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Versione italiana più giù Avant Noël, on prépare des biscuits. Un petit rite gourmand, plein de promesses, un avant goût de l'atmosphère des fêtes. Ici ils sont plutôt bien cachés. Du Nord ou du Sud au choix ;-), ils ont disparu dans une pâte à tartiner ultra gourmande et très connue: la pâte de spéculoos. Difficile d'y résister soit seule soit dans les crèmes, les gâteaux... Et comme toujours fait maison, c'est ultra bon (et facile) En réalité j'ai fait deux tests, l'un classique avec les spéculoos et l'autre avec des sablés très sablés au ras el hanout , pour les téméraires, ceux qui ont envie d'évasion :-) Le ras el hanout est un mélange de plus de 20 épices douces qu'on utilise beaucoup dans la cuisine du Maghreb. Les idées sont nées un peu par hasard et surtout après de bonnes lectures. D'une part j'avais préparé par pure cuiosité des sablés (très sablés) au ras el hanout d'après une recette du Chef Fabrice Leclerc (du Georges V à Paris), vous vous souvenez, celui de la délicieuse sauce au yaourt et chocolat blanc  ? D'autre part, c'est en feuilletant le livre magnifique (en italien) de Sigrid Verbert , Regali golosi (cadeaux gourmands) que j'ai trouvé la recette idéale de pâte de speculoos. Ce livre, rien qu'à le feuilleter fait plaisir: très beau (parfait?), frais, coloré et surtout bourré de bonnes idées, sucrées, salées, liquides. Si vous comprenez l'italien, n'hésitez pas à vous l'offrir ou à l'offrir. Il a même gagné le Cookbook Award italien. Les biscuits au ras-el-hanout sont très bons, dépaysants par leur saveur et familiers par leur texture. S'il vous en reste, n'hésitez pas à en faire des crumbles. Et la pâte (les deux versions)....sublime. Crémeuse mais ferme, goûteuse. Parfaite seule (mais il faut être raisonnable), ou dans une crème, une mousse, un gâteau (à venir). Pâte de spéculoos ou de sablés au ras el hanout (pour 2 pots) Pour les sablés au ras el hanout : - 130 g de beurre - 40 g de sucre - 120 g de farine - 15 g de maizena - 1 cs d'eau - 1 pincée de fleur de sel - ½ càc de canelle en poudre - ¼ càc de ras el hanout (une grosse pincée) - 1 càc de zeste d'orange râpé Pour la pâte - 150 g de speculoos ou de sablés au ras-el-hanout - 50 g de miel - 20 g de sucre de canne - 100 ml de lait - 40 ml d'huile végétale neutre (comme l'huile de pépin de raisins) - 90 g de chocolat blanc (dans l'idéal de couverture ivoire) - ½ càc de ras el hanout (si c'est la version) 1. Préparer les sablés au ras el hanout (même la veille). Mélanger le beurre mou au sucre puis ajouter la farine et le reste des ingrédients. Travailler rapidement pour obtenir une pâte homogène (elle sera un peu molle). Former une boule, couvrir de papier film et laisser reposer au froid au moins une heure. 2. Préchauffer le four à 160°C. Etaler la pâte à 5 mm d'épaisseur sur une plaque recouverte de papier cuisson et cuire pendant 12 minutes environ. Elle doit dorer et croustiller. Laisser refroidir puis émietter (à la main ou au mixeur). Ce sablé se garde 2-3 jour dans une boîte hermétique et est excellent comme crumble sur des fruits ou du yaourt. 3. Préparer la pâte à tartiner. Faire sécher les biscuits au four à 150°C 10 minutes puis les réduire en poudre. Les mélanger au chocolat blanc. Faire chauffer le lait avec le miel et le sucre puis le verser sur le mélange précédent (biscuits-chocolat). Incorporer délicatement l'huile de manière à obtenir une crème homogène. Enfin, ajouter le ras-el-hanout La verser dans des pots bien propres, couvrir de papier film au contact et laisser refroidir. Elle se garde bien au réfrigérateur pendant une semaine. IMPRIMER LA RECETTE Versione italiana Di solito, prima di Natale si preparano i biscotti. Fanno stare bene, sono una promessa, un assaggino dell'atmosfera calorosa delle feste. Beh io stavolta li ho un po' tanto nascosti...in una crema da spalmare ( pâte à tartiner ;-) con spezie del Nord o del Sud, a scelta. Vi propongo due versioni, l'una agli speculoos, plus classica e l'altra con dei