens bien dans son centre ancien, tout petit, certes, ... ... mais attachant ! Un petit tour au bord de l'eau ... Vous ne trouvez pas que l'on pourrait facilement se croire sur une plage mexicaine ? Un jour de tempête tropicale, je vous le concède ! ;-) Bien, revenons en Provence ... ... et ne râlons pas. Sûr que dans quelques jours, nous nous plaindrons de la chaleur et de la sécheresse ! ;-) En attendant, et comme on peut encore faire fonctionner le four, nous allons faire un intermède gourmand et je vais vous laisser la recette de la porchetta di Ariccia que j'ai piquée sur le blog de ma copine Gracianne. J'en achète souvent chez mon Italien du marché mais la voir fraîchement préparée chez Gracianne, ça m'a fait vraiment envie. je vais donc vous faire un copier-coller de sa recette à elle ... avec mes photos à moi, quand même ! La Porchetta de Gracianne ... Ingrédients : - 1 beau carré de poitrine fraiche désossée, avec sa couenne - 2 belles gousses d’ail - Romarin frais - Thym frais - Sauge fraiche - 2 feuilles de laurier fraiches - Poivre - Sel - Ficelle à rôti Préparation : 1. Ôtez délicatement, dans la déchirer, avec un long couteau, la couenne du morceau de porc. Réservez. Frottez la viande, sur chaque face, d’une bonne quantité de sel et de poivre. Il faut que ce soit bien assaisonné. 2. Ciselez ensemble l’ail et les herbes et étalez ce hachis sur les deux côtés de la viande. Posez dans un plat, couvrez d’un film plastique et laissez reposer au frais, pendant environ deux heures. 3. Roulez la viande sur elle-même en serrant bien. Positionnez le morceau de couenne autour du rôti, peau au-dessus. Ficelez en serrant bien. Enfournez pour trois heures environ en arrosant et en retournant le viande fréquemment, jusqu’à ce que toute la surface soit bien dorée et craquante. Sortez du four et laissez refroidir à température ambiante. Dégustez en tranches fines. C'est un vrai régal ! Le lendemain de la cuisson de votre porchetta, filez au marché ... Écoutez un peu de jolie musique en passant, puisque la section "musique tzigane" du Conservatoire de Musique de Cannes nous offre ce plaisir ... Faites le plein de jolis légumes nouveaux ... Remplissez votre panier de vos "quelques" victuailles ... N'oubliez ni la tapenade verte aux amandes - des olives vertes dénoyautées (1 pot), de la poudre d'amandes (3 belles cuillerées à soupe), des gousses d'ail nouveau (4), de grandes feuilles de sauge ou de basilic (3), d'huile d'olive (assez pour détendre la pâte obtenue en mixant) et, pour terminer, une cuillerée de graines de fenouil qui croqueront agréablement sous la dent en donnant à cette pâte d'olives un goût agréablement anisé -, ni la bouteille de Lambrusco bien fraîche, surtout ... Un cake au chocolat et quelques poignées de cerises bien fermes pour le dessert ... Vos légumes croquants du marché et surtout, de la bonne baguette de campagne, indispensable pour apprécier pleinement votre porchetta. Rejoignez-nous au bord de l'eau, quand vous aurez réuni tout ça ... Nous irons déguster notre festin sur l'Île Sainte-Marguerite, à l'ombre du grand prunier qui est, à cette époque, chargé de fruits dorés ... Regardez, on est bien, non, loin des misères de la vie quotidienne ? Un bon déjeuner tous ensemble ... Une petite sieste relative pour les uns ... ... ou une vraie grosse sieste pour les autres ... Quelques pas sur ce petit paradis ... ... pour profiter encore un peu du calme du coin ... D'ici quelques semaines, nous laisserons notre île aux mains et pieds des touristes, en leur souhaitant d'en apprécier les charmes autant que nous le faisons ... Nous, nous reviendrons en septembre. ;-) Retour sur la terre ferme. Le thème de notre fête de l'été au boulot sera celui de la Paix ... On en aurait bien besoin, de paix, en ce moment ... Je me livre donc à de petits bricolages rigolos ... mais jolis, non ? Nos repas se font de plus en plus simples ... Là, une focaccia au saumon fumé, aneth et citrons rôtis ... Là, une compote d'abricots, ou encore de prunes de Sainte-Marguerite ... ... dont l'excédent sera transformé en confitures ... ... ou en cobbler ... C'est bon, le cobbler ! Je vous en laisse une recette, celle de Martha Stewart, en fait ... Plum Cobbler ... ou Cobbler à la Prune ... Ingrédients : - Des prunes. Notez que vous pouvez aussi bien utilisez des pêches ou des abricots ... - 1/4 tasse de fécule de maïs - 2 cuillères à soupe de sucre roux - 1/2 cuillère à café de cannelle en poudre - 2 tasses de farine - 1/4 tasse de sucre plus 2 cuillères à soupe - 1 cuillère à soupe de levure chimique - 1/2 cuillère à café de sel - 90 g de beurre froid, coupé en petits morceaux - 1 gros œuf - 2/3 tasse de crème épaisse Préparation : 1. Préchauffez le four à 190°C . Placez les fruits -frais ou déjà compotés, c'est vous qui voyez-, la maïzena, le sucre roux et la cannelle dans un grand bol. Mélangez jusqu'à consistance homogène. Versez le mélange dans un plat à gratin. 2. Dans un grand bol, mélangez la farine, 1/4 tasse de sucre, la levure et le sel. Ajoutez le beurre et frottez la pâte du bout des doigts jusqu'à ce qu'elle ressemble à un sable grossier. 3. Fouettez ensemble l'oeuf et la crème dans une tasse. Ajoutez lentement ce mélange aux ingrédients secs. Mélangez avec une fourchette jusqu'à ce que la pâte se rassemble juste. Ne la travaillez pas. 4. Mettez la pâte sur une planche légèrement farinée, coupez la pâte en 12 morceaux que vous roulez en boules et aplatissez légèrement. Remarquez que mon cobbler est bien plus petit que celui de la recette. À vous d'ajuster les proportions en fonction de ce que vous voulez obtenir. Placez ces boules de pâte sur le dessus du mélange de pêche. Saupoudrez avec le reste de sucre. Faites cuire au four jusqu'à coloration dorée, environ 45 minutes. Transférez sur une grille et laissez refroidir légèrement avant de déguster. Bon, eh bien si l'on filait en Italie, maintenant ? On commence par Vintimille, d'abord, car j'ai des courses à faire. Ensuite, je vous emmènerai jusqu'à Bordighera. Ce n'est pas très loin et c'est tellement joli ! Allez, on se remet en route ? Un petit Aperol Spritz avant de faire le marché, ça vous tente ? Il y a un truc qui tombe bien, aujourd'hui, c'est qu'il y a un vide-grenier dans le centre de la ville ... ... au bord de la Roya. L'occasion de trouver pour trois fois rien quelques bricoles sympathiques ... Attendez, je vous montre ... Lorsqu'il commence à faire faim -c'est que les courses, ça creuse !-, on va grignoter une pizza à la Vecchia Napoli, notre cantine trattoria favorite ... Avec un pichet de Frizzantino glacé ... ... ma calzone, garnie de ricotta et de jambon, est un régal ! Pour la suite de la journée, c'est à Bordighera que nous décidons d'aller. Bordighera, c'est un peu le Cannes italien. Une ville littéralement colonisée par l'élite anglaise au XIXème siècle qui en fera sa résidence d'hiver, attirée par son climat chaud et sec. Sa célébrité sera lancée par l’écrivain Italien Giovanni Ruffini (1807-1881), via son héros le Docteur Antonio, qui y demeure. Publié en 1855, son roman "Il Dottore Antonio" sera traduit en anglais et édité à Edimbourg la même année. Imaginez quand même qu'à cette époque, en hiver, la population anglophone pouvait atteindre 5.000 personnes dans une ville de 7000 habitants. Claude Monet, attiré par la lumière et la végétation luxuriante, viendra s'y poser un moment, en 1884, pour peindre quelques toiles ... "Je suis installé dans un pays féerique. Il faudrait une palette de diamants et de pierreries" ... À Bordighera, même les pissotières ont de la classe, figurez-vous ! ;-) En tout cas pour qui aime, comme moi, les édicules du début du XXème siècle ! Les maisons ne sont pas en reste ... Il y a une étonnante concentration de belles demeures, dans ce coin-là ! La vie y est douce. Ne doit-il pas faire bon se reposer sous les grands citronniers de ce jardin ? Allez, il est trois heures et quart et si je veux visiter un peu la vieille ville, il va falloir me bouger. On est accueilli dans le centre historique par un ficus géant ! Le climat doit être particulier, par ici .... J'en avais déjà vu d'énormes à Monaco mais pas chez nous, à Cannes. Impressionnant ! Bordighera est une véritable palmeraie ... Et avez-vous vu ces figuiers de Barbarie qui ornent le jardin public, entre la mer et la ville haute ? La ville est toute calme, comme souvent l'Italie à l'heure de la sieste. J'aime ces pays où l'on sait vivre ... ;-) Nous allons profiter de ce moment de calme pour entrer dans le centre historique de Bordighera ... Déjà de loin, le clocher de l'église est superbe, avec ses tuiles polychromes en majolique ! Je crois d'ailleurs que des équipes de cinéma ont investi les lieux ... Il y a pire, comme endroit, pour tourner un film ! Oui, c'est cela. Des équipes techniques sont en train de créer sous nos yeux un joli décor d'hôtel ... Laissons-les travailler ... ... et entrons dans la ville par la porta del capo. Venez, vous ne serez pas déçus ... Une fois la porte passée, nous voilà comme dans un décor de cinéma ! Sauf que ce décor-là, il est bien réel ... ... et que des gens vivent dedans ! ;-) Promenons-nous sous les ruelles couvertes d'arcades ... ... bien agréables quand il fait un peu chaud. Empruntons les passages étroits bordés de hautes maisons, qui offrent une ombre ... ... et, parfois, un petit courant d'air bien plaisants. Encore un clocher étonnant ! On a utilisé les ressources locales ... L'ancienne maison de retraite San Giuseppe a fière allure, sur la Piazza Padre Giacomo Viale ... Je crois avoir compris qu'un projet de réhabilitation en logements est prévu. j'espère juste qu'on n'en fera pas un truc immonde parce que la place aurait beaucoup à y perdre ... Regardez comme c'est joli, par ici ! La vraie Italie tout près de chez nous ! Vous savez qu'on n'est qu'à 5 km de Vintimille, ici ? Entrons dans l'église de Santa Maria Maddalena, maintenant. Encore un bon moyen de se rafraîchir un peu ... Parce que sur cette Piazza del Popolo, on a pour l'instant l'impression, au moment où je vous parle, d'être dans un vivarium ! Les plantes et les animaux exotiques adorent. Moi, un peu moins ! ;-) Nous voilà donc dans l'église. Elle n'est pas très grande mais vraiment jolie. Le lustre que vous voyez au milieu de l'église fut offert par la Reine Marguerite de Savoie. Je vous reparlerai d'elle dans un moment ... Le campanile est distinct de l'église. À la fin du Moyen- Âge, c'était une tour de guet, posée au-dessus d'une loggia qui existe toujours, fort utile pour prévenir la population de l'arrivée d'éventuels pirates sur la mer ! À la construction de l'église, on rajouta un étage à la tour et l'on en fit le clocher de Sainte Marie-Madeleine. Si j'avais su, j'aurais apporté un paquet de pâtes ou deux ... Peu de renseignements sur l'église dans mon guide. Sachez néanmoins que sa façade, au départ (XVIIème) très simple, fut décorée en 1906 avec des stucs dans un style Rococo très en vogue à cette époque-là. Voilà le joli groupe de marbre en question ! Il est ravissant, de fait. Passons maintenant à un autre élément intéressant du patrimoine architectural de Bordighera. Il s'agit de ce chemin de ronde qui se crée un passage dans l'épaisseur-même des maisons ... Retour sur la placette du Père Giacomo Viale ... juste pour vous montrer la jolie poste, que je ne découvre moi aussi qu'à mon deuxième passage. J'aime les inscriptions anciennes ... J'espère que celle-ci restera en place lors de la restructuration de la maison de retraite dont nous parlions tout à l'heure, et dont la poste occupe un bâtiment. Ça vous dirait de vous asseoir un peu sous ce grand laurier rose ? Sinon, on peut longer les fortifications ... ... tout en faisant attention aux pigeons perchés sur les cordes à linge, qui constituent ici une vraie menace ! ;-) Et ce ne sont pas les chats qui nous aideront à les chasser ! Ici, quand il fait chaud ... ... le chat