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Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen                  Monastère de Tatev Voilà les vacances finies, vacances riches en découvertes d’un pays totalement méconnu. Nous connaissons bien sûr tous des arméniens issus de la diaspora mais demandez autour de vous de placer l’Arménie sur une carte... peu de personnes sauront la placer correctement dans le Sud Caucase. Malgré une grosse amputation de son territoire, c’est un pays riche d’une histoire oubliée et pourtant passionnante. Fier d’être le premier pays chrétien, fier de ses savants, de son écriture et des ses monastères médiévaux, nostalgique d’un empire qui fut envahi, occupé, partagé au prix d’un génocide, avant de s’endormir sous le joug soviétique pendant 70 ans. Aujourd’hui, durement soumise au double blocus turque à l’Ouest et azeris à l’Est, elle renait doucement. Membre du Conseil de l’Europe, elle occupe une position stratégique entre l’Iran et la Russie et partage les valeurs communes de démocratie et de droits de l’homme. Déclarations internationales et loi française sur la reconnaissance du génocide arménien L’Arménie est donc passionnante car elle mêle un héritage médiéval important en étant au carrefour de la Perse et de la Méditerranée. On peut aussi bien visiter des monastères antérieurs à nos église romanes que des restes de caravansérails rappelant qu’elle se trouvait sur l’une des routes de la Soie, ou se contenter de regarder les montagnes de cette petite "suisse" caucasienne. Cimetière de Noradous dont les plus anciennes pierres khatchkars  datent de l'an 800. Observatoire de Zorats Karer, datant du megalithique (équivalent à Carnac ou Stonehenge) Faisant partie du Caucase, de hautes montagnes dont le Mont Ararat (5 137 m) symbole biblique et nationaliste des arméniens, paradoxalement situé en terre turque (que l’on appelle Arménie historique), elle est un pays de volcans et de terribles tremblements de terre. Si l’on considère que la rivière Araxe délimitant la Turquie et l’Arménie est la frontière naturelle entre l’Europe et l’Asie, alors Ararat serait le plus haut sommet d’Europe, devant le Mont-Blanc. Les iraniens voisins qui viennent nombreux faire du tourisme en Arménie, la considèrent comme une petite Europe. Lac Sevan, 1/5 de la superficie du pays, 15°C au mois d'août car il est à 2000 m d'altitude mais poumon vert pour les arméniens. Mais pour nous Européens de l’Ouest nous voyons aussi malheureusement les douloureux restes des soviets : usines à l’abandon, HLM vétustes, tuyaux de gaz apparents, antiques Lada et Volga cotoyant des 4x4 luxueux, personnes âgées démunies, voiries défoncées par le gel, jardins publics figés dans un autre temps... partout ce même constat de délaissement dans les pays satellites que j’ai pu visiter en Asie Centrale. Fort d'Amber, Eglise Sainte Mère de Dieu, à 2000 m d'altitude au milieu des alpages Mais l’Arménie est surtout un pays de cocagne, un pays de vergers d’où proviennent nos cerisiers et autres abricotiers que l’on appelait Prune d’Arménie. Le mythe de l’Arche de Noé échouée sur le mont Ararat (de nombreuses enquêtes passionnantes sont à lire sur ce sujet) est toujours vivace et le jardin où la vie aurait reprise, se trouve à ses pieds en Arménie. Mont Ararat caché dans les brumes d'un orage, seul le petit Ararat à gauche est visible Le pays croule littéralement sous les arbres fruitiers, les grenadiers (fruit symbole de l'Arménie mais qui murit en septembre) les noyers et églantiers et les marchés regorgent de fruits plus beaux les uns des autres : fruits rouges, muriers, fraises des bois, prunes, pommes, cerises, griottes, pêches et abricots en juin. Toute l’agriculture est bio, les hivers très rudes détruisant toute vermine. Les fruits sont transformés en fruits secs ou confits sublimes comme dans toute l'Asie Centrale. Les montagnes sont couvertes de fleurs et les abeilles sont reines. On y déguste donc une cuisine fraîche, influencée par la Perse et la Méditerranée: tous les plats sont présentés en même temps sur la table : salade de tomates et concombres, tabuleh, muttaball (caviar d’aubergine), houmous, dolmas (feuilles de vignes ou de chou farcies), brochettes de viandes et pommes de terre (Khorovadz), etc. Et toujours des herbes fraiches, du yaourt, de la crème double ou de la crème aigre, divers fromages proches de la féta. On mange aussi des céréales comme le boulghour, le sarrasin et le riz pilaf servi avec des fruits secs à la mode persanne. Ou des mantis, sortes de raviolis que l’on avait découvert en Ouzbekistan.   Bien sûr au marché d'Erevan vous trouverez toutes les épices de l'Orient. J'aime l'ironie de cette photo: la machine à moudre le café s'appelle Georges... Les hivers sont durs et la soupe khashlama, mélange de pomme de terre et boeuf, parfumée avec de l’aneth est un vrai réconfort (nous y avons gouté par 35°C). Le pain arménien Lavash accompagne tous les plats. Je l’ai trouvé délicieux sortant du four, un peu moins bon après plusieurs jours (il se conserve deux mois si les fines feuilles de pain sont régulièrement humectées avec de l’eau). Les arméniens aiment aussi la viande séchée et les saucissons de boeufs secs et parfumés. L’eau du robinet est potable mais sinon bière et vin arméniens méritent d’être essayés même si les standards vinicoles ne sont pas encore les nôtres. Nous avons gouté à la truite Ichkhan du lac Sevan et aussi à de l’esturgeon grillé terriblement fondant. Enfin les délicieuses pizzas arméniennes Lahmajoun sont inévitables pour un repas sur le pouce, arrosées de tan, boisson d’origine persane à base de yaourt liquéfié et parfois gazeux. A moins que vous ne préfériez la vodka, héritage russe, même si les arméniens semblent beaucoup plus sages avec l’alcool que les russes. Tout le pays est d’ailleurs très calme. Les arméniens sont chaleureux, paisibles et aimables, un brin indolents sous la chaleur écrasante du mois de juin. Erevan est l’une des villes les plus sûres au monde et les terrasses sont pleines à la mode espagnole. Petit déjeuner à Goris Le fromage, omniprésent sur toutes les tables arméniennes. Pour le dessert, ce sont souvent les délicieux fruits qui sont proposés mais baklavas et brioche à la pâte de noix nous ont aussi été servis. Les confitures sont très présentes notamment la confiture de rose ou de grenade. Les arméniens sont plutôt sveltes car ils consomment beaucoup de légumes et fruits. McDo, Starbucks, KFC ne se sont pas encore implantés en Arménie... Mais les yeux des arméniennes sont fixées vers l'idole américaine : Kim Kardashian, même si l'on reconnait sa vulgarité bling bling, elle est un modèle de beauté pour les filles d'Erevan. Nous avons mangé de délicieux taboulés tous différents les uns des autres mais notre coup de coeur a été pour celui du restaurant Le Cilicia. Un taboulé d’herbes frais et citronné, délicieux avec des brochettes dont j’ai librement imaginé la recette. Taboulé d’herbes comme au Cilicia pour 4 personnes 1 bouquet de persil plat 1 bouquet de coriandre 1 bouquet de menthe 2 gros citrons jaunes 1 cuillère à thé de sumac 2 petits concombres avec peu de pépins 2 tiges d’oignons frais 150 g de boulghour 300 g d’eau chaude 2 tomates bien mûres sel et poivre huile d’olive ou huile d’arachide Rincez le boulghour à l’eau froide. Placez le dans un saladier et versez de l’eau chaude afin de le couvrir d’environ 1 bon centimètre. Ajoutez 1jus de citron. Laissez le gonfler pendant 1h30, le grain doit rester ferme. Attention le grain de boulghour ne doit pas cuire. Equeutez les herbes, et hachez les. Placez les dans un saladier. Hachez la moitié de la menthe et versez la dans le saladier avec les tiges d’oignons finement émincées. Coupez le concombre en petits cubes. Coupez la tomate en petits cubes et ne conservant que la partie ferme et sans pépin. Mélangez concombre et tomates aux herbes. Assaisonnez avec peu de sel, poivre, le jus du second citron et 4 cuillères d’huile d’olive. Une fois que le boulghour a absorbé l’eau, essorez le avec les mains afin de le rendre le plus sec possible. Mélangez le aux herbes. Saupoudrez de sumac et servez bien frais (le sumac légèrement citronné apporte un côté piquant pétillant très agréable). Je ne sais pas si je vous ai donné envie de visiter ce pays mais si un jour vous êtes invités à dîner chez des arméniens, vous comprendrez un peu plus leur culture et leur histoire. Un grand merci aussi à Tigran et à Astghik, qui nous ont guidés à travers leur pays. Manger Arménien à Paris : La Cantine de la Maison de la culture arménienne - Elle se cache au fond d'une jolie cour du IXe mais il n'y a pas besoin de sésame pour venir y déjeuner. L'accueil est chaleureux, la cuisine familiale, les tables occupées par des habitués - souvent membres d'associations arméniennes - qui s'y retrouvent. Plat du jour (aubergines farcies ou brochettes de poulet, 8 €), petit croissant fourré en dessert, c'est bon enfant et plein de gentillesse, dans un cadre de salle à manger vieillotte, aménagée en réfectoire pour grands. 17, rue Bleue, IXe.Tél. : 01 48 24 63 89 (le Figaro).

Source: veryeasykitchen.blogspot.com

Qui a dit que le poisson était compliqué à préparer? Aujourd'hui je vais encore vous prouver le contraire avec cette recette, complète et parfumée, de lotte cuite au four avec des pommes de terre. C'est le plat que j'ai préparé dimanche, avec le poisson que mon mari m'avait rapporté de Sète. Il va quelquefois travailler dans ce secteur et ne manque pas, s'il a le temps, d'aller faire un tour à la poissonnerie à côté de la criée. Il me passe alors un coup de téléphone pour me dire quelles sont les arrivages du jour et je passe commande... J'ai mon poisson tout frais dès le soir et j'ai souvent prévu une recette pour le préparer. Quand j'en ai une grande quantité, comme dans le cas de cette lotte, je coupe des morceaux que je congèle à plat, puis je les mets en sachet pour pouvoir les sortir en fonction du nombre de convives. C'est bien pratique et cela permet d'improviser un plat au dernier moment. Ce dimanche, les morceaux de lotte ont été sortis du congélateur le matin puis cuisinés pour le déjeuner. C'est un plat unique qui cuit tout seul au four. La préparation prend tout au plus 10 minutes. Ensuite le plat cuit tranquillement, presque sans surveillance. C'est idéal quand on reçoit, cela permet de consacrer plus de temps aux autres plats, ou tout simplement de passer du bon temps avec les invités, sans stress! Alors, convaincus? Il ne vous reste plus qu'à mettre ce plat au menu et me donner vos impressions. A la belle saison, remplacez les tomates séchées par des tomates fraiches. Vous pouvez également ajouter des olives ou des câpres. Présentez en accompagnement quelques carrés de citron et n'oubliez-pas de mettre au frais une bonne bouteille de vin blanc. Si on veut rester dans le même terroir, on peut servir en accompagnement un Picpoul de Pinet , vin blanc sec fruité et parfumé, avec un rapport qualité-prix imbattable! Vous connaissez Sète ? C'est avant tout une ville ouverte sur la mer que l'on nomme aussi "Venise languedocienne". C'est le premier port de pêche du littoral français méditerranéen. De loin elle apparait comme une ile, coincée entre la mer et l'étang de Thau. Les abords de l'étang ne manquent pas non plus de charme et d'attractions diverses: les villages de Bouzigues, Mèze, Marseillan, avec leurs parcs à huitres et l'arrivée du Canal du Midi... et bien sûr Sète dominée par le Mont Saint-Clair (182 m) qui fait penser à une baleine surplombant la mer, célébrée par Paul Valéry et Georges Brassens... Les herbes aromatiques apportent un parfum extraordinaire à cette recette. Ici il n'y a qu'à se baisser pour trouver au bord des chemins, selon la saison, du thym, du romarin, du fenouil sauvage... Autre solution pour ceux qui habitent en ville, et bien mieux que les herbes sèches, les petits pots de thym, romarin, origan ou marjolaine que l'on trouve dans toutes les jardineries. J'en ai toujours quelques pots dans ma cuisine. C'est très décoratif et plus durable que les fleurs... j'adore y passer la main pour que leur parfum embaume! Lotte Safranée au Four, Parfums de Garrigue Pour 4 personnes: 800 g de filets de lotte 2 oignons rouges 100 g de tomates séchées 8 pommes de terre 2 gousses d'ail 1 citron 1 bouquet d'herbes aromatiques 1 pincée de filaments de safran 10 cl de vin blanc 10 cl d'eau tiède 2 c. à soupe d'huile d'olive Sel, poivre Allumez le four th 6/180°C.  Épluchez l'ail, les oignons et les pommes de terre. Découpez la lotte en gros morceaux. Mettez les tomates séchées à tremper dans un peu d'eau chaude. Dans un grand plat allant au four, réunissez les pommes de terre coupées en rondelles assez fines, les oignons émincés, l'ail haché, le zeste de citron râpé et les tomates coupées en petits dés. Ajoutez les herbes et l'huile d'olive, du sel et du poivre, mélangez rapidement avec les mains. Posez les morceaux de poisson sur les légumes. Diluez le safran dans l'eau tiède. Ajoutez sur le poisson avec le vin blanc, salez, poivrez. Faites cuire au four pendant 45 minutes. Imprimez la recette

Source: devousamoi-dominique.blogspot.com

Boudin blanc de mousse de chou-fleur cœur de brocolis Ingrédients Chou-fleur Brocolis Blancs d'oeuf Gélatine Je procède comme plus haut pour faire mousses de légumes. Je tapisse du film alimentaire de cuisson avec la mousse de chou fleur et au milieu un peu de mousse de courgette. Je referme le film alimentaire et en fermes extrémités. Je mets les boudins à la vapeur. Avec le reste de mousse de courgette je fais un boudin de courgette cœur de chèvre. Je les sers avec un peu de Wasabi. Le brunch du dimanche midi avec Georges et Georgette - les faux boudin ont cuits à la vapeur une bonne heure et de tiennent à peu près bien. Avec sel et poivre on se régale étonnamment ! La photo ne rend pas service mais il semble que tout le monde est conquit ! Deux consistances différentes qui rendent bien ensemble.

Source: foliealdente.blogspot.com

Macarons de Boulay Les macarons sont toujours à l'honneur dans mon blog : aujourd'hui, voyage jusqu'en Moselle avec les macarons de Boulay . La recette fut mise au point par Binès Lazard et son épouse Françoise en 1854. Encore une variante de l'alliance blanc d'oeuf - sucre - amandes, assez légère, avec comme particularité le dressage à la cuillère. Ils étaient prisés par le Général de Gaulle, le roi Georges VI, et l'Empereur Guillaume II. Ingrédients : - 200 g d'amandes en poudre - 200 g de sucre en poudre - 2 blancs d'oeufs (70 g) Recette : 1. Mélangez la poudre d'amande avec les blancs d'oeuf. 2. Mettez 50 g de sucre dans une petite casserole avec une cuillerée et demi à soupe d'eau. Faîtes bouillir jusqu'à obtenir un sirop (105° C, environ 1 min d'ébullition). Versez sur le mélange d'amandes en remuant. Lorsque le sirop est entièrement absorbé, ajoutez le sucre restant. 3. Mettez une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson. Avec une petite cuillère, laissez tomber des tas espacés de pâte sur le papier. Laissez reposer 15 min avant. 4. Faîtes cuire dans un four préchauffé à 175°C pendant 15 min environ. Décollez après refroidissement. Sources : site de vente des macarons de Boulay ; Frédéric Marie-Claire, La ronde des macarons , ed. First, p. 40. Voir aussi : d'autres recettes lorraines sur recettes.de

Source: cc-cuisine.blogspot.com

Ici point de "poularde de Bresse au vin jaune et aux morilles" façon Georges Blanc... Dommage ! Mais pour me consoler de ne pas pouvoir en manger chez lui, voici au poulet au vin blanc et aux champignons de Paris : avec un poulet... banal, du vin... pas jaune, et des champignons des plus communs. Mais c'était quand-même délicieux. Non mais ! Ingrédients : - 4 cuisses de poulet - 330 ml de vin blanc - 600 g de champignons de Paris frais - 1 échalote - 1 cs d'huile d'olive - 20 cl de crème fraîche liquide * Dans une sauteuse avec 1 cs d'huile d'olive marquer les morceaux de poulet. Les réserver dès qu'ils sont dorés. * Faire revenir l'échalote finement ciselée dans la même sauteuse 3 minutes. * Ajouter les champignons émincés, et leur faire rendre leur eau de végétation. Les réserver. * Remettre le poulet et déglacer avec le vin blanc. * Ajouter la crème fraîche. Laisser mijoter 25 minutes à feu doux et à couvert. * Remettre les champignons. Finir la cuisson encore 5 minutes; * Servir bien chaud avec quelques pâtes.

Source: atable.blogspot.fr

Infos pratiques: - Quantité : 6 personnes - Difficulté : ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ - Préparation : 30 minutes - Cuisson : 35 minutes La liste de courses : - 1 kg de topinambours, - 4 pommes de terre, - 10 cl de crème fraiche liquide, - 6 tranches de bacon, - Huile d'olive (pour la décoration), - Sel et poivre. La liste des ustensiles : - 1 grande casserole, - 1 poêle, - 1 économe, - 1 mixeur plongeant. Ça faisait longtemps que je n'avais pas posté du salé, par ici... Malgré le retour du soleil, il fait encore nuit relativement tôt et la fraicheur s'invite encore régulièrement chez nous. Pour réchauffer un peu l'atmosphère, je vous propose une soupe (oui, encore une soupe, mais la soupe c'est bon, c'est facile à faire et ce n'est pas cher ! Comme dirait Georges, "what else ?" . Et puis, moi, la soupe c'est un peu ma marotte) . J'ai déterré cette recette d'un vieux magazine (sur les soupes, bizarrement) que j'avais acheté il y a plusieurs années ! C'est du Cyril Lignac, ce jeune chef aussi médiatique que sympathique et à l'accent chantant de l'Aveyron. Pas de tour de passe-passe ici, c'est simple mais succulent. Le topinambour est un vieux légume oublié au léger goût d'artichaut. Pendant la deuxième guerre mondiale, c'est lui qui remplaçait les pommes de terre et, depuis, il est un peu tombé dans l'oubli et c'est bien dommage... A la maison, tout le monde a vraiment adoré ce velouté original à la saveur si délicate que j'ai déjà refait plusieurs fois (et que je referai encore avant le retour des beaux jours !) ! Concrètement, cuisinons... 1. On commence par éplucher les topinambours et les pommes de terre, on les coupe en morceaux, on les rince et on place le tout dans une casserole remplie d'eau salée (pour l'eau, on en met juste assez pour recouvrir les légumes) . On porte à ébullition et on laisse cuire une petite demi-heure à feu doux : c'est prêt quand les légumes sont cuits. 2. On mixe la préparation jusqu'à obtenir une consistance très onctueuse. On ajoute alors la crème liquide et on remet un coup de mixeur. On rectifie l'assaisonnement. 3. Au moment de servir, on fait chauffer une poêle à blanc, c'est à dire sans matière grasse, et on fait faire un aller-retour à nos tranches de bacon que l'on réserve sur du papier absorbant pour ôter l'excédent de graisse. On découpe le bacon en lanière. 4. Dans l'assiette/le bol, on verse le velouté, on dépose quelques gouttes d'huile d'olive et les lanières de bacon. Servez bien chaud ! Astuces : - Cyril Lignac conseille, pour "plus de gourmandise" de servir ce velouté avec une chantilly au bacon (on mixe la crème liquide et le bacon et, ensuite, on monte tout simplement la crème). - Cette soupe est très simple à réaliser mais relativement longue. Qui ne s'est jamais attelé à l'épluchage de topinambours ne peut pas comprendre le pourquoi du comment... Ces petits tubercules tout biscornus sont une vraie plaie à éplucher. - Si on veut transformer ce velouté en soupe végétarienne, il suffit de ne pas ajouter le bacon au moment du service. On peut aussi imaginer en faire une entrée végétalienne, en n'ajoutant pas de crème. C'est excellent aussi et le goût de topinambour n'en sera que renforcé. En conclusion, dégustons !

Source: letabliergourmet.blogspot.com

Ce délicieux gâteau aux pommes, inspiré par Canotte du blog Cuisine campagne de France , a été réalisé avec deux de mes petites-filles. Quand on est des fillettes, il n'est pas si facile que ça de peler des pommes à l'économe, de casser des oeufs sans en renverser à côté du bol et d'être tout près de la mixette qui mène un train d'enfer alors qu'on a des oreilles encore toutes neuves! Créé par le chef français triplement étoilé Georges Blanc, ce gâteau aux pommes qui comprend des ingrédients qu'on a facilement à la maison a régalé mes petites-filles. Elles sont d'ailleurs reparties avec la moitié de leur petit chef-d'oeuvre, chacune toute fière de penser «C'est moi qui l'ai fait!» Une fois les morceaux de pommes caramélisés à la poêle, ils sont déposés dans le fond d'un moule à charnière avant d'être recouvert par l'appareil à gâteau. Gâteau aux pommes du chef Georges Blanc 6 portions 60 g de beurre 5 grosses pommes Cortland (ou autres pommes qui se tiennent bien à la cuisson) 50 g + 200 g de sucre 3 œufs 150 ml de crème à l'ancienne plus épaisse 15% 200 g de farine, tamisée 1 c. à thé d'extrait de vanille À noter que ce gâteau ne contient pas de poudre à pâte (levure chimique) Couper les pommes épluchées en cubes. Faire fondre le beurre dans une poêle, ajouter les morceaux de pommes, les saupoudrer de 50 g de sucre pour les faire caraméliser. Laisser cuire à feu assez vif environ 10 minutes en les remuant délicatement de temps en temps. Réserver. Dans un grand bol, battre les oeufs avec la crème de 2 à 3 minutes à haute vitesse. Ajouter le sucre restant, soit 200 g, et bien mélanger pendant 2 minutes. Incorporer peu à peu la farine et brasser à vitesse petite-moyenne jusqu'à ce que le mélange soit lisse. Ajouter l'extrait de vanille. Mélanger. Ne pas brasser trop longtemps ce qui contribuerait à faire durcir la pâte à la cuisson. Graisser et enfariner un moule à gâteau à fond amovible de 21 cm et tapisser le fond d'un papier parchemin. Déposer les cubes de pommes caramélisés dans le fond, puis verser la pâte dessus. Enfourner et cuire dans un four préchauffé à 350 degrés F (180 degrés C) environ 30 minutes ou jusqu'à ce qu'une lame plantée en son centre ressorte sèche. Commencer à surveiller le gâteau après 20 minutes de cuisson. Démouler le gâteau lorsqu'il est tiédi. Le déposer dans une assiette de service en veillant à ce que les pommes soient sur le dessus. Servir. Merci Canotte!