biscotti sabbiosi al ras el hanout per i temerari ;-) Il ras el hanout (che significa il meglio del mercato) di cui vi ho già parlato , è un mix di più di 20 spezie ed è molto usato nella cucina magrebina. Normalmente (un po' come il curry) ogni famiglia ha la sua versione. Sono spezie calde, dolci. L'ispirazione qui è doppia. Da un lato c'è il bellissimo libro di Sigrid Verbert (Il cavoletto di Bruxelles), Regali Golosi , dove ho trovato la ricetta di pâte de spéculoos che mi convinceva di più (che anche Vaniglia aveva addocchiato ;-). Questo libro è veramente stupendo da tutti i punti di vista: estetico, idee, ricette. Ci sono proposte classiche come anche un sacco d'idee originali nel salato o nel reparto bottiglie ad esempio. Da regalare e regalarsi senza esitare. Tra l'altro ha anche vinto il Cookbook Award in Italia :-) La seconda ispirazione è dello Chef Fabrice Leclerc (del Georges V a Parigi). Lo stesso dell'irresistibile salsa allo yogurt e cioccolato bianco , vi ricordate? Ho provato a fare i suoi sabbiosi al ras el hanout per pura curiosità. Mi sono piaciuti tanto e quindi li ho trasformati in crema. Se cercate invece la ricetta degli speculoos vi rimando a quella di Sigrid . Attenzione, questa cremina è molto goduriosa (in entrambe le versioni) e si ha tendenza a volerla mangiare da sola. E' una base da mettere nello yogurt, crema pasticciera, gelato, mousse, torta (prossimamente su questi schermi ;-). Provate, è facilissimo! Crema di speculoos o di biscotti sabbiosi al ras-el-hanout (per 2 barattolini) Per i sabbiosi al ras-el-hanout : - 130 g di burro - 40 g di zucchero - 120 g di farina - 15 g di maizena - 1 cucchiaio d'acqua - 1 pizzico di fior di sale - ½ cucchiaino da caffè di cannella - ¼ di cucchiaino di mix di spezie ras el hanout (un grosso pizzico) - 1 cucchiaino di scorza d'arancia grattugiata Per la crema ai biscotti - 150 g di speculoos o di sabbiosi al ras-el-hanout - 50 g di miele - 20 g di zucchero di canna - 100 ml di latte - 40 ml d'olio vegetale neutro - 90 g di cioccolato bianco (meglio se di copertura) - ½ cucchiaino da caffè di ras el hanout (se è la versione con) 1. Preparare i sabbiosi al ras el hanout (anche la vigilia). Mescolare il burro morbido allo zucchero poi aggiungere la farina e il resto degli ingredienti. Lavorare rapidamente per ottenere un impasto omogeneo (sarà un po' morbido). Formare una palla, coprire di pellicola e lasciar riposare in frigorifero almeno un'ora. 2. Scaldare il forno a 160°. Stendere l'mpasto a 5 mm di spessore su un foglio di carta forno e poggairlo su una placca. Cuorece per 12 minuti circa. La pasta deve dorare e diventare un po' croccante. Lasciar raffreddare poi (volendo) sbriciolare, a mano o con il mixer. Si conserva bene 2-3 giorni in una scatola di latta ed è buonissimo come crumble sulla frutta o lo yogurt. 3. Preparare la crema da spalmare. Far seccare i biscotti (speculoos o sabbiosi) a 150°C per 10 minuti poi ridurli in polvere con il mixer (se non è già stato fatto). Mescolarli al cioccolato bianco tritato. Scaldare il latte con lo zucchero e il miele poi versarlo sui biscotti e il cioccolato. Mescolare delicatamente incorporando l'olio. Aggiungere il mix di spezie. Versare nei barattolini puliti, coprire di pellicola a contatto diretto e lasciar raffreddare. Conservare in frigorifero (anche una settimana). STAMPARE LA RICETTA

Source: undejeunerdesoleil.blogspot.com

En ce moment, et depuis quelques temps déjà, je suis plongé dans la lecture d e la sage de Georges R. R. Martin " A song of Ice and Fire " ("Le Trône de Fer" en français) qui a inspiré le nouvelle série de HBO (Games of Thrones). C'est une passionnante saga de 'dark fantasy', qui se situe au Moyen-âge d'un monde inventé. Les banquets sont nombreux dans la saga, et l'auteur prend souvent le soin de décrire ce qui est servi à table. Cette sauce médiévale au cumin qui accompagne à merveille le poulet grillé aurait tout à fait sa place lors d'un repas de la maison Stark à Winterfell. En tout cas, même si vous n'êtes pas