fait la sieste, lui aussi ... La Dolce Vita pour tous, quoi ! ;-) Je repère un resto sympa. Il faudra qu'on y revienne un jour ... Petite balade avec frissons garantis dans une ruelle incroyable ... ... puis sortie de la vieille ville ... ... par la porta de la Maddalena. Et si l'on empruntait cette jolie Vespa ? ;-) ... ou bien cette petite italienne-là ? On irait plus vite pour redescendre dans la ville basse. Non, non, nos pieds suffiront bien. la ville est petite, je vous le rappelle ... C'est dans cette ville basse que la "colonie" britannique dont je vous parlais un peu plus tôt a fait construire des villas exceptionnelles. Tiens, voici la mairie, anciennement école communale, qui me donne l'occasion de vous signaler que Charles Garnier, l'architecte du fameux bâtiment de l'Opéra de Paris ou encore des Casino et Opéra de Monte-Carlo, vécut ici une bonne partie de sa vie, durant les années de la Commune de Paris, en 1871, qu'il fuit en s'installant dans le Sud de la France, à Menton, puis ici, à Bordighera. Le chemin de fer, qui arrive ici à la même époque, lui permet de poursuivre sa vie sociale qui est plutôt active ! Il achète un terrain et se fait construire une jolie maison blanche dotée d'une grande tour ... On continue ? Je veux vous faire passer devant une autre belle maison, la Villa Regina Margherita. Celle de la reine Marguerite, en fait, qui fut elle aussi séduite par la douceur du climat de Bordighera et vint y passer ses hivers à partir de 1914. La maison est bâtie en style baroque du XVIIIème siècle. La Reine Marguerite y mourra le 4 janvier 1926, à l'âge de 74 ans. Le long de la via Romana s'alignent de nombreuses villas et hôtels de la fin du XIXème siècle, noyées dans une riche végétation méditerranéenne. Il est à noter que cette végétation est tellement extraordinaire qu'arriveront rapidement sur place les botanistes les plus renommés, qui trouveront là un terrain de jeu tout à fait à leur goût. J'aime particulièrement l'hôtel Londra, de style Liberty, l'Art Nouveau italien. Il y a énormément de ces bâtiments Liberty dans cette ville-là. Sur les collines de la côte, doc, on "empile" villas élégantes et hôtels immenses entourés de luxuriants jardins exotiques. Encore aujourd'hui, il est assez fantastique de se promener au milieu des jasmins odorants ... ... et des jujubiers ! On s'imaginerait bien sortir de sa calèche ... ou de son automobile ... et grimper, une ombrelle à la main, les escaliers menant ... ... à l'hôtel Royal ... Tiens, voici encore une des œuvres de Charles Garnier. La villa Bishoffsheim, construite pour un influent banquier parisien d'origine allemande. L'influence mauresque est incontestable, avec les décorations polychromes à mosaïques de la façade ... ... et les carreaux de céramique placés en haut de la tour. Une fois achevée, autour de 1875, elle est tout de suite proposée à la location pour de riches familles. Et c'est là que la future reine d'Italie, Marguerite de Savoie, dont nous venons de parler, vient faire son premier séjour. Elle y loge avec sa mère Élisabeth de Saxe, duchesse de Gênes. En 1896, Lord Strahmore Claude Bowes-Lyon, le père de la future reine mère d'Angleterre Élisabeth Bowes-Lyon, rachète la villa et change son nom en Villa Etelinda. Élisabeth y viendra régulièrement avec ses parents à partir de 1910 et elle amènera aussi dans cette charmante ville sa propre fille, la future Élisabeth II, mais dans une autre villa, un peu plus loin sur la route de Vallecrosia. Mais ceci sera pour un autre billet ! ;-) En 1914, la villa sera vendue à Marguerite de Savoie, qui fera utilisera un bon morceau du terrain pour y faire construire la villa Marguerite, que je vous ai montrée il y a quelques minutes. Voilà, la boucle est bouclée, on peut passer à autre chose ! ;-) Je vous montre juste, sur la route du retour en direction de Vintimille, un immense palais sévèrement en ruine depuis des années. Je craignais qu'on ne la fasse tomber mais il semblerait qu'un programme de réhabilitation soit en cours ... T ant mieux. la disparition de l'Hôtel Angst aurait été une véritable tragédie, je trouve ... On rentre donc à la maison, on sort les courses ... Je feuillette tranquillement sur la terrasse quelques ouvrages sur Bordighera ... et là, je me rends compte que j'ai loupé tellement de choses, aujourd'hui ... que je décide Philippe et Clément d'y retourner avec moi demain. Je leur promets un bon déjeuner en échange et l'affaire est dans le sac ! Alors le lendemain, vous voyez, nous voilà à nouveau sur la route. Oh, ce n'est pas si loin que ça de Cannes, Bordighera. À peine 80 km d'autoroute, ça va vite ! On ne s'est pas pressé, on arrive en fin de matinée et le spectacle est aussi beau que la veille. Pour un peu, on se croirait en Toscane ... Mais non, nous sommes bien en Ligurie, un pays fabuleux, et nos amis Anglais ne s'y sont pas trompés en venant s'installer ici il y a 150 ans de cela ... On arrive par le haut de la ville, par la Via dei Colli, exactement. Vous avez vu la jolie rangée d'araucarias, le long du front de mer ? Quel panorama ! Encore une jolie maison ! J'emmène les garçons dans la vieille ville. Nous y sommes bien accueillis. Les travaux de décors de cinéma continuent. Le tournage est pour bientôt, sans doute. Il est juste l'heure d'aller déjeuner. Comme nous n'avons pas réservé, on ne va pas faire les malins et on va se présenter au Margagié un peu tôt ! Vous savez, sur la jolie petite place que nous avons découverte ensemble hier ? Et on fait bien car dès midi, le restaurant commence à se remplir. Il nous faut bien un moment pour comprendre les subtilités de la carte ... ... mais on finit par y arriver ! La cuisine est plutôt locale, axée sur le poisson, les pâtes et le lapin. Allez, acceptez un petit verre de Vermentino local bien frais. Un délice ! Une belle entrée en matière. Comme primo , Philippe a choisi une bourride de seiches aux gros haricots blancs. La bourrida di seppie in umido con le faggiolane ... Bonne pioche ! Pour Clem comme pour moi, une brandade très locale, il brandacujon , préparée à base de pommes de terre, de morue séchée, d'ail local de Vessalico et d'huile issue d'olives taggiasche ... Comment vous dirais-je ? ... Viva Liguria !!! Pour la suite du repas, les garçons craquent pour des trofie levantine con pesto genovese e prescinsoa caprina .. . Des pâtes comme à Gênes, avec un vrai pesto de là-bas, un fromage local de chèvre et uelques jolis pignons grillés dessus ... Quel délice ! Je vous ai déjà dit combien j'aimais Gênes et sa cuisine ? ;-) Moi, j'opte, et j'ai bien raison, pour un excellentissime risotto au ragoût de petits poulpes et salicornes ... Il risottino piccantino al ragù di moscardino e alga salicornia ... Tu manges ça et tu peux mourir heureux !!! Pour le dessert, Philippe pour un sorbet à la poire tout simple mais vraiment bon. Quant à Clem et moi, nous tentons le bunet all'amaretto , un dessert piémontais, donc plutôt local aussi, une espèce de flan au chocolat et aux amaretti tout à fait délicieux. Je ne connaissais pas et me voilà conquise ! Un bon café et quelques petits biscuits croquants que nous mettrons dans notre poche pour plus tard parce qu'ils sont très bons mais que nous n'avons plus faim ... Une trentaine d'euros par personne, avec vin, café et eau pétillante. Le rapport qualité-prix est bon et nous sommes juste ravis ! On profite encore un peu de l'ombre de la placette ... On retourne admirer le beau groupe en marbre blanc de l'église Santa Maddalena ... On salue en passant le père Giacomo Viale, dont les restes reposent dans une chapelle latérale de l'église ... On ressort en essayant de guetter les zones d'ombre de la Piazza del Popolo ... Que j'aime ce linge qui pend aux fenêtres ! Encore un bel araucaria ! Et puis toujours de belles maisons, en redescendant vers la mer ... La città delle palme a décidément un charme fou ... Les paysages sont juste paradisiaques ... Encore une drôle de rue ... De drôles de personnages scrutent l'horizon ... Vous voyez ce que je veux dire ? Voici la tour de la villa de Charles Garnier. Ne sont-ils pas impressionnants ... ... ces jardins exotiques au-dessus de nos têtes ? Viva Italia ! La redescente vers la mer se fait en pente douce ... Juste le temps d'en prendre plein les mirettes, et de voir se dérouler devant nous tout un passé prestigieux ... Aujourd'hui, on y vit certes plus simplement qu'au temps des riches Anglais ... ... mais je pense que l'on y vit bien ! Tiens, voilà un rassemblement de vieux véhicules ... On les a vus arriver sur des camions hier, sans doute pour le tournage cinématographique ... Il faudra essayer de savoir ce que c'est ... Personne ne pourra nous renseigner par ici, surtout pas ces messieurs, très occupés à taper le carton à l'ombre des grands pins ... Nous sommes maintenant dans la ville basse ... On découvre tout à fait par hasard, sur la Piazza Mazzini, la toute petite église della madona del Carmelo , qui date de 1790. Une chapelle érigée par le maire de l'époque qui souhaitait que les habitants de la basse ville, récemment construite, puissent facilement aller à la messe. Il la fit donc ériger juste à côté de sa propre maison et je dois dire que sa façade en stuc est assez rigolote. Mais celle qui m'intéresse aujourd'hui, c'est une plus grosse église, située juste au bord de la mer ... La Chiesa dell'Immacolata Concezione ... L'Église de l'Immaculée Conception ... On l'appelle aussi la Chiesa di Terrasanta ... Je vous ai parlé tout à l'heure du père Giacomo Viale, le curé de Bordighera, lorsque nous sommes passés à Santa Maddalena, dans la ville haute. Quand la ville basse fut bien peuplée, il voulut construire une vraie grosse église dans ce nouveau quartier. Il demanda en 1875 à Charles Garnier de s'occuper du projet. Celui-ci, qui disait souvent que Bordighera ressemblait à la Palestine, dessina une église typique de l'architecture des ordres mendiants de Palestine. Une seule nef séparée en trois par des piliers portant des arcs en plein cintre et de grandes fenêtres latérales. La façade serait encadrée de deux petites tours latérales et décorée de mosaïques. Deux citations y seraient inscrites : "Hic Domus Dei Est" ... Ici est la maison de Dieu ... et une autre "Et Porta Coeli" ... et la porte du Ciel ... Derrière, le clocher rappelle les tours utilisées dans les villas construites par Garnier à Bordighera ... La première pierre fut posée en 1883 ... ... et l'église fut consacrée, même si pas tout à fait terminée, en 1886. Charles Garnier mourut en 1898 et son fils, Christian, un mois plus tard. La femme de Garnier décida alors de financer les derniers travaux de l'église. Le clocher fut terminé en 1899 et les décorations intérieures du peintre-décorateur Marcel Jambon, en 1902. Il y eu malheureusement des travaux d'agrandissement en 1906 et 1963 qui altérèrent un peu le projet initial mais, dans l'ensemble, l'esprit de Garnier est encore bien là ... Une mention particulière pour cet escalier à vis ... ... que je trouve juste somptueux ! Passons maintenant derrière l'église. Nous débouchons immédiatement sur le front de mer. La Lungamare Argentina, ainsi nommée depuis qu'Evita Peron l'ait inaugurée en 1947. Bordighera était encore une ville importante et les plus grands s'y arrêtaient ... C'est un joli front de mer, en tout cas. Piétonnier, bordé de petits cafés et restaurants sympathiques d'un côté ... ... et de plages privées ... mais pas chères ... de l'autre ! Certains morceaux sont néanmoins, comme chez nous, libres d'accès et on vient, comme chez nous aussi, y pratiquer la carbonisation intensive ! ;-) La plage privée offre des transats et des parasols colorés qui donnent cet air si spécial et si gais au bord de mer italien. Parce que sur les plages italiennes, on s'amuse. Plus que sur nos plages cannoises, qui ressemblent plus en été à un banc d'iguanes aux Galapagos qu'à autre chose ... (photo de Paul