Source: augredumarche.blogspot.com

Ça vous dirait, un petit billet estival avant que je ne vous quitte pour quelque temps ? Juin et Juillet ont été riches en promenades, qui ont été vraiment salvatrices pour mon moral ... La vie est difficile pour tout le monde, en ce moment, et il est important de savoir d'entourer de sa famille, de ses amis, aussi, et de continuer à vivre le mieux possible ... Profiter de chaque instant en en faisant quelque-chose de joli ... Tel est aujourd'hui programme ! On va commencer par une petite promenade à Nice, pour commencer. Parce que Nice a été très éprouvée, le 14 juillet dernier, parce que nos cœurs sont meurtris, depuis ... et puis aussi parce que Nice restera malgré tout une des plus attachantes villes que je connaisse ... Une ville que je ne me lasserai jamais de vous faire découvrir ... Nous allons nous arrêter dans une église, pour commencer ... Saint-Martin-Saint-Augustin, en fait, dans le vieux Nice ... Pour une fois, elle est éclairée ... ... et c'est l'occasion de vous faire admirer une très belle Pietà attribuée à Louis Bréa ... Aujourd'hui a lieu la procession de la Fête-Dieu ... Elle est très belle, cette église, et ce n'est pas la plus visitée ... Ne la laissez pas de côté si vous passez par Nice ! La fin du mois de mai est culturellement très active ... Des concerts ... ... du théâtre, les rues du vieux Nice s'animent ... Et elles sont belles, les vieilles ruelles de Nice ! Sous le ciel bleu ... ... et le soleil ... ... les façades colorées se montrent sous leur meilleur jour. Il fait déjà chaud. On entrouvre les persiennes ... La rue Pairolière est le royaume de la gastronomie niçoise. Impossible de ne pas avoir faim quand on l'arpente ! Sur la place Saint-François, les mouettes et les grands goélands sont aux aguets ... Les déchets des poissonniers les intéressent au plus haut point ! Rien de tel qu'une ou deux têtes de sardines fraîchement coupées ! ;-) Dans le Vieux Nice, on peut s'arrêter chez Palmyre ... ... ou bien chez Thérésa ... ... dont la socca est bien connue de tous les Niçois ... et des touristes. Moi, ce que je préfère chez Thérésa, c'est sa devanture aux écritures 1930 ... Le Four à Bois Espuno est devenu le Four à Bois tout court ... Nous, on aime bien ce petit resto indien, dans la rue Droite ... L'arrêt parfait entre deux découvertes ... La formule "thali" à 10 euros du déjeuner est imbattable ! On est ensuite en parfaite forme pour déambuler dans les rues. Ce qui est chouette, avec cette histoire de Fête-Dieu, c'est que la ville est toute pavoisée. Ça lui donne un supplément de gaieté. Sur la place du Palais de Justice se tient, comme chaque samedi, le marché aux livres. Il est rare que j'en reparte les mains vides ! Le vieux Nice - ici, on l'appelle "le Vieux" tout court - est souvent encombré. Le scooter et le triporteur sont deux véhicules de choix si l'on veut circuler ... Sinon, les pieds, c'est ce qu'il y a de plus pratique ! Nous voilà sur la jolie place Rossetti. Devant la cathédrale Sainte-Réparate ... Justement, c'est la sortie de la messe. Pour l'occasion, un apéro est servi sur le parvis. Dommage, on a déjà déjeuné ! Cela ne nous empêche pas de profiter de cette ambiance de fin de procession ... On est toujours bien, place Rossetti ! Un petit tour dans l'église, qui s'est maintenant vidée ... L'occasion de vous parler un peu de Vœu de Nice. Une épidémie de choléra menaçant à la fin de l'hiver 1832 de passer le Var et de se propager au comté de Nice, la ville, alors dirigée par des consuls sardes, prend dans un premier temps des mesures sanitaires. Les consuls décident par la suite de placer Nice sous la protection de la Madone des Grâces, par l'adoption d'un vœu solennel de la ville le 25 avril 1832. Si la ville est épargnée par l'épidémie, le conseil s'engage à construire une nouvelle église, consacrée à la Madone des Grâces, et à organiser une célébration chaque année consistant en une procession et une cérémonie religieuses. L'église du Voeu sera construite en amont du Paillon, pas loin du lycée Masséna, vous voyez ? Elle sera inaugurée le 15 août 1852, et depuis cette date, chaque année au début de l'été, à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin, le vœu est renouvelé par celui qui dirige la ville, syndic de 1853 à 1860 et maire à partir de 1860. Une procession solennelle conduite par le maire parcourt les rues du Vieux-Nice. Puis on lit le voeu en niçois devant l'ancien Palais Communal, place Saint-François. enfin, une messe est célébrée par l'Évêque de Nice en l'église du Vœu. Durant cette messe, le maire prononce les paroles suivantes en niçois et en français : "Léu [noum de mèra] suchessour dei consou de Nissa, au noum dou counsèu municipal e dou poble nissart, renouvèli aquestou vout e counfidi lou destin de la vila Nouostra-Dama de li Gracia". "Moi [nom du maire], successeur des consuls de Nice, au nom du conseil municipal et du peuple de Nice, renouvelle ce vœu et confie les destinées de la ville à Notre-Dame des Grâces" . Ce renouvellement du voeu est l'occasion d'une jolie fête niçoise ... Il y en a plein, des jolies fêtes, à Nice ! On continue la promenade ... Voilà notre presque "flat iron" niçois ... Rejoignons la coulée verte du Paillon ... Les enfants commencent à profiter de la fraîcheur du miroir d'eau ... Dans quelques jours, c'est l'Euro ! Mais pour l'instant, un grand jeu populaire est organisé sur la place Masséna. Le petit train accueille les premiers touristes de l'été. L'occasion de lever les yeux et d'admirer quelques jolies façades ... Engageons-nous dans la rue Alexandre Mari. On passe devant une très ancienne boutique à la façade classée, dans la rue Raoul Bosio ... La cave Bianchi existe en effet ici depuis 1860 ... Un peu plus loin, nous voilà devant l'Opéra. Un chouette bâtiment, non ? En face, la maison Auer, spécialiste incontournable des chocolats et des fruits confits depuis 1820. Je vous y ai déjà emmenés à maintes reprises. Je ne m'étendrai donc pas plus sur le sujet ... ... mais son fantastique décor de style florentin doit vous inciter à y jeter un oeil un de ces jours ... On arrive sur le Cours Saleya ... Des fleurs ... ... et des restaurants ... c'est un joli endroit. On passe dans la rue des Ponchettes, en saluant au passage le souvenir d'Aragon et d'Elsa Triolet, qui habitèrent un temps ici. Nous voilà au bout de la Prom. Au pied de la colline du Château. Toujours le bel établissement de bains Castel. La mer dans laquelle le peuple commence à barboter ... Les bains de la police ... pas en bon état mais touchants ... Au loin, petits et grands bateaux se lancent dans une ronde étonnante ... Nous, on arrive sur le Quai Rauba Capeù, ce quai où le vent peut être si fort qu'il "vole les chapeaux" ... Voici la place Guynemer ... ... puis le quai Lunel, sur lequel est exposée la reproduction d'une toile du peintre niçois Hercule Trachel. Le port a bien changé, depuis 1860 ! Mais on y vend toujours du poisson. De beaux voiliers y accostent encore ... Le vent fait voler le linge étendu aux fenêtres ... Et Lou Passagin ... ... continue à faire traverser les piétons entre la darse Charles Felix et le quai d’Entrecasteaux. Un petit tour dans le port ... La grosse barge que vous voyez ici évacue les gravats extraits lors du creusement de la nouvelle ligne de tram ... Et le beau voilier que vous avez vu tout à l'heure, sans doute un navire-école, est en train d'accoster. Il fait chaud, très chaud ... Les pointus sont bien alignés le long du Quai des Docks ... Merveilleux petits bateaux de pêche, que des passionnés continuent à remettre en état ... C'est juste superbe ! Mais des jolis bateaux, on en a aussi à Cannes, particulièrement sur le Vieux Port où l'on commence à privilégier les voiliers de tradition ... Ce jour-là, c'est le jour de la fête des Mères ... Il y a un vent à décorner les bœufs ! La mer est agitée et le ciel est magnifique ! On en profite pour aller faire un petit tour cheveux au vent. Il faut profiter de notre bord de mer avant l'arrivée de la horde touristique estivale! Et ça, on sait le faire ! Cannes nous a prévu un programme sympa, pour l'été qui arrive ... Que j'aime cette ville ! On termine notre balade de fin d'après-midi par un petit apéro à la Salsamenteria, tout près du marché Forville ... Spritz, Lambrusco servi au bol ou Prosecco, it's up to you ! L'un de mes endroits préférés du moment ... Je ne suis pas la seule, entre nous soit dit ... On remonte à la maison en passant par le marché. Je ne résiste pas à l'envie de vous montrer à nouveau la joie enseigne du chapelier de la rue Louis Blanc ... Alors vous êtes d'accord avec moi, quand je vous dis que ma région est merveilleuse ? Je vous emmènerais bien à Fréjus, maintenant. C'est à une petite trentaine de kilomètres de Cannes seulement et je ne pense pas vous y avoir déjà emmenés ... Il y a une église que je voudrais bien visiter à nouveau. Je me souviens de combien elle était charmante, avec son petit cloître ravissant ... Nous partons donc un samedi en fin de matinée, non sans nous être demandé auparavant si le temps capricieux ne fera pas des siennes ... À l'heure du déjeuner, tout va encore plutôt bien ...Nous allons commencer notre promenade sur la place de la Liberté ... ... et comme le Bar du Marché nous tend les bras , nous en profitons pour y déjeuner. Dommage, il n'y a plus de sardines grillées au menu ... ... mais un verre de rosé bien frais ... ... accompagnera à la perfection mes brochettes de boeuf et agneau. Tout ça pour vous dire que l'endroit est sympathique, une vraie brasserie à la française, où l'on déjeune fort bien pour un prix très raisonnable à l'ombre de grands platanes ... Un service efficace et agréable. Un patron disert et charmant. Une adresse à garder, donc. :-) On part ensuite faire un tour à pied dans la vieille ville ... De belles maisons ... ... des balcons en fer forgé de toute beauté ... et la pluie se met à tomber ! :-) Et justement, voilà qu'arrive devant la mairie la voiture de futurs mariés. Il ne sera pas simple de sortir sous cette pluie lancinante ... Tout le monde attend sous un arbre ... ... ou sous les parasols du bistrot d'en face ... Ouh la la ça craint, même si le dicton promet là un mariage heureux ... Moi, je m'abrite pour observer la scène, plutôt cocasse vue de l'extérieure, devant une vieille boucherie. Un champion de boudin noir ... Il faudra que je l'essaye, ce boudin ! ;-) Devant moi, la cathédrale Saint-Léonce ... Mon idée première était donc de vous emmener voir son joli cloître mais avec ce temps de cochon, je crois que nous reviendrons ... J'ouvre donc, comme le marié, mon parapluie ... Le mariage précédent hésite lui aussi à quitter son arbre protecteur ... Alors finalement, je vais revoir mes prétentions à la baisse. Ça me donnera une raison de plus pour vous ramener dans cette ville que l'on ne visite pas assez souvent et qui possède, après Arles, le plus important patrimoine antique de France ... En tout cas, moi, je me sens bien dans son centre ancien, tout petit, certes, ... ... mais attachant ! Un petit tour au bord de l'eau ... Vous ne trouvez pas que l'on pourrait facilement se croire sur une plage mexicaine ? Un jour de tempête tropicale, je vous le concède ! ;-) Bien, revenons en Provence ... ... et ne râlons pas. Sûr que dans quelques jours, nous nous plaindrons de la chaleur et de la sécheresse ! ;-) En attendant, et comme on peut encore faire fonctionner le four, nous allons faire un intermède gourmand et je vais vous laisser la recette de la porchetta di Ariccia que j'ai piquée sur le blog de ma copine Gracianne. J'en achète souvent chez mon Italien du marché mais la voir fraîchement préparée chez Gracianne, ça m'a fait vraiment envie. je vais donc vous faire un copier-coller de sa recette à elle ... avec mes photos à moi, quand même ! La Porchetta de Gracianne ... Ingrédients : - 1 beau carré de poitrine fraiche désossée, avec sa couenne - 2 belles gousses d’ail - Romarin frais - Thym frais - Sauge fraiche - 2 feuilles de laurier fraiches - Poivre - Sel - Ficelle à rôti Préparation : 1. Ôtez délicatement, dans la déchirer, avec un long couteau, la couenne du morceau de porc. Réservez. Frottez la viande, sur chaque face, d’une bonne quantité de sel et de poivre. Il faut que ce soit bien assaisonné. 2. Ciselez ensemble l’ail et les herbes et étalez ce hachis sur les deux côtés de la viande. Posez dans un plat, couvrez d’un film plastique et laissez reposer au frais, pendant environ deux heures. 3. Roulez la viande sur elle-même en serrant bien. Positionnez le morceau de couenne autour du rôti, peau au-dessus. Ficelez en serrant bien. Enfournez pour trois heures environ en arrosant et en retournant le viande fréquemment, jusqu’à ce que toute la surface soit bien dorée et craquante. Sortez du four et laissez refroidir à température ambiante. Dégustez en tranches fines. C'est un vrai régal ! Le lendemain de la cuisson de votre porchetta, filez au marché ... Écoutez un peu de jolie musique en passant, puisque la section "musique tzigane" du Conservatoire de Musique de Cannes nous offre ce plaisir ... Faites le plein de jolis légumes nouveaux ... Remplissez votre panier de vos "quelques" victuailles ... N'oubliez ni la tapenade verte aux amandes - des olives vertes dénoyautées (1 pot), de la poudre d'amandes (3 belles cuillerées à soupe), des gousses d'ail nouveau (4), de grandes feuilles de sauge ou de basilic (3), d'huile d'olive (assez pour détendre la pâte obtenue en mixant) et, pour terminer, une cuillerée de graines de fenouil qui croqueront agréablement sous la dent en donnant à cette pâte d'olives un goût agréablement anisé -, ni la bouteille de Lambrusco bien fraîche, surtout ... Un cake au chocolat et quelques poignées de cerises bien fermes pour le dessert ... Vos légumes croquants du marché et surtout, de la bonne baguette de campagne, indispensable pour apprécier pleinement votre porchetta. Rejoignez-nous au bord de l'eau, quand vous aurez réuni tout ça ... Nous irons déguster notre festin sur l'Île Sainte-Marguerite, à l'ombre du grand prunier qui est, à cette époque, chargé de fruits dorés ... Regardez, on est bien, non, loin des misères de la vie quotidienne ? Un bon déjeuner tous ensemble ... Une petite sieste relative pour les uns ... ... ou une vraie grosse sieste pour les autres ... Quelques pas sur ce petit paradis ... ... pour profiter encore un peu du calme du coin ... D'ici quelques semaines, nous laisserons notre île aux mains et pieds des touristes, en leur souhaitant d'en apprécier les charmes autant que nous le faisons ... Nous, nous reviendrons en septembre. ;-) Retour sur la terre ferme. Le thème de notre fête de l'été au boulot sera celui de la Paix ... On en aurait bien besoin, de paix, en ce moment ... Je me livre donc à de petits bricolages rigolos ... mais jolis, non ? Nos repas se font de plus en plus simples ... Là, une focaccia au saumon fumé, aneth et citrons rôtis ... Là, une compote d'abricots, ou encore de prunes de Sainte-Marguerite ... ... dont l'excédent sera transformé en confitures ... ... ou en cobbler ... C'est bon, le cobbler ! Je vous en laisse une recette, celle de Martha Stewart, en fait ... Plum Cobbler ... ou Cobbler à la Prune ... Ingrédients : - Des prunes. Notez que vous pouvez aussi bien utilisez des pêches ou des abricots ... - 1/4 tasse de fécule de maïs - 2 cuillères à soupe de sucre roux - 1/2 cuillère à café de cannelle en poudre - 2 tasses de farine - 1/4 tasse de sucre plus 2 cuillères à soupe - 1 cuillère à soupe de levure chimique - 1/2 cuillère à café de sel - 90 g de beurre froid, coupé en petits morceaux - 1 gros œuf - 2/3 tasse de crème épaisse Préparation : 1. Préchauffez le four à 190°C . Placez les fruits -frais ou déjà compotés, c'est vous qui voyez-, la maïzena, le sucre roux et la cannelle dans un grand bol. Mélangez jusqu'à consistance homogène. Versez le mélange dans un plat à gratin. 2. Dans un grand bol, mélangez la farine, 1/4 tasse de sucre, la levure et le sel. Ajoutez le beurre et frottez la pâte du bout des doigts jusqu'à ce qu'elle ressemble à un sable grossier. 3. Fouettez ensemble l'oeuf et la crème dans une tasse. Ajoutez lentement ce mélange aux ingrédients secs. Mélangez avec une fourchette jusqu'à ce que la pâte se rassemble juste. Ne la travaillez pas. 4. Mettez la pâte sur une planche légèrement farinée, coupez la pâte en 12 morceaux que vous roulez en boules et aplatissez légèrement. Remarquez que mon cobbler est bien plus petit que celui de la recette. À vous d'ajuster les proportions en fonction de ce que vous voulez obtenir. Placez ces boules de pâte sur le dessus du mélange de pêche. Saupoudrez avec le reste de sucre. Faites cuire au four jusqu'à coloration dorée, environ 45 minutes. Transférez sur une grille et laissez refroidir légèrement avant de déguster. Bon, eh bien si l'on filait en Italie, maintenant ? On commence par Vintimille, d'abord, car j'ai des courses à faire. Ensuite, je vous emmènerai jusqu'à Bordighera. Ce n'est pas très loin et c'est tellement joli ! Allez, on se remet en route ? Un petit Aperol Spritz avant de faire le marché, ça vous tente ? Il y a un truc qui tombe bien, aujourd'hui, c'est qu'il y a un vide-grenier dans le centre de la ville ... ... au bord de la Roya. L'occasion de trouver pour trois fois rien quelques bricoles sympathiques ... Attendez, je vous montre ... Lorsqu'il commence à faire faim -c'est que les courses, ça creuse !-, on va grignoter une pizza à la Vecchia Napoli, notre cantine trattoria favorite ... Avec un pichet de Frizzantino glacé ... ... ma calzone, garnie de ricotta et de jambon, est un régal ! Pour la suite de la journée, c'est à Bordighera que nous décidons d'aller. Bordighera, c'est un peu le Cannes italien. Une ville littéralement colonisée par l'élite anglaise au XIXème siècle qui en fera sa résidence d'hiver, attirée par son climat chaud et sec. Sa célébrité sera lancée par l’écrivain Italien Giovanni Ruffini (1807-1881), via son héros le Docteur Antonio, qui y demeure. Publié en 1855, son roman "Il Dottore Antonio" sera traduit en anglais et édité à Edimbourg la même année. Imaginez quand même qu'à cette époque, en hiver, la population anglophone pouvait atteindre 5.000 personnes dans une ville de 7000 habitants. Claude Monet, attiré par la lumière et la végétation luxuriante, viendra s'y poser un moment, en 1884, pour peindre quelques toiles ... "Je suis installé dans un pays féerique. Il faudrait une palette de diamants et de pierreries" ... À Bordighera, même les pissotières ont de la classe, figurez-vous ! ;-) En tout cas pour qui aime, comme moi, les édicules du début du XXème siècle ! Les maisons ne sont pas en reste ... Il y a une étonnante concentration de belles demeures, dans ce coin-là ! La vie y est douce. Ne doit-il pas faire bon se reposer sous les grands citronniers de ce jardin ? Allez, il est trois heures et quart et si je veux visiter un peu la vieille ville, il va falloir me bouger. On est accueilli dans le centre historique par un ficus géant ! Le climat doit être particulier, par ici .... J'en avais déjà vu d'énormes à Monaco mais pas chez nous, à Cannes. Impressionnant ! Bordighera est une véritable palmeraie ... Et avez-vous vu ces figuiers de Barbarie qui ornent le jardin public, entre la mer et la ville haute ? La ville est toute calme, comme souvent l'Italie à l'heure de la sieste. J'aime ces pays où l'on sait vivre ... ;-) Nous allons profiter de ce moment de calme pour entrer dans le centre historique de Bordighera ... Déjà de loin, le clocher de l'église est superbe, avec ses tuiles polychromes en majolique ! Je crois d'ailleurs que des équipes de cinéma ont investi les lieux ... Il y a pire, comme endroit, pour tourner un film ! Oui, c'est cela. Des équipes techniques sont en train de créer sous nos yeux un joli décor d'hôtel ... Laissons-les travailler ... ... et entrons dans la ville par la porta del capo. Venez, vous ne serez pas déçus ... Une fois la porte passée, nous voilà comme dans un décor de cinéma ! Sauf que ce décor-là, il est bien réel ... ... et que des gens vivent dedans ! ;-) Promenons-nous sous les ruelles couvertes d'arcades ... ... bien agréables quand il fait un peu chaud. Empruntons les passages étroits bordés de hautes maisons, qui offrent une ombre ... ... et, parfois, un petit courant d'air bien plaisants. Encore un clocher étonnant ! On a utilisé les ressources locales ... L'ancienne maison de retraite San Giuseppe a fière allure, sur la Piazza Padre Giacomo Viale ... Je crois avoir compris qu'un projet de réhabilitation en logements est prévu. j'espère juste qu'on n'en fera pas un truc immonde parce que la place aurait beaucoup à y perdre ... Regardez comme c'est joli, par ici ! La vraie Italie tout près de chez nous ! Vous savez qu'on n'est qu'à 5 km de Vintimille, ici ? Entrons dans l'église de Santa Maria Maddalena, maintenant. Encore un bon moyen de se rafraîchir un peu ... Parce que sur cette Piazza del Popolo, on a pour l'instant l'impression, au moment où je vous parle, d'être dans un vivarium ! Les plantes et les animaux exotiques adorent. Moi, un peu moins ! ;-) Nous voilà donc dans l'église. Elle n'est pas très grande mais vraiment jolie. Le lustre que vous voyez au milieu de l'église fut offert par la Reine Marguerite de Savoie. Je vous reparlerai d'elle dans un moment ... Le campanile est distinct de l'église. À la fin du Moyen- Âge, c'était une tour de guet, posée au-dessus d'une loggia qui existe toujours, fort utile pour prévenir la population de l'arrivée d'éventuels pirates sur la mer ! À la construction de l'église, on rajouta un étage à la tour et l'on en fit le clocher de Sainte Marie-Madeleine. Si j'avais su, j'aurais apporté un paquet de pâtes ou deux ... Peu de renseignements sur l'église dans mon guide. Sachez néanmoins que sa façade, au départ (XVIIème) très simple, fut décorée en 1906 avec des stucs dans un style Rococo très en vogue à cette époque-là. Voilà le joli groupe de marbre en question ! Il est ravissant, de fait. Passons maintenant à un autre élément intéressant du patrimoine architectural de Bordighera. Il s'agit de ce chemin de ronde qui se crée un passage dans l'épaisseur-même des maisons ... Retour sur la placette du Père Giacomo Viale ... juste pour vous montrer la jolie poste, que je ne découvre moi aussi qu'à mon deuxième passage. J'aime les inscriptions anciennes ... J'espère que celle-ci restera en place lors de la restructuration de la maison de retraite dont nous parlions tout à l'heure, et dont la poste occupe un bâtiment. Ça vous dirait de vous asseoir un peu sous ce grand laurier rose ? Sinon, on peut longer les fortifications ... ... tout en faisant attention aux pigeons perchés sur les cordes à linge, qui constituent ici une vraie menace ! ;-) Et ce ne sont pas les chats qui nous aideront à les chasser ! Ici, quand il fait chaud ... ... le chat fait la sieste, lui aussi ... La Dolce Vita pour tous, quoi ! ;-) Je repère un resto sympa. Il faudra qu'on y revienne un jour ... Petite balade avec frissons garantis dans une ruelle incroyable ... ... puis sortie de la vieille ville ... ... par la porta de la Maddalena. Et si l'on empruntait cette jolie Vespa ? ;-) ... ou bien cette petite italienne-là ? On irait plus vite pour redescendre dans la ville basse. Non, non, nos pieds suffiront bien. la ville est petite, je vous le rappelle ... C'est dans cette ville basse que la "colonie" britannique dont je vous parlais un peu plus tôt a fait construire des villas exceptionnelles. Tiens, voici la mairie, anciennement école communale, qui me donne l'occasion de vous signaler que Charles Garnier, l'architecte du fameux bâtiment de l'Opéra de Paris ou encore des Casino et Opéra de Monte-Carlo, vécut ici une bonne partie de sa vie, durant les années de la Commune de Paris, en 1871, qu'il fuit en s'installant dans le Sud de la France, à Menton, puis ici, à Bordighera. Le chemin de fer, qui arrive ici à la même époque, lui permet de poursuivre sa vie sociale qui est plutôt active ! Il achète un terrain et se fait construire une jolie maison blanche dotée d'une grande tour ... On continue ? Je veux vous faire passer devant une autre belle maison, la Villa Regina Margherita. Celle de la reine Marguerite, en fait, qui fut elle aussi séduite par la douceur du climat de Bordighera et vint y passer ses hivers à partir de 1914. La maison est bâtie en style baroque du XVIIIème siècle. La Reine Marguerite y mourra le 4 janvier 1926, à l'âge de 74 ans. Le long de la via Romana s'alignent de nombreuses villas et hôtels de la fin du XIXème siècle, noyées dans une riche végétation méditerranéenne. Il est à noter que cette végétation est tellement extraordinaire qu'arriveront rapidement sur place les botanistes les plus renommés, qui trouveront là un terrain de jeu tout à fait à leur goût. J'aime particulièrement l'hôtel Londra, de style Liberty, l'Art Nouveau italien. Il y a énormément de ces bâtiments Liberty dans cette ville-là. Sur les collines de la côte, doc, on "empile" villas élégantes et hôtels immenses entourés de luxuriants jardins exotiques. Encore aujourd'hui, il est assez fantastique de se promener au milieu des jasmins odorants ... ... et des jujubiers ! On s'imaginerait bien sortir de sa calèche ... ou de son automobile ... et grimper, une ombrelle à la main, les escaliers menant ... ... à l'hôtel Royal ... Tiens, voici encore une des œuvres de Charles Garnier. La villa Bishoffsheim, construite pour un influent banquier parisien d'origine allemande. L'influence mauresque est incontestable, avec les décorations polychromes à mosaïques de la façade ... ... et les carreaux de céramique placés en haut de la tour. Une fois achevée, autour de 1875, elle est tout de suite proposée à la location pour de riches familles. Et c'est là que la future reine d'Italie, Marguerite de Savoie, dont nous venons de parler, vient faire son premier séjour. Elle y loge avec sa mère Élisabeth de Saxe, duchesse de Gênes. En 1896, Lord Strahmore Claude Bowes-Lyon, le père de la future reine mère d'Angleterre Élisabeth Bowes-Lyon, rachète la villa et change son nom en Villa Etelinda. Élisabeth y viendra régulièrement avec ses parents à partir de 1910 et elle amènera aussi dans cette charmante ville sa propre fille, la future Élisabeth II, mais dans une autre villa, un peu plus loin sur la route de Vallecrosia. Mais ceci sera pour un autre billet ! ;-) En 1914, la villa sera vendue à Marguerite de Savoie, qui fera utilisera un bon morceau du terrain pour y faire construire la villa Marguerite, que je vous ai montrée il y a quelques minutes. Voilà, la boucle est bouclée, on peut passer à autre chose ! ;-) Je vous montre juste, sur la route du retour en direction de Vintimille, un immense palais sévèrement en ruine depuis des années. Je craignais qu'on ne la fasse tomber mais il semblerait qu'un programme de réhabilitation soit en cours ... T ant mieux. la disparition de l'Hôtel Angst aurait été une véritable tragédie, je trouve ... On rentre donc à la maison, on sort les courses ... Je feuillette tranquillement sur la terrasse quelques ouvrages sur Bordighera ... et là, je me rends compte que j'ai loupé tellement de choses, aujourd'hui ... que je décide Philippe et Clément d'y retourner avec moi demain. Je leur promets un bon déjeuner en échange et l'affaire est dans le sac ! Alors le lendemain, vous voyez, nous voilà à nouveau sur la route. Oh, ce n'est pas si loin que ça de Cannes, Bordighera. À peine 80 km d'autoroute, ça va vite ! On ne s'est pas pressé, on arrive en fin de matinée et le spectacle est aussi beau que la veille. Pour un peu, on se croirait en Toscane ... Mais non, nous sommes bien en Ligurie, un pays fabuleux, et nos amis Anglais ne s'y sont pas trompés en venant s'installer ici il y a 150 ans de cela ... On arrive par le haut de la ville, par la Via dei Colli, exactement. Vous avez vu la jolie rangée d'araucarias, le long du front de mer ? Quel panorama ! Encore une jolie maison ! J'emmène les garçons dans la vieille ville. Nous y sommes bien accueillis. Les travaux de décors de cinéma continuent. Le tournage est pour bientôt, sans doute. Il est juste l'heure d'aller déjeuner. Comme nous n'avons pas réservé, on ne va pas faire les malins et on va se présenter au Margagié un peu tôt ! Vous savez, sur la jolie petite place que nous avons découverte ensemble hier ? Et on fait bien car dès midi, le restaurant commence à se remplir. Il nous faut bien un moment pour comprendre les subtilités de la carte ... ... mais on finit par y arriver ! La cuisine est plutôt locale, axée sur le poisson, les pâtes et le lapin. Allez, acceptez un petit verre de Vermentino local bien frais. Un délice ! Une belle entrée en matière. Comme primo , Philippe a choisi une bourride de seiches aux gros haricots blancs. La bourrida di seppie in umido con le faggiolane ... Bonne pioche ! Pour Clem comme pour moi, une brandade très locale, il brandacujon , préparée à base de pommes de terre, de morue séchée, d'ail local de Vessalico et d'huile issue d'olives taggiasche ... Comment vous dirais-je ? ... Viva Liguria !!! Pour la suite du repas, les garçons craquent pour des trofie levantine con pesto genovese e prescinsoa caprina .. . Des pâtes comme à Gênes, avec un vrai pesto de là-bas, un fromage local de chèvre et uelques jolis pignons grillés dessus ... Quel délice ! Je vous ai déjà dit combien j'aimais Gênes et sa cuisine ? ;-) Moi, j'opte, et j'ai bien raison, pour un excellentissime risotto au ragoût de petits poulpes et salicornes ... Il risottino piccantino al ragù di moscardino e alga salicornia ... Tu manges ça et tu peux mourir heureux !!! Pour le dessert, Philippe pour un sorbet à la poire tout simple mais vraiment bon. Quant à Clem et moi, nous tentons le bunet all'amaretto , un dessert piémontais, donc plutôt local aussi, une espèce de flan au chocolat et aux amaretti tout à fait délicieux. Je ne connaissais pas et me voilà conquise ! Un bon café et quelques petits biscuits croquants que nous mettrons dans notre poche pour plus tard parce qu'ils sont très bons mais que nous n'avons plus faim ... Une trentaine d'euros par personne, avec vin, café et eau pétillante. Le rapport qualité-prix est bon et nous sommes juste ravis ! On profite encore un peu de l'ombre de la placette ... On retourne admirer le beau groupe en marbre blanc de l'église Santa Maddalena ... On salue en passant le père Giacomo Viale, dont les restes reposent dans une chapelle latérale de l'église ... On ressort en essayant de guetter les zones d'ombre de la Piazza del Popolo ... Que j'aime ce linge qui pend aux fenêtres ! Encore un bel araucaria ! Et puis toujours de belles maisons, en redescendant vers la mer ... La città delle palme a décidément un charme fou ... Les paysages sont juste paradisiaques ... Encore une drôle de rue ... De drôles de personnages scrutent l'horizon ... Vous voyez ce que je veux dire ? Voici la tour de la villa de Charles Garnier. Ne sont-ils pas impressionnants ... ... ces jardins exotiques au-dessus de nos têtes ? Viva Italia ! La redescente vers la mer se fait en pente douce ... Juste le temps d'en prendre plein les mirettes, et de voir se dérouler devant nous tout un passé prestigieux ... Aujourd'hui, on y vit certes plus simplement qu'au temps des riches Anglais ... ... mais je pense que l'on y vit bien ! Tiens, voilà un rassemblement de vieux véhicules ... On les a vus arriver sur des camions hier, sans doute pour le tournage cinématographique ... Il faudra essayer de savoir ce que c'est ... Personne ne pourra nous renseigner par ici, surtout pas ces messieurs, très occupés à taper le carton à l'ombre des grands pins ... Nous sommes maintenant dans la ville basse ... On découvre tout à fait par hasard, sur la Piazza Mazzini, la toute petite église della madona del Carmelo , qui date de 1790. Une chapelle érigée par le maire de l'époque qui souhaitait que les habitants de la basse ville, récemment construite, puissent facilement aller à la messe. Il la fit donc ériger juste à côté de sa propre maison et je dois dire que sa façade en stuc est assez rigolote. Mais celle qui m'intéresse aujourd'hui, c'est une plus grosse église, située juste au bord de la mer ... La Chiesa dell'Immacolata Concezione ... L'Église de l'Immaculée Conception ... On l'appelle aussi la Chiesa di Terrasanta ... Je vous ai parlé tout à l'heure du père Giacomo Viale, le curé de Bordighera, lorsque nous sommes passés à Santa Maddalena, dans la ville haute. Quand la ville basse fut bien peuplée, il voulut construire une vraie grosse église dans ce nouveau quartier. Il demanda en 1875 à Charles Garnier de s'occuper du projet. Celui-ci, qui disait souvent que Bordighera ressemblait à la Palestine, dessina une église typique de l'architecture des ordres mendiants de Palestine. Une seule nef séparée en trois par des piliers portant des arcs en plein cintre et de grandes fenêtres latérales. La façade serait encadrée de deux petites tours latérales et décorée de mosaïques. Deux citations y seraient inscrites : "Hic Domus Dei Est" ... Ici est la maison de Dieu ... et une autre "Et Porta Coeli" ... et la porte du Ciel ... Derrière, le clocher rappelle les tours utilisées dans les villas construites par Garnier à Bordighera ... La première pierre fut posée en 1883 ... ... et l'église fut consacrée, même si pas tout à fait terminée, en 1886. Charles Garnier mourut en 1898 et son fils, Christian, un mois plus tard. La femme de Garnier décida alors de financer les derniers travaux de l'église. Le clocher fut terminé en 1899 et les décorations intérieures du peintre-décorateur Marcel Jambon, en 1902. Il y eu malheureusement des travaux d'agrandissement en 1906 et 1963 qui altérèrent un peu le projet initial mais, dans l'ensemble, l'esprit de Garnier est encore bien là ... Une mention particulière pour cet escalier à vis ... ... que je trouve juste somptueux ! Passons maintenant derrière l'église. Nous débouchons immédiatement sur le front de mer. La Lungamare Argentina, ainsi nommée depuis qu'Evita Peron l'ait inaugurée en 1947. Bordighera était encore une ville importante et les plus grands s'y arrêtaient ... C'est un joli front de mer, en tout cas. Piétonnier, bordé de petits cafés et restaurants sympathiques d'un côté ... ... et de plages privées ... mais pas chères ... de l'autre ! Certains morceaux sont néanmoins, comme chez nous, libres d'accès et on vient, comme chez nous aussi, y pratiquer la carbonisation intensive ! ;-) La plage privée offre des transats et des parasols colorés qui donnent cet air si spécial et si gais au bord de mer italien. Parce que sur les plages italiennes, on s'amuse. Plus que sur nos plages cannoises, qui ressemblent plus en été à un banc d'iguanes aux Galapagos qu'à autre chose ... (photo de Paul après son voyage aux Galapagos à l'appui !) Les plages privées sont très surveillées. J'aime bien leurs petits radeaux ... Sans doute moins rapides qu'un bon gros Zodiac mais quand même ... Les autres plages ... Bon, je vous laisse juger par vous-mêmes ! ;-) Nous, ça tombe bien, on ne va pas se baigner dans ses eaux pas sourveilleus ! Je crois qu'on va plutôt se poser. On a super-chaud ... ... et super-soif ! J'ai l'œil attiré par une plage vraiment sympa ... ... sur laquelle se prépare vraisemblablement un anniversaire. Le programme est alléchant ... ... même si nous ne sommes pas invités ! ;-) Mais tout ceci fait bien envie, non ? Bon, en fait, on n'a plus faim du tout, alors ... Si ça vous intéresse, la plage s'appelle KUKUA, Happy Family Beach ... On y est bien accueilli ... Le décor, fait de palettes récupérées, est bien joli. ... et finalement, boire un Schweppes glacé ici en feuilletant le dernier numéro de Jamie Magazine, justement consacré à l'Italie, ça a son charme ! On reviendra boire un Spritz, la prochaine fois. Mais pas en plein milieu de l'après-midi ! ;-) On viendra déjeuner sur cette promenade, aussi. Les menus sont plutôt tentants ... Un dimanche ici, c'est une belle journée de vacances ! J'adore ! Tout au bout de la promenade, ... ... voici une très ancienne petite chapelle, la Chiesa di Sant'Ampelio ... Bâtie au XIème siècle, en pur style roman. Une dépendance de la puissante abbaye bénédictine de Montmajour en Provence. C'est ici que reposent les reliques de Saint-Ampelio. La légende raconte que les premières graines de palmier Phoenix dactylifera furent plantées par Saint-Ampelio, qui les amena avec lui depuis sa terre natale l’Égypte. Ce serait donc grâce à lui que Bordighera sera devenue "la Regina delle Palme" ... La reine des palmiers ... ;-) C'est toujours sympa, les petites histoires. Vraies ou pas, elles pimentent agréablement les promenades ... Une promenade qu'il serait sans doute sympa de faire à vélo ! ... ou en Vespa, mais on voit que celle-ci vit au bord de la mer ! ;-) En tout cas, elle est bien belle, la ville de la Reine Marguerite. Pas étonnant qu'elle soit venue passer ses derniers hivers par ici. Vous le voyez sur cette photo, la ville haute est toute proche de la mer ... ... et du port. On peut même y accéder facilement par le train ... Mais bon, pour nous, la voiture est aussi pratique. Et sans doute plus rapide ! Allez, on remonte doucement la Lungamare Argentina ... ... en profitant de la chaleur qui baisse un peu, en cette fin de journée ... On s'arrête quand même chez le glacier, surtout pour Clem ... ... qui ne sait pas résister ... ... à une brioche glacée, à la façon sicilienne ... C'est vrai que c'est bon. La brioche aux saveurs de panettone est tout à fait délicieuse ! Retour à la voiture en passant devant un joli cinéma ... ... que je suis obligée de vous montrer ! Un très joli bâtiment ! De retour à la maison, pas trop tard, on se fait un rapide dîner avec quelques produits italiens, en profitant des derniers rayons de soleil ... J'adore ces pains très, très durs -on les appelle frese en Calabre-, que l'on est obligé de faire tremper dans l'eau avant de les utiliser comme base à des petites tartines succulentes ... enfin, tout dépend de ce que l'on met dessus mais si vous avec sous la main de belles grosses tomates charnues bien mûres détaillées en très petits cubes et mises à macérer avec de l'huile d'olive, du sel, du poivre et de l'origan séché, quelques dés d'une moelleuse mozzarella au lait de bufflonne de qualité traités de la même manière, et un bon jambon de Parme coupé en tranches ultra-fines, vous vous régalerez ! On n'oublie pas le Spritz ! ;-) Tenez, je vous montre aussi ma première recette fait dans le plat acheté pour une bouchée de pain, en plus, dans le vide-grenier de Vintimille ... Si, si, quatre euros pour une telle merveille, c'est juste incroyable ! Des lasagnes aux aubergines rôties ... Succulentes, sans doute autant grâce à la cuisinière qu'au plat dans lequel elles ont cuit !Vous ne trouvez pas que je deviens modeste ? ;-) Bon, on reste un peu en France, maintenant ? Les week-ends se succédant, tous plus beaux les uns que les autres, ma frénésie de sorties ne risque pas de s'arrêter ! Allez, je vous offre un café à chez le torréfacteur de Forville ... Un passage dans ma brocante anglaise préférée ... Dépense totale : 10 euros ... Super-bonne pioche ! Des chaussures pour l'été, jamais portées, vraisemblablement ... Quelques bouquins sympathiques au prix d'une baguette de pain ... ... ou même moins ! ;-) Deux grands moules à tarte rectangulaires à fond amovible très peu, voire jamais, utilisés ... ... et puis surtout ce panier à pique-nique ... ou plutôt panier à thé ... On appelle ça a tea hamper , en anglais ... Vide mais en parfait état et de toute beauté ! Il n'y a plus qu'à le remplir, maintenant ! ;-) Je m'occuperai de ça la prochaine fois que j'irai à Portobello ! En attendant, c'est à Marseille que nous partons passer la journée ... Pour la fête des Pères ... On part tôt et on commence notre journée sur une terrasse du Vieux Port ... celle du Petit Pernod, notre QG de toujours pour prendre un bon petit-déjeuner au soleil ... ... en lisant La Provence. On ne saurait déroger à ce truc-là ! Pas de balade à Marseille sans petit-déj au Petit Pernod, voilà qui est posé ! ;-) Le ciel est bien bleu. Il y a du vent. Cela sauve notre journée, qui était prévue fort pluvieuse à Cannes. C'est pourquoi les rats ont fui le navire ! Un petit tour au marché au poisson, ensuite. C'est aussi un pré-requis à tout voyage à Marseille. Dommage, à chaque fois, on ne peut pas rapporter de poisson à la maison parce que le garder dans le coffre de la voiture toute la journée, même dans une glacière, cela ne le ferait pas ! ;-) Mais on en prend quand même plein les yeux ... ... et on rêve ! ;-) On est dans un autre pays. Le Mistral souffle déjà bien, donc ... Je remarque une navette qui peut nous emmener à l'Estaque pour 5 euros. Ce doit être assez récent et j'aime bien l'idée. C'est chouette, l'Estaque. On verra ça cet après-midi. Pour l'instant, on longe le Vieux-Port ... Sur le Quai de Rive-Neuve ... Quelle luminosité extraordinaire ! Le Bar de la Marine est ouvert. Nous reviendrons y prendre l'apéro tout à l'heure ... En attendant, c'est au Musée du Savon que nous allons nous "perdre" ... Dans l'ancien Arsenal des Galères ... L'endroit est beau ... ... et la visite intéressante. En fin de parcours, le savon de Marseille ne devrait plus avoir de secret pour vous ! Il y a des machines anciennes ... ... de bonnes explications ... Moi, en tout cas, je suis impressionnée ! J'adore les vieilles publicités ... ... et leurs chouettes graphismes ... Il y en a de très anciennes ... Quant aux vieux savons exposés ... ... je les trouve touchants comme tout ! Quelle invention, le savon, quand on y pense ! En ressortant, on découvre des tas de passages le long du quai de Rive Neuve ... ... au fond desquels se nichent de petits théâtres. Nous revoilà au Bar de la Marine. Pastis Time !!! Schweppes time pour Clément, qui n'aime pas particulièrement les saveurs anisées ... Marseille accueille l'Euro. Les supporters sont partout ! Bien calmes. Les Russes sont partis et tout va mieux. On va prendre le Ferry Boat, maintenant, ... ... pour traverser le port ... 50 centimes le passage, ça reste correcte. Et même si le bateau, tout neuf, n'a plus le charme de celui d'avant, il a au moins le mérite d'être beaucoup moins souvent en panne ... ... et la vue est tout aussi belle ! ;-) C'est toujours un joli moment ... ... une traversée en Ferry Boat ! De l'autre côté du port, devant la mairie, se trouve le village de Voiles du Vieux-Ports, un rassemblement de vieux gréements. Aujourd'hui, c'est le dernier jour de la manifestation ... ... et nous sommes bien contents de pouvoir admirer ces bateaux. Il y a plein de stands rigolos, où les produits marseillais sont à l'honneur. Et comme dit ce tee shirt, "Amendonné, faut pas déconner" ! Phrase plus vraie que jamais ! ;-) L'Hôtel-Dieu, transformé depuis quelque temps en hôtel, a gardé son cachet d'autrefois. La mairie est pavoisée aux couleurs de l'Euro ... ... et la Bonne Mère veille ... Les immeubles Pouillon sont toujours aussi élégants. La cagole est bien là. Et noter restaurant préféré, l'Hippocampe, nous a réservé une table pour le déjeuner. Au menu, comme d'habitude, ce sera l'aïoli ... Joyeuse fête des pères, Philippe ! Et bon appétit ! L'aïoli est, comme toujours, succulent, et je dois dire qu'on n'a même plus de place pour un dessert ! On profite du moment présent ... Tout est calme et tranquille. Le ciel est d'un bleu fantastique ... Marseille est une ville que j'aime ... Et depuis qu'on la retape quartier après quartier, elle a de plus en plus de charme. Aujourd'hui, il y a les journées archéologiques. Ce qui fait bien l'affaire de Marseille, qui a un riche passé ... Derrière le centre Bourse, à l'entrée du musée d'histoire, on a organisé des reconstitutions amusantes ... Et ça nous fait passer un bon petit moment. Tournons autour de ce drôle de cube ... Il n'y a pas que des supporters français par ici ... Un petit tour de manège ? Je vous l'offre bien volontiers ... Quelle façade ! Nous voilà dans le quartier de Noailles, en plein Ramadan. Encore plus que d'habitude, si cela est possible, les étals regorgent de produits alléchants ! Les gâteaux sont prêts à être dégustés à l'heure de la rupture du jeûne ... La maison de Hansel et Gretel, version Mille et Une Nuits ! ;-) Nous ne serons plus là ce soir. Dommage ! L'après-midi avançant, nous nous rapatrions vers le Vieux Port pour attraper notre navette. On court un peu ... ... et on arrive à l'attraper. Je ne sais si c'est une bonne chose, en fait ... ... parce que sitôt sorti du Vieux Port ... ... on s'aperçoit que le Mistral est extrêmement fort. On nous fait tous rentrer dans une cabine finalement pas très grande ... ... et c'est parti pour une trentaine de minutes de flip absolu. Je dois dire qu'on se fait une bonne trouille et que nous rentrerons finalement ... en bus ! Nous arrivons malgré tout entier à l'Estaque, cette jolie banlieue à l'Ouest de Marseille. L'Estaque, c'est un quartier du 16ème arrondissement de Marseille Ses habitants sont les Estaquéens. Ancien hameau isolé de pêcheurs et de fabricants de tuiles, L'Estaque devient à la fin du XIXe siècle un village d'ouvriers d'usines et une station balnéaire (1860-1920). Ce qui explique les jolies villas qui pullulent dans le quartier. regardez celle-ci ... ... ou encore celle-là. Mais ma préférée, c'est la Villa La Palestine. Une folie architecturale de style oriental, demeure bourgeoise construite en 1905 aujourd'hui inscrite aux monuments historiques. Il a raison, Zola, quand il écrit à son ami Flaubert le 17 septembre 1877 "Pays superbe. J'ai en face de moi le golfe de Marseille, avec son merveilleux fond de collines et la ville toute blanche dans les eaux bleues... Et des coquillages, mon ami, des bouillabaisses, une nourriture du tonnerre de Dieu qui me souffle du feu dans le corps". De la fin du XIXe siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale, L'Estaque-Plage est un lieu de villégiature bourgeoise et de tourisme balnéaire, très fréquenté par les Marseillais qui viennent en promenade ou bien pour déguster une bouillabaisse. Même si l'Estaque grandit et s'industrialise rapidement, l'ambiance reste celle d'un paisible village de pêcheur. On arrive du centre-ville de Marseille par l'ancien tramway à cheval puis à vapeur (1892), et à partir des années 1930 par tramway électrique. Le trajet dure alors 3/4 d'heure. On est quand même à 10 km de Marseille !!! À cette époque, hôtels, restaurants, terrasses de café et établissements de bains de succèdent le long de la route. L‘Union musicale de L'Estaque organise des animations culturelles et artistiques. Des joutes nautiques se tiennent dans le port. La Première Guerre mondiale marque le début du déclin du tourisme à L'Estaque. La pollution, due à l'industrialisation du quartier, va détourner les Marseillais et les touristes de ce lieu de villégiature. Les paysages naturels et industriels de L'Estaque vont cependant être une source d'inspiration pour de grands artistes français qui y séjournent entre 1870 et 1914. Émile Zola, donc, et puis aussi Paul Cézanne, Georges Braque, André Derain, Raoul Dufy, Othon Friesz, Albert Marquet et Auguste Renoir seront des habitués. C'est Cézanne qui vient le premier, s'y réfugiant en 1870-1871 pendant la guerre Franco-Prussienne. Ses amis peintres viennent lui rendre visite. Un à un, ils sont séduits par la lumière brute et les couleurs violentes. Le fauvisme n'est pas loin. Braque se rend à L'Estaque un peu plus tard, en 1906 et 1908, pour peindre sur le motif après avoir découvert les dernières oeuvres de Cézanne dans une exposition posthume. Il y réalise deux œuvres majeures de la peinture française : Le Viaduc à L'Estaque en 1908, un hommage aux tableaux de Cézanne qui inaugure le mouvement cubiste par l'élimination des détails réalistes et la géométrisation des formes. Les Usines du Rio-Tinto à L'Estaque , peinte à l'automne 1910, est une œuvre carrément cubiste. La Seconde Guerre mondiale voit quelques sabotages frapper les industries qui participent à l'effort de guerre allemand. Après la guerre vient la période de la récession économique. L'activité de pêche et l'industrie des tuiles disparaissent de L'Estaque. Les autres industries emploient essentiellement une main d'œuvre non qualifiée, issue de l'immigration. La misère est telle qu'il apparait des bidonvilles sur les terrains en friche « mis à disposition » par les usines. Le dernier bidonville de Marseille, à l'entrée de L'Estaque, disparaîtra seulement au début des années 2000 ! Descendons maintenant sur le port ... L'Estaque est un ancien village de pêcheurs ... ... et la tradition maritime est encore bien présente. Encore de jolies demeures sur le front de mer ... Des terrasses accueillantes ... Des tas d'établissements sympathiques ... Et puis surtout, les fameuses cabanes qui vendent des panisses et des chichis fregis ... On m'a raconté que le chichi tient son nom de sa forme, qui rappelle un sexe masculin que l'on appelle chichi en parler local ... En même temps, ça se comprend un peu ! ;-) Fregi, ça veut dire frit dans la même langue ! ;-) Venir à l'Estaque sans goûter à son chichi fregi, c'est pêcher !!! On ne pêche pas, chez moi, sachez-le ! ;-) Et si c'est l'heure de l'apéritif plutôt que celle du goûter, si vous êtes plus "salé" que "sucré", alors vous achèterez, dans les mêmes cabanes, les fameuses panisses, ces petits ronds d'une pâte faite de farine de pois chiches et d'eau, passées à la friture pour qu'elles deviennent toutes croustillantes ... On déguste ces choses délicieuses en regardant les joutes sur le port. L'ambiance est extraordinaire et l'accent de Marseille du commentateur met tout de suite encore un peu plus de soleil dans les cœurs ... C'est un très joli coin, hein ? Moi, je m'y sens très bien, en tout cas. Encore un petit tour dans les ruelles alentour ... Et on prend notre bus, qui nous dépose à la Joliette ... ... le long des anciens docks de Marseille. Ils ont été terriblement bien refaits, ces docks ... On y était passé au début de la restauration ... Je dois avouer que je suis aujourd'hui vraiment séduite ! Des boutiques sympas, des restos branchés ... ... il y en a pour tous les goûts ! On remonte vite vers la Canebière ... On se fait même un petit coup de tram ! On repasse dans le quartier Noailles, et j'en profite pour acheter de quoi nous faire un petit dîner en rentrant à la maison. Il y a l'embarras du choix ! On fait le plein de fruits et légumes ... Quelques douceurs ... Du lait caillé en sachet. J'aurais bien essayé ce distributeur à lait fermenté mais en fait, je succombe aux charmes du lait caillé dès que j'en vois ... Je prends aussi une grande bouteille de citronnade ... On retourne chercher notre voiture. La lumière est vraiment très belle ... Vous avez vu cette jolie mosaïque, autour de la porte ? Regardez ce ciel ! Voilà des supporters bien contents ! Retour à Cannes, avec notre dîner prêt à déguster ! ;-) Une savoureuse fin de journée ! Et puisque l'on parle de nourriture, voici encore quelques petites choses préparées pour nos dîners de début d'été. Une belle moussaka, en suivant la parfaite recette de Gracianne, encore une fois ... Je ne remets pas la recette, elle est accessible chez Gracianne, par là ... Le chou-fleur rôti au sumac arrosé de sauce tarator et roulé dans une pita tiède a les faveurs de la famille, aussi ... Avec un petit verre d'arak glacé, c'est topissime ! Il y a aussi le risotto aux pointes d'asperges ... Ça, on adooooore aussi ! ;-) Le parfait petit dîner avant de descendre à la fête du Vieux Port ... ... où l'on présente ce soir un très joli spectacle acrobatique