amateur de ce genre de lecture, rien ne vous empêche de goûter cette sauce, que j'ai adapté du livre de Jeanne Bourin , qui l'a elle-même adapté du Viandier de Taillevent (XIVe siècle) . J'ai utilisé de la purée d'amande (qu'on trouve facilement en boutique bio) pour obtenir une texture lisse et crémeuse. Ingrédients: 1 bol de bouillon de poule 2 cuill à soupe de purée d'amandes 1/2 verre de vin blanc sec le jus d'1/2 citron 1 pincée de gingembre 2 cuill à café de cumin en poudre Préparation: Mélangez bouillon, purée d'amandes, vin blanc et sel. Faites chauffer à feu moyen, en remuant régulièrement (la purée d'amandes a tendance à se déposer au fond de la casserole). Délayez les épices en poudre avec le jus de citron, et ajoutez à la sauce chaude. Faites bouillir quelques instants et servez avec du poulet rôti ou bouilli. Bon appétit!

Source: gay-dans-les-coings.blogspot.com

Salut les p'tits poux! Vous attendiez avec impatience le making off du gâteau d'annif poulette... le voili, le voilou! Je vais tâcher de me concentrer car il y a les Wonder Pets à donf dans la maison et autant vous dire qu'ils sauvent  des "animals in trouble" comme des foufous. Superman, Batman et Chuck Norris (tous des mauviettes) peuvent aller se rhabiller à côté des Wonder Pets, c'est moi qui vous le dis! Ah Ming-Ming, Linny et Tuck, ces supers petites bêbêtes bien sympatoches...j'avoue que j'aurais aimé les immortaliser en gâteau pour l'annif de ma langoustine. Malheureusement, il a fallu faire un choix, et après des nuits entières sans dormir, des jours interminables sans manger (OK, à d'autres, plutôt crever que de sauter un repas); votre humble Doberman a finalement décidé de reproduire le sac à dos fétiche de l'Héritière. The sac à dos poulette qu'elle trimballe partout avec elle et dans lequel je retrouve régulièrement un garde-manger assez conséquent aux dates de péremption plutôt funky. Et puis on n'oublie pas de rejoindre ma page FesseBroute en cliquant ici , vous y trouverez toutes mes actualités, des questions existentielles sur la life, bref que du bonheur Dobermanèsque! Comment qu'on fait un gâteau qui déchire tout? Pour commencer, il faut des bonnes idées. Et des idées, c'est pas ce qui manque dans ma caboche. Au départ je pensais réaliser le tapis flashy de la chambre de la Princesse, puis j'aurais posé le sac à dos dessus et enfin la cerise sur le pancake, un petit Ming-Ming (ce charmant superzanimal) on top of the Cake. Entre deux j'aurais épousaillé Georges Clooney; David Bowie aurait sorti un album entier consacré à mon intelligence et je serais devenue la taupe modèle préférée de Karl Largueur Pète. J'aime quand un plan se déroule sans accro, moi. Ensuite, il faut des tonnes de farine, levure, beurre, sucre et oeufs. Parce que ma base je l'ai faite en simple quatre quarts. J'ai cuit au total 6 gâteaux, la veille pour le lendemain. Je les ai emballés dans du film alimentaire et mis au frais, histoire qu'ils ne soient pas trop secs. Il vous faut aussi de la pâte à sucre et des colorants alimentaires. J'ai tout trouvé chez Alice Délice mais je n'étais pas super contente. La pâte à sucre, passe encore, bien que... Mais les colorants naturels... La prochaine fois je prends du chimique, de la bonne couleur flashy, du rouge qui fait du rouge; du jaune qui fait du jaune, etc. Vient ensuite l'étape du modelage du gâteau. Avec une bonne scie à pain, c'est l'ídéal. J'ai étalé entre deux couches de cake, une sorte de mousse choco blanc et de la gelée de groseille (comme conseillé sur le site " La popotte de Manue "). Et enfin, voici venu le temps des rires et des chants. Le temps de la pâte à sucre! C'est le moment où t'as envie de dire "OK, j'arrête tout, c'est tout pourri les gâteaux d'annif de toute façon!". Oui, parce que la pâte à sucre, c'est pas aussi souple que la pâte à modeler, alors quand il faut pétrir des plombes pour trouver la bonne teinte...c'est disons...physique! Pour ma part, je me suis littéralement transformée en sorcière. Attention, pas une p'tite sorcière mimi