après son voyage aux Galapagos à l'appui !) Les plages privées sont très surveillées. J'aime bien leurs petits radeaux ... Sans doute moins rapides qu'un bon gros Zodiac mais quand même ... Les autres plages ... Bon, je vous laisse juger par vous-mêmes ! ;-) Nous, ça tombe bien, on ne va pas se baigner dans ses eaux pas sourveilleus ! Je crois qu'on va plutôt se poser. On a super-chaud ... ... et super-soif ! J'ai l'œil attiré par une plage vraiment sympa ... ... sur laquelle se prépare vraisemblablement un anniversaire. Le programme est alléchant ... ... même si nous ne sommes pas invités ! ;-) Mais tout ceci fait bien envie, non ? Bon, en fait, on n'a plus faim du tout, alors ... Si ça vous intéresse, la plage s'appelle KUKUA, Happy Family Beach ... On y est bien accueilli ... Le décor, fait de palettes récupérées, est bien joli. ... et finalement, boire un Schweppes glacé ici en feuilletant le dernier numéro de Jamie Magazine, justement consacré à l'Italie, ça a son charme ! On reviendra boire un Spritz, la prochaine fois. Mais pas en plein milieu de l'après-midi ! ;-) On viendra déjeuner sur cette promenade, aussi. Les menus sont plutôt tentants ... Un dimanche ici, c'est une belle journée de vacances ! J'adore ! Tout au bout de la promenade, ... ... voici une très ancienne petite chapelle, la Chiesa di Sant'Ampelio ... Bâtie au XIème siècle, en pur style roman. Une dépendance de la puissante abbaye bénédictine de Montmajour en Provence. C'est ici que reposent les reliques de Saint-Ampelio. La légende raconte que les premières graines de palmier Phoenix dactylifera furent plantées par Saint-Ampelio, qui les amena avec lui depuis sa terre natale l’Égypte. Ce serait donc grâce à lui que Bordighera sera devenue "la Regina delle Palme" ... La reine des palmiers ... ;-) C'est toujours sympa, les petites histoires. Vraies ou pas, elles pimentent agréablement les promenades ... Une promenade qu'il serait sans doute sympa de faire à vélo ! ... ou en Vespa, mais on voit que celle-ci vit au bord de la mer ! ;-) En tout cas, elle est bien belle, la ville de la Reine Marguerite. Pas étonnant qu'elle soit venue passer ses derniers hivers par ici. Vous le voyez sur cette photo, la ville haute est toute proche de la mer ... ... et du port. On peut même y accéder facilement par le train ... Mais bon, pour nous, la voiture est aussi pratique. Et sans doute plus rapide ! Allez, on remonte doucement la Lungamare Argentina ... ... en profitant de la chaleur qui baisse un peu, en cette fin de journée ... On s'arrête quand même chez le glacier, surtout pour Clem ... ... qui ne sait pas résister ... ... à une brioche glacée, à la façon sicilienne ... C'est vrai que c'est bon. La brioche aux saveurs de panettone est tout à fait délicieuse ! Retour à la voiture en passant devant un joli cinéma ... ... que je suis obligée de vous montrer ! Un très joli bâtiment ! De retour à la maison, pas trop tard, on se fait un rapide dîner avec quelques produits italiens, en profitant des derniers rayons de soleil ... J'adore ces pains très, très durs -on les appelle frese en Calabre-, que l'on est obligé de faire tremper dans l'eau avant de les utiliser comme base à des petites tartines succulentes ... enfin, tout dépend de ce que l'on met dessus mais si vous avec sous la main de belles grosses tomates charnues bien mûres détaillées en très petits cubes et mises à macérer avec de l'huile d'olive, du sel, du poivre et de l'origan séché, quelques dés d'une moelleuse mozzarella au lait de bufflonne de qualité traités de la même manière, et un bon jambon de Parme coupé en tranches ultra-fines, vous vous régalerez ! On n'oublie pas le Spritz ! ;-) Tenez, je vous montre aussi ma première recette fait dans le plat acheté pour une bouchée de pain, en plus, dans le vide-grenier de Vintimille ... Si, si, quatre euros pour une telle merveille, c'est juste incroyable ! Des lasagnes aux aubergines rôties ... Succulentes, sans doute autant grâce à la cuisinière qu'au plat dans lequel elles ont cuit !Vous ne trouvez pas que je deviens modeste ? ;-) Bon, on reste un peu en France, maintenant ? Les week-ends se succédant, tous plus beaux les uns que les autres, ma frénésie de sorties ne risque pas de s'arrêter ! Allez, je vous offre un café à chez le torréfacteur de Forville ... Un passage dans ma brocante anglaise préférée ... Dépense totale : 10 euros ... Super-bonne pioche ! Des chaussures pour l'été, jamais portées, vraisemblablement ... Quelques bouquins sympathiques au prix d'une baguette de pain ... ... ou même moins ! ;-) Deux grands moules à tarte rectangulaires à fond amovible très peu, voire jamais, utilisés ... ... et puis surtout ce panier à pique-nique ... ou plutôt panier à thé ... On appelle ça a tea hamper , en anglais ... Vide mais en parfait état et de toute beauté ! Il n'y a plus qu'à le remplir, maintenant ! ;-) Je m'occuperai de ça la prochaine fois que j'irai à Portobello ! En attendant, c'est à Marseille que nous partons passer la journée ... Pour la fête des Pères ... On part tôt et on commence notre journée sur une terrasse du Vieux Port ... celle du Petit Pernod, notre QG de toujours pour prendre un bon petit-déjeuner au soleil ... ... en lisant La Provence. On ne saurait déroger à ce truc-là ! Pas de balade à Marseille sans petit-déj au Petit Pernod, voilà qui est posé ! ;-) Le ciel est bien bleu. Il y a du vent. Cela sauve notre journée, qui était prévue fort pluvieuse à Cannes. C'est pourquoi les rats ont fui le navire ! Un petit tour au marché au poisson, ensuite. C'est aussi un pré-requis à tout voyage à Marseille. Dommage, à chaque fois, on ne peut pas rapporter de poisson à la maison parce que le garder dans le coffre de la voiture toute la journée, même dans une glacière, cela ne le ferait pas ! ;-) Mais on en prend quand même plein les yeux ... ... et on rêve ! ;-) On est dans un autre pays. Le Mistral souffle déjà bien, donc ... Je remarque une navette qui peut nous emmener à l'Estaque pour 5 euros. Ce doit être assez récent et j'aime bien l'idée. C'est chouette, l'Estaque. On verra ça cet après-midi. Pour l'instant, on longe le Vieux-Port ... Sur le Quai de Rive-Neuve ... Quelle luminosité extraordinaire ! Le Bar de la Marine est ouvert. Nous reviendrons y prendre l'apéro tout à l'heure ... En attendant, c'est au Musée du Savon que nous allons nous "perdre" ... Dans l'ancien Arsenal des Galères ... L'endroit est beau ... ... et la visite intéressante. En fin de parcours, le savon de Marseille ne devrait plus avoir de secret pour vous ! Il y a des machines anciennes ... ... de bonnes explications ... Moi, en tout cas, je suis impressionnée ! J'adore les vieilles publicités ... ... et leurs chouettes graphismes ... Il y en a de très anciennes ... Quant aux vieux savons exposés ... ... je les trouve touchants comme tout ! Quelle invention, le savon, quand on y pense ! En ressortant, on découvre des tas de passages le long du quai de Rive Neuve ... ... au fond desquels se nichent de petits théâtres. Nous revoilà au Bar de la Marine. Pastis Time !!! Schweppes time pour Clément, qui n'aime pas particulièrement les saveurs anisées ... Marseille accueille l'Euro. Les supporters sont partout ! Bien calmes. Les Russes sont partis et tout va mieux. On va prendre le Ferry Boat, maintenant, ... ... pour traverser le port ... 50 centimes le passage, ça reste correcte. Et même si le bateau, tout neuf, n'a plus le charme de celui d'avant, il a au moins le mérite d'être beaucoup moins souvent en panne ... ... et la vue est tout aussi belle ! ;-) C'est toujours un joli moment ... ... une traversée en Ferry Boat ! De l'autre côté du port, devant la mairie, se trouve le village de Voiles du Vieux-Ports, un rassemblement de vieux gréements. Aujourd'hui, c'est le dernier jour de la manifestation ... ... et nous sommes bien contents de pouvoir admirer ces bateaux. Il y a plein de stands rigolos, où les produits marseillais sont à l'honneur. Et comme dit ce tee shirt, "Amendonné, faut pas déconner" ! Phrase plus vraie que jamais ! ;-) L'Hôtel-Dieu, transformé depuis quelque temps en hôtel, a gardé son cachet d'autrefois. La mairie est pavoisée aux couleurs de l'Euro ... ... et la Bonne Mère veille ... Les immeubles Pouillon sont toujours aussi élégants. La cagole est bien là. Et noter restaurant préféré, l'Hippocampe, nous a réservé une table pour le déjeuner. Au menu, comme d'habitude, ce sera l'aïoli ... Joyeuse fête des pères, Philippe ! Et bon appétit ! L'aïoli est, comme toujours, succulent, et je dois dire qu'on n'a même plus de place pour un dessert ! On profite du moment présent ... Tout est calme et tranquille. Le ciel est d'un bleu fantastique ... Marseille est une ville que j'aime ... Et depuis qu'on la retape quartier après quartier, elle a de plus en plus de charme. Aujourd'hui, il y a les journées archéologiques. Ce qui fait bien l'affaire de Marseille, qui a un riche passé ... Derrière le centre Bourse, à l'entrée du musée d'histoire, on a organisé des reconstitutions amusantes ... Et ça nous fait passer un bon petit moment. Tournons autour de ce drôle de cube ... Il n'y a pas que des supporters français par ici ... Un petit tour de manège ? Je vous l'offre bien volontiers ... Quelle façade ! Nous voilà dans le quartier de Noailles, en plein Ramadan. Encore plus que d'habitude, si cela est possible, les étals regorgent de produits alléchants ! Les gâteaux sont prêts à être dégustés à l'heure de la rupture du jeûne ... La maison de Hansel et Gretel, version Mille et Une Nuits ! ;-) Nous ne serons plus là ce soir. Dommage ! L'après-midi avançant, nous nous rapatrions vers le Vieux Port pour attraper notre navette. On court un peu ... ... et on arrive à l'attraper. Je ne sais si c'est une bonne chose, en fait ... ... parce que sitôt sorti du Vieux Port ... ... on s'aperçoit que le Mistral est extrêmement fort. On nous fait tous rentrer dans une cabine finalement pas très grande ... ... et c'est parti pour une trentaine de minutes de flip absolu. Je dois dire qu'on se fait une bonne trouille et que nous rentrerons finalement ... en bus ! Nous arrivons malgré tout entier à l'Estaque, cette jolie banlieue à l'Ouest de Marseille. L'Estaque, c'est un quartier du 16ème arrondissement de Marseille Ses habitants sont les Estaquéens. Ancien hameau isolé de pêcheurs et de fabricants de tuiles, L'Estaque devient à la fin du XIXe siècle un village d'ouvriers d'usines et une station balnéaire (1860-1920). Ce qui explique les jolies villas qui pullulent dans le quartier. regardez celle-ci ... ... ou encore celle-là. Mais ma préférée, c'est la Villa La Palestine. Une folie architecturale de style oriental, demeure bourgeoise construite en 1905 aujourd'hui inscrite aux monuments historiques. Il a raison, Zola, quand il écrit à son ami Flaubert le 17 septembre 1877 "Pays superbe. J'ai en face de moi le golfe de Marseille, avec son merveilleux fond de collines et la ville toute blanche dans les eaux bleues... Et des coquillages, mon ami, des bouillabaisses, une nourriture du tonnerre de Dieu qui me souffle du feu dans le corps". De la fin du XIXe siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale, L'Estaque-Plage est un lieu de villégiature bourgeoise et de tourisme balnéaire, très fréquenté par les Marseillais qui viennent en promenade ou bien pour déguster une bouillabaisse. Même si l'Estaque grandit et s'industrialise rapidement, l'ambiance reste celle d'un paisible village de pêcheur. On arrive du centre-ville de Marseille par l'ancien tramway à cheval puis à vapeur (1892), et à partir des années 1930 par tramway électrique. Le trajet dure alors 3/4 d'heure. On est quand même à 10 km de Marseille !!! À cette époque, hôtels, restaurants, terrasses de café et établissements de bains de succèdent le long de la route. L‘Union musicale de L'Estaque organise des animations culturelles et artistiques. Des joutes nautiques se tiennent