et poétique ... L'ambiance est détendue ... ça fait du bien ... On part à Nice, maintenant ... Je vous avais dit que l'on allait vadrouiller ... Je vous parlais de l'Euro, tout à l'heure. Il n'y a pas qu'à Marseille qu'on aime le football ! ;-) Nice est très foot, aussi ... Alors, nous décidons d'aller voir le match de foot Irlande-France dans la fan zone de la place Masséna. Apr ès une fouille sévère ... ... nous voilà dans la place ! L'ambiance est bon enfant ... Un joli rassemblement populaire ... Clément est tout content. Et finalement, moi aussi ! Pas de problème entre les supporters des deux pays ... ... même quand l'Irlande marque le premier but de la rencontre ... À la mi-temps, on n'arrose pas les fleurs ... ... mais les gens ! ;-) Et à la fin de la rencontre, même si la France a gagné, les supporters de notre équipe portent les Irlandais en triomphe ! Et on voudrait bousiller ces moments-là ??? Alors voilà, on termine l'après-midi au Carthage ... C'est terrible, tous ces gâteaux ruisselants de miel ... On opte néanmoins pour une citronnade glaciale et un beignet brûlant. Un régal !!! Ah, j'ai pris cette photo pour vous montrer cette mignonne Autobianchi. Elle était l'autre jour au Port Canto ... Je l'ai trouvée ravissante ... Je l'ai découverte en cherchant avec Clément un coin pour déjeuner loin de la foule ... On s'est décidé pour la place de l'Étang, où l'on s'est attablé dans une brasserie, juste derrière le terrain de boules ... Et j'ai enfin eu droit à mes sardines grillées, excellentes, de surcroît ! Bon, sinon, ça vous dit d'aller faire un pique-nique dans un coin que je ne vous ai pas encore montré ? On file au marché acheter quelques trucs chez mon Italien préféré ... Il faut bien que nous continuions notre tour d'Italie ... ... des meilleures charcuteries ? Nous nous rendons donc dans l'Estéron. Nous voilà à Gilette. Quel paysage merveilleux, non ? J'adore me balader dans les petits villages de l'arrière-pays et lire les affichettes annonçant les fêtes patronales locales ... < Eh oui, il m'en faut peu pour être heureuse ! ;-) On remonte la route qui part du Var et qui va à Roquesteron. On suit en fait l'ancienne ligne du Tramway des Alpes-Maritimes, qui fut construit installé en 1924. Pas une très bonne idée si l'on en croit les nombreux accidents qui s'y produisirent durant ses cinq ans d'exploitation ! ;-) Il en reste néanmoins quelques jolies gares, comme celle-ci, aujourd'hui transformée en gîtes ... ... ou encore celle-là, devenue un joli restaurant dans lesquels on peut déguster ... ... les fameux pelotons niçois. Des sortes de raviolis au boeuf et à la blette, mais préparés sans pâte, juste roulés dans la farine et cuits à l'eau. On les sert avec une sauce de daube et c'est un régal. Tiens, je vous en préparerai à l'automne ! On descend au bord de la rivière ... C'est qu'il fait chaud et faim ... ;-) On est un peu au milieu de nulle part et surtout, bien loin de la foule qui a envahi notre Côte d'Azur ... Après une trempette des pieds ... ... ou des mains, c'est selon ... il faut dire que l'eau est bien froide ... On étale nos victuailles, restées bien fraîches sous la climatisation de la voiture ! ;-) Un déjeuner tout simple et parfait, avec les excellentes charcuteries du marché, de divines tomates, un pecorino au piment de grande classe et des parts de focaccie aux oignons. De belles pêches plates de Sicile au dessert ... La dolce vita, encore une fois ! Un peu de modelage avec l'argile de la rivière ... Je laisse mon médaillon en place ... Il finira de sécher au soleil et peut-être quelqu'un le trouvera-t-il avant la prochaine crue ? :-) Quand je vous dis que j'aime les plaisirs simples ? Un beau panorama ... De jolies fleurs ... Une auberge au milieu de rien ... Notez que cette auberge-là, on la connaît bien. Nous y venions parfois, il y a bien longtemps. Il paraît que rien n'a changé et qu'on y mange toujours aussi bien ... et toujours aussi copieusement ! :-) Nous sommes à Tourette-du-Château et nous reviendrons essayer à nouveau l'Auberge du Mont Vial à l'automne. les menus sont faits selon les saisons et j'aime l'automne ... Tourrette-du-Château, c'est un beau village perché ... Des vieilles pierres ... Des maisons joliment restaurées ... de la lavande, même, pour l'odeur. Et pour l'oreille, des cigales que vous n'entendez certes pas derrière votre ordinateur mais qui, croyez-moi sur parole, sont extrêmement bruyantes ... Des chants d'oiseaux, qui tentent de couvrir le boucan des cigales ! :-) Et puis une jolie porte, que je photographierai sous toutes ses coutures tant les morceaux de bois qui la composent sont jolis ... Ne loupez donc pas la vallée de l'Estéron. Elle vaut vraiment qu'on s'y attarde ! Dernier arrêt de notre petit périple. Roquestéron. Un très joli village aussi, avec une fontaine dont l'eau très fraîche est la bienvenue ... Ici, tout est très très tranquille ... ... et nous faisons une pause bien reconstituante au bar du village, en profitant de la tranquillité des lieux ... Le temps semble s'être arrêté et c'est bon ... Petit dîner vite fait en rentrant à la maison pour essayer les pains à burger du boulanger ... En garniture, un bœuf Angus haché, des oignons caramélisés au bourbon, une sauce à la fourme d'Ambert et des piments jalape ños ... Un délice. Les pains sont parfaits ... Je les sers avec des frites de patates douces cuites au four enrobées d'épices cajun et de paprika fumé ... Simple et bon. Et puis sinon, que diriez-vous d'aller faire un tour à Gênes ? Parmi mes plaisirs simples, une promenade à Gênes, ça tient la première place, depuis quelques années ... Arrivée de bon matin sur le port de Gênes, dans le quartier de la Darsena ... ... dans le bassin des anciens arsenaux dans lesquels on construisait les galères à l'époque de la République de Gênes ... Il y a là le musée de la mer Galata, qui, paraît-il, est absolument fabuleux. Nous n'aurons pas le temps de le visiter aujourd'hui mais nous reviendrons. Cela dit, il y a toute une partie de musée en plein air, accessible sans droit d'entrée. Nous ne nous en privons pas, admirant ce gros sous-marin ... ... ou d'anciennes images du port ... D'ici partirent tellement d'Italiens, dont beaucoup s'établirent ensuite à New York au début du XXème siècle ... Nous voilà au début de leur voyage, après avoir visité Ellis Island, où leur traversée prenait fin et où leur nouvelle vie commençait ... Émouvant ... En face du port, le marché communal ... Une jolie structure métallique nous pousse à entrer. Le marché est plutôt vide (!) et pourtant, il n'est pas encore bien tard ... Mais bon, j'aime les marchés ... ... et je n'en rate jamais aucun. ;-) On ressort et on commence à trotter dans les ruelles adjacentes de la vieille ville. De jolies enseignes subsistent ... Le quartier n'est pas chic mais vivant et agréable ... Toujours des rues étroites ... ... et des façades colorées. La piazza dei Truogoli di Santa Brigida est jolie ... ... avec son lavoir ancien. ... et sa ravissante vierge dans une niche en stuc ouvragé ... On la traverse ... Elle a finalement peu changé, en un siècle, non ? On arrive dans la rue qui mène à la gare. La via Balbi ... Elle est belle, cette rue, bordée de palais abritant musées et universités ... Je vous y ai déjà amenés et ne m'étendrai donc pas plus sur le sujet ... C'est ici aussi que se trouve une petite boutique que nous aimons beaucoup. Elle fait les meilleures pizze au pesto que je connaisse. En même temps, j'en connais peu ! ;-) On en prend donc une belle part et on repart ... On remonte la rue jusqu'en haut ... ... et quand on arrive devant la gare ... ... on tourne dans une petite rue vieillotte à gauche, pleine de vitrines vieillottes mais émouvantes ... Nous voilà devant l'église San Giovanni di Prè ... Et c'est sur ses marches que nous allons nous partager notre divine pizza, en apéritif, parce que nous ne svons pas encore où et quand nous déjeunerons ... Voici les coordonnées exactes de cet endroit de perdition, qui ne paye pas de mine mais fait de bien bonnes choses ... Maintenant que nous voilà pleins d'énergie, allons voir de plus près ce coin-là ... L'église est très belle, en tout cas. Et cela tombe bien : On peut la visiter. L'intérieur est immense et impressionnant. Cela vaut largement la visite. On redémarre ... ... tout en admirant les immeubles qui s'échelonne à flanc de colline, au-dessus de la gare. C'est une jolie architecture, vous ne trouvez pas ? Une image étonnante, ce paquebot dépassant de derrière les anciens bâtiments administratifs du port ... Un monstre ! On revient sur le port ... Voici le galion Neptune, qui servit au tournage du film Pirates de Roman Polanski ... On longe la fameuse voie rapide qui fait si peur aux gens de passage et qui les emp^che de venir découvrir vraiment Gênes ... Ele est pourtant bordée de belles bâtisses et des plaques rappellent que la ville eut des hôtes illustres. Vous imaginez tous ces gens allant et venant sur les quais ? Je les aurais volontiers rencontrés ! Engageons-nous sous les arcades de la via di Sottoripa ... Ici, un vieux magasin spécialisé dans le fruit sec ... Ici, on parle le génois ! Là, on vend le vrai pesto de Gênes, celui que l'on prépare avec un basilic spécifique à la région, très, très aromatique ... Et puis il y a les poissonniers, qui vendent des poulpes juste pêchés ... C'est joli, non ? Très typique, aussi ... ... avec une belle ambiance à l'italienne ... Nous ne sommes pas loin de la Piazza dei Banchi ... Tout à côté, ce magasin déjà repéré lors de nos précédentes balades, dans lequel deux dames vendent des fritures de toute sorte. L'une sert ... ... alors que l'autre cuisine. Nous, on entre ... ... et on achète une portion de délicieux anchois frits. ... que l'on mange en parcourant les rues du quartier sans but précis. C'est aussi cela qui est bon, à Gênes ... On se perd facilement dans les ruelles étroites de la vieille ville. Gênes possède le plus vaste centre historique d'Europe ... Partout, on croise des placettes bordées de palais ... On débouche soudain sur de belles églises. Celle-ci, San Lorenzo, je vous l'ai déjà fait visiter à plusieurs reprises. Il n'empêche. L'endroit est superbe et je ne m'en lasserai jamais. Vous avez vu ces façades ? Et ces colonnes si typiques du style génois. Visitons en silence ... et suffisament habillé. Sinon, l'église a pensé à tout. À l'extérieur, le décor est encore plus beau. Cherchez donc ce petit chien, sur votre droite avant d'entrer dans l'église. Il paraît qu'il représente le chien d'un des amis de l'architecte ... et il semblerait aussi que le toucher porte bonheur, ce qui explique certainement son aspect plutôt usé ! ;-) Empruntez la bonne porte, aussi ! Et en sortant, donnez quelques piécettes à ces joueurs de guitare. Admirez encore et encore ... Faites une gratouille au lion de ma part ... Pensez à vous arrêter devant la Palais Ducal. Il y a là de très belles expositions, à chaque fois que nous venons. Celle-ci, nous la visiterons en fin d'après-midi. L'Art Nouveau d'Alfons Mucha m'a toujours beaucoup plu. À force de voir des gens attablés aux terrasses, on commence à avoir un peu faim ... et soif, surtout ! Voici les ancêtres de la vidéosurveillance ... On arrive sur la Piazza delle Erbe ... L'une de mes places préférées ... au monde, je crois ! C'est là que se trouve le Bar Berto, dans lequel nous ne manquons jamais de nous arrêter ... ... pour boire une bonne bière sarde ... ... et partager une ou deux pizze. Là, on se partage une pizza au salame piccante ... ... et une focaccia au gorgonzola et à la pomme. L'intérieur du Bar Berto est de style Liberty (Art Nouveau), et il me plaît terriblement ! Juste derrière le Bar Berto, un bon glacier. Nous ne nous y arrêterons pas car nous n'avons plus faim. En sortant, on passe devant l'église du Gesù. Elle est fermée pour le moment mais je la connais bien ... Retour devant le Palais Ducal. Tourner en rond fait partie de la visite de Gênes ... On annonce un Festival des Fanfares. Nous y étions il y a deux ans et c'était vraiment sympathique. Il y aura cet automne une expo Warhol, semble-t-il ... J'ai vu ici Frida Kahlo, je vais voir Mucha, et sans doute Warhol un peu plus tard. On dirait qu'ils choisissent les expositions pour moi ! Et puis le site est tellement merveilleux ! Rien que traverser le palais me met en joie ! ;-) Pas vous ? Dehors, il y a un petit marché paysan. Plein de bons produits en vue ... Et voilà la Piazza De Ferrari ... Dirigeons-nous vers la Via XX Settembre ... Elle est bordée d'arcades splendides. Des cafés anciens, de jolis magasins ... ... nous voilà revenus à la Belle Époque ... Là encore, on peut admirer des façades étonnantes ... Des balcons vraiment incroyables ... On arrive assez vite au niveau de l'église San Stefano. On passe derrière et on grimpe le long d'une petite rue, espérant trouver ainsi l'entrée de l'édifice. En face de nous, une jolie fontaine ... Et puis des maisons splendides. Vraiment splendides ! Les heures glorieuses de Gênes le furent vraiment ! Voyez ces décors tarabiscotés ! Les tailleurs de pierre devaient s'en donner à cœur-joie. Et ces portes ! Voilà, je crois que nous tenons le bon bout ... Voici l'entrée de l'église. Et coup de chance, elle est ouverte ! L'intérieur est impressionnant. C'ets ici que fut baptisé Christophe Colomb. Dans cette jolie petite chapelle. En ressortant, on a une jolie vue sur la rue du XX Septembre. On reprend notre chemin en sens inverse. On remonte jusqu'au Teatro Carlo Felice. Sur les marches du Palais Ducal, le Festival des Fanfares se précise ... On s'enfonce à nouveau dans les petites rues. Toujours ces vierges dans des niches, à chaque coin de rue. Et puis de jolies statues un peu partout, même au-dessus de nos têtes. Là, c'est la Piazza delle Fontane Marose. C'est ici que nous avions pris notre hôtel, la première fois que nous étions venus ... On est tout de suite dans la Via Garibaldi ... La rue des plus beaux palais de Gênes. Pareil, je vous les ai déjà tous fait visiter dix (!!!) fois ... Je me contenterai donc de vous les montrer, aujourd'hui. C'est à chaque fois un ravissement que de passer par ici. Ces dames sont au boulot ... et c'est moins sordide qu'au Bois de Boulogne ou sur la Promenade des Anglais ! Les messieurs font quand même leur marché ... C'est une ville vivante, Gênes. Culturelle et vivante. C'est sans doute pour cela que je l'aime autant. Allez, levez un peu le nez ... On arrive dans mon coin préféré ... Un quartier populaire, certes ... Un quartier attachant ... Nous nous arrêterons un moment sur cette placette. On a vraiment très chaud ... ... trop chaud ... ... et un verre glacé s'impose ! Nous voilà sur la Piazza dei Greci. Juste à côté de la Via delle Vigne ... C'est la Basilique Santa Maria delle Vigne ... Les maisons alentour viennent de finir d'être restaurées ... ... restituant enfin les jolies fresques des façades. Encore une de mes places préférées ... ;-) Et puis l'église est vraiment belle ! On y avait vu une crèche superbe, à la période de Noël ... En ressortant ... ... on remonte vers la place ... ... du Campetto. J'adore cette fontaine en hauteur, faite pour que les gens qui venaient chercher de l'eau n'aient pas à soulever leurs seaux ... Pratique, non ? Dans le magasin d'à-côté, un ancien palais, on a laissé la fontaine surmontée d'un Hercule impressionnant. Nous voilà devant un autre endroit que j'affectionne tout particulièrement, sur la Via Roma ... Cet autre endroit de perdition, c'est la pâtisserie des frères Klainguti. La boutique date de 1828 ... ... et le mobilier est toujours là. Quel régal que de venir prendre un petit café au bar, accompagné de ces brioches aux noisettes qu'affectionnait tellement verdi et que l'on nomma en son honneur des Falstaff ! Le décor un peu suranné est absolument charmant. Toute proche, la boutique Pietro Romanengo fu Stefano ... ... un chocolatier ... ... confiseur ... de haut vol. Retour sur la Piazza de Banchi ... Arrêt devant la charmante église San Pietro in Banchi ... Les bouquinistes sont ouverts mais, par malheur, je ne parle pas italien suffisamment bien pour comprendre ce que je lis. Nous revoilà sur le port ... ... devant le Palazzo San Giorgio. Les fanfares sont là et défilent ! Le Port Antique, remodelé par Renzo Piano, a fière allure. Le Bigo est prêt à grimper dans les airs ... Le glacier au rez-de-chaussée de la boutique Eataly a des parfums bien alléchants ... Dévalisera-t-on Eataly aujourd'hui ? Ou nous contenterons-nous plutôt de dévorer l'endroit ... des yeux ? Car on voudrait tout dévorer, chez Eataly ! Les meilleurs produits d'Italie sont rassemblés ici. Le royaume du Slow Food ... Un rêve, encore une fois ! On remonte une dernière fois la rue du XX Septembre. Les fanfares font leurs démonstrations, ... ... dans une ambiance très bon enfant. Il n'y a pas tant de monde que ça. Ce n'est pas une ville ultra-touristique, Gênes. Tant mieux, on en profite bien plus comme cela. Direstion le Palais Ducal et son exposition du moment. pas de photos dans le musée mais sachez néanmoins que si vous passez par là cet été, il faut aller la voir. Les œuvres de Mucha incluses dans des décors Art Nouveau venant de la galerie Wolfsoniana, quel spectacle enthousiasmant ! Fin de la journée devant l'aperitivo du musée ... Un Spritz pour Clem, un autre pour moi. Un Virgin Mojito pour Philippe qui doit conduire ... Le grand buffet d'antipasti à volonté ... Voilà de quoi terminer la balade en beauté ! Le soleil est en train de se coucher. On reprend la route ... mais je sais que nous reviendrons vite ! Bon, eh bien maintenant, il va bien falloir l'évoquer, ce 14 Juillet ... Funeste journée ... Elle avait pourtant bien commencé ... Un joli feu d'artifice à Cannes ... Le Mexique était aux commandes ... Le ciel était bien dégagé. Et puis les mauvaises nouvelles qui tombent. Les copains des enfants qui appellent pour prévenir que quelque-chose de terrible se passe à côté d'eux, sur la Promenade des Anglais ... Dieu merci, nous sommes tous à Cannes mais l'horreur nous sidère pendant de longues heures ... Alors oui, nous sommes Nice. Nous sommes le monde entier, d'ailleurs ... On va continuer à vivre. On ira au marché choisir les plus beaux fruits ... On croquera dans une figue bien mûre comme on croque la vie ... On regardera les fleurs s'ouvrir ... La vie doit continuer ... Allez, je vous emmène vous réchauffer le coeur à la Maison Corse Jean-Pierre, le frère de Philippe, est venu nous rejoindre pour quelques jours ... Une Pietra bien fraîche ... On partagera des repas tous ensemble. Rien n'est plus important que la famille ... On cuisinera des choses simples, qui sont souvent les meilleures ... Des fois, la cuisine, ça redonne un sens à la vie ... Vive les pique-niques nocturnes en plein air ! Quand la famille arrive dans notre coin, on essaye de la recevoir du mieux possible ... Une balade en mer ... Une bouteille de Frizzantino glacée et de gros cubes d'un excellent parmesan ... Une salade de trofie ligures au pesto de Gênes, jambon de Parme, copeaux de parmesan et tomates rôties au thym citron. Pour le dessert, un tiramisu aux abricots poêlés et à la verveine ... Dîner prêt en une heure chrono, figurez-vous, et en sortant du boulot ! Les chiens ont moins de chance, ce soir ... Pendant que les enfants se baignent ... ... la lune se lève ... Vous avez vu cela ? Pour moi, c'est la première fois que je vois un truc comme ça !!! Vous avez vu cette drôle de forme ? Et cette couleur ? C'est juste incroyable et cela laisse augurer une soirée qui sera, c'est sûr, excellente ! La famille restant ici une semaine, on sort tous les soirs. Le rythme des vacances ... tout en bossant sec la journée ! Au bout de t ro is ou quatre jours, je commence bien à sentir que je travaille encore ! Ça, c'est la vie dans le Midi ! ;-) La soirée au Pam Pam étant incontournable, on y sacrifie volontiers ... Les danseuses brésiliennes font bouger la salle ... La musique est à fond ! Impressionnants cocktails ou énormes glaces, tout le monde est content, à la fin. Une dernière soirée mojitos avec les cousins ... Cette petite semaine a fait du bien à tout le monde, je crois ! Bien, dernier moment sympathique pour aujourd'hui ... Notre traditionnel dîner d'été au bord de l'eau avec les meilleurs copains ! Cette année, un grand mezze libanais ... Je pense que ça plaira à tout le monde. Autour d'une immense citronnade libanaise, à la fleur d'oranger et à la menthe ... Bon, il y aura aussi du vin et de l'arak, hein ? Une fois le thème du dîner trouvé, il faut planter le décor. Il paraît que Beyrouth, ça ressemble un peu à Cannes ... ... alors on optera pour une décoration alliant soleil et mer. J'ai trouvé de très jolies étoiles de mer en céramique chez Geneviève Lethu. Il y a encore un rayon de soleil ... ... mais cela ne devrait pas durer. On nous a prévu le pire, pour ce soir. J'ai placé des coupelles de navets au vinaigre et de piments verts ... Le buffet est dressé ! Et il y aura des choses à manger ! ;-) 19 plats, dont 4 desserts, il y aura de quoi faire ! Je vais vous mettre ici toutes les recettes à la suite. Vous ferez votre propre choix ... On commence par les divines petites saucisses libanaises ... Les makanek ... Ingrédients : - 1 kg d'épaule de mouton un peu grasse - 1 boyau de mouton - 1/2 verre de vin blanc - 18 g de sel - 3 g de poivre blanc - 2 cuillerées à café de coriandre en poudre - 1 cuillerée à café pleine d'épices variées Mélange d'épices : - 75 g de gingembre, - 20 g de clou de girofle, - 15 g de poudre de noix de muscade, - 10 g de cannelle en poudre, - 10 g de poivre noir. Préparation : Coupez la viande en petits morceaux. Mettez la viande dans un récipient et ajoutez-y le vin, le cognac, le sel, le poivre et les épices. Mélangez le tout et gardez au frais 12 h en retournant de temps en temps la viande. Embossez la saucisse en plaçant le boyau sur un entonnoir spécial. Si vous n'avez pas de machine, vous pouvez le faire à la main. C'est un peu plus long mais ça marche bien. Tenez alors l'entonnoir d'une main et faites pénétrer la farce avec le pouce de l'autre main. Faites des noeuds tous les 5 cm. Suspendez les saucisses à l'air, au frais, une journée pour les faire sécher. Puis rangez-les au réfrigérateur. Vous pouvez aussi les congeler. Vous les servirez passées à la poêle, avec quelques gouttes de jus de citron ... Kefta de Viande Hachée Épicée ... Ingrédients : - 450 g viande hachée (boeuf ou mouton ou un mélange des deux) - 1 oignon râpé - 1/2 bouquet de persil plat, feuilles hachées - 1 cuillerée à café de sel - 1/2 cuillerée à café de cannelle - 1/2 cuillerée à thé de piment de la Jamaïque - 1/4 cuillerée à café paprika - 2 tranches de pain de mie, trempées dans l'eau puis pressées entre vos mains pour enlever un maximum de liquide. - 1 jaune d'œuf Préparation : 1. Mixez l'oignon, le persil et les épices dans un robot culinaire. Ajoutez ensuite à la viande. Mélangez bien. 2. Divisez le mélange de viande en boules de la taille d'une balle de golf. Insérez au centre de chaque boule une brochette ou une branchette de romarin dont vous ne garderez qu'une touffe terminale de branche et étirez la viande autour de la pique jusqu'à obtenir une quenelle allongée. 2. Posez vos brochettes sur la plancha et faites-les cuire une dizaine de minutes en les retournant régulièrement. 3. Servez avec du persil haché, de l'oignon haché et quelques pincées de sumac, dans des pains pita. Sambusek jebneh ... ou Chaussons au Fromage ... Ingrédients pour deux douzaines : - 3 tasses de farine tout usage - 1 cuillerée à café de sel - 1 cuillerée à café de levure chimique - 1/2 tasse d'huile ou de beurre clarifié - 3/4 tasse d’eau - 1 oeuf battu avec une fourchette Pour la farce : - 2 1/2 tasses de feta émiettée - 1/2 tasse de persil plat haché - 2 blancs d'oeufs - 1/2 cuillerée à café de poivre - 1/2 cuillerée à café de quatre-épices Préparation : 1. Placez la farine, la levure et le sel dans un grand saladier. Mélangez. Ajoutez l'huile en un mince filet tout en remuant. Ajoutez l'eau graduellement jusqu'à ce que la pâte ne colle plus. Farinez légèrement et couvrez avec une serviette humide pendant 30 minutes. 2. Mélangez ensemble les ingrédients de la farce. Couvrez et mettez de côté. 3. Préchauffez le four à 190°C. Roulez la pâte jusqu'à ce qu'elle soit très mince et découpez-la en cercles de 8 cm. Placez une cuillère à soupe de farce sur la moitié d’un cercle, repliez en demi-lune, chiquetez les bords, et placez sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Badigeonnez avec l’œuf battu. Faites cuire au four pendant environ 15 minutes ou jusqu'à ce que les chaussons soient dorés. NB : Vous pouvez congeler ces chaussons, avant cuisson, et les faire cuire directement à la sortie du congélateur en rallongeant le temps de cuisson de quelques minutes. Fatayer bel sabanekh / Fatayer aux Épinards ... La recette vient de l'excellent blog Paris-Alep qui traite beaucoup de cuisine syrienne ... Ingrédients : Pour la pâte : - 500 g de farine - 1/2 pot de yaourt - 125 ml d’huile végétale - 125 ml d’eau - 1 sachet de levure boulangère - 1/2 cuillerée à soupe de sucre en poudre - 1/2 cuillerée à café de sel Pour la farce : - 300 g d'épinards surgelés - 1 petit oignon - 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive - ½ cuillerée à café de paprika - 1/2 cuillerée à café de cumin en poudre - 1 cuillerée à soupe de sumac en poudre - 2 cuillerées à soupe de jus de citron - 1 jaune d'oeuf pour badigeonner Préparation : 1. La pâte : Diluez le levure dans un peu d’eau prélevée sur la tasse. Ajoutez le sucre. Mélangez tous les ingrédients ensemble, pétrissez, puis laissez reposer la pâte pendant 2 heures. 2. Pour faire la farce, émincez finement l’oignon. Faites-les revenir dans une poêle avec l’huile. Ajoutez les épinards, le sel, les épices et le jus de citron. La farce est prête dès que les épinards sont bien secs. 3. Étalez la pâte au rouleau puis découpez des petits cercles d’environ 7cm de diamètre à l’aide d’un verre. Placez une cuillerée de farce au centre. Refermez en pinçant les 2 premiers bords vers le centre … Puis le 3ème, on obtient ainsi un petit chausson. Pour finir, badigeonnez de jaune d’oeuf et ajoutez des graines de sésame et de nigelle. Enfournez pour 10-15 min dans un four préchauffé à 180 °. Les fatayer se mangent chauds ou froids Chou-Fleur Sauté aux Épices ... Pour 6 personnes Ingrédients : - 1 chou-fleur, fleurettes séparées et lavées - 1/3 tasse d'huile d'olive - 4 cébettes - 1/2 cuillerée à café de curcuma - 1 cuillerée à café de cumin - 6 gousses d'ail réduites en purée - 1 cuillerée à café de sel (ou selon goût) - 1/2 cuillerée à café de coriandre en poudre - 1 cuillerée en poudre de sumac Préparation : 1. Placez les bouquets de chou-fleur dans une poêle profonde avec un couvercle. Ajoutez une tasse d'eau et portez à ébullition. Laissez les fleurettes cuire pendant environ 10 minutes. Retirez alors le couvercle et laissez l’eau s’évaporer complètement. 2. Égouttez et réservez le chou-fleur. Versez l'huile dans la poêle et faites chauffer avec les cébettes hachées, l'ail et les épices sèches en remuant. Ajoutez le chou-fleur dans la poêle, remuez bien et faites-le sauter jusqu’à ce qu’il ait prenne une couleur bien dorée. Rectifiez l'assaisonnement si nécessaire et transférez sur le plat de service. Servez chaud ou à température ambiante, avec à côté, un petit pot de sauce tarator. Hummos ... ou Purée de Pois Chiches au Tahini ... Ingrédients : - 2 boîtes de pois chiches ou 225 g de pois chiches secs (de façon à obtenir environ 450 g de pois chiches cuits). Si vous utilisez des pois chiches secs, faites-les tremper dans l'eau froide pendant une nuit et ajoutez à l'eau une cuillère à café de bicarbonate de soude. Égouttez-les le lendemain et faites-les ces faire cuire dans 4 tasses d'eau pendant au moins 1 heure jusqu'à ce qu'elles soient très tendres. Si vous utilisez des pois chiches en conserve, égouttez-les et placez-les dans une casserole, couvrez d'eau et mettez sur le feu pendant 30 minutes pour débarrasser les pois du goût métallique de la boîte. Quand les pois chiches ont refroidi, frottez-les pour se débarrasser des peaux autant que possible. Cette option est facultative ... mais conseillée ! - 3/4 tasse de tahini (ou plus en fonction de vos préférences personnelles). Vous aurez besoin de remuer le contenu du pot avec une cuillère en bois parce que l'huile a tendance à remonter à la surface. - 1/2 tasse de jus de citron, fraîchement pressé si possible. - 1/2 tasse d'eau tiède, de préférence celle dans laquelle les pois chiches ont cuit - 5 gousses d'ail pilées Préparation : 1. Après la cuisson, les pois chiches jusqu'à ce qu'ils soient très tendres, ou mijoter les ceux en conserve, les mettre de côté et laisser refroidir un peu pendant que vous préparez les autres ingrédients.Soyez prêt et à proximité du jus de citron, l'ail écrasé et tahineh avec une cuillère à café de sel. 2. Égouttez les pois chiches, mais gardez environ 1 tasse de leur eau de cuisson. Gardez 1/4 tasse de pois chiches pour la décoration. Mixez les pois chiches restants dans votre processeur pour obtenir une pâte onctueuse. 3. Ajoutez le tahini, puis le jus de citron et l'ail. Si elle est trop épaisse, ajoutez un peu d'eau de cuisson, 1/4 tasse à la fois. Goûtez. Rectifiez l'assaisonnement avec un peu plus de jus de citron, d'ail, ou de tahini si vous le désirez. 4. Versez le hummos dans un bol, garnissez avec les pois chiches entiers et un peu d'huile d'olive extra-vierge et une pincée de paprika, si vous le souhaitez. Servez avec du pain pita frais. Labneh aux Herbes ... Ingrédients : - 350 g de yaourt entier à la grecque - 2 gousses d'ail - sel selon votre goût - 1/4 tasse de menthe fraîche - 1/4 tasse de persil plat frais - 1/4 tasse d'aneth frais - 2 échalotes Préparation : 1. Faites égoutter le yaourt pendant plusieurs heures, une nuit si possible, au-dessus un tamis tapissé d'une gaze. 2. Hachez le persil, l'aneth, les échalotes et la menthe très finement. Hachez l'ail avec un peu de sel dans un mortier. Mélangez ensemble les herbes, l'ail et le labneh. Servez bien frais. Le Vrai Tabbouleh ... Ingrédients : - 1 bouquet de persil italien - 1 gros oignon (ou 4 oignons verts) - 1 bouquet de menthe fraîche - 4 grosses tomates - 1/2 tasse de boulgour fin - 2 ou 3 citrons - 1/2 tasse d'huile d'olive extra vierge - sel, poivre Préparation : 1. Lavez et séchez le persil et la menthe. 2. Prélevez-en les feuilles et jetez les tiges. 3. Hachez les herbes très, très finement au couteau. 4. Lavez les oignons et hachez-les très finement. 5. Lavez les tomates et coupez-les en très petits petits cubes. 6. Rincez le boulgour, et faites-le tremper dans un bol pendant 3 minutes avec juste assez d'eau froide ou de jus de citron pour le couvrir . Ensuite, égouttez dans une passoire en appuyant avec une cuillère en bois jusqu'à ce qu'il soit sec. 7. Assemblez le tabbouleh: Dans un saladier, mettez le persil et la menthe, puis l'oignon, puis les tomates, puis le boulgour. 8. Préparez la vinaigrette avec le jus de 2 gros citrons (environ 1/2 tasse ), l'huile d'olive et l'assaisonnement, selon votre goût. Fouettez pour émulsionner. 9. Verser la vinaigrette sur le tabbouleh juste avant de servir et mélangez bien. 10. Servez bien frais. Mouttabal ou Caviar d'Aubergines ... Ingrédients pour 6 à 8 personnes : - 2 grandes aubergines brillantes (il faudra obtenir à peu près 450 g de chair une fois cuites) - 2 cuillères à café de purée d'ail frais - Le jus d'un citron - 3 cuillerées à soupe de tahini - 2 cuillères à café de mélasse de grenade (facultatif mais conseillé) Préparation : 1. Placez les aubergines sous le grill de votre four et laissez leur peau brûler légèrement, en les retournant souvent. Lorsqu'elles sont uniformément noires, laissez-les refroidir sur une surface plane puis pelez-les. 2. Récupérez la chair et placez-la dans un grand tamis. Laissez égoutter pendant une heure ou plus.Utilisez ce temps pour écraser l'ail avec un peu de sel, le jus de citron, et de mesurer le tahini dans un petit bol. Vous pouvez mélanger tous les ingrédients ensemble. 3. Mettez la chair des aubergines dans un bol avec le mélange tahini, ail et jus de citron. Écrasez le mélange avec un pilon en bois ou une cuillère de manière à combiner tous les ingrédients, tout en préservant la texture épaisse. Assaisonnez. Ajoutez 2 cuillères à café de mélasse de grenade si vous aimez le goût sucré/acide. Goûtez à nouveau. 4. Dressez dans un joli bol, avec délicatesse et amour, comme le précise joliment Joumana, et garnissez avec un peu d'huile d'olive. Vous pouvez ajouter quelques graines de grenade. Servez à température ambiante . Haricots Verts à la Sauce Tarator ... Ingrédients : - 250 g de haricots verts équeutés - 1/2 tasse de tahini - 2 gousses d'ail épluchées - 1/2 tasse de jus de citron - 1/3 tasse (ou plus) d'eau - Sel - persil haché Préparation : 1. Faites bouillir ou cuire à la vapeur les haricots. Écrasez l'ail dans un mortier avec une pincée de sel et transférez la pâte d'ail dans un bol. Versez dessus le tahini, le jus de citron et l'eau en remuant sans cesse jusqu'à ce que la sauce soit lisse et onctueuse. Si elle est trop ferme, ajoutez encore de l'eau. 2. Goûtez et rectifiez l'assaisonnement. Versez sur les haricots, remuez bien, ajoutez un peu de persil et servez. Kibbet al-batata ... ou Kibbe à la Pomme de Terre ... Ingrédients pour 8 personnes (ou deux fois plus dans un buffet ..) - 8 pommes de terre moyennes pour purée - 1 gros oignon - 3 verres de boulgour fin trempé dans l’eau pendant deux heures - 2 cuillerées à soupe de farine - Sel, poivre blanc, - ½ bouquet de menthe - 1/2 cuillerée de paprika doux - 1/2 cuillerée à café de cannelle Pour la farce : - 8 oignons moyens - 1 verre de pois chiches cuits - Sel, poivre, une pincée de piment de la Jamaïque, une pincée de cannelle - 2 cuillerées à soupe de sucre - 3 cuillères à soupe d'huile Préparation : 1. Préparez la farce, qui peut être faite la veille : faites chauffer l'huile d'olive et faites revenir les oignons coupés en lamelles très fines, saupoudrés de sucre, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Saupoudrez-les de cannelle et de poivre de la Jamaïque, salez et poivrez bien, puis ajoutez les pois chiches, mélangez bien et éteignez le feu. 2. Préparez le boulghour et les pommes de terre : Placez le boulghour dans un bol et rincez-le sous l'eau courante. 3. Faites bouillir les pommes de terre dans de l'eau jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Épluchez-les et écrasez-les au presse-purée. Placez-les dans un grand saladier. Pilez les feuilles de menthe avec l’oignon dans un mortier. Ajoutez-leur les épices, le sel et le boulgour. Ajoutez enfin les pommes de terre en purée et pétrissez jusqu’à obtenir une pâte homogène. 4 Huilez un plat en pyrex allant au four. Transférez dedans la moitié du mélange de pommes de terre et boulgour. Remplissez un petit bol avec de l'eau et avec les doigts humides, étalez la pâte de pommes de terre dans le moule en une couche fine et lissez. 5. Étalez la farce d’oignons et boulgour. Placez le reste de la pâte de pommes de terre sur la garniture, un peu à la fois, en lissant avec les mains. Tracez avec la pointe d’un couteau deux lignes en forme de croix allant jusqu’au fond du plat et d’autres plus superficielles formant des triangles et des trapèzes (voir photo). Ajoutez de l’huile d’arachide de façon à ce qu’elle couvre la surface du plat. Mettez à four chaud jusqu’à obtenir une coloration dorée, soit de 25 à 30 minutes. Servez tiède ou froid. Pommes de Terre au Pesto de Coriandre ... Un délicieux plat du Sud du Liban ... Ingrédients : - 700 g de petites pommes de terre - 2 cuillères à soupe d'ail écrasées avec une cuillère à café de sel (environ 12 gousses) - 1 bouquet de coriandre, feuilles hachées - 1 cuillère à café de flocons de piment fort ou 1 piment fort, frais et haché finement - 1 citron, en jus ou en quartiers et présenté avec le plat - 3 tasses d'huile végétale pour frire les pommes de terre - 3 cuillères à soupe d'huile d'olive extra-vierge Préparation : 1. Première étape: Faire le pesto à la coriandre (Aliyeh). Il peut être fait à l'avance. Écrasez les gousses d'ail avec le sel dans un mortier. Chauffez l'huile d'olive dans une petite poêle et ajoutez l'ail et le coriandre hachée. Faites frire le mélange pendant deux minutes jusqu'à ce qu'il soit parfumé. Ajoutez le piment ou les flocons de chili. Faites frire une minute de plus. Retirez du feu. 2. Deuxième étape: Faire frire les pommes de terre.Pelez les pommes de terre et coupez-les en petits dés. Placez-les dans un bol d'eau froide au fur et à mesure. Séchez les pommes de terre coupées et faites chauffer les 3 tasses d'huile dans une friteuse.Faites frire les pommes de terre jusqu'à ce qu'elles soient dorées et retirez-les de la friteuse en les plaçant sur une assiette recouverte de papier absorbant pour absorber l'huile en excès. 3. Ajoutez les pommes de terre au pesto d'ail et de coriandre. Mélangez bien. 4. Pressez le jus d'un citron sur les pommes de terre ou servez avec des citrons en quartiers sur le côté de l'assiette. 5. Servez à température ambiante. Laban bi khyar / Yaourt au Concombre ... Une recette de Paris-Alep, encore une fois ... Ingrédients : - 4 yaourt à la grecque (600g) - 1 concombre normal ou 3 petits concombres libanais - 2 cuillerées à soupe de menthe séchée - 2 gousses d’ail - 1 cuillerée à café de sel - de la menthe fraîche pour décorer Préparation : Mélangez les yaourts pour les assouplir. Rincez le concombre et coupez-le en petit dés.. Ajoutez les dés de concombres au yaourt, la menthe séchée, l’ail pilé et le sel. Mélangez. Réservez au frais. Feuilles de Vignes Farcies ... Ingrédients : - 500 g de feuilles de vignes en bocal - 500 g de riz - 175 g de cébettes hachées - 2 gros oignons hachés - 25 g de persil plat dont vous hacherez les feuilles - 15 g d'aneth haché - 45 cl d'huile d'olive - 4 cuillerées à soupe de pignons - 60 cl d'eau bouillante - 5 cuillerées à soupe de jus de citron Préparation : 1. Rincez les feuilles de vigne et enlevez les grosses nervures. Portez une casserole d'eau à ébullition et y blanchir les feuilles par petites quantités. Égouttez-les et laissez-les refroidir. Couvrez le fond d'une grande casserole des feuilles de vigne abîmées du bocal. 2. Mettez la cébette et les oignons dans une passoire. Saupoudrez d'un peu de sel et mélangez. Rincez et pressez pour éliminer le plus d'eau possible. 3. Mélangez le riz, les oignons, les herbes, la moitié de l'huile, les pignons de pin et les raisins dans une poêle. Salez et poivrez. Ajoutez un grand verre d'eau et placez à feu doux pour que l'eau soit absorbée par le riz et que ce dernier commence à ramollir un peu. Retirez du feu. 4. Étalez une feuille de vigne sur le plan de travail, face brillante contre le plan. Déposez une cuillerée à soupe de farce au riz au milieu. Repliez les coins sur la préparation et roulez la feuille sans serrer pour obtenir un petit ballot. Continuez jusqu'à épuisement des ingrédients. 5. Disposez les ballots bien serrés dans la sauteuse, côte à côte, jointure vers le bas. Faire plusieurs couches si nécessaire. Versez doucement l'huile restante, l'eau bouillante et le jus de citron sur les feuilles de vigne. Posez un poids sur les feuilles de vigne pour qu'elles ne s'ouvrent pas pendant la cuisson, par exemple une assiette retournée. Couvrez la casserole et portez à ébullition. Baissez le feu et laissez mijoter une quarantaine de minutes, jusqu'à ce que toute l'eau soit absorbée. Retirez du feu, placez une serviette en coton entre la casserole et le couvercle, pour absorber la vapeur, et laissez refroidir. Muhammara ... ou Purée de Poivrons aux Noix ... Ingrédients pour obtenir 400 g de muhammara ... - 3 grands poivrons rouges - 4 gousses d'ail - 50 g de noix (mais vous pouvez doubler la dose facilement) - 3/4 cuillerée à café de cumin moulu - 1 cuillerée à soupe de mélasse de grenade - 1 petit oignon blanc - 1 cuillerée à café de paprika fumé - 1 cuillerée à soupe de sel - 1/4 tasse d'huile d'olive Préparation : 1. Placez les noix dans un bol, ajoutez de l'eau pour couvrir et laissez tremper pendant une heure. 2. Pelez les gousses d'ail, hachez et mettez-les dans un mortier avec du sel. Pilez et récupérez une purée l'ail. 3. Lavez les poivrons et déposez-les sur une plaque couverte de papier d'aluminium sous le gril du four, en les retournant au bout de quelques minutes jusqu'à ce que la peau soit bien carbonisée. À ce stade, placez les poivrons dans un sac en plastique avec quelques cuillères à soupe d'eau, fermez le sac hermétiquement pendant 10 minutes. Ouvrez le sachet et décollez les peaux de poivrons. Coupez les poivrons et jetez toutes les graines et les parties blanches de l'intérieur, ainsi que la tige. 4. Pelez l'oignon et coupez-le en quartiers. 5. Placez les poivrons, l'oignon, l'ail écrasé, les noix égouttées, le cumin, la mélasse de grenade, le piment rouge en pâte ou le paprika fumé et l'huile d'olive dans le bol d'un robot culinaire. Mixez pendant une minute ou jusqu'à ce que le mélange soit lisse mais toujours épais et avec une certaine texture. Goûtez pour rectifier l'assaisonnement et transférez la sauce dans un bol. Couvrez et réfrigérez. Bien, je crois qu'on en a fini avec les choses salées !!! :-) Passons au sucré, maintenant ... C'est toujours apprécié, un bon choix de desserts, sur un buffet. Chacun pioche dans ce qu'il veut ... et les plus gourmands goûteront à tout ! Avec un thé à la menthe ou un café blanc ... Elle est pas belle, la vie ? Mouhallabieh ... Ou petits flans aux parfums orientaux ... Ingrédients pour 6 personnes : (ou bien plus de plus petites portions, comme ici ...) - 1 l de lait entier - 100 g de maïzena (ou de farine de riz, plus classiquement) - 125 g de sucre en poudre - Eau de fleur d'oranger (de la vraie de bonne qualité, pas de l'arôme artificiel) - 1 cuillerée à café de gomme arabique pilée ou mieux, de mastic - Pistaches non salées grossièrement hachées pour décorer Préparation : 1. Diluez la maïzena avec un peu d'eau et mélangez bien pour éviter les grumeaux. Ajoutez alors le reste du lait et le sucre en poudre. Faites chauffer sur feu moyen et tournez jusqu’à épaississement. Ajoutez alors la gomme arabique et l'eau de fleur d'oranger (goûtez au fur et à mesure que vous en ajoutez, les différentes marques ont des puissances aromatiques très différentes et si l'on en met trop, le dessert prend une amertume pas forcément plaisante ...). Laissez bouillir encore 2 minutes en mélangeant encore. Attention à ne pas laisser brûler le fond de la casserole. Baissez le feu et continuez à laisser épaissir cette crème selon votre goût. Si elle est très épaisse, vous pourrez démouler vos flans lorsqu'ils auront refroidi. Si elle est plus légère, vous les servirez tels quels ... 2. Versez dans des ramequins passés rapidement sous l'eau froide et égouttés mais non séchés et mettez au frais une nuit au moins. 3. Pour servir, je confectionne un sirop avec du miel liquide au parfum pas trop prononcé (le miel d'oranger se prête bien à cet exercice ...) et un peu d'eau de rose ... Je démoule, ou pas, mes petits mouhallabieh bien frais et je les arrose de ce sirop bien frais ... Je parsème de pistaches concassées ... ou, comme ici, d'amandes effilées. je n'avais plus de pistaches, au moment de servir ! ;-) Knafeh bel jebneh ... Ingrédients : - 250 g de pâte knafeh ( elle se vend par paquet de 500g, sous le nom de pâte kadaïf) - 250 g de brousse - 125 g de beurre clarifié - un peu de lait - 250 ml de sirop de sucre ( - une poignée de pistaches décortiquées non salées Préparation : 1. Dans le bol d’un robot, placez les 250 g de pâte, et mixez très finement, de façon à obtenir de petits vermicelles) 2. Faites fondre le beurre et mélanger à la pâte hachée. Laissez reposer une trentaine de minutes, le temps que la pâte absorbe le beurre. 3. Chemisez un moule rond (à tarte) de papier sulfurisé (pour faciliter le démoulage). 4. Ajoutez un peu de lait pour humidifier et ramassez la pâte et déposez la moitié dans le moule. Aplatissez avec les mains. Etalez ensuite le fromage par-dessus sur toute la surface. Enfin, déposez l’autre moitié de pâte et égalisez la surface. Enfournez dans un four préchauffé à 180°C pendant 25 minutes environ, le temps que le fond prenne une couleur dorée. À la sortie du four, retournez le moule sur une assiette de présentation. Puis arrosez généreusement de sirop de sucre froid et parsemez de pistaches concassées ou moulues. Un Baklava en 10 minutes ... Juste divin ... merci Joumana ... Ingrédients pour un plat de 23 cm x 33 cm, soit 24 baklavas ou 48 mini-baklavas : - 350 g de pistaches pelées et hachées grossièrement dans un robot culinaire (j'ai utilisé un mélange de pistaches et d'amandes à parts égales, torréfié au four une dizaine de minutes) - 1 tasse de sirop. Voir la note sur la façon de rendre le sirop au bas de la recette. - 1 tasse de beurre non salé, fondu et clarifié. (Voir la note en bas de la recette sur la clarification de beurre) - 1 paquet de 500 g de pâte phyllo Préparation : Avant de commencer assurez-vous que tous les ingrédients sont prêts et placés à proximité, sur votre plan de travail. Première étape : Placez les pistaches et les amandes hachées dans un bol et versez 4 cuillerées à soupe de beurre fondu dessus, ainsi que 2 cuillerées à soupe de sirop. Mélangez de façon à bien enrober les amandes et les pistaches concassées.Graissez votre plat avec un peu de beurre fondu. Deuxième étape : Ouvrez le paquet de pâte phyllo et déroulez-le. Placez votre plat sur le paquet de feuilles et découpez les feuilles avec une paire de ciseaux, de la taille du plat + 1 petit cm. Gardez les chutes, surtout, qui seront utilisées froissées pour donner du volume au gâteau. Couvrez ces restes d'un torchon humide. Troisième étape : Versez deux cuillerées à soupe de beurre clarifié sur le plateau. Étalez avec un pinceau.Prenez 2 feuilles de pâte phyllo et placez-les au fond du plat. Badigeonnez de beurre clarifié. Prenez 2 autres feuilles, répétez l'opération. Prenez encore 2 autres feuilles, puis 2 autres puis enfin 2 encore, jusqu'à ce 10 feuilles aient été utilisées. Couvrez les feuilles restantes avec le torchon humide. Quatrième étape : Prenez 1 feuille de chute de pâte et froissez-la comme un morceau de papier de soie. Placez dans le plat, par-dessus les feuilles précédentes. Continuez en froissant les autres chutes et placez-les côte à côte, de façon à remplir toute la surface du plat. Versez du beurre sur ces feuilles froissées. Cinquième étape : Placez deux grandes feuilles de pâte sur le dessus des feuilles froissées pour préparer une surface suffisamment lisse pour placer les pistaches et les amandes.Répartissez les pistaches et les amandes et lissez avec une grande spatule. Sixième étape : Maintenant que le plat est recouvert d'une couche de pistaches et d'amandes, couvrez avec les dernières feuilles de pâte phyllo, en travaillant avec deux feuilles à la fois, comme au début, en brossant à chaque fois avec un peu de beurre. Septième étape : Prenez un couteau avec une pointe émoussée ou une spatule et passez-la tout autour de la casserole en rentrant la pâte Phyllo à l'intérieur du moule.Avec un grand couteau bien aiguisé, coupez 3 colonnes (mesurer avec une règle si vous le souhaitez) et 4 lignes. Vous allez obtenir 12 carrés. Coupez les lignes diagonales dans les cases pour obtenir 24 triangles si vous voulez des triangles.Arrosez de beurre clarifié.Placez le moule dans un four à 180°C pendant 45 minutes ou jusqu'à ce que le baklava semble croustillant et joliment doré. Huitième étape : Versez le sirop sur le baklava quand vous le sortez du four. Pour ce faire, utilisez une cuillère et versez le sirop chaud, une cuillerée à la fois dans les sections coupées du baklava. Après avoir arrosé de sirop, laissez reposer à découvert pendant quelques heures, puis coupez chaque morceau avec un couteau pointu. Le baklava se conservera très bien jusqu'à trois semaines ... mais il m'étonnerait fort qu'il résiste aux assauts de vos invités plus de ... trois heures ? ;o) Comment faire le beurre clarifié ? Prenez 500 g de beurre non salé et placez-le dans une casserole à fond épais. Laissez le beurre fondre lentement, il va mousser en surface. enlevez cette mousse avec une cuillère à mesure qu'elle se forme. Laissez fondre complètement le beurre. Quand le beurre est clair, transférez-le dans un pot à travers un tamis sur lequel vous avez placé une serviette en papier ou un filtre à café. Le beurre clarifié est le liquide jaune clair qui reste. Lorsque vous êtes prêt à l'utiliser, il doit être réchauffé lentement. Le beurre clarifié se garde couvert dans le réfrigérateur pendant jusqu'à un an. Comment préparer le sirop ? Mesurez deux tasses de sucre et une tasse d'eau et placez l'ensemble dans une casserole. Portez à ébullition, en remuant de temps en temps et faites bouillir pendant 10 minutes. Ajoutez une cuillère à café de jus de citron frais au sirop et laissez bouillir une minute de plus Ajoutez alors l'eau de rose et la fleur d'oranger et retirez du feu. Ce sirop, vous pourrez le garder pendant plusieurs semaines dans un contenant fermé au réfrigérateur. Namoura ... Une recette du blog "Cahier de Cuisine" ... Pour 6 personnes (Pour mon buffet, j'ai doublé les doses ...) Ingrédients : • 250 g de semoule de blé dur, moyenne ou grosse • 50 g de sucre • 5 cuillères à soupe d'huile végétale • 200 g de yaourt nature • 1 sachet de levure chimique • 1 sachet de sucre vanillé • Des amandes effilées pour la décoration • eau de rose Pour le sirop : • 150 g de sucre • 150 ml d'eau • 20 g de beurre • 3 cuillerées à soupe de jus de citron • eau de rose Préparation : 1. Dans un saladier, mélangez la semoule, le sucre, la levure et le sucre vanillé. 2. Ajoutez l'huile, le yaourt et une cuillère à café d'eau de rose puis mélangez à nouveau. 3. Versez dans un moule beurré rectangulaire en façonnant une couche d'environ 2 cm d'épaisseur bien plane. 4. Disposez une amande effilée au centre de chacun des petits carrés que vous découperez après la cuisson. 5. Faites cuire à four chaud à 180° pendant 20-30 minutes. Pour le sirop : 1. Dans une casserole, versez l'eau et le sucre. Portez à ébullition. 2. Ajoutez le jus de citron et laissez bouillir à feu moyen pendant 10 minutes. Mélangez de temps en temps. 3. Retirez du feu puis ajoutez le beurre et une cuillère à café d'eau de rose. 4. Une fois le gâteau cuit, coupez en petits carré autour des amandes effilées et arrosez uniformément avec le sirop bien chaud. Allez, quelques photos maintenant de la soirée ... La jeunesse a bon appétit ... Les plus vieux aussi ! On hésite jusqu'au dernier moment à ressortir les tables ... ... mais l'orage gronde et je ne voudrais pas que la soirée soit ruinée par une averse. Alors on commence la soirée dedans ... ... et on est bien content de notre choix car un terrible orage s'abat sur tout le monde au beau milieu du repas! L'arak rafraîchit l'atmosphère ... Comme d'habitude, tout le monde est content de se retrouver ... Les gens se rencontrent ... ... bavardent ... J'espère que cette tradition du repas estival se poursuivra encore longtemps !!! Déjeuner de restes -de beaux restes- au boulot de Philippe le lendemain midi ... Paulo est venu nous rejoindre en vélo ... Il s'est découvert récemment une passion pour le vélo et son été cannois de glandouille lui permet de bien s'améliorer ... ;-) Mais ceci est une autre histoire, dont je vous reparlerai bientôt ! ;-) En attendant, passez un beau mois d'août ... On se retrouve à la rentrée ?