genre Hermione Granger Miss Gnan-Gnan, non-non. Là, j'étais devenue une sorcière monstrueusement imbuvable, la méchante dans Blanche Neige puissance 30 et en beaucoup plus moche. La verrue sur le point d'éclater, le cheveu hirsute, et la bave de la rage dégoulinant sur tout ce qui bouge...Gnahahahahaha! Quand je suis enfin redevenue la femme délicate, charmante et sexy que je suis, j'ai enfin pu attaquer les petits détails. J'ai utilisé des piques à brochettes en bois pour assembler les morceaux de gâteaux. La pointe d'un couteau pointu pour les coutures du sac. Le plat du même couteau pointu pour les coutures des yeux. Le plat d'un zesteur à agrumes pour la fermeture éclair. Un emporte pièce pour le blanc de l'oeil et un bouchon de bouteille d'eau pour la pupille. Enfin pour que tout ça colle sur le gâteau, j'ai utilisé la mousse choco blanc et un peu de miel; sauf pour l'aile verte et l'oeil que j'ai collés avec juste un tout petit peu d'eau étalée avec le doigt. Voilà, en tout j'aurais mis presque deux jours pour réaliser la poulette, et je dois dire que j'ai encore une fois pris mon pied, même en mode Sorcière, c'était pas si mal!

Source: cabouffeundoberman.blogspot.com

Macarons de Boulay Les macarons sont toujours à l'honneur dans mon blog : aujourd'hui, voyage jusqu'en Moselle avec les macarons de Boulay . La recette fut mise au point par Binès Lazard et son épouse Françoise en 1854. Encore une variante de l'alliance blanc d'oeuf - sucre - amandes, assez légère, avec comme particularité le dressage à la cuillère. Ils étaient prisés par le Général de Gaulle, le roi Georges VI, et l'Empereur Guillaume II.    Ingrédients :   - 170 g d'amandes en poudre - 200 g de sucre en poudre - 2 blancs d'oeufs (70 g)   Recette :   1. Mélangez la poudre d'amande avec les blancs d'oeuf.   2. Mettez 50 g de sucre dans une petite casserole avec une cuillerée à soupe d'eau. Faîtes bouillir jusqu'à obtenir un sirop (105° C, environ 1 min d'ébullition). Versez sur le mélange d'amandes en remuant. Lorsque le sirop est entièrement absorbé, ajoutez le sucre restant.   3. Mettez une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson. Avec une petite cuillère, laissez tomber des tas espacés de pâte sur le papier. Laissez reposer 15 min avant.   4. Faîtes cuire dans un four préchauffé à 175°C pendant 15 min. Décollez après refroidissement.   Sources : site de vente des macarons de Boulay ; Frédéric Marie-Claire, La ronde des macarons , ed. First, p. 40.    Voir aussi : d'autres recettes lorraines sur recettes.de

Source: cc-cuisine.blogspot.com

Il y a parfois du bon à faire du rangement, car on retrouve des recettes que l'on pensait avoir perdue. Quelle ne fût pas ma joie de retrouver celle-ci. C'était dans les années 2004, je crois, une émission de cuisine qui devait s'intituler "Bon appétit bien sûr" ou Georges Blanc nous a offert cette merveilleuse recette. Un simple gâteau aux pommes, certes mais si goûteux qu'il est devenu le préféré des anniversaires à l'école. Il vous faudra : Pour 6 personnes • 5 grosses pommes • 250 g de sucre • 200 g de farine • 150 g de crème liquide (on peut faire un mélange crème + lait) • 3 œufs • 60 g de beurre • 1 cuillère à café de vanille liquide 1 - Couper les pommes épluchées en petits cubes. 2 - Faire fondre le beurre dans une poêle, ajouter les pommes, les saupoudrer de 50 g de sucre pour les faire caraméliser. Laisser cuire environ 8 minutes en les remuant délicatement de temps en temps. Réserver les cubes de pommes caramélisés.. 3 - Préchauffer le four à 170°C. 4 - Dans un saladier ou le robot, battre 3 œufs entiers avec la crème liquide. Ajouter le sucre restant, bien mélanger. Incorporer peu à peu la farine tamisée pour obtenir une pâte épaisse et bien lisse. 5 - Beurrer un moule à gâteau, répartir les cubes de pommes caramélisées, puis verser la pâte dessus.. 6 - Mettre le gâteau au four et laisser cuire pendant 25 minutes à 170°C. (voir un peu plus) bien surveiller la cuisson une lame de couteau plantée au centre doit ressortir sèche.