dans le port. La Première Guerre mondiale marque le début du déclin du tourisme à L'Estaque. La pollution, due à l'industrialisation du quartier, va détourner les Marseillais et les touristes de ce lieu de villégiature. Les paysages naturels et industriels de L'Estaque vont cependant être une source d'inspiration pour de grands artistes français qui y séjournent entre 1870 et 1914. Émile Zola, donc, et puis aussi Paul Cézanne, Georges Braque, André Derain, Raoul Dufy, Othon Friesz, Albert Marquet et Auguste Renoir seront des habitués. C'est Cézanne qui vient le premier, s'y réfugiant en 1870-1871 pendant la guerre Franco-Prussienne. Ses amis peintres viennent lui rendre visite. Un à un, ils sont séduits par la lumière brute et les couleurs violentes. Le fauvisme n'est pas loin. Braque se rend à L'Estaque un peu plus tard, en 1906 et 1908, pour peindre sur le motif après avoir découvert les dernières oeuvres de Cézanne dans une exposition posthume. Il y réalise deux œuvres majeures de la peinture française : Le Viaduc à L'Estaque en 1908, un hommage aux tableaux de Cézanne qui inaugure le mouvement cubiste par l'élimination des détails réalistes et la géométrisation des formes. Les Usines du Rio-Tinto à L'Estaque , peinte à l'automne 1910, est une œuvre carrément cubiste. La Seconde Guerre mondiale voit quelques sabotages frapper les industries qui participent à l'effort de guerre allemand. Après la guerre vient la période de la récession économique. L'activité de pêche et l'industrie des tuiles disparaissent de L'Estaque. Les autres industries emploient essentiellement une main d'œuvre non qualifiée, issue de l'immigration. La misère est telle qu'il apparait des bidonvilles sur les terrains en friche « mis à disposition » par les usines. Le dernier bidonville de Marseille, à l'entrée de L'Estaque, disparaîtra seulement au début des années 2000 ! Descendons maintenant sur le port ... L'Estaque est un ancien village de pêcheurs ... ... et la tradition maritime est encore bien présente. Encore de jolies demeures sur le front de mer ... Des terrasses accueillantes ... Des tas d'établissements sympathiques ... Et puis surtout, les fameuses cabanes qui vendent des panisses et des chichis fregis ... On m'a raconté que le chichi tient son nom de sa forme, qui rappelle un sexe masculin que l'on appelle chichi en parler local ... En même temps, ça se comprend un peu ! ;-) Fregi, ça veut dire frit dans la même langue ! ;-) Venir à l'Estaque sans goûter à son chichi fregi, c'est pêcher !!! On ne pêche pas, chez moi, sachez-le ! ;-) Et si c'est l'heure de l'apéritif plutôt que celle du goûter, si vous êtes plus "salé" que "sucré", alors vous achèterez, dans les mêmes cabanes, les fameuses panisses, ces petits ronds d'une pâte faite de farine de pois chiches et d'eau, passées à la friture pour qu'elles deviennent toutes croustillantes ... On déguste ces choses délicieuses en regardant les joutes sur le port. L'ambiance est extraordinaire et l'accent de Marseille du commentateur met tout de suite encore un peu plus de soleil dans les cœurs ... C'est un très joli coin, hein ? Moi, je m'y sens très bien, en tout cas. Encore un petit tour dans les ruelles alentour ... Et on prend notre bus, qui nous dépose à la Joliette ... ... le long des anciens docks de Marseille. Ils ont été terriblement bien refaits, ces docks ... On y était passé au début de la restauration ... Je dois avouer que je suis aujourd'hui vraiment séduite ! Des boutiques sympas, des restos branchés ... ... il y en a pour tous les goûts ! On remonte vite vers la Canebière ... On se fait même un petit coup de tram ! On repasse dans le quartier Noailles, et j'en profite pour acheter de quoi nous faire un petit dîner en rentrant à la maison. Il y a l'embarras du choix ! On fait le plein de fruits et légumes ... Quelques douceurs ... Du lait caillé en sachet. J'aurais bien essayé ce distributeur à lait fermenté mais en fait, je succombe aux charmes du lait caillé dès que j'en vois ... Je prends aussi une grande bouteille de citronnade ... On retourne chercher notre voiture. La lumière est vraiment très belle ... Vous avez vu cette jolie mosaïque, autour de la porte ? Regardez ce ciel ! Voilà des supporters bien contents ! Retour à Cannes, avec notre dîner prêt à déguster ! ;-) Une savoureuse fin de journée ! Et puisque l'on parle de nourriture, voici encore quelques petites choses préparées pour nos dîners de début d'été. Une belle moussaka, en suivant la parfaite recette de Gracianne, encore une fois ... Je ne remets pas la recette, elle est accessible chez Gracianne, par là ... Le chou-fleur rôti au sumac arrosé de sauce tarator et roulé dans une pita tiède a les faveurs de la famille, aussi ... Avec un petit verre d'arak glacé, c'est topissime ! Il y a aussi le risotto aux pointes d'asperges ... Ça, on adooooore aussi ! ;-) Le parfait petit dîner avant de descendre à la fête du Vieux Port ... ... où l'on présente ce soir un très joli spectacle acrobatique et poétique ... L'ambiance est détendue ... ça fait du bien ... On part à Nice, maintenant ... Je vous avais dit que l'on allait vadrouiller ... Je vous parlais de l'Euro, tout à l'heure. Il n'y a pas qu'à Marseille qu'on aime le football ! ;-) Nice est très foot, aussi ... Alors, nous décidons d'aller voir le match de foot Irlande-France dans la fan zone de la place Masséna. Apr ès une fouille sévère ... ... nous voilà dans la place ! L'ambiance est bon enfant ... Un joli rassemblement populaire ... Clément est tout content. Et finalement, moi aussi ! Pas de problème entre les supporters des deux pays ... ... même quand l'Irlande marque le premier but de la rencontre ... À la mi-temps, on n'arrose pas les fleurs ... ... mais les gens ! ;-) Et à la fin de la rencontre, même si la France a gagné, les supporters de notre équipe portent les Irlandais en triomphe ! Et on voudrait bousiller ces moments-là ??? Alors voilà, on termine l'après-midi au Carthage ... C'est terrible, tous ces gâteaux ruisselants de miel ... On opte néanmoins pour une citronnade glaciale et un beignet brûlant. Un régal !!! Ah, j'ai pris cette photo pour vous montrer cette mignonne Autobianchi. Elle était l'autre jour au Port Canto ... Je l'ai trouvée ravissante ... Je l'ai découverte en cherchant avec Clément un coin pour déjeuner loin de la foule ... On s'est décidé pour la place de l'Étang, où l'on s'est attablé dans une brasserie, juste derrière le terrain de boules ... Et j'ai enfin eu droit à mes sardines grillées, excellentes, de surcroît ! Bon, sinon, ça vous dit d'aller faire un pique-nique dans un coin que je ne vous ai pas encore montré ? On file au marché acheter quelques trucs chez mon Italien préféré ... Il faut bien que nous continuions notre tour d'Italie ... ... des meilleures charcuteries ? Nous nous rendons donc dans l'Estéron. Nous voilà à Gilette. Quel paysage merveilleux, non ? J'adore me balader dans les petits villages de l'arrière-pays et lire les affichettes annonçant les fêtes patronales locales ... < Eh oui, il m'en faut peu pour être heureuse ! ;-) On remonte la route qui part du Var et qui va à Roquesteron. On suit en fait l'ancienne ligne du Tramway des Alpes-Maritimes, qui fut construit installé en 1924. Pas une très bonne idée si l'on en croit les nombreux accidents qui s'y produisirent durant ses cinq ans d'exploitation ! ;-) Il en reste néanmoins quelques jolies gares, comme celle-ci, aujourd'hui transformée en gîtes ... ... ou encore celle-là, devenue un joli restaurant dans lesquels on peut déguster ... ... les fameux pelotons niçois. Des sortes de raviolis au boeuf et à la blette, mais préparés sans pâte, juste roulés dans la farine et cuits à l'eau. On les sert avec une sauce de daube et c'est un régal. Tiens, je vous en préparerai à l'automne ! On descend au bord de la rivière ... C'est qu'il fait chaud et faim ... ;-) On est un peu au milieu de nulle part et surtout, bien loin de la foule qui a envahi notre Côte d'Azur ... Après une trempette des pieds ... ... ou des mains, c'est selon ... il faut dire que l'eau est bien froide ... On étale nos victuailles, restées bien fraîches sous la climatisation de la voiture ! ;-) Un déjeuner tout simple et parfait, avec les excellentes charcuteries du marché, de divines tomates, un pecorino au piment de grande classe et des parts de focaccie aux oignons. De belles pêches plates de Sicile au dessert ... La dolce vita, encore une fois ! Un peu de modelage avec l'argile de la rivière ... Je laisse mon médaillon en place ... Il finira de sécher au soleil et peut-être quelqu'un le trouvera-t-il avant la prochaine crue ? :-) Quand je vous dis que j'aime les plaisirs simples ? Un beau panorama ... De jolies fleurs ... Une auberge au milieu de rien ... Notez que cette auberge-là, on la connaît bien. Nous y venions parfois, il y a bien longtemps. Il paraît que rien n'a changé et qu'on y mange toujours aussi bien ... et toujours aussi copieusement ! :-) Nous sommes à Tourette-du-Château et nous reviendrons essayer à nouveau l'Auberge du Mont Vial à l'automne. les menus sont faits selon les saisons et j'aime l'automne ... Tourrette-du-Château, c'est un beau village perché ... Des vieilles pierres ... Des maisons joliment restaurées ... de la lavande, même, pour l'odeur. Et pour l'oreille, des cigales que vous n'entendez certes pas derrière votre ordinateur mais qui, croyez-moi sur parole, sont extrêmement bruyantes ... Des chants d'oiseaux, qui tentent de couvrir le boucan des cigales ! :-) Et puis une jolie porte, que je photographierai sous toutes ses coutures tant les morceaux de bois qui la composent sont jolis ... Ne loupez donc pas la vallée de l'Estéron. Elle vaut vraiment qu'on s'y attarde ! Dernier arrêt de notre petit périple. Roquestéron. Un très joli village aussi, avec une fontaine dont l'eau très fraîche est la bienvenue ... Ici, tout est très très tranquille ... ... et nous faisons une pause bien reconstituante au bar du village, en profitant de la tranquillité des lieux ... Le temps semble s'être arrêté et c'est bon ... Petit dîner vite fait en rentrant à la maison pour essayer les pains à burger du boulanger ... En garniture, un bœuf Angus haché, des oignons caramélisés au bourbon, une sauce à la fourme d'Ambert et des piments jalape ños ... Un délice. Les pains sont parfaits ... Je les sers avec des frites de patates douces cuites au four enrobées d'épices cajun et de paprika fumé ... Simple et bon. Et puis sinon, que diriez-vous d'aller faire un tour à Gênes ? Parmi mes plaisirs simples, une promenade à Gênes, ça tient la première place, depuis quelques années ... Arrivée de bon matin sur le port de Gênes, dans le quartier de la Darsena ... ... dans le bassin des anciens arsenaux dans lesquels on construisait les galères à l'époque de la République de Gênes ... Il y a là le musée de la mer Galata, qui, paraît-il, est absolument fabuleux. Nous n'aurons pas le temps de le visiter aujourd'hui mais nous reviendrons. Cela dit, il y a toute une partie de musée en plein air, accessible sans droit d'entrée. Nous ne nous en privons pas, admirant ce gros sous-marin ... ... ou d'anciennes images du port ... D'ici partirent tellement d'Italiens, dont beaucoup s'établirent ensuite à New York au début du XXème siècle ... Nous voilà au début de leur voyage, après avoir visité Ellis Island, où leur traversée prenait fin et où leur nouvelle vie commençait ... Émouvant ... En face du port, le marché communal ... Une jolie structure métallique nous pousse à entrer. Le marché est plutôt vide (!) et pourtant, il n'est pas encore bien tard ... Mais bon, j'aime les marchés ... ... et je n'en rate jamais aucun. ;-) On ressort et on commence à trotter dans les ruelles adjacentes de la vieille ville. De jolies enseignes subsistent ... Le quartier n'est pas chic mais vivant et agréable ... Toujours des rues étroites ... ... et des façades colorées. La piazza dei Truogoli di