Source: questcequonmange.blogspot.com

Ce délicieux gâteau aux pommes, inspiré par Canotte du blog Cuisine campagne de France , a été réalisé avec deux de mes petites-filles. Quand on est des fillettes, il n'est pas si facile que ça de peler des pommes à l'économe, de casser des oeufs sans en renverser à côté du bol et d'être tout près de la mixette qui mène un train d'enfer alors qu'on a des oreilles encore toutes neuves! Créé par le chef français triplement étoilé Georges Blanc, ce gâteau aux pommes qui comprend des ingrédients qu'on a facilement à la maison a régalé mes petites-filles. Elles sont d'ailleurs reparties avec la moitié de leur petit chef-d'oeuvre, chacune toute fière de penser «C'est moi qui l'ai fait!» Une fois les morceaux de pommes caramélisés à la poêle, ils sont déposés dans le fond d'un moule à charnière avant d'être recouverts par l'appareil à gâteau. Gâteau aux pommes du chef Georges Blanc 6 portions 60 g de beurre 5 grosses pommes Cortland (ou autres pommes qui se tiennent bien à la cuisson) 50 g + 200 g de sucre 3 œufs 150 ml de crème à l'ancienne plus épaisse 15% 200 g de farine, tamisée 1 c. à thé d'extrait de vanille À noter que ce gâteau ne contient pas de poudre à pâte (levure chimique) Couper les pommes épluchées en cubes. Faire fondre le beurre dans une poêle, ajouter les morceaux de pommes, les saupoudrer de 50 g de sucre pour les faire caraméliser. Laisser cuire à feu assez vif environ 10 minutes en les remuant délicatement de temps en temps. Réserver. Dans un grand bol, battre les oeufs avec la crème de 2 à 3 minutes à haute vitesse. Ajouter le sucre restant, soit 200 g, et bien mélanger pendant 2 minutes. Incorporer peu à peu la farine et brasser à vitesse petite-moyenne jusqu'à ce que le mélange soit lisse. Ajouter l'extrait de vanille. Mélanger. Ne pas brasser trop longtemps ce qui contribuerait à faire durcir la pâte à la cuisson. Graisser et enfariner un moule à gâteau à fond amovible de 21 cm et tapisser le fond d'un papier parchemin. Déposer les cubes de pommes caramélisés dans le fond, puis verser la pâte dessus. Enfourner et cuire dans un four préchauffé à 350 degrés F (180 degrés C) environ 30 minutes ou jusqu'à ce qu'une lame plantée en son centre ressorte sèche. Commencer à surveiller le gâteau après 20 minutes de cuisson. Démouler le gâteau lorsqu'il est tiédi. Le déposer dans une assiette de service en veillant à ce que les pommes soient sur le dessus. Servir. Merci Canotte!