Source: canotte.blogspot.com

Nous y voilà donc ! Où donc, me direz-vous ? Eh bien, nous voilà en partance pour Londres, comme chaque année à la même époque ! Partir de bon matin de Nice ... Survoler les Alpes dans un ciel parfaitement dégagé ... Boire un grand verre de thé en feuilletant guides et magazines pour se mettre en condition ... Arriver à Gatwick Airport et saluer la Reine dès la descente de l'avion ... ... grâce aux extraordinaires photomosaïques ... ... de l'artiste britannique Helen Marshall ... 5500 photos de sujets de Sa Majesté réunies pour former deux gigantesques portraits de la reine. Une jolie façon de fêter son Jubilé ... Un coup de Gatwick Express plus tard, nous sommes à la gare Victoria ... Et un coup de métro plus tard ... Nous voilà devant une bien jolie vitrine dans le centre d'Hammersmith ! ;o) Ça y est ! On est arrivé ! Une petite faim se fait sentir ... Le temps de poser nos bagages et nous voilà de nouveau dehors ! On se retrouve forcément au Swan, devenu depuis quelques années notre Quartier Général ... L'endroit où l'on se pose volontiers quand la fatigue se fait sentir ... Et là, on a sérieusement besoin de reprendre des forces avant d'attaquer nos balades londoniennes. C'est qu'on s'est levé tôt, ce matin ! ;o) On avale avec plaisir une assiette d'excellentes saucisses ... Avec de la délicieuse purée et plein de gravy, voilà un truc des plus réconfortants ... Et ce que j'adore en cette saison, c'est que ça sent déjà Noël, à Londres ! Dès la dernière bouchée avalée, on grimpe dans le bus. Le 211, je crois ... On traverse Hammersmith, puis le quartier de Fulham ... Nous voilà sur Fulham Road ... Au-dessus du pub le Slug, un lion. Saviez-vous que l'on compte plus de 10 000 lions dans Londres, dont pas loin de 1500 à Fulham et Hammersmith ? ;o) Le quartier est ravissant, jeune, animé ... J'aime beaucoup ! C'est un quartier encore assez populaire, cependant ... On y trouve de ces groupes d'immeubles que j'adore, édifiés au début du siècle dernier par de riches philanthropes pour y loger les plus pauvres de façon décente ... Ce sont de beaux ensembles, en général ! On arrive dans le quartier de Chelsea. Si vous avez été attentifs les années précédentes, vous connaissez bien les Chelsea Pensioners du Royal Hospital Chelsea ... En voici un petit derrière une vitre ... à défaut d'aller les voir en vrai, cette année ! Il y a du monde, dans Fulham Road ... On passe devant ce joli bâtiment ... Une ancienne station de métro ... Devant la fondation Sir Oswald Stoll, ensuite ... Sir Oswald Stoll (1866–1942) était un homme qui fit fortune en créant diverses sociétés autour du music-hall et du cinéma. C'était lui aussi un philanthrope qui donna en 1916 un terrain sur Fulham Road à une organisation appelée "War Seal Foundation", renommée à la fin des années 30 "Sir Oswald Stoll Foundation". Cette fondation caritative s'occupait des soldats revenus handicapés de la Première Guerre mondiale et de leurs familles. Aujourd'hui, elle fonctionne encore dans le même sens en s'occupant des soldats handicapés mais aussi de ceux revenus en souffrant de maladies mentales induites par les stress de guerre ainsi que de ceux devenus sans-abri à leur retour de mission ... Sir Oswald Stoll fut anobli par le Roi Georges V en 1919 ... On continuer de marcher sur Fulham Road ... Le quartier promet d'être animé, pour Halloween ... Un peu plus loin, voici le fameux stade de Chelsea, que les amateurs de football connaissent bien ... Pour la petite histoire, en 1904, Gus Mears, un homme d'affaire très amateur de football, devint propriétaire du Stamford Bridge Athletics Ground avec l'intention d'accueillir ici des matches importants de football. Il n'arriva pas à convaincre le club de Fulham de venir jouer dans son stade