Santa Brigida est jolie ... ... avec son lavoir ancien. ... et sa ravissante vierge dans une niche en stuc ouvragé ... On la traverse ... Elle a finalement peu changé, en un siècle, non ? On arrive dans la rue qui mène à la gare. La via Balbi ... Elle est belle, cette rue, bordée de palais abritant musées et universités ... Je vous y ai déjà amenés et ne m'étendrai donc pas plus sur le sujet ... C'est ici aussi que se trouve une petite boutique que nous aimons beaucoup. Elle fait les meilleures pizze au pesto que je connaisse. En même temps, j'en connais peu ! ;-) On en prend donc une belle part et on repart ... On remonte la rue jusqu'en haut ... ... et quand on arrive devant la gare ... ... on tourne dans une petite rue vieillotte à gauche, pleine de vitrines vieillottes mais émouvantes ... Nous voilà devant l'église San Giovanni di Prè ... Et c'est sur ses marches que nous allons nous partager notre divine pizza, en apéritif, parce que nous ne svons pas encore où et quand nous déjeunerons ... Voici les coordonnées exactes de cet endroit de perdition, qui ne paye pas de mine mais fait de bien bonnes choses ... Maintenant que nous voilà pleins d'énergie, allons voir de plus près ce coin-là ... L'église est très belle, en tout cas. Et cela tombe bien : On peut la visiter. L'intérieur est immense et impressionnant. Cela vaut largement la visite. On redémarre ... ... tout en admirant les immeubles qui s'échelonne à flanc de colline, au-dessus de la gare. C'est une jolie architecture, vous ne trouvez pas ? Une image étonnante, ce paquebot dépassant de derrière les anciens bâtiments administratifs du port ... Un monstre ! On revient sur le port ... Voici le galion Neptune, qui servit au tournage du film Pirates de Roman Polanski ... On longe la fameuse voie rapide qui fait si peur aux gens de passage et qui les emp^che de venir découvrir vraiment Gênes ... Ele est pourtant bordée de belles bâtisses et des plaques rappellent que la ville eut des hôtes illustres. Vous imaginez tous ces gens allant et venant sur les quais ? Je les aurais volontiers rencontrés ! Engageons-nous sous les arcades de la via di Sottoripa ... Ici, un vieux magasin spécialisé dans le fruit sec ... Ici, on parle le génois ! Là, on vend le vrai pesto de Gênes, celui que l'on prépare avec un basilic spécifique à la région, très, très aromatique ... Et puis il y a les poissonniers, qui vendent des poulpes juste pêchés ... C'est joli, non ? Très typique, aussi ... ... avec une belle ambiance à l'italienne ... Nous ne sommes pas loin de la Piazza dei Banchi ... Tout à côté, ce magasin déjà repéré lors de nos précédentes balades, dans lequel deux dames vendent des fritures de toute sorte. L'une sert ... ... alors que l'autre cuisine. Nous, on entre ... ... et on achète une portion de délicieux anchois frits. ... que l'on mange en parcourant les rues du quartier sans but précis. C'est aussi cela qui est bon, à Gênes ... On se perd facilement dans les ruelles étroites de la vieille ville. Gênes possède le plus vaste centre historique d'Europe ... Partout, on croise des placettes bordées de palais ... On débouche soudain sur de belles églises. Celle-ci, San Lorenzo, je vous l'ai déjà fait visiter à plusieurs reprises. Il n'empêche. L'endroit est superbe et je ne m'en lasserai jamais. Vous avez vu ces façades ? Et ces colonnes si typiques du style génois. Visitons en silence ... et suffisament habillé. Sinon, l'église a pensé à tout. À l'extérieur, le décor est encore plus beau. Cherchez donc ce petit chien, sur votre droite avant d'entrer dans l'église. Il paraît qu'il représente le chien d'un des amis de l'architecte ... et il semblerait aussi que le toucher porte bonheur, ce qui explique certainement son aspect plutôt usé ! ;-) Empruntez la bonne porte, aussi ! Et en sortant, donnez quelques piécettes à ces joueurs de guitare. Admirez encore et encore ... Faites une gratouille au lion de ma part ... Pensez à vous arrêter devant la Palais Ducal. Il y a là de très belles expositions, à chaque fois que nous venons. Celle-ci, nous la visiterons en fin d'après-midi. L'Art Nouveau d'Alfons Mucha m'a toujours beaucoup plu. À force de voir des gens attablés aux terrasses, on commence à avoir un peu faim ... et soif, surtout ! Voici les ancêtres de la vidéosurveillance ... On arrive sur la Piazza delle Erbe ... L'une de mes places préférées ... au monde, je crois ! C'est là que se trouve le Bar Berto, dans lequel nous ne manquons jamais de nous arrêter ... ... pour boire une bonne bière sarde ... ... et partager une ou deux pizze. Là, on se partage une pizza au salame piccante ... ... et une focaccia au gorgonzola et à la pomme. L'intérieur du Bar Berto est de style Liberty (Art Nouveau), et il me plaît terriblement ! Juste derrière le Bar Berto, un bon glacier. Nous ne nous y arrêterons pas car nous n'avons plus faim. En sortant, on passe devant l'église du Gesù. Elle est fermée pour le moment mais je la connais bien ... Retour devant le Palais Ducal. Tourner en rond fait partie de la visite de Gênes ... On annonce un Festival des Fanfares. Nous y étions il y a deux ans et c'était vraiment sympathique. Il y aura cet automne une expo Warhol, semble-t-il ... J'ai vu ici Frida Kahlo, je vais voir Mucha, et sans doute Warhol un peu plus tard. On dirait qu'ils choisissent les expositions pour moi ! Et puis le site est tellement merveilleux ! Rien que traverser le palais me met en joie ! ;-) Pas vous ? Dehors, il y a un petit marché paysan. Plein de bons produits en vue ... Et voilà la Piazza De Ferrari ... Dirigeons-nous vers la Via XX Settembre ... Elle est bordée d'arcades splendides. Des cafés anciens, de jolis magasins ... ... nous voilà revenus à la Belle Époque ... Là encore, on peut admirer des façades étonnantes ... Des balcons vraiment incroyables ... On arrive assez vite au niveau de l'église San Stefano. On passe derrière et on grimpe le long d'une petite rue, espérant trouver ainsi l'entrée de l'édifice. En face de nous, une jolie fontaine ... Et puis des maisons splendides. Vraiment splendides ! Les heures glorieuses de Gênes le furent vraiment ! Voyez ces décors tarabiscotés ! Les tailleurs de pierre devaient s'en donner à cœur-joie. Et ces portes ! Voilà, je crois que nous tenons le bon bout ... Voici l'entrée de l'église. Et coup de chance, elle est ouverte ! L'intérieur est impressionnant. C'ets ici que fut baptisé Christophe Colomb. Dans cette jolie petite chapelle. En ressortant, on a une jolie vue sur la rue du XX Septembre. On reprend notre chemin en sens inverse. On remonte jusqu'au Teatro Carlo Felice. Sur les marches du Palais Ducal, le Festival des Fanfares se précise ... On s'enfonce à nouveau dans les petites rues. Toujours ces vierges dans des niches, à chaque coin de rue. Et puis de jolies statues un peu partout, même au-dessus de nos têtes. Là, c'est la Piazza delle Fontane Marose. C'est ici que nous avions pris notre hôtel, la première fois que nous étions venus ... On est tout de suite dans la Via Garibaldi ... La rue des plus beaux palais de Gênes. Pareil, je vous les ai déjà tous fait visiter dix (!!!) fois ... Je me contenterai donc de vous les montrer, aujourd'hui. C'est à chaque fois un ravissement que de passer par ici. Ces dames sont au boulot ... et c'est moins sordide qu'au Bois de Boulogne ou sur la Promenade des Anglais ! Les messieurs font quand même leur marché ... C'est une ville vivante, Gênes. Culturelle et vivante. C'est sans doute pour cela que je l'aime autant. Allez, levez un peu le nez ... On arrive dans mon coin préféré ... Un quartier populaire, certes ... Un quartier attachant ... Nous nous arrêterons un moment sur cette placette. On a vraiment très chaud ... ... trop chaud ... ... et un verre glacé s'impose ! Nous voilà sur la Piazza dei Greci. Juste à côté de la Via delle Vigne ... C'est la Basilique Santa Maria delle Vigne ... Les maisons alentour viennent de finir d'être restaurées ... ... restituant enfin les jolies fresques des façades. Encore une de mes places préférées ... ;-) Et puis l'église est vraiment belle ! On y avait vu une crèche superbe, à la période de Noël ... En ressortant ... ... on remonte vers la place ... ... du Campetto. J'adore cette fontaine en hauteur, faite pour que les gens qui venaient chercher de l'eau n'aient pas à soulever leurs seaux ... Pratique, non ? Dans le magasin d'à-côté, un ancien palais, on a laissé la fontaine surmontée d'un Hercule impressionnant. Nous voilà devant un autre endroit que j'affectionne tout particulièrement, sur la Via Roma ... Cet autre endroit de perdition, c'est la pâtisserie des frères Klainguti. La boutique date de 1828 ... ... et le mobilier est toujours là. Quel régal que de venir prendre un petit café au bar, accompagné de ces brioches aux noisettes qu'affectionnait tellement verdi et que l'on nomma en son honneur des Falstaff ! Le décor un peu suranné est absolument charmant. Toute proche, la boutique Pietro Romanengo fu Stefano ... ... un chocolatier ... ... confiseur ... de haut vol. Retour sur la Piazza de Banchi ... Arrêt devant la charmante église San Pietro in Banchi ... Les bouquinistes sont ouverts mais, par malheur, je ne parle pas italien suffisamment bien pour comprendre ce que je lis. Nous revoilà sur le port ... ... devant le Palazzo San Giorgio. Les fanfares sont là et défilent ! Le Port Antique, remodelé par Renzo Piano, a fière allure. Le Bigo est prêt à grimper dans les airs ... Le glacier au rez-de-chaussée de la boutique Eataly a des parfums bien alléchants ... Dévalisera-t-on Eataly aujourd'hui ? Ou nous contenterons-nous plutôt de dévorer l'endroit ... des yeux ? Car on voudrait tout dévorer, chez Eataly ! Les meilleurs produits d'Italie sont rassemblés ici. Le royaume du Slow Food ... Un rêve, encore une fois ! On remonte une dernière fois la rue du XX Septembre. Les fanfares font leurs démonstrations, ... ... dans une ambiance très bon enfant. Il n'y a pas tant de monde que ça. Ce n'est pas une ville ultra-touristique, Gênes. Tant mieux, on en profite bien plus comme cela. Direstion le Palais Ducal et son exposition du moment. pas de photos dans le musée mais sachez néanmoins que si vous passez par là cet été, il faut aller la voir. Les œuvres de Mucha incluses dans des décors Art Nouveau venant de la galerie Wolfsoniana, quel spectacle enthousiasmant ! Fin de la journée devant l'aperitivo du musée ... Un Spritz pour Clem, un autre pour moi. Un Virgin Mojito pour Philippe qui doit conduire ... Le grand buffet d'antipasti à volonté ... Voilà de quoi terminer la balade en beauté ! Le soleil est en train de se coucher. On reprend la route ... mais je sais que nous reviendrons vite ! Bon, eh bien maintenant, il va bien falloir l'évoquer, ce 14 Juillet ... Funeste journée ... Elle avait pourtant bien commencé ... Un joli feu d'artifice à Cannes ... Le Mexique était aux commandes ... Le ciel était bien dégagé. Et puis les mauvaises nouvelles qui tombent. Les copains des enfants qui appellent pour prévenir que quelque-chose de terrible se passe à côté d'eux, sur la Promenade des Anglais ... Dieu merci, nous sommes tous à Cannes mais l'horreur nous sidère pendant de longues heures ... Alors oui, nous sommes Nice. Nous sommes le monde entier, d'ailleurs ... On va continuer à vivre. On ira au marché choisir les plus beaux fruits ... On croquera dans une figue bien mûre comme on croque la vie ... On regardera les fleurs s'ouvrir ... La vie doit continuer ... Allez, je vous emmène vous réchauffer le coeur à la Maison Corse Jean-Pierre, le frère de Philippe, est venu nous rejoindre pour quelques jours ... Une Pietra bien fraîche ... On partagera des repas tous ensemble. Rien n'est plus important que la famille ... On cuisinera des choses simples, qui sont souvent les meilleures ... Des fois, la cuisine, ça redonne un sens à la vie ... Vive les pique-niques nocturnes en plein air ! Quand la famille arrive dans notre