Source: augredumarche.blogspot.com

. Voilà un billet abominablement long ... Anne, de la Famille Gerdel , est venue nous voir dix jours à Paris ... Je lui offre ce billet, que j'ai mis près de trois semaines à rédiger, pour qu'elle ait une idée globale de sa visite ... Qu'elle puisse se rappeler de tous ces merveilleux moments ... C'est donc pour toi, Anne ... Que les autres m'en excusent ! ;o))) Lundi 30 Avril 2012 ... On est tous sur le pied de guerre de bonne heure. Ma copine Rachel est arrivée hier soir à Paris, et aujourd'hui, c'est Anne la Québécoise qui posera pour la première fois un pied ... et ses valises ... en France ! Je suis fière de pouvoir être celle qui lui donnera une première approche de notre beau pays ! Tout doit être prêt pour l'accueillir au mieux ... Nous sommes tout heureux en la voyant enfin descendre de son taxi devant la maison. Paul se précipite pour l'aider à porter ses valises, qui sont, elle nous a prévenus, extrêmement lourdes. Première chose : Un bon petit déjeuner parisien ... Café, pains au chocolat et croissants ... Tout de suite après, on monte dans le bus n°72. Il ne faut pas laisser Anne mollir ... elle aura tout le temps pour dormir ... la nuit prochaine ! ;o) Une demi-heure plus tard, premier contact avec la Seine et ses péniches ! Premières photos en vue d'un bel album-souvenir ... Première rencontre avec la Tour Eiffel, qu'Anne imaginait plus grande. On verra quand elle sera dessous ! ;o) On traverse la place de la Concorde à pied ... Anne a peur que l'on se fasse écraser. On la rassure ! ;o) Au loin, elle découvre les Champs-Elysées et l'Arc de Triomphe ... Sur la place de la Concorde, je lui fais admirer les lampadaires placés sur des colonnes rostrales qui évoquent l'emblème de la ville de Paris ... Elle découvre aussi les guérites représentant, à chacun des huit angles de cette place octogonale, une ville de France. Et puis les deux belles fontaines (celle-ci est une ode aux mers de France, l'autre aux fleuves, célébrant ainsi le génie naval de la France) ... .. qui font de très beaux fonds pour des portraits d'anthologie ! :o) On n'oublie pas l'obélisque, bien sûr, enlevé de sa place initiale à l'entrée du temple de Louxor et"offert" en 1831 par le vice-roi d'Egypte Méhémet Ali à Louis-Philippe. Il sera installé au centre de la place en 1836, en présence de 200 000 personnes. Anne me signale sa grande passion pour les beaux jardins. Quoi de plus normal alors que de l'inviter dans les merveilleux jardins des Tuileries ? Entrons donc au niveau de la petite librairie charmante dont je vous parlais il y a peu ... Saluons André Le Nôtre, le fabuleux créateur des fameux "jardins à la Française", tout en symétrie ... Le site du jardin des Tuileries est inscrit depuis 1991 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Il tient son nom de l'existence de plusieurs fabriques de tuiles qui se tenaient à l'endroit où Catherine de Médicis fit édifier, à partir de 1564, le palais des "Tuileries", agrémenté d'un somptueux jardin. En 1664, Le Nôtre le redessine à la française. C'est également lui qui fait ouvrir la perspective à l'Ouest qui deviendra les Champs-Elysées. Le plan actuel du jardin des Tuileries s'organise autour d'une large allée centrale marquant la perspective du Grand Axe qui s'étend aujourd'hui du Louvre à la Grande Arche de la Défense. Vingt différentes sortes d'arbres sont représentées. Les statues sont présentes un peu partout dans les jardins. Rodin, Coysevox, Carpeaux sont très représentés. En 1965, André Malraux, alors ministre de la Culture, fera installer 18 statues de Maillol ... Je les ai toujours connues ici et aime les retrouver ... On trouve aussi des statues plus récentes, comme celles de Max Ernst, Henri Laurens, Giacometti ... et même des oeuvres contemporaines comme ces fleurs ultra-colorées de Kusama. Pas sûr qu'il soit judicieux pour nous de nous asseoir sur une de ces jolies chaises vertes, à l'inclinaison si propice à la sieste ... Anne risquerait de s'y endormir même si, à notre grande surprise, elle a l'air très en forme ! ;o) Un peu plus loin,dans les Tuileries, le long de la rue de Rivoli, voici un bassin extraordinaire sur lequel, dès qu'il fait beau, voguent de petits bateaux aux voiles colorées ... On les loue pour presque rien ... ... et voilà rendues possibles de folles courses de voiliers ... J'ai toujours adoré ça ! Il fait suffisamment bon pour une glace en cornet ... Nous n'avons pas encore déjeuné, nous nous abstiendrons donc mais ... ... d'autres se chargeront de pêcher par gourmandise à notre place ! ;o) Allez, on quitte les Tuileries en saluant le Sapeur Mariole, un grand costaud de l'armée de Napoléon, qui salua un jour l'Empereur en tenant à bout de bras un canon plutôt que son fusil ... et dont la légende dit qu'il fut à l'origine de la fameuse expression "faire le mariole" ... Il est perché sur l'arc de Triomphe du Carrousel, érigé pour célébrer la victoire de l'armée Napoléonienne à Austerlitz le 2 décembre 1805 ... De l'autre côté du Carrousel, la cour carrée du Louvre et la fameuse pyramide de Peï, qui n'est plus guère controversée aujourd'hui, après des débuts difficiles .. Un petit tour sous le Louvre, pour voir, d'accord, l'Apple Store, mais aussi et surtout le mur d'enceinte découvert lors lors des fouilles préalablement creusement de la galerie commerciale ... On remonte en surface, on traverse la rue de Rivoli et on arrive à la belle station de Métro du Palais Royal ... Très différente du style Guimard, la bouche de métro a été relookée en l'an 2000 par Jean-Michel Othoniel. Le nom de l'oeuvre est "le kiosque des noctambules". Deux grosses sphères composées de perles en verre de Murano représentent le soleil (perles rouges et oranges, des tons chauds) et la lune (perles bleus et vertes, couleurs froides). Comme un bijou géant qui illumine la sévère place Colette ! Autour de ce bijou, les façades sont bien plus classiques. La Comédie Française est en pleine réfection. Pour continuer à présenter son répertoire, la Comédie Française a des locaux provisoires, construits entre la cour du Palais Royal, désormais célèbre pour les colonnes de Buren, commandées pour être installées juste sous les fenêtres du Ministère de la Culture et du Conseil Constitutionnel par Jack Lang en 1985. Le vrai nom de l'oeuvre, faite de marbre de Carrare et de marbre noir des Pyrénées, est "Les Deux Plateaux". Ces colonnes mettent notre touriste fraîchement débarquée en joie ... J'en connais un qui ne les remarque même plus, ces colonnes ! ;o) On passe du côté des jardins du Palais Royal ... Voulez-vous boire un café ici ou continuer un peu ? Il y a sous les arcades du palais Royal de bien jolies boutiques ... À l'Oriental est une boutique qui vend et répare les pipes depuis 1818 ... La société Jules Tournier existe depuis 1865 ... ... mais on trouve aussi des boutiques remplies d'objets bien plus modernes. Sur le sol, d'anciennes inscriptions subsistent ... Charles Oudin fut une célèbre maison d'horlogerie qui débuta son activité à la fin du XVIIIème siècle. Ses montres extraordinaires furent très appréciées par les plus grandes familles royales d'Europe ... Passons de l'autre côté des grilles ... ... pour admirer ces ravissants jardins ... ... et cette belle fontaine ! Salivons à la lecture des menus du Grand Véfour ... ... ou prenons plus simplement un verre ensemble au bar de l'Entracte ... ... juste à la sortie du théâtre du Palais Royal ... ! Il commence à faire faim, maintenant ... Nous déjeunerons rue Saint-Anne, chez Aki. C'est bon, pas loin et original. C'est Gracianne qui nous l'avais conseillé un jour ... Dommage, le sous-sol est fermé et nous devrons nous contenter de déjeuner en haut ... On commence avec un bol d'edamame tièdes, légèrement salés ... Paul choisit un katsudon ... du porc pané sur un bol de riz agréablement assaisonné ... Pour nous, ce sera un okonomyiaki ... Une galette garnie de chou, de tranches de lard grillé et de flocons de bonite qui semblent prêts à s'envoler au moindre souffle ... Curieux quand on raconte mais excellent quand on y goûte ! ;o) Le menu nous offre également une bonne petite soupe ... ... et une salade acidulée ... On se partage une bière japonaise à trois ... Rachel ne boit pas de bière ... la pauvre ! ;o))) En ressortant, on prend le temps de s'arrêter dans une jolie boutique japonaise. Tissu, objets, vaisselle ... Tout est joli. On passe devant la Fontaine Molière ... On emprunte la rue Thérèse ... Je croise un très beau magasin ... ... et de beaux bâtiments, plus généralement ... Dans l'avenue de l'Opéra, on passe devant chez Foucher ... ... une délicieuse boutique de chocolats ... Rachel nous achète un gros morceau d'un excellent chocolat aux noisettes, vendu au poids. J'adore ! En face, l'extraordinaire bâtiment de l'ancien magasin Au Gagne-Petit ... Et c'est ainsi que l'on arrive à l'Opéra. Il fallait qu'Anne voit l'Opéra, quand même ! Après un bel échantillonnage de lampadaires tous plus élégants les uns que les autres ... ... voici enfin le bâtiment ! On en fait le tour, admirant chaque statue ... ... puis on plonge, tout près de là, dans ce temple du shopping que sont les Galeries Lafayettes ... On y vient pour les choses qu'on y vend, certes, mais surtout, en ce qui me concerne, pour l'architecture de la boutique. Il y a un stand Elie Saab, en plus, ce qui n'est pas pour déplaire à Anne dont la fille ne jure en ce moment que par ce couturier ! ;o) Moi, je veux voir l'exposition consacrée aux croquis de Pierre Hermé ... C'est petit, vite vu ... ... mais diablement ... non, infiniment ... appétissant ! Les deux dames, elles, sont toutes émoustillées par ... ... le rayon des chaussures ... J'aime bien cet "avant-après"-là ! On fait un arrêt au rayon des thés Kusmi ... On renifle tout, Anne manque de nous faire mettre en prison en piquant des gobelets de démonstration ... ;o))))) Et puis on monte tout en haut pour découvrir ... ... sur la terrasse ... ... une très belle vue ... ... sur les toits de Paris ! Un très joli spectacle complètement gratuit ! Regardez ça ! De retour à la maison, pendant qu'Anne déballe ses deux énormes valises, je prépare une vraie quiche lorraine. Il faut bien faire goûter à Anne les bonnes choses de notre pays ... En même temps, on ne va pas passer notre temps dans la cuisine ! Soirée spectacle pour terminer ! ;o))) Il est très tard. Largement le moment d'aller se coucher ! Bonne nuit ! Mardi 1er Mai ... Nous partons de très bonne heure pour une croisière fluviale sue la Seine et le Canal Saint-Martin ... À 8h00, nous voilà donc dans le métro, en direction du Musée d'Orsay d'où démarrera le périple ! Je me demande comment Anne fait pour survivre ... en ayant dormi aussi peu ! ;o) Notez au passage les belles céramiques qui encadrent les panneaux publicitaires du métro. Des survivantes du fameux décor "Nord-Sud" ! On descend à Solférino ... Notez encore les initiales N/S enchevêtrées ... ... et les vieilles céramiques ... ... que je photographie sans relâche pour en garder un souvenir avant qu'elles ne disparaissent ... Le métro est en pleine restructuration, en ce moment ! Comme on a quelques minutes avant l'embarquement, je fais admirer à mes copines la Légion d'Honneur, bel édifice voisin du Musée d'Orsay ... ... et puis bien sûr le musée en lui-même, fermé en ce 1er mai ... cette ancienne gare de la ligne Paris-Orléans dû fermer lorsque les trains devinrent électriques. Il n'y avait plus assez de place dans la gare pour qu'ils freinent correctement avant de s'arrêter, paraît-il ... Après plusieurs années d'errance, il fut décidé qu'on en ferait un musée ... Une continuité du Louvre, en fait ... qui abriterait des oeuvres de 1848 à 1914 ... Peut-il y avoir plus bel écrin pour les collections impressionnistes ? Nous reviendrons ensemble visiter l'intérieur. Je ne vous ai jamais montré, je crois ... Mais ce sera pour la prochaine fois ! ;o) En attendant, saluez ce beau rhinocéros qui fut pendant toute mon enfance dans un tout petit square de la Porte de Saint-Cloud ... et sur lequel nous grimpions allègrement, sans nous douter une seule minute qu'il pourrait un jour garder l'entrée d'un des plus beaux musées du Monde ! ;o) Ce rhinocéros, je l'adore ! Bon, approchons-nous du quai ou ne monterons jamais dans le bateau ... Vous savez que beaucoup de gens vivent sur la Seine, de nos jours. Leurs péniches amarrées aux quais sont parfois de vrais petits bijoux ... ;o) Allez, en avant ! Le temps est encore mitigé mais cela devrait s'arranger. Le bateau file vers le Louvre. La balade devrait être belle. On laisse la gare d'Orsay sur notre droite ... Et le bateau glisse, pas trop vite pour que l'on ait le temps de bien tout voir, le long des quais ... Commence un vrai diaporama de tous les monuments de Paris ... Je ne vous détaillerai pas tout et vous laisse naviguer avec nous en silence ... Ne dirait-on pas ton ravissant dépliant, Anne ? ;o) Je reprends la parole pour l'arrivée sur le canal Saint-Martin ... Avec ses 4,450 km de long, il fut construit pour amener de l'eau potable dans Paris. Il possède neuf écluses et deux ponts tournants et relie le bassin de la Villette au Port de l'Arsenal ... Nous voici donc à la première écluse ... Tout le monde observe la manoeuvre. J'ai toujours été fascinée par les écluses ! Là, c'est le Port de l'Arsenal, au pied de la Bastille ... Sur votre droite, le grand bâtiment de l'Opéra Bastille, que j'allais qualifier de "nouveau" mais qui a quand même déjà 23 ans, à force d'être nouveau ! ;o) Libertas ... Sous la Bastille, ça sonne bien, non ? La, c'est la Lisa Bella ... Pétillante ! Moins pétillant mais rutilant, le Génie de la Liberté, brisant ses chaînes et semant la lumière, en route vers la Liberté, perché tout en haut de la colonne de Juillet, élevée puis inaugurée en 1840 pour commémorer les Trois Glorieuses, ces journées des 26,27 et 28 Juillet 1830 où une véritable révolution républicaine fit fuir Charles X et sa famille ... Ah, il nous faut traverser la place de la Bastille. Le canal s'enfonce sous une grande voûte de pierre ... Prenez garde à vos têtes et pliez-vous en deux si vous êtes sur le pont supérieur du bateau. Continuons à naviguer au fil de l'eau et des écluses ... Un petit aparté à ce niveau de la promenade ... Si vous voulez faire notre promenade, allez réserver sur le site de Canauxrama. Je fais là une publicité tout à fait gratuite, ayant payé mes billets et n'ayant pas essayé d'obtenir de passe-droit d'aucune sorte. Mais le personnel est gentil, les explications tout au long du parcours sont intéressante ... Bref, un beau moment de plaisir et de culture ... Tout ce que j'aime ... La prochaine fois, j'essaierai la croisière sur la Marne ... Une journée au pays des Guinguettes ... Ce devrait être sympa, non ? Bon, nous, nous restons sur le Canal Saint-Martin ... Nous passons ici les écluses du Temple. Sur la passerelle des douanes, une femme peint ... Le Quai de Jemmapes fait face au quai de Valmy ... Il y a des tas de bistrots sympa sur ces quais. Je connais celui-ci, j'y ai déjà -très bien- déjeuné ! C'est amusant de faire cette promenade depuis le canal-même ... On voit les choses différemment. D'habitude, nous sommes sur les berges. C'est très joli aussi, notez bien ! Il paraît que 2012 a vu les gardiens des écluses des canaux parisiens disparaître ... Triste nouvelle ... Espérons que l'on ne détruira pas aussi ces petites maisons ... Passer sous les ponts a son charme ... On se croirait dans un film ... C'est que le canal Saint-Martin a été très représenté au cinéma. Tiens, faisons un petit intermède et sortons ces deux brioches achetées hier chez Aki-boulangerie. Thé matcha et pâte d'azuki. Un délice ! Ah, nous voilà au niveau du pont tournant de la rue Dieu. Tout de suite après, c'est celui de la Grange aux Belles .. Puisque l'on doit attendre le passage d'une autre péniche en sens inverse, je vous invite à regarder les stands de vente de muguet qui fleurissent sur les berges du canal en ce matin du 1er mai ... En scrutant alentour, j'aperçois un amusant spectacle ! Ah, il y a toute une vie sur les toits de Paris ... Nous voici pas loin de l'écluse des Récollets ... Pas loin non plus du fameux Hôtel du Nord ... ... qui n'est pas, comme on pourrait le penser ici un hôtel de passe ... ... mais bien celui de Marcel Carné, d'Arletty et Louis Jouvet ... Atmosphère, Atmosphère ... C'était ici ... ou presque ... puisque la quasi-intégralité du film fut tournée en studio, tâchant de recréer au mieux l'"atmosphère", justement, de ce vieux quartier de Paris. Juste avant l'écluse ... ... un petit chien marrant se promène ... Voici enfin le bassin des Récollets. C'est un de mes endroits favoris à Paris, figurez-vous. Le canal s'élargit et offre une surface calme, presque à fleur de quai ... Superbe ... Je crois d'ailleurs que c'est ici même qu'Amélie Poulain vient faire ses ricochets, non ? J'aime bien aussi les trois boutiques "Antoine et Lili" . Surtout la jaune, à l'angle, qui propose des objets décoratifs toujours originaux et ravissants. Il reste peu de bâtiments rappelant le caractère industriel du quartier. Heureusement, certains ont été conservés intacts ... Tanneries, fabriques de papier (cf photo précédente), faïenceries et cristalleries étaient installées ici en nombre, au XIXème siècle. Il ne subsiste qu'une cristallerie, la cristallerie Schweitzer, qui répare et redonne une seconde vie à tous les beaux cristaux abîmés. Tiens, encore un petit chien rigolo ! Continuons la promenade au fil de l'eau. Oups, frêle esquif à babord ! ;o))) ... et métro droit devant ! Sur votre droite, vous allez pouvoir découvrir un autre bâtiment industriel qui date de 1922. Il abritait le magasin de matériaux de construction Point P. Aujourd'hui, il accueille "Point Ephémère", Centre de dynamiques artistiques dont le but est de proposer à des artistes un lieu et de bonnes conditions pour travailler et de présenter leurs créations à un large public ... Une belle initiative. Nous arrivons vers le terme de notre petite croisière ... C'était bien joli, non ? Nous sommes arrivés dans le bassin de la Villette. Vous avez vu la jolie rotonde ? Ce fut en son temps, soit entre 1788 et 1791, le bureau du receveur et des contrôleurs de l'octroi. Elle abritait aussi un corps de garde de cavaliers dont le rôle était de surveiller les entrepôts et le chemin de ronde du mur des fermiers généraux. Ce dernier fut l'une des enceintes de Paris. Construit juste avant la Révolution, il permettait non de repousser d'éventuelles invasions mais de percevoir un impôt sur les marchandises qui entraient dans Paris ... Les cinémas MK2 ont investi les lieux ... Ici, dans d'anciens entrepôts sur le Quai de la Loire ... Là, en face, sur le Quai de la Seine ... ... ce bâtiment qui appartenait à la Mairie de Paris devait devenir un Musée des Arts Ludiques ... Le projet serait-il tombé à l'eau ? Le bassin de La Villette fut inauguré en 1808 par Napoléon Ier. C'était à l'époque un lieu à la mode dédié aux amusements en tout genre. Cabotage, pêche, promenade, il faisait bon être ici ... Dès 1820, lorsque les canaux Saint-Martin et Saint-Denis furent percés, le site s'industrialisa. Encore plus quand arrivèrent le marché aux bestiaux et les abattoirs à la Villette ... Voici l'entrée du Canal Saint-Denis ... Et voilà où nous débarquons du bateau. Merci encore à notre guide pour ces intéressantes et souvent amusantes explications ! Nous savons tout des double-écluses, maintenant ! Je vais vous faire traverser rapidement les jardins de la Villette, la visite complète, ce sera pour une autre fois ! Nous passerons devant les pavillons des anciens abattoirs ... ... pour rejoindre la grande esplanade, devant la Cité de la Musique ... Je trouve au passage les lions de la fontaine très élégants ... À côté de la Cité de la Musique, la Halle aux Bœufs, la plus grande des trois halles de vente aux bestiaux en place en 1867, à l'ouverture du Marché et des Abattoirs Généraux. Nous voilà arrivés Porte de Pantin où, avant de reprendre un bus vers le centre de Paris, nous allons initier Anne à la tradition du déjeuner sur le pouce à la terrasse d'une brasserie parisienne. Et comme je le lui redirai quelques jours plus tard, pour voir Paris comme un Parisien, il ne faut pas aller s'attabler aux Deux Magots ou au Café de Flore. C'est farci de touristes, hors de prix et finalement plus parisien du tout ! ;o) Un 1er mai à l'Horloge, Porte de Pantin, vous serez tranquille pour vous attabler en terrasse... (OK, en surveillant votre sac à main ou votre appareil numérique, n'est-ce pas, Anne ? ;o)) ) ... ... et bavarder de tout et de rien, par exemple des différences entre la vie à Paris et la vie à Québec, autour d'un vrai croque-madame ... ... ou d'une délicieuse andouillette-frites ! Alors les touristes, ça vous plaît, Paris ? ;o) Pour retourner vers le quartier du Marais, le bus n°75 est parfait ... Et puis, par chance, il passe devant des coins bien sympathiques ... Le parc des Buttes Chaumont, par exemple ... Ce merveilleux jardin fut inauguré en 1867 à l'occasion de l'Exposition Universelle. Lieu d'implantation du gibet puis carrière de gypse de la Révolution à 1860, le terrain resta inexploité quelques années. C'est Napoléon III qui décida d'y créer un parc. Très vallonné ... ... le jardin est aménagé avec des grottes et des cascades ... ... et puis aussi une folie en forme de temple gréco-romain, perchée en haut d'un promontoire qui surplombe le parc ... et Paris ... On y accède par un pont suspendu ... ... qui plaira aux aventuriers ... La vue depuis là-haut est imprenable ! Les pelouses sont libres d'accès ... Libres pour tous ! ;o) Il y a des marronniers en fleurs ... ... et des parterres de toute beauté, en cette saison ! Il est un peu tôt pour regarder Guignol se livrer à ses facéties habituelles ... Mais il y a pour patienter des poneys ... ... des balançoires ... Pour les plus grands, il y a des endroits où se sustenter ... ... de quoi se reposer, aussi, quand le besoin s'en fait sentir ... ... parce que ça grimpe, par ici ! ;o) Même le gardien a été chouchouté ! Sa guérite n'est-elle croquignolette ? ;o) En tout cas, le parc des Buttes Chaumont est l'endroit où venir se faire plaisir ... On y fait de délicieux Déjeuners sur l'Herbe , semble-t-il ... ;o) La sortie du parc se fait devant la mairie du XIXème ... On reprend le 75 ... ... pour en redescendre quelques minutes plus tard devant l'hôpital Saint-Louis ... Je vous y ai déjà traînés mais je veux absolument montrer à Anne et à Rachel comment étaient conçus les hôpitaux autrefois à Paris. Construit sous Henri IV, il est alors hors de Paris, au milieu des champs. On a du mal à imaginer ça aujourd'hui ... C'est alors un hôpital intermittent, ouvert uniquement en période d'épidémies ... Il ne deviendra hôpital permanent qu'en 1773. Dommage, le 1er mai, le fameux quadrilatère, conçu sur le même modèle que la place des Vosges, est fermé. Mais bon, Anne et Rachel peuvent le voir quand même ... à travers les grilles ... ;o) C'est à l'hôpital Saint-Louis que fut dite la messe funèbre de Henri IV, lorsqu'il mourut sous les coups de poignard de Ravaillac ... On regrimpe dans le bus (merci Paul de nous avoir fait faire ces pass Navigo pour la semaine !) ... Une jolie façade en passant ... On s'arrête vers l'Hôtel de Ville ... On passe devant le Café de la Gare, qui vit commencer Coluche, Patrick Dewaere, Miou Miou, Gérard Lanvin... ... et puis devant Beaubourg, ... ... qui consacre une grosse exposition à Matisse ... Anne doit tout voir de Paris, pas facile de garder une bonne cohérence en disposant seulement d'une dizaine de jours ... Mais on y travaille ! ;o))) Pareil, le musée est fermé, le Ier mai. Mais bon, on n'allait pas rester cloîtrées à la maison alors on assume le sentiment de frustration engendré par l'impossibilité de s'engouffrer dans le tube transparent pour grimper au dernier étage de l'édifice ... Quand je te dis qu'il faudra revenir vite, Anne ! Heureusement que Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely animent l'endroit avec leur superbe fontaine Stravinsky ! Le mélange des genres est saisissant, dans ce quartier. C'est pour ça que je l'aime tant ! En tout cas, nos touristes auront bientôt des courbatures dans les mollets ... et dans le cou ! ;o) Non Tom, on ne se moque pas ! ;o))) Ne loupez pas le "Grand Assistant" de Max Ernst, rue Rambuteau. Elle est placée tellement haut, cette statue, qu'on la manquerait facilement ... Voilà un film que j'irai voir, c'est sûr ... Le livre de Kerouac est un de mes favoris et le film est en sélection officielle à Cannes, en plus ... Allons, que diriez-vous d'un des délicieux nectars de fruits d'Alain Milliat dans le jardin d'hiver du salon de thé "Le Dôme du Marais", dans la rue des Francs-Bourgeois. Le personnel est avenant et l'endroit est joli ! À la sortie, on passe forcément dans la rue des Rosiers, autre endroit à voir dans Paris ... On s'arrête chez Florence Kahn et Rachel achète pour le lendemain matin une challah ... J'adore cette idée ! Elle est pleine de bonnes idées, cette Rachel ! On ne se lasse pas du Marais ... Et puis pour ceux qui aiment le monde, c'est vraiment THE PLACE TO BE le dimanche ... ;o) Il y a quand même plus calme que l'As du Falafel ... ... et globalement, il y a pas mal de jolies choses à voir ! Le patrimoine commence à être mieux conservé ... ... et c'est tant mieux ! Après le croque-monsieur de midi, on mangerait bien une part de gâteau au Loir dans la Théière mais ce soir, nous sommes invités chez Juliette ... Alors j'interdis tout bonnement à mes cops et fiston d'avaler quoique ce soit ! ... même si la tentation est partout ! ;o) Nous avons rendez-vous à 19h30, ce qui nous laisse le temps d'arpenter les petites rues du quartier ... Anne est toujours vaillante ... Je n'arrive pas à l'épuiser ! ;o) Mais je crois qu'elle commence à aimer Paris et ça me ravit ! ;o) Les bâtiments l'impressionnent et je la saoule avec mon Histoire de France. Mais Paris est une ville d'histoire, que nul ne pourra vraiment comprendre sans savoir ce qu'elle fut avant ... Paris, c'est ça, aussi. De la gaité, de la couleur ... Des rues vivantes et pétillantes, des spectacles partout ... Ces patineurs parisiens nous font un très joli show ... La tour Saint-Jacques se dégage dans un ciel bleu superbe ... On se pose un peu, pas dans l'herbe parce que ces dames ont peur que ça leur salisse les fonds de culottes ! ;o) La base du monument est entourée d'un banc de pierre. Va pour le banc de pierre ... En espérant que ni Saint-Jacques ... ... ni cette jolie sirène ... ne décideront de quitter leur socle pour tomber sur nos têtes ... En même temps, il y a tellement de temps qu'ils sont ici que ce serait bien le diable ... Mais justement, le diable ... ;o) Allez, une petite demi-heure encore avant notre rendez-vous. On se remet en route ... Toujours pas de plaintes parmi mes troupes. Fabuleux ! ;o) L'Hôtel de Ville baigne dans une jolie lumière de fin d'après-midi ... En face, le pont d'Arcole ... ... que j'ai toujours trouvé très beau. Les quais de l'Île Saint-Louis sont encore très occupés par les lézards du 1er mai ... Les quais lorsque le soleil baisse, c'est toujours magique ... Des bouquinistes ont déjà fermé ... D'autres resteront ouverts un peu plus longtemps, pour le plus grand plaisir de notre Québécoise qui découvre "en vrai" ce que je lui montre sur mon blog depuis des années. Quant à moi, j'ai repéré quelques vieilles cartes d'école que je verrais bien accrochées sur les murs de ma maison ... Enfin, s'il restait de la place ! ;o))) Mais il est temps de quitter les quais ... Le café Louis-Philippe me sert de repère ... Toujours ce joli resto, installé dans une ancienne boulangerie, que je vous montre à chaque fois que je passe devant ! ;o) ... et la mignonne rue des Barres. Les deux très, très vieilles maisons de la rue François Miron, que je ne vous présente plus non plus ... ... et le meilleur restaurant du quartier, que je ne vous présente plus non plus ! ;o)))) On l'appellera "Chez Juliette" ! ;o) Une fois les présentations faites (Que j'avais hâte de présenter cette famille adorable à mes amies Anne et Rachel !), Daniel nous propose pour commencer la soirée en beauté un superbe mojito ! Inutile de dire que nous y succombons tous ! Quant aux petites choses qui débuteront le repas, je ne vous dis que ça ... FA-BU-LEUX ! Je ne détaillerai rien ici, pour laisser à Juliette le soin de la faire sur son blog. Enfin, si elle arrive à ne pas être dégoûtée de la blogosphère par un être moche et malfaisant qui rôde -en se croyant anonyme, quel courage !- sur nos blogs depuis quelques mois ... une petite frange de la blogosphère se conduit étrangement, parfois ... On poignarde certains après les avoir fayotté et qui en fayotte d'autres après avoir colporté des histoires pas très chouettes sur leur compte ... Que dis-je, pas très chouettes ... Oups faut que je m'arrête parce que sinon, je vais balancer le nom ... et je m'en voudrais de marcher dans la même fange que cette bête-là ! ;o))) Revenons-en donc à notre soirée, qui a divinement commencé, et mettons-nous à table ... Enfin, si on arrive à se lever. Le mojito a fait son effet, on dirait ! ;o) Heureusement, nous rentrerons à Boulogne en métro ! ;o))) Figurez-vous qu'arrive sur la table une pintade farcie aux cèpes et au Saint-Félicien ... Un truc juste ... parfait ? Par chance, la recette est sur son blog. Attendez, je vous mets le lien ... C'est par ici ! Et puis je vous le répète, en plus d'être un être adorable, Juliette est une vraie belle cuisinière. (c'est sans doute ce qui fait chier l'autre débile ! Oups, zut encore, faut que j'm'arrête, ça va me donner des aigreurs d'estomac! ;o))) Vous pouvez donc tester toutes ses recettes les yeux fermés. Sa cuisine, c'est une de ces cuisines généreuses et conviviales qui font autant de bien aux papilles ... qu'à l'âme ! ;o) Fin du repas avec un très agréable plateau de desserts ! Un très beau gâteau au chocolat, des verrines de fraises et framboises et des petits financiers excellents ... Du bon vin pour arroser tout cela ... Merci le métro, nous pouvons picoler ce soir ! ;o) Merci aussi à toi, Juliette, d'avoir un jour pris l'initiative de venir visiter le marché Forville en notre compagnie ... Ce fut le début d'excellents moments, en souhaitant qu'il y en ait encore plein d'autres ! Alors à très vite, chez nous cette fois-ci, et dans pas longtemps du tout ! ;o))) Mercredi 2 Mai ... Il pleut, il mouille mais pas grave ... Direction Montmartre ... 