et, en Mars 1905, un nouveau club fut créé dans un pub voisin. Ils utilisèrent le terrain de Fulham mais ne purent utiliser le nom de Fulham, déjà porté par l'autre équipe. Ils prirent donc le nom de Chelsea ... parce que l'on était presque à Chelsea ! Voilà pourquoi le stade de Chelsea se trouve en fait à Fulham ... De petits supporters jouent devant la grande fresque ... et s'apprêtent à rencontrer ... ... leur nouvel entraîneur ! ;o))) Reprenons ... Non, nous ne nous arrêterons pas au Chelsea Pensioner ... même si la perspective de cocktails à partager servis dans une théière est amusante ... ... et si certains, dans ma troupe, deviendraient volontiers membres des jours de match ! Il doit y avoir une sacrée ambiance, là- dedans, les jours de match ! Sur notre gauche se détache Billing Road, avec ses jolies maisons aux couleurs pastel ... À l'angle, un pub, Le Renard et le Faisan ... Très belle enseigne ! Je vous laisse admirer la rangée de très élégantes maisons qui suit ... Je vivrais bien par ici ... Nous arrivons enfin à quelque-chose que je veux voir depuis longtemps ... Old Brompton Cemetery ... Le Cimetière de Brompton ... On le dit très pittoresque, un vrai cimetière à l'anglaise, en fait ... .... avec ses tombes disséminées au milieu d'une verte campagne ... De quoi faire une promenade bucolique de toute beauté ... Comme dans tous les parcs de Londres ... ... nos amis les écureuils sont au rendez-vous ! Pas étonnant, en voyant toutes ces petites bêtes en pleine liberté courir autour des vieilles tombes que l'écrivain Beatrix Potter ait eu envie, au détour de ses promenades dans le parc (elle vécut juste à côté entre 1863 et 1913) de piquer parmi les noms inscrits sur les pierres tombales pour faire vivre les petits animaux héros de ses ouvrages. Des recherches faites par un passionné de l'œuvre de la dame ont en effet retrouvé, dans les registres du cimetière, parmi les 250 000 noms inscrits, ceux de Peter Rabbett (le trop curieux Peter Rabbit), de Jeremiah Fisher (Jeremy Fisher, la grenouille qui mange des sandwiches à la mouche et des sauterelles rôties arrosées de sauce à la coccinelle), de Mr Nutkins (l'écureuil effronté, bien sûr, si effronté qu'il en perdit un bout de sa queue !), Tommy Brock (l'horrible blaireau) ou encore Mr McGregor, (le vieux jardinier qui mangea un jour le père de Peter Rabbit dans une tourte) ... Il faut dire qu'ici, les pierres tombales racontent des histoires ... Que de destins rassemblés sous les arbres ! La plupart des tombes de cette partie du cimetière datent de la seconde moitié du 19ème siècle ... C'est amusant, on inscrivait l'adresse des défunts, sur les pierres ... William Thomas Davies était de Maida Vale, un quartier du centre de Londres ... ... Robert Bignell, lui, vivait sur le Strand, dans la City ... Ça met un peu de vie parmi tous ces morts, non, des trucs comme ça ? ;o) Et voici la tombe de Bill ... enfin, celle du Général William Eliot Peyton, mort en 1931 ... ... et dont voici le portrait, trouvé fort opportunément sur Wikimedia Commons ... Il avait fière allure, alors qu'il avait été juste nommé Delhi Herald of Arms Extraordinary pour le Delhi Durbar de 1911, grande fête célébrant le couronnement du roi Georges V et de sa femme, le reine Mary et leur proclamation comme Empereur et Impératrice des Indes ... Vous voyez que se promener dans les cimetières peut amener à de belles découvertes ! Et sur le net aussi ! ;o)) Quant à cette Maria Irma, figurez-vous qu'elle était la fille aînée d'un certain Jules Liotard ... de Cannes ! ;o) Une drôle de coïncidence ... Le cimetière de Brompton fut créé en 1840. Il s'appelait alors le cimetière de l'Ouest de Londres et de Westminster. Dans les quarante dernières années, la population avait doublé et Londres était