coin, on essaye de la recevoir du mieux possible ... Une balade en mer ... Une bouteille de Frizzantino glacée et de gros cubes d'un excellent parmesan ... Une salade de trofie ligures au pesto de Gênes, jambon de Parme, copeaux de parmesan et tomates rôties au thym citron. Pour le dessert, un tiramisu aux abricots poêlés et à la verveine ... Dîner prêt en une heure chrono, figurez-vous, et en sortant du boulot ! Les chiens ont moins de chance, ce soir ... Pendant que les enfants se baignent ... ... la lune se lève ... Vous avez vu cela ? Pour moi, c'est la première fois que je vois un truc comme ça !!! Vous avez vu cette drôle de forme ? Et cette couleur ? C'est juste incroyable et cela laisse augurer une soirée qui sera, c'est sûr, excellente ! La famille restant ici une semaine, on sort tous les soirs. Le rythme des vacances ... tout en bossant sec la journée ! Au bout de t ro is ou quatre jours, je commence bien à sentir que je travaille encore ! Ça, c'est la vie dans le Midi ! ;-) La soirée au Pam Pam étant incontournable, on y sacrifie volontiers ... Les danseuses brésiliennes font bouger la salle ... La musique est à fond ! Impressionnants cocktails ou énormes glaces, tout le monde est content, à la fin. Une dernière soirée mojitos avec les cousins ... Cette petite semaine a fait du bien à tout le monde, je crois ! Bien, dernier moment sympathique pour aujourd'hui ... Notre traditionnel dîner d'été au bord de l'eau avec les meilleurs copains ! Cette année, un grand mezze libanais ... Je pense que ça plaira à tout le monde. Autour d'une immense citronnade libanaise, à la fleur d'oranger et à la menthe ... Bon, il y aura aussi du vin et de l'arak, hein ? Une fois le thème du dîner trouvé, il faut planter le décor. Il paraît que Beyrouth, ça ressemble un peu à Cannes ... ... alors on optera pour une décoration alliant soleil et mer. J'ai trouvé de très jolies étoiles de mer en céramique chez Geneviève Lethu. Il y a encore un rayon de soleil ... ... mais cela ne devrait pas durer. On nous a prévu le pire, pour ce soir. J'ai placé des coupelles de navets au vinaigre et de piments verts ... Le buffet est dressé ! Et il y aura des choses à manger ! ;-) 19 plats, dont 4 desserts, il y aura de quoi faire ! Je vais vous mettre ici toutes les recettes à la suite. Vous ferez votre propre choix ... On commence par les divines petites saucisses libanaises ... Les makanek ... Ingrédients : - 1 kg d'épaule de mouton un peu grasse - 1 boyau de mouton - 1/2 verre de vin blanc - 18 g de sel - 3 g de poivre blanc - 2 cuillerées à café de coriandre en poudre - 1 cuillerée à café pleine d'épices variées Mélange d'épices : - 75 g de gingembre, - 20 g de clou de girofle, - 15 g de poudre de noix de muscade, - 10 g de cannelle en poudre, - 10 g de poivre noir. Préparation : Coupez la viande en petits morceaux. Mettez la viande dans un récipient et ajoutez-y le vin, le cognac, le sel, le poivre et les épices. Mélangez le tout et gardez au frais 12 h en retournant de temps en temps la viande. Embossez la saucisse en plaçant le boyau sur un entonnoir spécial. Si vous n'avez pas de machine, vous pouvez le faire à la main. C'est un peu plus long mais ça marche bien. Tenez alors l'entonnoir d'une main et faites pénétrer la farce avec le pouce de l'autre main. Faites des noeuds tous les 5 cm. Suspendez les saucisses à l'air, au frais, une journée pour les faire sécher. Puis rangez-les au réfrigérateur. Vous pouvez aussi les congeler. Vous les servirez passées à la poêle, avec quelques gouttes de jus de citron ... Kefta de Viande Hachée Épicée ... Ingrédients : - 450 g viande hachée (boeuf ou mouton ou un mélange des deux) - 1 oignon râpé - 1/2 bouquet de persil plat, feuilles hachées - 1 cuillerée à café de sel - 1/2 cuillerée à café de cannelle - 1/2 cuillerée à thé de piment de la Jamaïque - 1/4 cuillerée à café paprika - 2 tranches de pain de mie, trempées dans l'eau puis pressées entre vos mains pour enlever un maximum de liquide. - 1 jaune d'œuf Préparation : 1. Mixez l'oignon, le persil et les épices dans un robot culinaire. Ajoutez ensuite à la viande. Mélangez bien. 2. Divisez le mélange de viande en boules de la taille d'une balle de golf. Insérez au centre de chaque boule une brochette ou une branchette de romarin dont vous ne garderez qu'une touffe terminale de branche et étirez la viande autour de la pique jusqu'à obtenir une quenelle allongée. 2. Posez vos brochettes sur la plancha et faites-les cuire une dizaine de minutes en les retournant régulièrement. 3. Servez avec du persil haché, de l'oignon haché et quelques pincées de sumac, dans des pains pita. Sambusek jebneh ... ou Chaussons au Fromage ... Ingrédients pour deux douzaines : - 3 tasses de farine tout usage - 1 cuillerée à café de sel - 1 cuillerée à café de levure chimique - 1/2 tasse d'huile ou de beurre clarifié - 3/4 tasse d’eau - 1 oeuf battu avec une fourchette Pour la farce : - 2 1/2 tasses de feta émiettée - 1/2 tasse de persil plat haché - 2 blancs d'oeufs - 1/2 cuillerée à café de poivre - 1/2 cuillerée à café de quatre-épices Préparation : 1. Placez la farine, la levure et le sel dans un grand saladier. Mélangez. Ajoutez l'huile en un mince filet tout en remuant. Ajoutez l'eau graduellement jusqu'à ce que la pâte ne colle plus. Farinez légèrement et couvrez avec une serviette humide pendant 30 minutes. 2. Mélangez ensemble les ingrédients de la farce. Couvrez et mettez de côté. 3. Préchauffez le four à 190°C. Roulez la pâte jusqu'à ce qu'elle soit très mince et découpez-la en cercles de 8 cm. Placez une cuillère à soupe de farce sur la moitié d’un cercle, repliez en demi-lune, chiquetez les bords, et placez sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Badigeonnez avec l’œuf battu. Faites cuire au four pendant environ 15 minutes ou jusqu'à ce que les chaussons soient dorés. NB : Vous pouvez congeler ces chaussons, avant cuisson, et les faire cuire directement à la sortie du congélateur en rallongeant le temps de cuisson de quelques minutes. Fatayer bel sabanekh / Fatayer aux Épinards ... La recette vient de l'excellent blog Paris-Alep qui traite beaucoup de cuisine syrienne ... Ingrédients : Pour la pâte : - 500 g de farine - 1/2 pot de yaourt - 125 ml d’huile végétale - 125 ml d’eau - 1 sachet de levure boulangère - 1/2 cuillerée à soupe de sucre en poudre - 1/2 cuillerée à café de sel Pour la farce : - 300 g d'épinards surgelés - 1 petit oignon - 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive - ½ cuillerée à café de paprika - 1/2 cuillerée à café de cumin en poudre - 1 cuillerée à soupe de sumac en poudre - 2 cuillerées à soupe de jus de citron - 1 jaune d'oeuf pour badigeonner Préparation : 1. La pâte : Diluez le levure dans un peu d’eau prélevée sur la tasse. Ajoutez le sucre. Mélangez tous les ingrédients ensemble, pétrissez, puis laissez reposer la pâte pendant 2 heures. 2. Pour faire la farce, émincez finement l’oignon. Faites-les revenir dans une poêle avec l’huile. Ajoutez les épinards, le sel, les épices et le jus de citron. La farce est prête dès que les épinards sont bien secs. 3. Étalez la pâte au rouleau puis découpez des petits cercles d’environ 7cm de diamètre à l’aide d’un verre. Placez une cuillerée de farce au centre. Refermez en pinçant les 2 premiers bords vers le centre … Puis le 3ème, on obtient ainsi un petit chausson. Pour finir, badigeonnez de jaune d’oeuf et ajoutez des graines de sésame et de nigelle. Enfournez pour 10-15 min dans un four préchauffé à 180 °. Les fatayer se mangent chauds ou froids Chou-Fleur Sauté aux Épices ... Pour 6 personnes Ingrédients : - 1 chou-fleur, fleurettes séparées et lavées - 1/3 tasse d'huile d'olive - 4 cébettes - 1/2 cuillerée à café de curcuma - 1 cuillerée à café de cumin - 6 gousses d'ail réduites en purée - 1 cuillerée à café de sel (ou selon goût) - 1/2 cuillerée à café de coriandre en poudre - 1 cuillerée en poudre de sumac Préparation : 1. Placez les bouquets de chou-fleur dans une poêle profonde avec un couvercle. Ajoutez une tasse d'eau et portez à ébullition. Laissez les fleurettes cuire pendant environ 10 minutes. Retirez alors le couvercle et laissez l’eau s’évaporer complètement. 2. Égouttez et réservez le chou-fleur. Versez l'huile dans la poêle et faites chauffer avec les cébettes hachées, l'ail et les épices sèches en remuant. Ajoutez le chou-fleur dans la poêle, remuez bien et faites-le sauter jusqu’à ce qu’il ait prenne une couleur bien dorée. Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire et transférez sur le plat de service. Servez chaud ou à température ambiante, avec à côté, un petit pot de sauce tarator. Hummos ... ou Purée de Pois Chiches au Tahini ... Ingrédients : - 2 boîtes de pois chiches ou 225 g de pois chiches secs (de façon à obtenir environ 450 g de pois chiches cuits). Si vous utilisez des pois chiches secs, faites-les tremper dans l'eau froide pendant une nuit et ajoutez à l'eau une cuillère à café de bicarbonate de soude. Égouttez-les le lendemain et faites-les ces faire cuire dans 4 tasses d'eau pendant au moins 1 heure jusqu'à ce qu'elles soient très tendres. Si vous utilisez des pois chiches en conserve, égouttez-les et placez-les dans une casserole, couvrez d'eau et mettez sur le feu pendant 30 minutes pour débarrasser les pois du goût métallique de la boîte. Quand les pois chiches ont refroidi, frottez-les pour se débarrasser des peaux autant que possible. Cette option est facultative ... mais conseillée ! - 3/4 tasse de tahini (ou plus en fonction de vos préférences personnelles). Vous aurez besoin de remuer le contenu du pot avec une cuillère en bois parce que l'huile a tendance à remonter à la surface. - 1/2 tasse de jus de citron, fraîchement pressé si possible. - 1/2 tasse d'eau tiède, de préférence celle dans laquelle les pois chiches ont cuit - 5 gousses d'ail pilées Préparation : 1. Après la cuisson, les pois chiches jusqu'à ce qu'ils soient très tendres, ou mijoter les ceux en conserve, les mettre de côté et laisser refroidir un peu pendant que vous préparez les autres ingrédients.Soyez prêt et à proximité du jus de citron, l'ail écrasé et tahineh avec une cuillère à café de sel. 2. Égouttez les pois chiches, mais gardez environ 1 tasse de leur eau de cuisson. Gardez 1/4 tasse de pois chiches pour la décoration. Mixez les pois chiches restants dans votre processeur pour obtenir une pâte onctueuse. 3. Ajoutez le tahini, puis le jus de citron et l'ail. Si elle est trop épaisse, ajoutez un peu d'eau de cuisson, 1/4 tasse à la fois. Goûtez. Rectifiez l'assaisonnement avec un peu plus de jus de citron, d'ail, ou de tahini si vous le désirez. 4. Versez le hummos dans un bol, garnissez avec les pois chiches entiers et un peu d'huile d'olive extra-vierge et une pincée de paprika, si vous le souhaitez. Servez avec du pain pita frais. Labneh aux Herbes ... Ingrédients : - 350 g de yaourt entier à la grecque - 2 gousses d'ail - sel selon votre goût - 1/4 tasse de menthe fraîche - 1/4 tasse de persil plat frais - 1/4 tasse d'aneth frais - 2 échalotes Préparation : 1. Faites égoutter le yaourt pendant plusieurs heures, une nuit si possible, au-dessus un tamis tapissé d'une gaze. 2. Hachez le persil, l'aneth, les échalotes et la menthe très finement. Hachez l'ail avec un peu de sel dans un mortier. Mélangez ensemble les herbes, l'ail et le labneh. Servez bien frais. Le Vrai Tabbouleh ... Ingrédients : - 1 bouquet de persil italien - 1 gros oignon (ou 4 oignons verts) - 1 bouquet de menthe fraîche - 4 grosses tomates - 1/2 tasse de boulgour fin - 2 ou 3 citrons - 1/2 tasse d'huile d'olive extra vierge - sel, poivre Préparation : 1. Lavez et séchez le persil et la menthe. 2. Prélevez-en les feuilles et jetez les tiges. 3. Hachez les herbes très, très finement au couteau. 4. Lavez les oignons et hachez-les très finement. 5. Lavez les tomates et coupez-les en très petits petits cubes. 