9 heures ... It's P'tit déj' time ! ;o))) On fait léger mais très bon. Et puis on saute dans le métro. Il est fun, maintenant, le métro parisien ! On en ressort un peu plus tard à la station Anvers ... Il ne pleut plus mais ça ne va pas durer ! ;o) Après avoir manqué nous faire écraser sur la piste cyclable ... ... on s'engage dans la rue de Steinkerque ... Première photo-souvenir devant le Sacré-Cœur ... On tourne à droite dans la rue Saint-Pierre ... ... pour se retrouver peu après devant la Halle Saint-Pierre, un ancien marché édifié en 1868, devenu maintenant Musée d'Art Naïf. Quelques singes font des acrobaties sur la façade de la Halle ... Le Marché Saint-Pierre, ça vous dit bien quelque-chose, même si vous n'êtes pas parisien ? Au départ juste le nom d'un magasin de tissu (un immense magasin de tissus, devrais-je dire, où l'on trouve de tout sur 6 niveaux ...), ... ... c'est devenu par extension le nom générique de tout ce quartier au pied du Sacré-Coeur, quartier entièrement dédié au monde de la couture. Moi, mon magasin préféré, ce sont les tissus Reine ... On y trouve les plus jolies pièces et les petits mannequins qui ressemblent à des Barbies géantes sont juste adorables. Il est temps d'entamer la grimpette vers le Sacré Cœur ... C'est que ce n'est pas de tout repos, une promenade à Montmartre ! ;o) Le long de l'escalier, l'œil d'Anne est attiré par plein de petites terrasses ... ... et d'amusants jardinets. À ce niveau du billet, l'appareil de notre copine vient de rendre l'âme et me voilà en charge de prendre les photos. Grosse pression, donc ... Heureusement, ce ne sont pas les jolies choses qui manquent, par ici. Le reportage devrait pouvoir se faire correctement ! ;o) Nous sommes en haut des escaliers et la petite place sur laquelle on débouche est ravissante. De belles terrasses attendent les clients. Malheureusement, avec ce temps de cochon, on n'est pas très enclin à prendre place dehors ! On pourrait continuer avec les escaliers mais il est un coin que j'aime bien, un peu plus haut dans la rue Paul Albert ... Oui, il y a en haut de cette rue une vieille maison campagnarde. Elle aime particulièrement les petits coins de campagne, Anne ... Cette maison devrait bien lui plaire ... Il y a d'autres escaliers, ceux du passage Cottin, particulièrement pentus ... Lorsqu'il fait beau, on a de là une vue fabuleuse sur Paris. Là, le ciel est un brin bouché, je vous le concède ... ... mais c'est quand même bien joli, non ? Plus loin dans la rue du Chevalier de la Barre, non sans avoir encore grimpé quelques marches, on bute contre l'arrière, très imposant, de la basilique du Sacré-Cœur ... Quand il fait beau, la balade est vraiment chouette. Mais bon, sous la pluie fine, ça a son charme aussi, finalement ... Le bâtiment sur votre droite, c'est le Carmel de Montmartre. Fondé en 1928, il abrite encore une vingtaine de Carmélites ... Derrière cette porte, c'est le prieuré Saint-Benoît et ses sœurs, des Bénédictines, donc, cette fois ... Encore un peu plus loin dans la même rue, on quitte le tranquillité des prieurés pour plonger dans la vague grouillante des touristes ... C'est que Montmartre est un incontournable, lors d'une visite à Paris ! Pour qui aime les bains de foule, c'est idéal ... Pour les autres, levez la tête et regardez en l'air ... Statuettes ... ... et belles enseignes ... ... sont légion ! Et puis de divines odeurs commencent à nous donner faim ! Paul et Anne reluquent cette poêlée géante de saucisses et oignons fondus ... C'est vrai que ça sent bon mais Rachel a d'autres projets pour nous ! ;o) Mangerons-nous au Petit Creux ? ... ou bien chez Tartempion (ex-cabaret, ainsi renommé à la suite d'un divorce conflictuel, de la chanteuse Patachou et dans lequel débutèrent Jacques Brel et Georges Brassens) ? Non, nous continuerons un peu notre déambulation humide ... ... sans nous arrêter au Cabaret de la Bohème ... qui fut pourtant très ... et très bien ... fréquenté ! Suzanne Valadon, Henri Laurens, Vlaminck, Derain, Picasso, Max Jacob, Erik Satie ou encore Modigliani en furent de bons clients ... Nous approchons du domaine des peintres Montmartrois ... Je découvre sur un mur une plaque à la mémoire d'Anatole ... Il était depuis 1953 le garde-champêtre de la commune libre de Montmartre quand j'étais petite. Il était un client de la pharmacie de ma maman ... En parlant de commune libre, en voilà un signe ... Une plaque sur la façade du restaurant "À La Mère Catherine" ... Son propriétaire au début du XXème siècle, dit le père Labille, fut le second maire de Montmartre ... Voici la façade telle qu'elle était en 1940, pendant l'occupation allemande (photo trouvée sur Wikimedia Commons) ... ... et voici comment elle est aujourd'hui ! Les clients ont changé mais pas trop l'apparence ... Nous voici donc sur la place du Tertre ... Le paradis des artistes-peintres ... Il y en a pour tous les goûts ... Le truc spécifique à la place du Tertre, c'est de faire votre portrait en quelques minutes. Ils sont plutôt bons, à ce jeu-là ... La caricature est une autre de leur spécialité. Anne va en faire les frais ... Enlevée sauvagement par Paul et Rachel, elle va être livrée sans ménagements ... ... à un caricaturiste qui aura, le pauvre, bien du mal à immortaliser le personnage tant ce personnage remue et grogne ! ;o))) Les témoins de cet enlèvement rient de bon coœur en suivant la scène ! ;o) Et voilà le résultat ! Enfin, Anne, comment aurait-on pu te laisser repartir de Montmartre sans un souvenir pareil ? Et même si tu ne l'as pas prise à Paris, sache que nous garderons ce croquis dans un coin de nos armoires, au cas où, un jour, un de tes descendants viendrait nous le réclamer ! ;o))) On aurait peut-être dû te faire écrire un poème par ce monsieur à la fière allure ! Voilà, il est plus que temps de vous emmener déjeuner ... Notez au passage cette vieille plaque qui vous engage à vous déplacer lentement dans la rue Norvins ... pour ne pas écraser de petits poulbots ... Connaissez-vous les poulbots de Francisque Poulbot ? Cet illustrateur Montmartrois dessinait au début du siècle derniers des gamins des rues, appelés alors "titis" parisiens ... De fil en aiguille, on se mit à les appeler "poulbots" ! Voici des versions modernes de ce "poulbot" montmartois ... C'est justement dans la rue Poulbot que nous allons déjeuner ... Dans le restaurant "Le Poulbot", en fait ... Rachel y est déjà venue et avait apprécié le cadre ancien et intimiste. Les murs sont tapissés d'illustrations de Francisque Poulbot ... Je les trouve ravissantes. Savez-vous que ce monsieur, très impliqué dans la vie de la commune avait créé un dispensaire pour les enfants nécessiteux de Montmartre ? Dans ce micro-restaurant, Anne peut s'essayer à quelques plats bien français ... Une très bonne soupe à l'oignon ... Un honorable bœuf bourguignon ... peu de viande mais la sauce était bonne ! ;o) ... et une excellente crème caramel ! Avec un pichet de vin rouge pour réchauffer corps et âmes, voilà un bon déjeuner dans un cadre fort sympathique ! Alors quand on ressort et que le crachin continue, nous, on est bien ! ;o) Oups, quelques dessinateurs essaient de coincer à nouveau notre Québécoise ! ;o) Je l'entraîne plutôt dans la très belle et très ancienne église Saint-Pierre de Montmartre, qui est quand même bien plus élégante que ce gros chou à la crème pompeux qu'est le Sacré-Cœur ! ;o) La porte d'entrée est déjà impressionnante ... Consacrée en 1147, Saint-Pierre de Montmartre est l'une des plus vieilles églises de Paris. Elle est le seul vestige de l'abbaye royale de Montmartre, une abbaye de bénédictines fondée par Adélaïde de Savoie, femme de Louis VI le Gros. À la Révolution, l'abbaye est détruite et sa dernière abbesse, Marie-Louise de Montmorency-Laval, guillotinée ... L'église est saccagée et devient le Temple de la Raison ... En 1814, elle est occupée par les troupes russes. Restaurée entre 1899 et 1905, elle retrouve sa vocation religieuse en 1908. Une belle série de vitraux de Max Ingrand (1953) éclaire joliment l'église. Quant à l'autel en cuivre émaillé, il est signé Jean-Paul Froidevaux et date de 1977. On ressort dans la rue ... On avait perdu Paulo ... On le retrouve planté devant le Petit Creux ... Ben oui, il avait encore faim ... Et il avale une excellente crêpe ... j'ai goûté, je peux le dire ... à la banane et au vrai chocolat fondu ! Paul n'est pas le seul à avoir encore faim ! ;o))) On quitte la place du Tertre ... ... et ses démonstrations graphiques ! ;o) Et même s'il pleut, suivez-moi ! ;o))) Profitez sans complexes de ces paysages époustouflants. Et prenez du plaisir, surtout ! ;o) Entrons maintenant dans ce petit square, pour rencontrer enfin le fameux Chevalier de la Barre ... De son vrai nom Jean-François Lefebvre, ce jeune garçon de 19 ans fut supplicié en 1765 pour avoir refusé d'ôter son chapeau lors du passage d'un cortège religieux ... Voltaire en fit un symbole de l'obscurantisme ... Inscrite au pied du jeune homme, cette petite phrase ... La plus remarquable (des Lois) est la Tolérance Universelle ... Alors, ça vous plaît ? Nous voici revenus sur l'esplanade de la basilique. On va commencer à redescendre, je crois ... Quoique ... Un aller-retour en funiculaire plairait sans doute à mes copines ... Aussitôt dit, aussitôt fait ! Nous voilà embarqués dans cet engin, descendant puis grimpant à nouveau cette rue Foyatier en évitant les terribles escaliers ! ;o) Le temps passe inexorablement. Nous filons à l'angle de la rue Norvins et de la rue des Saules, pour commencer la deuxième partie de notre périple montmartrois. On est vraiment dans un village, ce qui nous rappelle que Montmartre en fut un avant d'être annexé à Paris en 1860 ... On croise la rue Saint-Rustique ... Rustique, Denis et Eleuthère y perdirent la tête ... Au sens propre du terme puisqu'ils furent décapités par des soldats romains, vous vous souvenez ? Pas très marrant, tout ça ... Nous nous attacherons plus, pour cette promenade, à la présence du restaurant "La Bonne Franquette" ... Autrefois appelé "Aux Billards en Bois", il attira Sisley, Toulouse Lautrec, Renoir ou encore Van Gogh, dont on dit qu'il en représenta les jardins ombragés dans son tableau "La Guinguette" ... À l'angle de la rue Cortot, une très belle maison couverte de vigne vierge ... Un peu plus loin, dans une vieille maison, le musée de Montmartre ... J'aime bien photographier les fenêtres ... De l'autre côté, c'est la rue de l'Abreuvoir que nous nous apprêtons à descendre ... Maurice Utrillo peignit cette mignonne maison rose ... Quelle jolie rue ! N'hésitez pas à vous retourner souvent pour regarder derrière vous ... On a parfois de très bonnes surprises ... Là, c'est la place Dalida ... Non, je vous le confirme, Paul n'a pas changé ! Ou peut-être se croit-il encore à Dijon devant la petite chouette porte-bonheur ? Mais enfin Paul, Dalida n'était pas une chouette ! ;o) @font-face { font-family: "Times New Roman"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } Va plutôt t'asseoir sur un banc, histoire de te reposer un peu ! ;o) Pendant ce temps, nous irons faire une incursion dans la jolie ... @font-face { font-family: "Times New Roman"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } ... Allée des Brouillards. Vous connaissez sans doute l'Allée des Brouillards. Elle fut chantée par Claude Nougaro, qui la connaissait bien ... Et voici le château des Brouillards, une "folie", comme on appelait alors ces belles demeures, construite en 1772 sur un terrain occupé auparavant par une ferme, un moulin puis un bal champêtre baptisé les "Berceaux verts" ... Montmartre était encore à la campagne, à cette époque-là. Le château eut quelques hôtes célèbres, dont le poète Gérard de Nerval qui chanta les louanges de ce lieu d'exception dans "Promenades et souvenirs", un ensemble de récits qui parurent dans l'"Illustration", entre 1854 et 1855 ... En voici un joli extrait ... "Ce qui me séduisait dans ce petit espace abrité par les grands arbres du Château des Brouillards, c'était d'abord ce reste de vignoble lié au souvenir de Saint-Denis, qui, au point de vue des philosophes, était peut-être le second Bacchus, Dionusisz, et qui a eu trois corps dont l'un a été enterré à Montmartre, le second à Ratisbonne et le troisième à Corinthe. C'était ensuite le voisinage de l'abreuvoir, qui, le soir, s'anime du spectacle de chevaux et de chiens que l'on y baigne, et d'une fontaine construite dans le goût antique, où les laveuses causent et chantent comme dans un des premiers chapitres de Werther . Avec un bas-relief consacré à Diane et peut-être deux figures de naïades sculptées en demi-bosse, on obtiendrait, à l'ombre des vieux tilleuls qui se penchent sur le monument, un admirable lieu de retraite, silencieux à ses heures, et qui rappellerait certains points d'étude de la campagne romaine. Au-dessus se dessine et serpente la rue des Brouillards, qui descend vers le chemin des Bœufs, puis le jardin du restaurant Gaucher, avec ses kiosques, ses lanternes et ses statues peintes... La plaine Saint-Denis a des lignes admirables, bornées par les coteaux de Saint-Ouen et de Montmorency, avec des reflets de soleil ou des nuages qui varient à chaque heure du jour. A droite est une rangée de maisons, la plupart fermées pour cause de craquements dans les murs. C'est ce qui assure la solitude relative de ce site : car les chevaux et les bœufs qui passent, et même les laveuses, ne troublent pas les méditations d'un sage, et même s'y associent." Autour de 1850, les communs du châteaux furent rasés et on construisit à leur place une rangée de pavillons de trois étages. On peut encore les voir aujourd'hui, bien cachés derrière leurs grilles, de l'autre côté de l'Allée des Brouillards ... Auguste Renoir y vécut. Son fils Jean, le cinéaste, y naquit ... Une plaque rappelle que le comédien Jean-Pierre Aumont y résida quelques années lui aussi ... En poursuivant notre route dans la rue Girardon ... ... on arrive très vite sur la place Marcel Aymé ... ainsi nommée parce que l'auteur du célèbre Passe-Muraille vécut ici ... Jean Marais lui dédia une sculpture représentant son héros "Garou-Garou"... À l'angle de la rue Lepic, voici le célèbre Moulin de la Galette ... L'un des deux seuls rescapés des trente moulins qui couvraient le sommet de la Butte Montmartre au XIXème siècle ... J'aime beaucoup cet immeuble, situé tout contre le moulin ... Prenons face à nous la rue d'Orchamps ... Anne veut absolument passer devant la maison de Dalida ... Superbe bâtisse restaurée il y a peu ... C'est ici que la chanteuse termina sa vie, assez tragiquement ! Un peu plus bas, une petite maison, marrante avec sa tourelle pointue ! ... Il y a plein de ces jolies maisonnettes dans le quartier. En arrivant sur la ravissante place à l'angle de la rue Ravignan, on découvre le Bateau Lavoir, un ensemble d'ateliers d'artistes ... C'est ici que Picasso peignit ses derniers tableaux de la période bleue, ses tableaux de la période rose et surtout qu'il créa l'œuvre qui allait inaugurer la vague du cubisme, les fameuses Demoiselles d'Avignon ... Que de célébrités passèrent par ici ... Picasso, bien sûr, mais aussi Modigliani, Matisse, Le Douanier Rousseau, Derain, Braque, Léger, Dufy, Van Dongen, Maurice Denis, Guillaume Apollinaire, le marchand d'art Kahnweiler, Gertrude Stein, Utrillo ... et bien d'autres ... Le Bateau Lavoir fut détruit par un incendie en 1970 ... Il n'en resta que la façade. Reconstruit en 1978, il accueille aujourd'hui 25 ateliers d'artistes. Un quartier d'artistes, vous dis-je ! ;o) La place Emile Goudeau est une des plus mignonnes places que je connaisse .. La rue Berthe est très jolie aussi ... On descend les escaliers qui partent à droite ... Rue des Trois Frères, à l'angle de la rue Androuet, vous repérerez sans problème l'épicerie Collignon ... Oui, l'épicier d'Amélie Poulain ! Vous voyez les nains de jardins, sans nul doute un clin d'œil au film ? ;o) En face, l'atelier-boutique d'une styliste attire l'œil de la copine Anne ... Toujours en quête d'une jolie robe pour sa fille Christine, dont le bal de graduation approche à grands pas ... ... elle découvre d'intéressants modèles ! Sur la droite, un escalier ... Le Passage des Abbesses ... Étonnant collage, au passage ! ... et un autre, un tableau de Hopper, bien plus sympathique ! ;o) Sur la gauche en descendant, un porche en pierre. De l'autre côté du porche, un petit jardin secret ... Le Jardin des Abbesses ... Situé à l'emplacement d'un ancien cloître (l'abbaye de Montmartre occupait une grande partie du quartier), c'est un endroit protégé, hors du temps et vraiment ravissant ... On y trouve des tas d'herbes médicinales ... Attention, il n'est ouvert qu'en fin d'après-midi ... Bien, nous voilà rue des Abbesses ... encore elles ! ;o) Devant l'église catholique Saint-Jean l'Évangéliste ... Première église en ciment armé, édifiée entre 1894 et 1904, elle est couverte de grès et de céramiques. Les riverains la détestèrent tout de suite ... Son décor "orientalisant" de mosaïques vaut assurément le détour ... Et quand il pleut des cordes, comme au moment où nous la visitons, ça fait un bel abri ! ;o) @font-face { font-family: "Times New Roman"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } En face de l'église, le métro Abbesse et sa très belle entrée Art Nouveau ... Je me livrerai un de ces jours à un travail approfondi sur le métro à Paris. C'est une incroyable leçon de styles ... La place des Abbesses est très attachante, avec un petit côté provincial que j'aime beaucoup. Sur le côté, il y a un square ... Et dans ce square, il y a le mur des "Je t'aime" ... Il pleut, il mouille encore ... Ce n'est pas une raison pour s'arrêter en si bon chemin. Les journées sont longues, au mois de mai ... On s'engage donc dans la rue André Antoine, qui descend vers le boulevard de Clichy ... On y trouve de belles façades ... Des figures pittoresques ... ... de vieilles enseignes presque passées ... ... des artisans en plein travail ... ... des restes des couvents du passé ... ... des graffiti de grande envergure sur les rideaux de fer de boutiques anciennes ... On arrive alors au métro Pigalle. Encore une entrée étonnante ... Anne et Rachel découvrent les quartiers "chauds" de Paris ! Le musée de la Vie Romantique tranche étrangement avec le Sexodrôme voisin ! ;o))) Paul s'amuse beaucoup ! Voici le célèbre Moulin Rouge ... On arrive au métro Blanche ... On grimpe dedans, il est temps de quitter Montmartre ... Ce fut une balade très agréable, malgré le temps de cochon ! ;o) On a les pieds trempés, c'est tout ! Changement dans la belle station de Stalingrad. ... et sortie Place Monge. On prend la rue Monge, puis la rue de Navarre ... Une joli bouche de métro, encore. On arrive dans la rue des Arènes. Il y a là un immeuble dont la façade présente de magnifiques bow windows ... Anne et Rachel ne connaissent pas les Arènes de Lutèce. C'est leur moment de leur montrer ! Nous voilà ensuite devant le Jardin des Plantes et ce monument en hommage à Cuvier ... ... avec son crocodile qui tourne la tête de façon totalement surréaliste ... ;o) Comme la Mosquée est juste à côté, je suggère à mes compagnons de promenade un vrai bon thé à la menthe .. Proposition acceptée à l'unanimité ! ;o) ... et appréciée, je pense ! Il est temps de rentrer à la maison ... ... et de faire sécher nos parapluie ! ;o) Délicieux dîner de poutine, avec le fromage apporté par Anne de Québec au péril de sa vie ... ou tout au moins de sa liberté ! Verdict : Excellent ! Soirée de bavardages incessants, on se couche à point d'heure ... Le lever demain matin risque d'être difficile ! ;o))) Jeudi 3 Mai … Direction le Quartier Latin ... Ce matin, on est à la bourre ... Après nous être couchés à point d'heure hier (on n'avait qu'à ne pas bavarder jusqu'à point d'heure, me direz-vous ...), Rachel a mis le réveil à 7 heures ... J'ai en effet réservé une visite de la Bibliothèque Sainte-Geneviève à 9 heures ce matin ... Nous voilà donc tôt, très tôt, devant la Sorbonne ... Pour une juriste comme Anne, c'est bien de voir la Sorbonne ... C'est quand même l'une des Universités les plus prestigieuses au Monde ! Je m'arrêterais bien boire un café sur la place mais pas le temps ! La bibliothèque Sainte-Geneviève accepte les visiteurs de 9 heures à 10 heures. Après, il faut laisser la place aux étudiants ... Elle est située tout contre le Panthéon ... Le bâtiment dans lequel elle se trouve date de 1851. C'est une oeuvre de l'architecte Labrouste, construite au sommet de la Montagne Sainte-Geneviève. La bibliothèque tient ses collections d'une des plus importantes abbayes parisiennes, l'Abbaye Sainte-Geneviève de Paris, qui fut fondée en l'an 502 par Clovis et sa femme Clotilde. La grande salle de lecture est exceptionnelle, avec sa voûte dans laquelle le fer occupe une place de choix, une innovation révolutionnaire ... On est quelques années avant la construction de la Tour Eiffel ... Elle est impressionnante, cette salle, avec ses grandes tables en bois ... Ses places numérotées ... Ses belles lampes vertes en opaline ... Ses gros radiateurs qui doivent améliorer le confort des étudiants et des chercheurs en hiver ... Sainte-Geneviève veille ... À cette heure matinale, la bibliothèque est silencieuse ... Seule la femme de ménage semble glisser sur le parquet ciré ... Personne ne grimpe encore ces escaliers, qui mènent aux ouvrages rares, sans doute ... Et des documents, il y en a, ici ... Plus de deux millions qui couvrent tous les domaines du savoir, nous explique le site internet de la bibliothèque ... Seuls 2% sont visibles dans cette salle ... J'imagine que cet engin qui trône au milieu de la pièce était le monte-charge d'origine ... Alors Anne, déjà fatiguée ? La journée ne fait pourtant que commencer ! ;o) Bon, on nous "chasse" ! ;o) Les étudiants font déjà la queue, je reviendrai un jour visiter les autres salles mais le vrai gros morceau de l'affaire, c'est quand même la sublime salle de lecture ! 10 heures ... Nous avons rendez-vous avec quelqu'un que j'aime beaucoup et que je veux présenter "en vrai" à Anne. C'est Hélène Picken, de "Chez Becky et Liz" , que nous retrouvons sur les marches du Panthéon. Le Panthéon est un monument de style néo-classique situé place du Panthéon, au bout de la rue Soufflot, dans l'alignement du Jardin du Luxembourg. En 1744, Louis XV, se croyant condamné par une grave maladie, promet de construire une nouvelle église dédiée à Sainte-Geneviève, en lieu et place de l’ancienne abbaye Sainte-Geneviève, alors en ruines. En 1791, à la mort de Mirabeau, alors que l'église n'est pas encore consacrée, on décide d'utiliser le bâtiment de façon laïque pour enterrer les hommes importants de la Nation. Sous le Premier Empire, l'église est rendue au culte, tout en restant une nécropole pour nos Grands Hommes ... Voltaire y reste enterré, ce qui peut faire sourire puisque l'homme était un anticlérical assez radical. On rapporte que Louis XVIII, à qui des courtisans soumettaient le paradoxe, répondit avec humour :"Laissez-le donc, il est bien assez puni d'avoir à entendre la messe tous les jours" ! ;o)) La Monarchie de Juillet reprend l'édifice à l'église et le Panthéon devient le "Temple de la Gloire" ... De 1848 à 1851, il est "Temple de l'Humanité" ... puis redevient église sous le Second Empire, de 1851 à 1870. En 1885, enfin, à la mort de Victor Hugo, le bâtiment est définitivement retiré à l'église. Voilà donc l'explication de la décoration assez hétéroclite du Panthéon, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site consacré au Panthéon de Wikipédia. Il est assez touffu mais intéressant ! Au centre du bâtiment, sous le dôme, le pendule de Foucault qui servit pour la première démonstration publique de la rotation de la Terre en 1851. Là, c'est le tombeau de Voltaire, Grand homme entre les Grands hommes ... Le roi Saint-Louis occupe aussi une belle place dans le Panthéon ... Un ensemble de toiles d'Alexandre Cabanel raconte sa vie ... L'heure est venue de grimper admirer la vue du haut du monument. J'en connais une qui a un peu le vertige et ne veut surtout pas se retourner dans l'escalier ! ;o) Il faut dire que l'effet est saisissant ... Une fois en haut, un très joli panorama s'offre à nous. J'aime beaucoup la vue qu'on a depuis le Panthéon. On est en plein centre de Paris, sur une colline, mais pas aussi haut que sur la Tour Eiffel ou la tour Montparnasse. C'est à mon avis d'ici qu'on a le plus beau panorama sur Paris ... Au niveau intermédiaire, on se trouve à la hauteur des toits des immeubles ... Et ils sont plutôt chouettes, les immeubles du quartier ... De tout en haut, on se fait une vraie idée de ce qu'était ce quartier ... Une immense abbaye, celle de Sainte-Geneviève dont je vous parlais tout à l'heure. Ce que vous voyez ici est l'actuel lycée Henri IV, situé dans des bâtiments de l'Abbaye ... Cette tour est la tour Clovis et était en fait le clocher de l'Abbaye fondée ici-même par Clovis et sa femme Clotilde en 502 ... Là, sur la petite place, c'est l'église Saint-Étienne-du-Mont ... Une "dépendance", au début, de l'Abbaye, construite (sa construction complète fut longue ... de 1494 à 1624 !) pour accueillir tous les laïcs au service de la-dite abbaye ... pour devenir tout à fait autonome en 1801 ... Là, c'est Notre-Dame ... Malgré le ciel encore un peu bouché (il se dégagera à partir de midi ...), on aperçoit derrière les tuyaux colorés du Centre Georges Pompidou ... Ici, c'est la bibliothèque Sainte-Geneviève et derrière, la Sorbonne. Pour poursuivre la visite en hauteur de Paris, il vous faudra venir vous-même et gravir la belle volée de marches. Mais n'hésitez pas. C'est magnifique ! La redescente se fait facilement. Il est l'heure d'aller déjeuner. Hélène ne pourra pas rester très très longtemps avec nous ... La rue Soufflot vaut le coup d'œil. Ne passez donc pas trop vite devant les jolis immeubles ... Pour aller déjeuner, nous nous engageons dans la rue Monsieur Le Prince ... Le menu du jour du Polidor ne plaît pas à ma copine Rachel, qui veut des pâtes ... qu'on ne voit pas sur la carte ! ;o) Et puis on n'y accepte plus les cartes de crédit ... Et puis de toute façon, il a ces temps-ci plutôt mauvaise presse en ce qui concerne sa cuisine. Tant pis, nous garderons en tête l'idée des réunions du fameux collège de 'Pataphysique qui en fit son QG dès 1848 ... sans plus goûter sa cuisine ! Nous échouons donc au "Méchoui du Prince", tout un programme ! ;o) Un menu est affiché à l'entrée, pas bien cher et qui plaît à tout le monde. Ouf !;o) La salle du fond est très chouette, très orientale, le personnel adorable et la nourriture, tout à fait agréable ! Que ce soit la méchouïa ... ... la pastilla au poulet ... ... le tajine-boulettes ... ... ou le couscous-merguez, servi avec trois belles merguez par personne, des pois chiches et plein de raisins secs très moelleux ... ... tout est bien bon ... et très généreusement servi, dans une vaisselle ravissante, de surcroît ! Une adresse à retenir, donc ... Après un tel repas et de longues et amusantes discussions ... un état des lieux très subjectif, je vous le concède, de la blogosphère française, qui a "soufflé" Anne plus d'une fois ! ;o)))- ... rien de mieux qu'une petite marche dans les rues du quartier. Le Quartier Latin est un quartier sobre, "architecturalement" parlant. Sans doute à cause de son passé plutôt religieux ... J'aime bien ... Toujours pareil, il ne faut pas hésiter à franchir les porches, en attendant parfois qu'un habitant rentre ou sorte d'un de ces immeubles cachés pour profiter d'un digicode déverrouillé ... Et puis les magasins vont avec l'architecture ... L'ensemble est très élégant, je trouve ... Nous laissons Hélène repartir vers son train à la station de métro Odéon ... Et nous remontons vers le théâtre du même nom ... Très bel édifice, joliment restauré. Ces arcades furent les premières à bénéficier de l'éclairage au gaz, en 1815, soit dit en passant ... On a gardé certaines marques du passé ... Il ne faut pas tout gommer ... Nous rentrons dans le jardin du Luxembourg ... Tout au fond, derrière les grilles, revoilà le Panthéon ... Depuis qu'Anne nous a dit qu'elle aimait les jardins, on les fréquente assidument ! Dans mon dernier billet sur Paris, au mois de Mars, je vous avais présenté la Fontaine Médicis ... La revoici, entourée d'une végétation plus luxuriante ... Elle est encore plus belle aujourd'hui ... On s'assiérait bien sur une de ces chaises mais toujours pareil, on a peur de ne pas se relever ... Surtout Anne qui, ayant trempé ses ballerines hier à Montmartre, se promène en escarpins vernis à talons ... Mais elle est courageuse, Anne, et je ne l'entends pas une seule fois se plaindre ! L'atmosphère de ce lieu est reposante, alors que le boulevard Saint-Michel, tout proche, est lui plutôt grouillant ! Allez, un instant de répit quand même ... Quel bonheur que de se promener en cette saison où les parterres se couvrent de fleurs ! Le gardien du parc veille d'ailleurs à ce que l'on ne piétine pas les pelouses pour aller les photographier ... Bon, je profite quand même du fait qu'il ait le dos tourné pour aller attraper cet arbre aux mouchoirs magnifique ... ;o) Voilà le grand bassin devant le Palais du Luxembourg, qui abrite le Sénat ... J'adore ce bassin ... ... et je ne suis pas la seule. Les petits Parisiens grandissent avec lui ... Les touristes y trouvent des chaises accueillantes ... Alors, n'est-ce pas un des plus beaux endroits du monde ? Et cette orangerie, qui garde bien au chaud les arbustes en hiver ? Quand le printemps arrive, on en ouvre tout grand les portes et l'on remet en place les énormes pots qui orneront les allées jusqu'à l'automne prochain ... Aux abords de l'Orangerie, certains cherchent l'inspiration ... Les enfants attendent le prochain spectacle de Guignol ... Les joueurs d'échecs s'affrontent dans des combats ... amicaux ! Chacun peu s'occuper selon ses envies du moment, en fait ... Bon, nous ressortons de l'autre côté du jardin ... Toujours cette très belle et massive porte au 58 de la rue de Vaugirard ... Je m'extasie à chaque fois que je passe devant ! ;o) Entrons dans la rue Bonaparte ... ... anciennement rue du Pot de Fer. On arrive assez vite sur la place Saint-Sulpice, avec cette belle église dont je vous ai également parlé au mois de Mars ... Encore une de ces plaques qui donnent un sens à nos balades ... Anne note cette inscription sur la façade de la mairie du VIème arrondissement.... On y est, nous, tellement habitués que l'on ne les remarque plus, ces inscriptions ... Et pourtant ... Elle a été importante dans nos vies, cette loi sur les Libertés de la Presse du 29 Juillet 1881, votée donc sous la IIIème République, qui définit les Libertés et les Responsabilités de la presse française en imposant un cadre légal à toute publication, à tout affichage public, au colportage et à la vente sur la voie publique. Elle "assouplit" en fait, les contraintes énormes auxquelles sont alors soumis les journaux, étroitement bridés après la répression sanglante de la Commune de Paris en 1871 ... Cela dit, les journaux pourront publier ce qu'ils veulent ... tout en sachant qu'ils seront sanctionnés s'ils s'écartent d'un chemin ... à peu près convenable, dirons-nous ? ;o) Dans le même ordre d'idées, l'affichage sauvage ne sera plus autorisé, surtout sur les bâtiments officiels ! On essaye de contenir les comportements de révolte comme on peut ! Allez, mettons un peu de douceur dans ce monde de brutes ... Nous sommes devant chez Pierre Hermé, un incontournable de la Capitale ... La petite boutique de la rue Bonaparte ne paye pas de mine ... Enfin, vue de l'extérieur ... ... parce que dedans, c'est tout autre chose ... Le paradis de la sucrerie, la caverne des douceurs ... Rachel, qui voulait absolument goûter à ces merveilles, s'engouffre dans la boutique pour en ressortir un moment plus tard chargée de délicieuses victuailles ... À l'ouverture de la boîte magique apparaissent ... ... une fabuleuse tarte à la rose et au jasmin ... De la douce folie ... ... et la non moins fabuleuse tarte au citron, divine dans sa simplicité ... Et regardez ça ! De quoi s'évanouir de bonheur, n'est-ce pas ? ;o) Nous croquons ces délices en regardant travailler M. Heckmann ... Sa spécialité, c'est la création et la réparation d'objets en ivoire. Un savoir-faire particulier, un de ces métiers qui un jour n'existera plus ... Ce monsieur travaille en vitrine et c'est là un bien intéressant spectacle ! Régénérées par les saveurs fruitées de ces douces pâtisseries, nous voilà maintenant à Saint-Germain des Prés ... Après avoir visité l'église, trop sombre pour en sortir des photos de bonne qualité mais très belle, aussi, on se retrouve dans le petit square qui jouxte le monument. Parmi les ornements de ce parc, des éléments récupérés d'une antique chapelle de 1255, construite par Pierre de Montreuil à l'emplacement de ce qui est aujourd'hui la rue de l'Abbaye ... et un buste en bronze de Dora Maar, réalisé et offert à la ville de Paris par Pablo Picasso, hommage à son ami Apollinaire. De quoi se sentir bien ... Je montre à Anne les cafés les plus connus de Saint-Germain des Prés ... Les Deux Magots ... ... ainsi que le Café de Flore ... Deux monuments du tourisme parisien, de nos jours ... Pas les endroits les plus intéressants pour déjeuner, donc, même si l'on aurait bien envie d'y retrouver le souvenir des gens célèbres qui le fréquentèrent ... Adeptes du Surréalisme et de Dada amenés par Apollinaire ... Auteurs, acteurs et réalisateurs du Paris des Années 30 ... sans oublier bien sûr les Existentialistes. Comment pourrait-on n'avoir pas envie de sentir flotter l'ombre du couple mythique formé par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir ? Aujourd'hui, ces fantôme rôdent toujours dans les esprits ... mais l'ambiance du quartier a bien changé quand même ... C'est encore malgré tout le quartier des Éditeurs ... Il y a aussi un Ladurée, que je me dois de montrer à Anne même si notre sweet tooth a été largement comblée par Pierre Hermé ... En continuant la rue Bonaparte vers la Seine, on croise de très jolies galeries ... ... l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, installée dans de très beaux bâtiments s'étendant sur deux hectares, entre la rue Bonaparte et le Quai Malaquais. Les jeunes artistes s'exerceraient-ils sur les panneaux de circulation ? Ou bien sur les murs des bâtiments environnants ? On peut légitimement l'imaginer ! Sur le trottoir d'en face, au n°5, un très bel hôtel particulier accueillit au fil de l'histoire de grands noms ... Edouard Manet y naquit, alors que la rue s'appelait encore rue des Petits-Augustins, du nom d'un couvent dont une partie abrite encore l'École des Beaux-Arts, le Maréchal Lyautey y vécut, ainsi que, plus près de nous, Henri Troyat ou encore Pierre Bergé ... L'atmosphère du quartier est incomparable ... Il faut aller s'y promener sans but pour en saisir l'essence ... La rue Bonaparte débouche à la Seine ... ... sur le Quai Malaquais ... Nous voilà, en quelques pas, devant l'Institut, siège, entre autres, de la célèbre Académie française ... Juste au niveau du pont des Arts et de ses fameux cadenas que les couples accrochent pour sceller leur amour ... Chacun en pensera ce qu'il veut ... ;o) Derrière nous, voici la Conciergerie ... Et puis voici, au beau milieu de la Seine, l'élégante Île de la Cité. Anne et Rachel doivent absolument emprunter le Pont Neuf une fois dans leur vie ... ... et saluer le bon roi Henri IV, à l'entrée du square du vert Galant ... Le Pont Neuf est mon pont préféré ... J'aurais voulu connaître les petites boutiques qui se logeaient, juste après sa construction, dans ces encoches arrondies ... Au pied des lampadaires, ces ravissantes trappes de fonte cachent les robinets des anciens becs de gaz ... Et nous voilà sur la Place Dauphine ... Petite place triangulaire dont l'aménagement fut décidé en 1607 par le roi Henri IV. Elle se situe en lieu et place des anciens vergers royaux ... Mon papa a vécu plusieurs années dans cet appartement ! Superbe ! Parfois, on voyait Yves Montand ou Simone Signoret se promener, en voisins ... Cet hôtel a conservé sa devanture ancienne ... Au fond de la place, l'arrière du Palais de Justice ... que l'on voit fréquemment dans les séries policières françaises ... Aujourd'hui a lieu un tournage ... Celui d'une émission de télévision présentée par la belle Virginie Efira ... On prend le Pont au Change ... On arrive Place du Châtelet ... Les sphinx de la fontaine aux palmiers crachent de l'eau, aujourd'hui ! Ici, c'est la Chambre des Notaires, pour Anne ... Retour en 72 à la maison, pour la vue, bien sûr ! ;o) Il est assez tard mais Anne nous prépare néanmoins son fameux pâté chinois. Une sorte de hachis Parmentier agrémenté d'une belle couche de "maïs en crème" ... Du curcuma et de l'origan par-dessus ... Un délice ! Vive Québec ! ;o) Vendredi 4 Mai ... Ce matin, séance envoi de coliSSSSS à la Poste de Boulogne. Mesdames qui avez reçu des colis d'Anne, sachez que c'est d'ici que nous les avons expédiés, avec les plus grandes difficultés ! ;o) Heureusement que Rachel était là pour prendre les choses en main devant l'espèce d'ordinateur qui vous oblige à faire vous-même le boulot d'employés qui ont dû perdre leur place sans que, notez-le bien au passage, les tarifs d'envoi aient diminué ne serait-ce de quelques centimes ... Après donc une bonne grosse demi-heure de torture devant l'appareil, nous voilà rue de Passy, dans le XVIème arrondissement ... Nous sommes plutôt bien accueillis ! ;o) Comme il est déjà tard (oui, je vous disais qu'on avait passé longtemps à la poste !), on cherche à déjeuner. Pas grand-chose en vue dans la rue de l'Assomption, d'autant que je voudrais prendre des bricoles à emporter pour emmener mes compagnons de promenade dans le parc de Passy. Un ravissant endroit pour déjeuner dans un cadre bucolique à souhait ... Coup de chance, comme je veux prendre des merveilleux chez Fred, je trouve juste à côté un snack que je ne connaissais pas. Une jeune femme charmante et sa mère vendent des sandwiches et autres plats kasher qui ont l'air tout à fait appétissants ... Chacun choisit son sandwich. La majorité d'entre nous les prend avec pastrami et coleslaw ... Quelques minutes plus tard, nous voilà dans le fameux jardin, sous des treilles fleuries, avec la Tour Eiffel en toile de fond ! Les sandwiches sont copieux et délicieux ... On déjeune agréablement, sous un rayon de soleil qui semble se montrer juste pour nous faire plaisir ! On termine par les merveilleux ... Merveilleux de Fred ... Nous remontons vers la place du Trocadéro mais je ne vous détaille pas la balade aujourd'hui. Je vous montrerai tout ça d'ici deux ou trois semaines. Ce quartier mérite un billet à lui tout seul ... La flotte se remet à tomber par intermittence ... L'esplanade du Trocadéro est trempée. Je prends Anne en photo ... Presque comme Audrey Hepburn ... mais en gougounes ! ;o) ... et en parapluie ! Nous descendons ensuite jusqu'à la station de métro Iéna, juste devant le musée Guimet, consacré à l'art asiatique ... Sur l'avenue du Président Wilson, il y a plein de beaux décors... ... sur des immeubles super-cossus ! Si cossus, même, qu'ils firent partie des premiers à avoir l'électricité disponible à tous les étages ... Parfois, des aménagements intéressants ont été fait sur les étages supérieurs ... Prendre un bain dans une piscine sur le toit et se relaxer au soleil sur un transat planté face à la Tour Eiffel, vous imaginez ? Voilà la belle entrée du musée de la Mode, le Palais Galliéra. Il est encore fermé pour quelques mois et des expositions sont donc proposées hors les murs ... C'est ainsi que je vous avais emmenés voir les robes plissées de Madame Grès au musée Bourdelle, dans le XVème arrondissement ... C'était ici ! Les structures de métal et de tissu sur l'avenue me font penser qu'il serait intéressant qu'Anne voit un jour l'extraordinaire marché du samedi matin ... On pourra peut-être revenir ? Le Palais a été recouvert d'une curieuse décoration ... Une oeuvre de l'artiste guinéen El Anatsui dans le cadre de la Triennale 2012, une grande manifestation d'art contemporain dont l'objectif est de "mettre en lumière la création actuelle dans le domaine de s arts visuels en France". Je ne peux pas dire si j'aime ou pas ... Je crois que je préfère de beaucoup ces jolies dames plaquées sur la façade du palais de Tokyo ... L'aile Ouest du Palais de Tokyo est consacrée à d'importantes expositions d'Art Contemporain ... C'est vraiment étrange mais ça ne laisse jamais indifférent ... L'aile Est accueille le musée d'Art Moderne de la Ville de Paris ... Un musée superbe qui présente des expositions de très haute qualité. La dernière fois que je vous y ai emmenés, il y avait une rétrospective Basquiat de toute beauté ... La terrasse du café du musée est un des endroits où il fait bon s'arrêter ... ... pour faire une petite pause... ... au milieu d'une longue promenade ... ... en sirotant un bon expresso bien serré qui vous permettra de reprendre un peu d'énergie ! ;o) Sinon, il y a la solution de Carette, si l'on remonte vers le Palais de Chaillot, mais c'est souvent plein ... Cela dit, pour un thé et un macaron, il n'y a pas photo ! ;o) Vous aurez une belle vue sur cette statue équestre du Maréchal Foch ... ... et sur cette composition dédiée à la Première Guerre Mondiale. De l'autre côté de cette statue, il y a un cimetière qui est un petit bijou ... Le cimetière de Passy ... Pas très grand, c'est sans doute celui des cimetières parisiens qui présente le plus grand nombre de personnes connues par rapport à sa superficie ... Je vous laisse regarder quelques tombes spéciales ... Ici, Édouard Manet, "accompagné" de son frère Eugène et de sa belle-soeur la peintre Berthe Morisot ... Là, c'est la famille du parfumeur Guerlain qui repose ... L'écrivain Maurice Genevoix est là aussi ... Je reviendrai un jour vous montrer les autres ... Il serait très, trop long de vous faire faire un tour exhaustif de ces dernières demeures ... Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault reposent ensemble aussi, mais je n'ai jamais pu trouver où ... À la place, je vous montre la plaque apposée sur l'immeuble où ils habitèrent, dans le quartier, au 18 de l'avenue du Président Wilson ... Je remarque la tombe de René Lasserre, le propriétaire du restaurant de l'avenue Franklin Roosevelt. Ce "Monsieur" a tout à fait sa place sur un blog culinaire ... Voici un tronc pour les pauvres, comme ceux qui furent installés dans de nombreux cimetières, squares et parcs de Paris par la toute nouvelle Assistance Publique, à partir de 1869, période où la vie n'était pas rose pour tout le monde, loin s'en faut ... Pendant que Rachel et moi recherchons frénétiquement les tombes des gens connus, Anne et Paul bavardent devant la très jolie chapelle mortuaire de la peintre Marie Bashkirtseff ... Nous voilà revenus devant le Palais de Tokyo ... Il y a là une jolie mariée. ... et la Tour Eiffel se reflète dans les vitres ... ... du bâtiment. Cette Tour Eiffel, nous allons enfin aller la voir de plus près. Vous vous souvenez qu'Anne l'avait trouvée ... petite ? ;o))) Nous descendons donc parmi les fontaines ... Elles sont vraiment belles ... On se retourne pour avoir une vision d'ensemble de ce Palais de Chaillot, qui fut construit pour l'Exposition Universelle de 1937 à la place de l'ancien Palais du Trocadéro ... Il y a aussi de très belles statues tout en bas, en arrivant à la Seine ... On traverse le fleuve et l'on se retrouve brusquement sous cette dame de fer ... Son créateur se cache au pied d'un pilier ... Mes trois amis se font tirer le portrait devant ... ... puis dessous ! Alors, elle n'est pas belle, notre Tour Eiffel ? Nous voilà donc sur le Champ de Mars, qui étire ses pelouses entre la Tour et L'école Militaire. Le Champ de Mars est un des coins les plus chics de Paris. Il est très fréquenté ! Quel bel endroit pour se donner rendez-vous, même si l'endroit ne fut pas toujours aussi tranquille ... Une fusillade éclata le 17 Juillet 1791, lorsque le Maire Bailly ordonna que l'on tire sur le peuple qui demandait qu'on revienne sur des décrets qui redonnaient au roi certains pouvoirs ... 50 personnes furent tuées ce jour-là ... Depuis l'année 2000, le mur de la Paix s'élève au bout du Champ de Mars ... Là se termine notre promenade du jour. Rachel nous laisse lâchement pour aller finir ses vacances chez sa copine Nathalie, une chouette fille, cela dit ! ;o)) Nous, il nous reste quatre grandes journées à occuper. N'ayez crainte, nous trouverons des choses à faire ! ;o) Samedi 5 Mai ... Nous allons découvrir aujourd'hui le Paris Chic ! Départ en fin de matinée pour le marché de l'avenue du Président Wilson, en face du musée d'Art Moderne ... Ce marché est un endroit merveilleux, où, certes, chaque aliment coûte un bras, mais où il fait vraiment bon venir se promener. Ce n'est pas le marché Forville non plus, je dois dire, avec ses tas de petits légumes nouveaux juste sortis de terre et entassés sur les bancs de bois... Non, c'est un endroit à part, avec les plus grosses fraises, les plus grosses asperges, les plus beaux et gros poissons ... Le tout étant d'une fraîcheur irréprochable, en plus. Vous avez vu ces morilles géantes ? Anne fait ses emplettes chez un marchand de terrines et pâtés en conserve, qu'elle arrivera certainement bien mieux à faire passer à la douane qu'une rosette ou des saucisses de Morteau. ;o) Elle me parle des fruits confits, qui ne sont vraisemblablement pas du même genre que les nôtres, à Québec ... Il faut que je lui fasse goûter ... Je choisis donc une belle clémentine bien souple et gonflée de jus sucré ... Nous la lui ferons essayer ce soir ! En attendant, il est midi et je dois absolument l'initier aux galettes libanaises, divines sur ce marché ... J'en choisis une au sumac ... toute simple et vraiment pleine de saveur ... On la croque brûlante en regardant les maraîchers brader leurs dernières marchandises avant de remballer. La galette nous a mis en appétit et nous arrivons fort à propos devant le stand très breton des crêpes et galettes. C'est Clément que j'amène ici d'habitude ... Il raffole de la toute simple crêpe beurre-sucre ! Il est vrai que l'on pourrait être sur le marché de Saint-Quay-Portrieux, si l'on fermait les yeux en dégustant cette merveille dégoulinante de beurre fondu sucré ... ;o) Avec un verre de cidre, breton aussi, forcément ... ... l'illusion pourrait être parfaite. La seule différence ... ... c'est le panorama mais avouez que celui-ci est des plus tentants aussi ! ;o) La marché fermant, nous continuons à descendre l'avenue jusqu'à nous trouver à la Seine, à l'entrée de l'Avenue Georges V ... Le quartier n'est pas très vivant, hormis les matins de marché, mais il y a de bien beaux bâtiments ... Au moins, le peu de monde laisse le loisir de les admirer pleinement ... Il y aussi de grosses voitures ... Le show off est quand même le sport du coin ! ;o) Et puis forcément, les boutiques regorgent de jolies robes, ce qui ne déplaira pas à Anne ! ;o) Hédiard vend aussi de beaux produits. Si vous souhaitez vous poser dans le quartier lors de votre prochain voyage, l'hôtel Georges V vous attend. Ce palace construit en 1928 par André Terrail, qui fut également propriétaire du célèbre restaurant La Tour d'Argent, est l'un des palaces les plus réputés au monde. Le fait qu'il soit passé aux mains d'un groupe saoudien m'ennuie un peu mais bon, ainsi va la vie ... malheureusement ! ;o) Sinon, il y en a d'un peu moins prestigieux, des hôtels, mais toujours avec un service empressé ! ;o) Avouez que ça a de la gueule, tout ça ! ;o) Anne et Paul entrent chez Hermès ... qui s'est installé dans l'ancienne chapellerie de l'Alma, propriété de la famille Motsch depuis 1887... Heureusement, l'esprit de l'ancienne boutique, le coffrage et les inscriptions ont été conservés ... Motsch était assurément un très bel établissement qui fournissait les hommes chics de Paris ... Comme Rolex fournit aujourd'hui les hommes qui ont réussi ! La bling-bling attitude a toujours été de mise, par ici ! ;o) Paul et Anne, sans complexes, entrent chez Jean-Paul Gaultier. Moi, ça me plaît moyen, ces boutiques où on m'ouvre la porte avec un air emprunté qui me glace à chaque fois. Mais bon, je m'exécute quand même aussi puisque la copine Anne veut mon avis quant à une robe-marinière-débardeur qu'elle voudrait rapporter à sa fille ... Et il faut avouer que le vendeur est plutôt aimable. Pas vraiment la "friendly-attitude", vous voyez ? Mais pas non plus imbuvable comme parfois ... Enfin bref vous l'aurez compris, ce n'est pas mon truc, ces boutiques-là ! Mais ça l'est assurément pour mes deux acolytes qui vont me faire rentrer dans tout ce qui porte un nom un peu connu ! ;o) Moi, je préfère de beaucoup ces petites boutiques-là ... Ensuite, on arrive forcément sur les Champs-Élysées ... C'est loin d'être mon avenue préférée mais il paraît qu'elle figure au palmarès des plus belles du monde ... Au bout de la rue Georges V, donc, sur les Champs-Élysées, la boutique Louis Vuitton, que nous partons forcément visiter ... Mis à part les asiatiques en folie qui remplissent le magasin, achetant tout et n'importe quoi du moment qu'ils pourront arborer le fameux "LV" une fois rentrés chez eux ... ... l'ensemble est plaisant car vraiment bien agencé. La scénographie est agréable et le bâtiment, superbe ... On se fait Cartier, aussi, tout en haut de l'avenue, juste avant d'arriver à l'Arc de Triomphe ... On laisse Paul faire ses courses à lui et on part à la recherche des fameuses bouteilles de Coca-Cola Jean-Paul Gaultier qu'Anne veut ramener avec sa fille Christine. Par chance, on les trouve ... ;o) Ensuite, nous décidons de redescendre les Champs, pour en explorer l'autre trottoir ... Je m'arrête devant la vitrine d'Hugo Boss, que je trouve particulièrement ravissante. On dépasse ensuite Ladurée, qui pendant la durée (!) de ses travaux, a installé un magasin éphémère ... Cest toujours joli, chez Ladurée ! Anne est bien intéressée par l'Atelier Renault qui présente la petite Twizy ! ;o) Des marins servent à la terrasse d'un café ... Lancel a cette saison de bien jolies vitrines un tantinet rétro ... Anne irait bien faire un tour au Lido mais je crois que ce sera pour une prochaine visite ... Quant à cette file d'attente incroyable ... ... elle n'est autre que celle de ce magasin branchouille qui fait fortune en vendant des vêtements qui se ressemblent tous, y compris d'une collection sur l'autre ... J'ai nommé bien sûr Abercrombie & Fitch ! ;o) Je préfère de beaucoup Artcurial, cette fabuleuse salle des ventes, juste à côté ... ;o) Tiens, le glacier au coin de l'Avenue Franklin Roosevelt a une mignonne carriole ... Et puis nous voilà soudain devant THE boutique ! Elie Saab, le styliste d'origine libanaise, celui de la robe rêvée de Christine ... Anne a quelques questions à poser ... Nous entrons donc dans la boutique, grimpons à l'étage et une jeune fille slave nous donne toutes les informations dont Anne avait besoin ! Elle vous racontera peut-être un jour sur son blog ! ;o))) Et puis ensuite, on reprend le métro ... La journée a été longue. Piétiner dans les magasins est en fait bien plus fatigant que de faire les trekkings urbains que j'aime tant ! On descend au Châtelet ... On passe devant la Fontaine des Innocents ... ... et Paul file chez Dehillerin s'acheter sa roulette à pizza professionnelle ... cependant qu'Anne se perd au milieu des milliers d'ustensiles de cuisine ... je crois qu'elle apprécie la découverte ... Comme la boutique ferme tôt et que l'on nous chasse, on va vite chez Hema, rue Rambuteau, acheter quelques bricoles qui amélioreront l'aspect de mes pique-niques cet été ... Au passage, je découvre cette ruche, qui dut être une enseigne autrefois ... Je découvre aussi l'immeuble Saint-Frères, que je n'avais jamais bien regardé ... Construit en 1910, il fut occupé par les fabricants de bâches du même nom. Il est impressionnant avec ses grandes baies vitrées encastrées dans une ossature métallique. De la vraie belle architecture industrielle ... J'adore ! Fin de la journée ... ;o) Il est plus que temps de se reposer ... pour être en forme demain ! Dimanche 6 mai 2012 de bonne heure le matin ... Nous partons fouler les trottoirs du Marais ... ... dans le coin de la rue des Archives ... Les magasins sont chics, même s'ils sont dans un style différent de ceux rencontrés hier ... L'originalité est de mise ... même pour les chiens élégants ... ... qui vont se fournir chez Moustache. Moi, ce sont plutôt les immeubles qui me touchent et là, j'en ai trouvé un sympa ! La grille d'entrée ... ... la jolie cour avec sa fontaine, qui rappelle le temps où l'eau n'était pas si courante dans les appartements ... ... et surtout, la vieille plaque du concierge, émouvante ... Je veux montrer à Anne le très bel hôtel de Soubise ... Il abrite les Archives Nationales et s'y tient en ce moment une exposition intéressante pour Anne, "Des Minutes qui font l'Histoire" ... Cinq siècles d'archives de notaires ... Je vous le fais traverser à vous aussi mais vous le remontrerai vite plus en détail ... Voici l'une des très vieilles rues de Paris, désormais incluse dans le "quadrilatère" des Archives Nationales ... Elle emmène, depuis l'hôtel de Soubise, vers d'autres hôtels particuliers ... Vous ne devez pas louper ça ! Et sous aucun prétexte, c'est tellement joli ! Et imaginez-vous que dans l'herbe, j'ai repéré d'énormes morilles ... Je ne sais pas si elles sont bien comestibles mais avis aux Parisiens, il y en avait plein ! ;o) S'il fait beau, apportez votre sandwich ... ... et déjeunez dans les jardins ... Il y en a plusieurs, un par hôtel particulier. L'aménagement paysager est assez fabuleux. Il y a plein d'explications inscrites sur de grands panneaux ... C'est vraiment beau mais comme je vous l'ai dit tout à l'heure, nous y reviendrons très vite et de façon plus explicative ... En attendant, enjoy ! ;o) Tiens, l'école maternelle a ouvert pour les élections ... Et comme on commence à avoir faim (La pauvre Anne a droit à des petits déjeuners expédiés le matin, loin des festins québécois !), on va déjeuner chez Marianne ... Paul a très envie d'une de ces assiettes garnies de produits moyen-orientaux ... ... tous plus tentants les uns que les autres ! Je dois avouer qu'on cale super-vite, cela dit ... Mais c'est délicieux ... Et finalement, la part de vatrouchka que l'on se partage au café passe très bien ! ;o) Bon, en quelques photos, je vous parle des élections présidentielles, d'une certaine Marianne ... et voici que je passe devant une terrasse bleue, blanche et rouge ! ;o) Décidément, le patriotisme est à l'honneur, aujourd'hui ! ;o) Bon, je repars avec mes deux fidèles compagnons de promenade ... Paul et Anne vont farfouiller dans une friperie intéressante. Moi, ce que je vois surtout, c'est la façade qui est une ancienne devanture de coiffeur ... C'est dans la rue des Rosiers ... En face de chez Marianne, on fait une incursion dans le marché des Blancs-Manteaux. Il y a une exposition d'objets hand-made avec des tas de choses rigolotes. Anne craque pour des marchands de bijoux et moi, pour ce stand très "pop" ! On entre ensuite dans la Bibliothèque Historique de Paris, rue Pavée. Quel bel hôtel particulier ! Ensuite, on pénètre dans le Jardin des Francs Bourgeois, en traversant la cour de la Maison de l'Europe ... Je remarque que partout dans Paris, ces petits abris à insectes pullulent. Une belle initiative, avec celle de ne plus pulvériser les insecticides à tout va ! On a droit à des concerts gratuits, dans le quartier ... Ce ne sont pas les musiciens qui manquent, dans le quartier ! Passons sur l'Île Saint-Louis, un des plus ravissants endroits de ce monde ... Il y a de jolis bistrots, de chouettes antiquaires ... Des façades magnifiques ! Des devantures anciennes qui me rappellent plein de choses ... Quand on passe sous les porches des immeubles de la rue Saint-Louis en l'ïle, on découvre de très belles cours ... Et puis les boutiques méritent que l'on s'arrête ... ... pour les regarder attentivement ... J'adore cette horloge, qui déborde sur la rue pour que l'on puisse la voir correctement. La rue est si étroite qu'on n'aurait jamais assez de recul pour voir l'heure en haut du clocher ! ;o) Suite de la promenade sur le Quai d'Orléans ... Admirez au passage ce superbe balcon galbé, qui est aujourd'hui classé. Une belle balade le long de la Seine au fil des ponts ... Plusieurs bâtiments remarquables ... L'Hôtel Rolland, d'abord ... On peut lire sur la plaque accrochée sur la façade "Hôtel Rolland en 1775, propriété d’Etienne Francis Turgot marquis de Soumont. Gouverneur de Cayenne et de la Guyanne". On passe sur le Quai de Béthune ... Marie Curie (deux Prix Nobel de chimie en 1903 et 1911 puis René Cassin (juriste qui fut Prix Nobel de la Paix en 1968) habitèrent ici, au n°36. Au n°22 vécut Charles Baudelaire entre 1842 et 1843. Au n°24 se trouvait l'un des plus beaux hôtels particuliers de l’île, construit par Le Vau en 1662 et dont les jardins allaient jusqu’à l’église St-Louis en l’Ile. L’hôtel fut démoli en 1935 et Helena Rubinstein fit construire à sa place un immeuble moderne. Seule la porte reste de l'ancien hôtel ... Georges Pompidou y habita. C'est ici qu'il mourut en 1974. Vous voyez que dans les quartiers chics, certains immeubles avaient l'eau dans les appartements ... C'était suffisamment rare pour être signalé sur les façades. Et là, puisque l'on parle d'eau, voilà une trace de la célèbre crue de 1910, qui fut le débordement le plus important du fleuve que l'on ait jamais vu ... Mais quand elle est tranquille ... ... qu'elle est belle, la Seine ! Vous voyez le Panthéon, tout là-bas ? On arrive vite derrière Notre-Dame ... Il est bientôt 20 heures ... C'est Paul qui prend en direct, via son frère et par téléphone les résultats de l'élection présidentielle ... Pas besoin, en fait, puisque tout le monde se met à sauter autour de nous ! Le changement plaît, il faut croire ! ;o))) On est venu pour montrer Notre-Dame à Anne, alors on y va ! ;o) Je dois avouer que je marche avec le cœur un peu plus léger que le matin. Anne, elle, va se planter sur le Point Zéro des routes de France, juste devant la Cathédrale ... On regarde un jeune garçon faire d'énormes bulles de savon avec deux grandes baguettes ... Un homme nourrit les moineaux ... Il nous tend un bout de madeleine et les moineaux, ainsi qu'un étourneau dodu, se jettent sur nos mains sans la moindre trouille. Étonnant ! On passe ensuite regarder si l'Hôtel Dieu est encore ouvert à cette heure tardive. Anne a vu l'hôpital Saint-Louis il y a quelques jours. Il me plairait de lui faire découvrir l'Hôtel Dieu, maintenant ... Le plus vieil hôpital de Paris, puisqu'il fut fondé en 1651 (dans d'autres bâtiments, cependant). C'est un très bel édifice ... Placée devant, la statue de Dupuytren (1777- 1835), qui fut un chirurgien très doué ... mais détesté de ses élèves ... L'usage est depuis de faire subir à sa statue, chaque début d'année, des outrages aussi divers qu'amusants, à défaut d'être esthétiques ...;o) De belles gravures qui montrent l'hôpital tel qu'il fut depuis sa création sont accrochées ... ... dans les longs couloirs impressionnants. Il est temps de repartir. Nous avons un rendez-vous devant la librairie Shakespeare, sur la rive gauche ... J'apprends au passage que son propriétaire, George Whitman, est mort depuis quelques mois. Il avait 98 ans ... C'est maintenant sa fille qui tient la boutique ... En espérant que rien ne changera ... Et notre rendez-vous est là ! Ma maman, revenue d'Alsace pour voter à Boulogne, est venue nous rejoindre avec notre copine Pascale ... Elles arrivent au milieu de la foule qui afflue pour converger vers la Bastille ... Un flot ininterrompu de gens, surtout des jeunes, avec des roses, des drapeaux et des bouteilles de Champagne ... Le mois de mai 1981 me revient soudain en mémoire ... J'avais un peu oublié ... Nous n'allons pas nous presser vers la Bastille. On verra plus tard. Pour l'instant, on fait visiter la librairie à Anne. C'est un "monument" à ne pas rater, quand on vient à Paris ... Ensuite, on passe par les petites ruelles ... ... pour aller jusqu'à la Huchette ... La nuit tombe. Certains ont assez faim pour un kebab, d'autres pour une gaufre, d'autres enfin pour une glace ... Le défilé continue ... Je ne crois plus aux super-héros depuis bien longtemps mais j'ai néanmoins encore un fond d'espoir ... ;o) On fête ça au Caveau de la Huchette avec de grandes bières glacées ... L'orchestre est bon ... Ça danse ... ... et ça bavarde ... Cette cave voûtée est magnifique. Je vous l'ai déjà présentée ici, cela dit ... J'ai eu envie d'y amener Anne, lorsqu'elle m'a dit qu'elle aimait le jazz ... Voilà un aspect de la vie parisienne qu'on ne pouvait manquer de lui faire découvrir ... Notre tentative de rejoindre la Bastille avorte ... Mais la nuit est belle et Anne peut découvrir que les poutres au plafond, dans les appartements, ne sont pas l'apanage exclusif des étages supérieurs ... Je vous le disais, la nuit est belle ... ... et surtout à Paris ... Lundi 7 Mai ... Nous démarrons notre promenade sur la place Denfert-Rochereau ... Paul et Lala restent ensemble à la maison … Le lion de bronze qui trône en son centre est une réplique au tiers du Lion de Belfort qui honore le Colonel Denfert-Rochereau pour sa résistance lors du siège de Belfort pendant la guerre de 1870. C'est ici que se trouve l'entrée des catacombes, ou "ossuaire municipal", un gigantesque réseau de galeries souterraines (d'anciennes carrières) dans lesquelles furent déversés; à la fin du XIIIème siècle, les os de millions de squelettes exhumés lors de l'évacuation de l'immense cimetière des Innocents, dans le quartier de Saint-Eustache, près des Halles ... après 10 siècles d'utilisation (!) ... pour cause d'odeurs insupportables pour les riverains ! Le lieu fut béni et consacré en 1786 et le transfert des ossements commença. On mit deux ans à évacuer le cimetière des Innocents. Le transport des os se faisait toujours de nuit, accompagné d'une procession de prêtres qui chantaient l'office des morts tout le long du trajet. Les charrettes étaient recouvertes d'un voile noir. Ce devait être un spectacle assez surréaliste ! Dès leur création, tout le monde voulut visiter les Catacombes. On y vit en 1860, Napoléon III y descendre avec son fils ! On peut depuis s'y promener, entre des murs constitués d'une artistique mosaïque de fémurs, humérus ou autres crânes humains ... C'est assez impressionnant. Une visite à garder pour l'été, histoire de se rafraîchir un jour de grande canicule ... En face de l'entrée des catacombes, le joli petit square ... ... Claude-Nicolas-Ledoux ... En son centre, un monument qui commémore la fondation de la Ligue des Droits de l'Homme ... Le bâtiment blanc que vous voyez derrière est un des deux pavillons formant la Barrière d'Enfer, porte du Mur des Fermiers Généraux qui permettait de contrôler et de taxer l'accès des marchandises à leur entrée dans Paris ... Quittons la place ... À l'angle de la rue Froideveaux et de la rue Boulard ... ... il y a un très bel immeuble, décoré de mosaïques beiges et brunes ... On prend la rue Victor-Schoelcher, puis à droite, dans la rue Victor Considérant, on peut remarquer un bel entrepôt de la RATP qui fut autrefois une des usines électriques (appelées sous-stations) destinées à transformer le courant continu haute tension venu des grandes centrales en courant alternatif basse tension destiné à alimenter le métro en électricité. Au croisement de la rue Victor-Schoelcher et de la rue Victor-Considérant, il y a un grand immeuble d' "habitations-ateliers". Simone de Beauvoir y résida durant les vingt dernières années de sa vie ... Ça fait de jolis appartements, ces anciens ateliers ... Il en est des plus cossus que d'autres, cependant, parce que tous les artistes ne mangèrent pas de la viande enragée de leur vivant. Picasso, par exemple, put s'installer dans ce bel immeuble, au 5 bis de la rue Victor-Schoelcher, après sont passage au Bateau Lavoir que nous avons vu l'autre jour dans le quartier de Montmartre ... Il travailla ici entre 1913 et 1916 ... C'était un bel endroit, non ? Sur le boulevard Raspail, voici la Fondation Cartier construite par l'architecte Jean Nouvel ... Un grand bâtiment de verre niché au milieu d'une végétation luxuriante. Le grand cèdre devant la Fondation fut planté, dit-on, par Chateaubriand en 1823 ... Regardez partout autour de vous, sur le boulevard Raspail. Vous êtes dans un quartier d'artistes et les ateliers sont partout ... C'est aussi un quartier qui fut ouvrier. Les artistes n'avaient guère d'argent pour aller vivre dans les quartiers très chics et se rabattaient donc sur des quartiers ouvriers ... Voici donc la cité ouvrière d'Enfer, construite sous Napoléon III grâce aux décrets des 22 janvier et 27 mars 1852 qui consacrera 10 millions à l'amélioration du logement des ouvriers des grandes villes. Avec ses petites maisons bien alignées, c'est l'un des rares exemples encore intact d'un lotissement ouvrier. La rue tourne au fond de la cour ... Les habitants ont planté des tas de bacs remplis d'herbes aromatiques ... Une vieille grille ferme l'accès, tout au fond du passage. On ressort sur la rue Campagne Première, qui fut un lieu d'habitation très apprécié des artistes du début du XXème siècle ... Yves Klein, celui des fameux Monochromes, vécut ici entre 1958 et 1962. Il est alors membre actif du groupe des Nouveaux Réalistes. Je vous ai déjà montré plusieurs de ses oeuvres lors de précédentes visites au MAMAC de Nice ... Puis il y a, sur le trottoir d'en face, l'Hôtel Istria ... Que de beau monde on a pu croiser par ici ! Enfin, au n°31, voilà un ensemble d'ateliers construit en 1912 par l'architecte André Arfvidson... Une très belle façade de grès flammé, d'immenses baies vitrées pour la lumière et des appartements en duplex. Tout le confort moderne de l'époque ... Un endroit très recherché, donc ... De retour sur le boulevard Raspail, on tourne à droite pour atteindre le boulevard Edgar Quinet ... Toujours de très chouettes immeubles ... Joliment lumineux ... ... et sans doute de nos jours très luxueux ! Le métro Raspail et son édicule Guimard ... ... et puis dans le boulevard Edgar Quinet, une belle boutique qui attire notre attention ... Des fleurs superbes, des ribambelles de tomates ou d'aubergines dégoulinants de grands pots élégants ... Dedans, un choix d'objets décoratifs très éclectique mais vraiment sympa ... Allez, on prend le chien, la mallette et l'on part en pique-nique ? Le cimetière du Montparnasse est juste à côté. Mais peut-être est-il interdit de pique-niquer dedans ... N'est-ce pas, Anne ? ;o))) Voici donc le cimetière du Montparnasse. Le cénotaphe de Baudelaire ... Ces visites de cimetières sont une vraie leçon d'histoire ... Ici, la tombe assez extraordinaire de l'éditeur Honoré Champion ... Là, celle d'un compagnon de Napoléon ... Ici repose le chirurgien Lisfranc ... Les bas reliefs qui ornent sa tombe expliquent bien son oeuvre. Voilà Baltard, qui a une tombe bien simple par rapport aux magnifiques édifices qu'il imagina ... Sartre et Simone de Beauvoir sont réunis ici, pour toujours ... Henri Troyat ... Eugène Ionesco ... Samuel Beckett ... Henri Langlois, le fondateur de la Cinémathèque Française, dont la tombe est surmontée d'une reproduction miniature du palais de Chaillot ... Gainsbourg, bien sûr ... Le sculpteur César et un de ses Centaures ... Niki de Saint-Phalle offrit à la dernière demeure de son assistant un beau chat en mosaïque ... Ici, il y a l'actrice Jean Seberg ... et puis tant d'autres dans toutes les allées ... C'est une belle promenade à faire quand il fait doux ... 14 heures ... Il est plus que temps de déjeuner ... Nous avons rendez-vous avec Marielle, du blog "Dilettante Marie" , au pied de la Tour Montparnasse. Anne, qui avait trop faim, s'est enfuie du cimetière à 13 heures pour aller chercher une salade au supermarché du coin ! ;o) Moi, je profite du léger retard de Marielle pour croquer dans un excellent sandwich jambon-beurre-cornichon ... Avec un petit express, c'est juste divin et ça me rappelle mes déjeuners d'étudiante ! ;o) Lorsque Marielle arrive, nous nous remettons en route, une fois le premier contact avec Anne bien établi. Nous remontons la rue d'Odessa en passant devant les anciens bains publics, aujourd'hui classés ... ... mais occupés par un des saunas gay les plus courus de Paris ! ;o) On passe donc ... ... pour aller rue de la Gaîté ... Une rue de théâtres ... Théâtre de la Rive Gauche ... Comédie Italienne, pour d'excellents spectacles de Comedia del Arte ... Bobino ... Et puis Théâtre Montparnasse ... C'est aussi une rue de bistrots accueillants. En poussant encore un peu, on arrive facilement à la Place de Catalogne ... Cette place imaginée en 1985 par l'architecte catalan Ricardo Bofill est entourée d'immeubles à façades néo-classique. Déroutant au départ, on s'y fait vite ... Le centre de la place est occupé par un immense plan d'eau incliné ... Le "Creuset du temps" ... Depuis la place, au niveau de la rue du Château, on voit la Tour Eiffel qui semble sortir de l'horizon ... Vous pouvez aller faire un tour dans le jardin Atlantique, qui occupe le centre de la Gare Montparnasse ... Revenez ensuite sur vos pas et dépassez la rue Alain. Passez sous les deux grandes colonnes blanches pour atteindre la rue Vercingétorix. Derrière les grilels du Jardin des Colonnes, voilà de singuliers immeubles ... qui sont en fait des logements sociaux de qualité pensés par Ricardo Bofill ... En ressortant du jardin, vous voilà devant une église, bien curieuse elle aussi ... Une grande église devenait indispensable pour accueillir les ouvriers qui s'étaient installés dans le quartier pour préparer l'Exposition Universelle de 1900 ... Elle fut construite en 1902, avec des éléments du Palais de l'Industrie de l'Exposition Universelle de 1855 ... L'argent manquait, on fit avec les moyens du bord ... et une souscription populaire ! Le résultat est extraordinaire ... L'effet est saisissant lorsque l'on rentre dedans pour la première fois. Je vous laisse admirer ... Promenez-vous tranquillement ... Attardez-vous devant ces fonts baptismaux en mosaïque ... Tiens, l'horloge n'est pas à l'heure ... Il doit bien être 15h30 ... Nous voilà à nouveau sur la ravissante petite place. On passe derrière l'église, on tourne à gauche dans la rue de l'Ouest, puis à droite dans la rue Nièpce jusqu'à la rue Raymond Losserand ... La librairie en face de vous est très chouette ... L'entrée du métro Pernety est intéressante. Elle date de 1937. On n'est plus dans le style Guimard ... Sur le trottoir d'en face, un peu sur la droite, vous découvrez l'Allée du Château Ouvrier ... De très mignonnes maisons joliment rénovées bordent l'allée ... ... jusqu'au fameux "château", édifié en 1891, après les petites maisons, par le Comte de Villemain, qui le loue à des ouvriers du quartier. C'est un bel immeuble avec, à chaque étage, 8 "deux-pièces" avec cuisine et W.C, ce qui est plutôt extraordinaire dans ce type de logement à cette époque. Derrière le château, il y a un mignon jardinet, celui de la ZAC Didot. Les enfants de la crèche du coin y font l'expérience ... ... de la biodiversité ! Prenez la rue Léonie à droite, puis la rue Pernety encore à droite ... On rejoint Raymond Losserand et on prend à gauche, cette fois-ci. On va arriver très vite à la rue des Thermopyles ... Vous voilà à la campagne ... Il reste encore de tels endroits à Paris ... Pour combien de temps ? Le fait que ce soit une voie privée fait que les habitants sont très impliqués dans la vie de leur ruelle ... La rue est très fleurie ... ... très bien entretenue ... L'ambiance y est bucolique à souhait ... La vie doit y être bien douce. J'aimerais voir ce qui se cache derrière ces verrières ... En tout cas, je crois qu'elles ont fait là une belle découverte, ces dames ! La petite allée se poursuit jusqu'à la cité Bauer. Ne manquez pas le numéro 19 ... Son portail est vraiment incroyable ! Derrière se cache une maison à colombage ... Que de verdure ... Un peu plus loin encore, en direction de la rue Didot, un autre joli square, le square Alberto Giacometti ... Marielle nous propose gentiment un bon goûter dans la boulangerie à l'angle des rues Didot et du Moulin Vert ... On se pose donc un moment et on bavarde, forcément ... La rue du Moulin Vert est agréable aussi ... avec des plaques historiques intéressantes ... ... de ravissantes entrées d'immeubles cachées au fond de jardins fleuris ... ... de vieilles affiches déchirées ... .. et des plus récentes, déjà plus d'actualité en ce lendemain d'élections présidentielles ... Retour rue Raymond Losserand par la rue de Gergovie. Encore plein de petites maisons dans un quartier - anciennement - populaire et adorable ... On reviens en arrière vers la station de métro Pernety. On découvre au passage, derrière un porche, une impasse de campagne ... Encore une ... Vraiment ravissante ... C'est là que nous laissons repartir Marielle, qui a encore un bon bout de chemin en métro pour rejoindre la gare du Nord. Merci Marielle, ces moments passés à découvrir les coins insolites de Paris sont des toujours vraiment plaisants ... À bientôt ... Quant à Anne et moi, nous rentrons vers Boulogne en marchant pas mal ... puisque le 62 est détourné de sa route dans la quartier ! Pas grave, cela me permet de tomber par hasard sur une de ces belles boucheries chevalines qui faisaient partie de mon paysage parisien lorsque j'étais petite ... Bon, OK, je n'ai jamais voulu manger de viande de cheval ... Mais j'adorais ces têtes de chevaux qui surmontaient les boutiques. Et savez-vous, il y en a trois, de ces têtes énormes, sur cette boucheries-là ! Au-dessus du Monoprix, de l'angle de la rue Villemain, une jolie fresque ... On s'engage dans la rue Alésia ... Nous récupérerons notre bus un peu plus loin ... De toute façon, on sait marcher, non ? ;o))) Dernier dîner à Boulogne ... Paul voulait un dîner Tex Mex chez El Rancho, dans le boulevard Jean-Jaurés .. Le voilà exaucé par sa grand-mère. André est avec nous. Anne et Paul bavardent ensemble, comme toujours ! Quels bavards, ces deux-là ! ;o) Anne choisit des enchiladas ... Paul du chili ... ... et le reste de la table déguste de très bons tacos ! Une coupe glacée au café comme dessert ... C'est la fin des vacances. Toutes les bonnes choses ont une fin ... Ces moments avec toi, Anne, furent vraiment des plus agréables. Merci à toi d'avoir bien voulu laisser toute ta famille à Québec et supporté toutes nos bêtises ! Je ne sais pas si nous avons réussis à être sérieux plus de 5 minutes à la suite et ça, ça vaut vraiment tout l'oxygène du monde ... On remet ça très vite, alors ? Et on attend Christine, cette fois-ci ! ;o)))