devenue la plus grande ville du monde. Le besoin de nouveaux endroits pour enterrer les morts se fit sentir de façon prégnante, les petits cimetières paroissiaux de Londres étant largement sur-occupés. Le risque d'épidémies faisait peur ... On construisit donc sept nouveaux cimetières dans la périphérie de la ville d'alors. Brompton fut construit sur 39 acres achetées par Lord Kensington en 1838 entre Fulham Road et Old Brompton Road. Le cimetière de Brompton fut consacré par l'Évêque de Londres en Juin 1840. C'est aujourd'hui l'un de plus vieux et des plus beaux cimetières-jardins d'Angleterre. Il est classé Grade I dans le English Heritage Register of Historic Parks and Gardens. L'association des Amis du cimetière de Brompton œuvre aujourd'hui pour préserver ce site remarquable, pour qu'il reste un modèle de cimetière historique en même temps qu'un cimetière moderne. Une véritable cathédrale à ciel ouvert, sur le modèle de Saint-Pierre de Rome, avec, en guise de nef, une grande allée centrale bordée de colonnades. La chapelle en forme de dôme est en pierre de Bath couleur de miel. La chapelle et les colonnades sont d'ailleurs classées Grade II*. De petites allées partent de cet axe majeur, rendant la promenade agréable à l'ombre de hauts arbres à l'âge vénérable. Beaucoup d'entre eux, comme les tilleuls de la grande avenue, ont l'âge du cimetière. Dans le cimetière de Brompton, on peut se promener en toute saison, que l'on soit à pied ou encore à vélo. 35 000 monuments, 205 000 tombes, des plus simples ou plus sophistiquées, et un petit columbarium : Vous êtes ici dans un très grand cimetière. Brompton fut fermé à toute nouvelle inhumation entre 1952 et 1996. Depuis, il fonctionne à nouveau. C'est le seul cimetière d'Angleterre à appartenir à la Couronne, géré depuis 50 ans par la Royal Park Agency. Les stèles semblent surgir de nulle part, émergeant juste parmi les herbes folles ... Une promenade délicieusement romantique et particulièrement touchante ... Retour dans Fulham Road ... Je manque de me faire écraser pas une vieille ambulance ... On remonte la rue ... Il fait très doux, en fait ... ... et ça permet de traîner tranquillement ... ... de s'arrêter autant que l'on veut ... Le lèche-vitrine à Londres ... ... est une activité toujours très attrayante ! Chaque petite rue, chaque contre-allée ... ... a quelque-chose à offrir aux yeux des touristes que nous sommes ... Que diriez-vous d'un Napoli-style Christmas, par exemple ? Quoi, Noël est encore trop loin ? ;o) Vous avez raison. Pour l'instant, on approche d'Halloween ... Les boutiques sont décorées en conséquence ... C'est étonnant. Les Anglais passent leur temps à avoir envie de venir sur la Côte d'Azur ... et moi, à vouloir venir à Londres ... On veut toujours ce que l'on n'a pas, en fait ... :o) Même ces petits tableaux noirs griffonnés, je les adore ... Cela dit, celui-là, je l'aime tout particulièrement parce qu'il me parle de grouses, de perdrix, de colvert, de faisan et autres gibiers délicieux ... Et les pubs ! Ah, les pubs, avec leurs belles devantures ... ... et leurs promesses alléchantes ! De quoi récupérer d'une soirée arrosée avec un bon Bloody Mary ... ... et des œufs frits ! ;o) On entre dans les beaux quartiers, là ... Voici où trouver les prochains gants blancs de votre maître d'hôtel ... Vous commencez à avoir une petite faim ? L'heure du goûter approche ... Attrapez un de ces originaux cupcakes et avançons encore un peu ... Voici un très joli cinéma 1930 ... C'était à l'origine le Forum Theatre ... C'est aujourd'hui encore un cinéma, mais bien plus moderne, évidemment. L'architecture du bâtiment vaut vraiment qu'on s'y arrête un peu ... On arrive au niveau de Elm Park Garden ... Un très joli coin ... Très chic ... Les boutiques sont dans