6. Rincez le boulgour, et faites-le tremper dans un bol pendant 3 minutes avec juste assez d'eau froide ou de jus de citron pour le couvrir . Ensuite, égouttez dans une passoire en appuyant avec une cuillère en bois jusqu'à ce qu'il soit sec. 7. Assemblez le tabbouleh: Dans un saladier, mettez le persil et la menthe, puis l'oignon, puis les tomates, puis le boulgour. 8. Préparez la vinaigrette avec le jus de 2 gros citrons (environ 1/2 tasse ), l'huile d'olive et l'assaisonnement, selon votre goût. Fouettez pour émulsionner. 9. Verser la vinaigrette sur le tabbouleh juste avant de servir et mélangez bien. 10. Servez bien frais. Mouttabal ou Caviar d'Aubergines ... Ingrédients pour 6 à 8 personnes : - 2 grandes aubergines brillantes (il faudra obtenir à peu près 450 g de chair une fois cuites) - 2 cuillères à café de purée d'ail frais - Le jus d'un citron - 3 cuillerées à soupe de tahini - 2 cuillères à café de mélasse de grenade (facultatif mais conseillé) Préparation : 1. Placez les aubergines sous le grill de votre four et laissez leur peau brûler légèrement, en les retournant souvent. Lorsqu'elles sont uniformément noires, laissez-les refroidir sur une surface plane puis pelez-les. 2. Récupérez la chair et placez-la dans un grand tamis. Laissez égoutter pendant une heure ou plus.Utilisez ce temps pour écraser l'ail avec un peu de sel, le jus de citron, et de mesurer le tahini dans un petit bol. Vous pouvez mélanger tous les ingrédients ensemble. 3. Mettez la chair des aubergines dans un bol avec le mélange tahini, ail et jus de citron. Écrasez le mélange avec un pilon en bois ou une cuillère de manière à combiner tous les ingrédients, tout en préservant la texture épaisse. Assaisonnez. Ajoutez 2 cuillères à café de mélasse de grenade si vous aimez le goût sucré/acide. Goûtez à nouveau. 4. Dressez dans un joli bol, avec délicatesse et amour, comme le précise joliment Joumana, et garnissez avec un peu d'huile d'olive. Vous pouvez ajouter quelques graines de grenade. Servez à température ambiante . Haricots Verts à la Sauce Tarator ... Ingrédients : - 250 g de haricots verts équeutés - 1/2 tasse de tahini - 2 gousses d'ail épluchées - 1/2 tasse de jus de citron - 1/3 tasse (ou plus) d'eau - Sel - persil haché Préparation : 1. Faites bouillir ou cuire à la vapeur les haricots. Écrasez l'ail dans un mortier avec une pincée de sel et transférez la pâte d'ail dans un bol. Versez dessus le tahini, le jus de citron et l'eau en remuant sans cesse jusqu'à ce que la sauce soit lisse et onctueuse. Si elle est trop ferme, ajoutez encore de l'eau. 2. Goûtez et rectifiez l'assaisonnement. Versez sur les haricots, remuez bien, ajoutez un peu de persil et servez. Kibbet al-batata ... ou Kibbe à la Pomme de Terre ... Ingrédients pour 8 personnes (ou deux fois plus dans un buffet ..) - 8 pommes de terre moyennes pour purée - 1 gros oignon - 3 verres de boulgour fin trempé dans l’eau pendant deux heures - 2 cuillerées à soupe de farine - Sel, poivre blanc, - ½ bouquet de menthe - 1/2 cuillerée de paprika doux - 1/2 cuillerée à café de cannelle Pour la farce : - 8 oignons moyens - 1 verre de pois chiches cuits - Sel, poivre, une pincée de piment de la Jamaïque, une pincée de cannelle - 2 cuillerées à soupe de sucre - 3 cuillères à soupe d'huile Préparation : 1. Préparez la farce, qui peut être faite la veille : faites chauffer l'huile d'olive et faites revenir les oignons coupés en lamelles très fines, saupoudrés de sucre, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Saupoudrez-les de cannelle et de poivre de la Jamaïque, salez et poivrez bien, puis ajoutez les pois chiches, mélangez bien et éteignez le feu. 2. Préparez le boulghour et les pommes de terre : Placez le boulghour dans un bol et rincez-le sous l'eau courante. 3. Faites bouillir les pommes de terre dans de l'eau jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Épluchez-les et écrasez-les au presse-purée. Placez-les dans un grand saladier. Pilez les feuilles de menthe avec l’oignon dans un mortier. Ajoutez-leur les épices, le sel et le boulgour. Ajoutez enfin les pommes de terre en purée et pétrissez jusqu’à obtenir une pâte homogène. 4 Huilez un plat en pyrex allant au four. Transférez dedans la moitié du mélange de pommes de terre et boulgour. Remplissez un petit bol avec de l'eau et avec les doigts humides, étalez la pâte de pommes de terre dans le moule en une couche fine et lissez. 5. Étalez la farce d’oignons et boulgour. Placez le reste de la pâte de pommes de terre sur la garniture, un peu à la fois, en lissant avec les mains. Tracez avec la pointe d’un couteau deux lignes en forme de croix allant jusqu’au fond du plat et d’autres plus superficielles formant des triangles et des trapèzes (voir photo). Ajoutez de l’huile d’arachide de façon à ce qu’elle couvre la surface du plat. Mettez à four chaud jusqu’à obtenir une coloration dorée, soit de 25 à 30 minutes. Servez tiède ou froid. Pommes de Terre au Pesto de Coriandre ... Un délicieux plat du Sud du Liban ... Ingrédients : - 700 g de petites pommes de terre - 2 cuillères à soupe d'ail écrasées avec une cuillère à café de sel (environ 12 gousses) - 1 bouquet de coriandre, feuilles hachées - 1 cuillère à café de flocons de piment fort ou 1 piment fort, frais et haché finement - 1 citron, en jus ou en quartiers et présenté avec le plat - 3 tasses d'huile végétale pour frire les pommes de terre - 3 cuillères à soupe d'huile d'olive extra-vierge Préparation : 1. Première étape: Faire le pesto à la coriandre (Aliyeh). Il peut être fait à l'avance. Écrasez les gousses d'ail avec le sel dans un mortier. Chauffez l'huile d'olive dans une petite poêle et ajoutez l'ail et le coriandre hachée. Faites frire le mélange pendant deux minutes jusqu'à ce qu'il soit parfumé. Ajoutez le piment ou les flocons de chili. Faites frire une minute de plus. Retirez du feu. 2. Deuxième étape: Faire frire les pommes de terre.Pelez les pommes de terre et coupez-les en petits dés. Placez-les dans un bol d'eau froide au fur et à mesure. Séchez les pommes de terre coupées et faites chauffer les 3 tasses d'huile dans une friteuse.Faites frire les pommes de terre jusqu'à ce qu'elles soient dorées et retirez-les de la friteuse en les plaçant sur une assiette recouverte de papier absorbant pour absorber l'huile en excès. 3. Ajoutez les pommes de terre au pesto d'ail et de coriandre. Mélangez bien. 4. Pressez le jus d'un citron sur les pommes de terre ou servez avec des citrons en quartiers sur le côté de l'assiette. 5. Servez à température ambiante. Laban bi khyar / Yaourt au Concombre ... Une recette de Paris-Alep, encore une fois ... Ingrédients : - 4 yaourt à la grecque (600g) - 1 concombre normal ou 3 petits concombres libanais - 2 cuillerées à soupe de menthe séchée - 2 gousses d’ail - 1 cuillerée à café de sel - de la menthe fraîche pour décorer Préparation : Mélangez les yaourts pour les assouplir. Rincez le concombre et coupez-le en petit dés.. Ajoutez les dés de concombres au yaourt, la menthe séchée, l’ail pilé et le sel. Mélangez. Réservez au frais. Feuilles de Vignes Farcies ... Ingrédients : - 500 g de feuilles de vignes en bocal - 500 g de riz - 175 g de cébettes hachées - 2 gros oignons hachés - 25 g de persil plat dont vous hacherez les feuilles - 15 g d'aneth haché - 45 cl d'huile d'olive - 4 cuillerées à soupe de pignons - 60 cl d'eau bouillante - 5 cuillerées à soupe de jus de citron Préparation : 1. Rincez les feuilles de vigne et enlevez les grosses nervures. Portez une casserole d'eau à ébullition et y blanchir les feuilles par petites quantités. Égouttez-les et laissez-les refroidir. Couvrez le fond d'une grande casserole des feuilles de vigne abîmées du bocal. 2. Mettez la cébette et les oignons dans une passoire. Saupoudrez d'un peu de sel et mélangez. Rincez et pressez pour éliminer le plus d'eau possible. 3. Mélangez le riz, les oignons, les herbes, la moitié de l'huile, les pignons de pin et les raisins dans une poêle. Salez et poivrez. Ajoutez un grand verre d'eau et placez à feu doux pour que l'eau soit absorbée par le riz et que ce dernier commence à ramollir un peu. Retirez du feu. 4. Étalez une feuille de vigne sur le plan de travail, face brillante contre le plan. Déposez une cuillerée à soupe de farce au riz au milieu. Repliez les coins sur la préparation et roulez la feuille sans serrer pour obtenir un petit ballot. Continuez jusqu'à épuisement des ingrédients. 5. Disposez les ballots bien serrés dans la sauteuse, côte à côte, jointure vers le bas. Faire plusieurs couches si nécessaire. Versez doucement l'huile restante, l'eau bouillante et le jus de citron sur les feuilles de vigne. Posez un poids sur les feuilles de vigne pour qu'elles ne s'ouvrent pas pendant la cuisson, par exemple une assiette retournée. Couvrez la casserole et portez à ébullition. Baissez le feu et laissez mijoter une quarantaine de minutes, jusqu'à ce que toute l'eau soit absorbée. Retirez du feu, placez une serviette en coton entre la casserole et le couvercle, pour absorber la vapeur, et laissez refroidir. Muhammara ... ou Purée de Poivrons aux Noix ... Ingrédients pour obtenir 400 g de muhammara ... - 3 grands poivrons rouges - 4 gousses d'ail - 50 g de noix (mais vous pouvez doubler la dose facilement) - 3/4 cuillerée à café de cumin moulu - 1 cuillerée à soupe de mélasse de grenade - 1 petit oignon blanc - 1 cuillerée à café de paprika fumé - 1 cuillerée à soupe de sel - 1/4 tasse d'huile d'olive Préparation : 1. Placez les noix dans un bol, ajoutez de l'eau pour couvrir et laissez tremper pendant une heure. 2. Pelez les gousses d'ail, hachez et mettez-les dans un mortier avec du sel. Pilez et récupérez une purée l'ail. 3. Lavez les poivrons et déposez-les sur une plaque couverte de papier d'aluminium sous le gril du four, en les retournant au bout de quelques minutes jusqu'à ce que la peau soit bien carbonisée. À ce stade, placez les poivrons dans un sac en plastique avec quelques cuillères à soupe d'eau, fermez le sac hermétiquement pendant 10 minutes. Ouvrez le sachet et décollez les peaux de poivrons. Coupez les poivrons et jetez toutes les graines et les parties blanches de l'intérieur, ainsi que la tige. 4. Pelez l'oignon et coupez-le en quartiers. 5. Placez les poivrons, l'oignon, l'ail écrasé, les noix égouttées, le cumin, la mélasse de grenade, le piment rouge en pâte ou le paprika fumé et l'huile d'olive dans le bol d'un robot culinaire. Mixez pendant une minute ou jusqu'à ce que le mélange soit lisse mais toujours épais et avec une certaine texture. Goûtez pour rectifier l'assaisonnement et transférez la sauce dans un bol. Couvrez et réfrigérez. Bien, je crois qu'on en a fini avec les choses salées !!! :-) Passons au sucré, maintenant ... C'est toujours apprécié, un bon choix de desserts, sur un buffet. Chacun pioche dans ce qu'il veut ... et les plus gourmands goûteront à tout ! Avec un thé à la menthe ou un café blanc ... Elle est pas belle, la vie ? Mouhallabieh ... Ou petits flans aux parfums orientaux ... Ingrédients pour 6 personnes : (ou bien plus de plus petites portions, comme ici ...) - 1 l de lait entier - 100 g de maïzena (ou de farine de riz, plus classiquement) - 125 g de sucre en poudre - Eau de fleur d'oranger (de la vraie de bonne qualité, pas de l'arôme artificiel) - 1 cuillerée à café de gomme arabique pilée ou mieux, de mastic - Pistaches non salées grossièrement hachées pour décorer Préparation : 1. Diluez la maïzena avec un peu d'eau et mélangez bien pour éviter les grumeaux. Ajoutez alors le reste du lait et le sucre en poudre. Faites chauffer sur feu moyen et tournez jusqu’à épaississement. Ajoutez alors la gomme arabique et l'eau de fleur d'oranger (goûtez au fur et à mesure que vous en ajoutez, les différentes marques ont des puissances aromatiques très différentes et si l'on en met trop, le dessert prend une amertume pas forcément plaisante ...). Laissez bouillir encore 2 minutes en mélangeant encore. Attention à ne pas laisser brûler le fond de la casserole. Baissez le feu et continuez à laisser épaissir cette crème selon votre goût. Si elle est très épaisse, vous pourrez démouler vos flans lorsqu'ils auront refroidi. Si elle est plus légère, vous les servirez tels quels ... 