Source: questcequonmange.blogspot.com

Peu à peu le printemps s'installe, notre environnement change et en cette fin de semaine nous allons changer d'heure. Dans les jardins les corolles jaunes et blanches des narcisses se balancent, les yeux des pissenlits commencent à jaunir les prés et les petites paquerettes étirent leur pétales. Dans 2 semaines nous fêterons Pâques, fête du renouveau de la victoire de la vie sur la mort, même si l'on n'est pas croyant, on ressent au fond de soi cette transformation. On a besoin d'air frais, de couleurs tendres, de chants d'oiseaux, de terre retournée, de draps qui claquent au vent, de bourdonnement d'abeilles. On traque la poussière dans les moindres recoins de notre "home sweet home". Pinceaux et chiffons sont pris d'une grande frénésie. Toute cette agitation se retrouve aussi en cuisine. On éprouve le besoin de changer la vaisselle du dimanche - pour moi ce sera un lilas très doux et un vert tendre - on fait voler les nappes fleuries ou unies, et les premières fraises vont bientôt faire notre délice, charlottes et tartes seront les desserts roi des dimanches après-midi. N'oublions pas les radis croquants, les asperges blanches ou vertes, les jeunes salades, rien que d'y penser mon estomac gargouille. Ma devise pour le printemps : Comblons nos envies, croquons la vie...! Voici une petite recette d'entrée printanière pour deux ou trois personnes. Mais cette recette peut aussi servir de souper frugal. * On épluche l’oignon doux et on le tranche en fines rondelles. * On coupe en longues lanières le blanc de poulet. * On prépare le bouillon de poulet, dans l’eau froide on met les 120 g de légumes printaniers congelés (petits pois, haricots verts, jeunes carottes) on rajoute le bouillon cube, on amène à ébullition, on réduit le feu. * Dans une poêle on met les 2 cuillerées d’huile d’olive à chauffer, on rajoute l’oignon doux et le blanc de poulet coupé en lanières, on fait bien revenir le tout, on ajoute le riz arborio, on remue bien quand le riz est translucide on verse une première louche de bouillon, on remue doucement, quand elle est absorbée par le riz on recommence, ainsi de suite jusqu’à ce que le riz ait absorbé le bouillon en totalité, (il faut compter environ 20 minutes) toujours remuer doucement. Au fur et à mesure les légumes auront décongelé et seront inséré au riz avec le bouillon * Au dernier moment rajouter les 50 g de gruyère râpé, saler à votre convenance et remplacer le poivre par une pointe de piment d’Espelette. Un risotto printanier. Assiette aux abeilles de la faiencerie de Varage dans le Var, set de table Lin Vosges  Un verre de vin blanc sera un accompagnement parfait, on choisira un vin de pays de Loire ou un vin d'Alsace. Je vous souhaite une belle journée profitez du temps qui passe, car il ne se rattrape jamais. Ce soir je vais voir la Cie des frères Louret à Monclar "Les baladins en agenais" donc soirée théâtre avec trois pièces courtes des deux Georges : Feydeau et Courteline. Soirée théâtrale précédée d'un repas, j'aime bien cette formule souper-spectacle. http://www.baladinsagenais-monclar.com/index.htm Bonne soirée à tous...

Source: canotte.blogspot.com

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