2. Versez dans des ramequins passés rapidement sous l'eau froide et égouttés mais non séchés et mettez au frais une nuit au moins. 3. Pour servir, je confectionne un sirop avec du miel liquide au parfum pas trop prononcé (le miel d'oranger se prête bien à cet exercice ...) et un peu d'eau de rose ... Je démoule, ou pas, mes petits mouhallabieh bien frais et je les arrose de ce sirop bien frais ... Je parsème de pistaches concassées ... ou, comme ici, d'amandes effilées. je n'avais plus de pistaches, au moment de servir ! ;-) Knafeh bel jebneh ... Ingrédients : - 250 g de pâte knafeh ( elle se vend par paquet de 500g, sous le nom de pâte kadaïf) - 250 g de brousse - 125 g de beurre clarifié - un peu de lait - 250 ml de sirop de sucre ( - une poignée de pistaches décortiquées non salées Préparation : 1. Dans le bol d’un robot, placez les 250 g de pâte, et mixez très finement, de façon à obtenir de petits vermicelles) 2. Faites fondre le beurre et mélanger à la pâte hachée. Laissez reposer une trentaine de minutes, le temps que la pâte absorbe le beurre. 3. Chemisez un moule rond (à tarte) de papier sulfurisé (pour faciliter le démoulage). 4. Ajoutez un peu de lait pour humidifier et ramassez la pâte et déposez la moitié dans le moule. Aplatissez avec les mains. Etalez ensuite le fromage par-dessus sur toute la surface. Enfin, déposez l’autre moitié de pâte et égalisez la surface. Enfournez dans un four préchauffé à 180°C pendant 25 minutes environ, le temps que le fond prenne une couleur dorée. À la sortie du four, retournez le moule sur une assiette de présentation. Puis arrosez généreusement de sirop de sucre froid et parsemez de pistaches concassées ou moulues. Un Baklava en 10 minutes ... Juste divin ... merci Joumana ... Ingrédients pour un plat de 23 cm x 33 cm, soit 24 baklavas ou 48 mini-baklavas : - 350 g de pistaches pelées et hachées grossièrement dans un robot culinaire (j'ai utilisé un mélange de pistaches et d'amandes à parts égales, torréfié au four une dizaine de minutes) - 1 tasse de sirop. Voir la note sur la façon de rendre le sirop au bas de la recette. - 1 tasse de beurre non salé, fondu et clarifié. (Voir la note en bas de la recette sur la clarification de beurre) - 1 paquet de 500 g de pâte phyllo Préparation : Avant de commencer assurez-vous que tous les ingrédients sont prêts et placés à proximité, sur votre plan de travail. Première étape : Placez les pistaches et les amandes hachées dans un bol et versez 4 cuillerées à soupe de beurre fondu dessus, ainsi que 2 cuillerées à soupe de sirop. Mélangez de façon à bien enrober les amandes et les pistaches concassées.Graissez votre plat avec un peu de beurre fondu. Deuxième étape : Ouvrez le paquet de pâte phyllo et déroulez-le. Placez votre plat sur le paquet de feuilles et découpez les feuilles avec une paire de ciseaux, de la taille du plat + 1 petit cm. Gardez les chutes, surtout, qui seront utilisées froissées pour donner du volume au gâteau. Couvrez ces restes d'un torchon humide. Troisième étape : Versez deux cuillerées à soupe de beurre clarifié sur le plateau. Étalez avec un pinceau.Prenez 2 feuilles de pâte phyllo et placez-les au fond du plat. Badigeonnez de beurre clarifié. Prenez 2 autres feuilles, répétez l'opération. Prenez encore 2 autres feuilles, puis 2 autres puis enfin 2 encore, jusqu'à ce 10 feuilles aient été utilisées. Couvrez les feuilles restantes avec le torchon humide. Quatrième étape : Prenez 1 feuille de chute de pâte et froissez-la comme un morceau de papier de soie. Placez dans le plat, par-dessus les feuilles précédentes. Continuez en froissant les autres chutes et placez-les côte à côte, de façon à remplir toute la surface du plat. Versez du beurre sur ces feuilles froissées. Cinquième étape : Placez deux grandes feuilles de pâte sur le dessus des feuilles froissées pour préparer une surface suffisamment lisse pour placer les pistaches et les amandes.Répartissez les pistaches et les amandes et lissez avec une grande spatule. Sixième étape : Maintenant que le plat est recouvert d'une couche de pistaches et d'amandes, couvrez avec les dernières feuilles de pâte phyllo, en travaillant avec deux feuilles à la fois, comme au début, en brossant à chaque fois avec un peu de beurre. Septième étape : Prenez un couteau avec une pointe émoussée ou une spatule et passez-la tout autour de la casserole en rentrant la pâte Phyllo à l'intérieur du moule.Avec un grand couteau bien aiguisé, coupez 3 colonnes (mesurer avec une règle si vous le souhaitez) et 4 lignes. Vous allez obtenir 12 carrés. Coupez les lignes diagonales dans les cases pour obtenir 24 triangles si vous voulez des triangles.Arrosez de beurre clarifié.Placez le moule dans un four à 180°C pendant 45 minutes ou jusqu'à ce que le baklava semble croustillant et joliment doré. Huitième étape : Versez le sirop sur le baklava quand vous le sortez du four. Pour ce faire, utilisez une cuillère et versez le sirop chaud, une cuillerée à la fois dans les sections coupées du baklava. Après avoir arrosé de sirop, laissez reposer à découvert pendant quelques heures, puis coupez chaque morceau avec un couteau pointu. Le baklava se conservera très bien jusqu'à trois semaines ... mais il m'étonnerait fort qu'il résiste aux assauts de vos invités plus de ... trois heures ? ;o) Comment faire le beurre clarifié ? Prenez 500 g de beurre non salé et placez-le dans une casserole à fond épais. Laissez le beurre fondre lentement, il va mousser en surface. enlevez cette mousse avec une cuillère à mesure qu'elle se forme. Laissez fondre complètement le beurre. Quand le beurre est clair, transférez-le dans un pot à travers un tamis sur lequel vous avez placé une serviette en papier ou un filtre à café. Le beurre clarifié est le liquide jaune clair qui reste. Lorsque vous êtes prêt à l'utiliser, il doit être réchauffé lentement. Le beurre clarifié se garde couvert dans le réfrigérateur pendant jusqu'à un an. Comment préparer le sirop ? Mesurez deux tasses de sucre et une tasse d'eau et placez l'ensemble dans une casserole. Portez à ébullition, en remuant de temps en temps et faites bouillir pendant 10 minutes. Ajoutez une cuillère à café de jus de citron frais au sirop et laissez bouillir une minute de plus Ajoutez alors l'eau de rose et la fleur d'oranger et retirez du feu. Ce sirop, vous pourrez le garder pendant plusieurs semaines dans un contenant fermé au réfrigérateur. Namoura ... Une recette du blog "Cahier de Cuisine" ... Pour 6 personnes (Pour mon buffet, j'ai doublé les doses ...) Ingrédients : • 250 g de semoule de blé dur, moyenne ou grosse • 50 g de sucre • 5 cuillères à soupe d'huile végétale • 200 g de yaourt nature • 1 sachet de levure chimique • 1 sachet de sucre vanillé • Des amandes effilées pour la décoration • eau de rose Pour le sirop : • 150 g de sucre • 150 ml d'eau • 20 g de beurre • 3 cuillerées à soupe de jus de citron • eau de rose Préparation : 1. Dans un saladier, mélangez la semoule, le sucre, la levure et le sucre vanillé. 2. Ajoutez l'huile, le yaourt et une cuillère à café d'eau de rose puis mélangez à nouveau. 3. Versez dans un moule beurré rectangulaire en façonnant une couche d'environ 2 cm d'épaisseur bien plane. 4. Disposez une amande effilée au centre de chacun des petits carrés que vous découperez après la cuisson. 5. Faites cuire à four chaud à 180° pendant 20-30 minutes. Pour le sirop : 1. Dans une casserole, versez l'eau et le sucre. Portez à ébullition. 2. Ajoutez le jus de citron et laissez bouillir à feu moyen pendant 10 minutes. Mélangez de temps en temps. 3. Retirez du feu puis ajoutez le beurre et une cuillère à café d'eau de rose. 4. Une fois le gâteau cuit, coupez en petits carré autour des amandes effilées et arrosez uniformément avec le sirop bien chaud. Allez, quelques photos maintenant de la soirée ... La jeunesse a bon appétit ... Les plus vieux aussi ! On hésite jusqu'au dernier moment à ressortir les tables ... ... mais l'orage gronde et je ne voudrais pas que la soirée soit ruinée par une averse. Alors on commence la soirée dedans ... ... et on est bien content de notre choix car un terrible orage s'abat sur tout le monde au beau milieu du repas! L'arak rafraîchit l'atmosphère ... Comme d'habitude, tout le monde est content de se retrouver ... Les gens se rencontrent ... ... bavardent ... J'espère que cette tradition du repas estival se poursuivra encore longtemps !!! Déjeuner de restes -de beaux restes- au boulot de Philippe le lendemain midi ... Paulo est venu nous rejoindre en vélo ... Il s'est découvert récemment une passion pour le vélo et son été cannois de glandouille lui permet de bien s'améliorer ... ;-) Mais ceci est une autre histoire, dont je vous reparlerai bientôt ! ;-) En attendant, passez un beau mois d'août ... On se retrouve à la rentrée ?

Source: questcequonmange.blogspot.com

Nombre de personnes - + 400 g de veau 400 g de veau 2 branches de thym 1 branche de romarin 6 gousses de ail 4 oignons 2 tranches de poitrine fumée 200 g de olive noire de Nyons ou de Provence 250 g de tomate confites 250 g de coeur d’artichaut 1 botte de oignon nouveau 300 g de champignon blancs frais Huile d'olive Beurre ½ sel 50 cl de vin blanc (sauvignon de Touraine ou Muscadet) Bouillon de pot au feu Gros sel de Guérande Poivre du moulin J'ajoute à ma liste de courses ustensiles 1 poêle 7€ sur Marmiton Boutique 1 cocotte 1 couvercle 1 couteau 20€10 sur Marmiton Boutique Préparation imprimer temps total : 2h30 Préparation : Prép. : 30 min Cuisson : 2 h Etape 1 Tendrons de veau à la mode troglo : A préparer la veille. Etape 2 Faire chauffer dans une poêle antiadhésive une noix de beurre et un filet d’huile d’olive. Etape 3 Y faire revenir les morceaux de tendrons et de poitrine de veau, découpés en larges morceaux de 8 à 10cm par votre boucher . Etape 4 Compter 2 minutes sur chaque face et mettre à part. Etape 5 Dans une large cocotte, déposer les morceaux de veau. Etape 6 Y ajouter les 4 oignons émincés finement, les 6 gousses d’ail entières, les 2 tranches de poitrine fumées découpées en carrés, le thym et le romarin. Etape 7 Saler et poivrer. Etape 8 Recouvrir de 50 à 75 cl de vin blanc et compléter avec du bouillon afin que tous les ingrédients soient plongés dans le jus de cuisson. Etape 9 Couvrir et laisser mijoter à feu très doux pendant 1h30 à 2h. Etape 10 C’est le secret d’une viande savoureuse. Etape 11 Pendant les 15 dernières minutes de cuisson, faire baigner les oignons nouveaux en botte, dans le haut de la cocotte, en veillant à ce qu’ils ne soient pas trop cuits. Etape 12 Couper le feu et ajouter aussitôt dans la cocotte les olives noires, les tomates confites (égouttées et rincées), les cœurs d’artichaut et les champignons émincés. Etape 13 Le lendemain, réchauffer à feu doux pendant 30 min et servir avec des tagliatelles. Note de l'auteur Ce plat, résultant d’envies croisées de blanquette de veau et de veau marengo, a été testé sur une cinquantaine de personnes le 20 mai 2006 au troglogite de Saint-Georges des Sept Voies. Conseils de vin : - sur un accord méridional, en écho avec le thym, les tomates confites et les artichauts, on peut envisager un Côtes-du-Rhône de Marcel Richaud ; - sur un accord en rupture avec le plat, on peut servir un Anjou rouge issu de cépage grolleau noir, par exemple la cuvée « les copains d’abord » de Joël Mesnard (domaine des Sablonnettes) ou la cuvée « le gros » de René Mosse, suffisamment structurés pour faire face au plat, mais en même temps dotés d’une vivacité, d’une fraîcheur et d’un fruité en opposition avec le riche bouillon du plat.

Source: marmiton.org

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