le ton ... De quoi joliment meubler son appartement ... ;o) Les boutiques sont plutôt branchées ... La boboïsation est en marche ici aussi ... Sans s'en rendre compte, on fait des kilomètres, dans les rues de Londres ... Nous voici maintenant au coin de Fulham Road et de Old Church Street, devant l'ancien pub The Queen's Elm ... Aujourd'hui fermé et transformé en diverses boutiques, il accueillit dans les années 60 bon nombre d'intellectuels du monde de la littérature ... Sokol Books est une ravissante librairie spécialisée dans les éditions de livres anglais antérieurs à 1640 ... Et ce bâtiment-là, c'est l'ancien Brompton Hospital, édifié dans les années 1840 par le philanthrope Philip Rose pour traiter les maladies pulmonaires parce qu'un de ses collègues de travail était tombé malade sans trouver d'endroit convenable pour se faire soigner. La Reine Victoria en fut la marraine. C'est aujourd'hui un ensemble résidentiel très élégant. Là, juste en face, c'est le Royal Marsden Hospital, un joli bâtiment aussi ... Après encore quelques jolies découvertes ... ... on arrive finalement à notre but du jour ... La célèbre Michelin House, ancien siège social de Michelin à Londres, aujourd'hui propriété du célèbre designer Sir Terence Conran ... Conçu par l'un des employés de Michelin, François Espinasse, le bâtiment dispose de trois grands vitraux représentant des publicités Michelin de l'époque mettant en scène le personnage mythique de "Bibendum". Sur la façade, des mosaïques montrent les voitures de course de l'époque qui utilisaient des pneus Michelin. D'autres fresques en mosaïques ornent la façade intérieure de l'immeuble, qui était à l'origine un auvent où l'on vérifiait les pneus des clients. C'est là que se tient le bar où nous nous arrêtons ... Michelin a quitté le bâtiment en 1985, quand il a été acheté par l'éditeur Paul Hamlyn, aujourd'hui disparu, et le designer/restaurateur Sir Terence Conran, tombé amoureux du bâtiment. L'histoire du bâtiment ? Jusqu'à 1904, la fabrique Dunlop avait un brevet qui empêchait les autres fabricants de vendre leurs pneus en Grande-Bretagne, sauf sous licence Dunlop. Le brevet en question arrivant à échéance à l'automne 1904, Michelin ouvrit un bureau à Londres et envoya quatre employés de son siège parisien pour établir la nouvelle branche britannique de la société. En Juin 1905, la société de pneus Michelin Company Limited était constituée. En 1909, les premiers locaux étant vraiment trop petits, on décida de construire un bâtiment bien plus grand, sur Fulham Road, un très bon emplacement car placé sur une des grandes routes qui menaient à Londres. Côté technique, Michelin House est l'un des premiers bâtiments de Grande-Bretagne à être construit en béton armé, offrant des possibilités de larges surfaces très claires utiles pour stocker les pneus de façon efficace et une très bonne résistance au feu, ce qui était assez fondamental dans ce genre d'entreprise ... Le système avait aussi l'avantage de permettre une construction rapide et de fait, le bâtiment fut terminé en seulement 5 mois. Autre innovation, on installa des portes automatiques et un système de pesage des voitures qui permettait de régler parfaitement la pression des pneus qu'on leur posait. L'architecte derrière tout cela était François Espinasse (1880-1925), un ingénieur de la maison Michelin à Clermont-Ferrand. Il est assez difficile de définir le style architectural de Michelin House. Conçu et construit à la fin de la période Art Nouveau, on retrouve quelques éléments typiques de l'époque sur ses façades, un certain travail du métal, les mosaïques du hall d'entrée ou encore ces plantes entremêlées autour de motifs de pneus. Mais malgré cela, Michelin House a un très fort style Art Déco, si populaire des années 1930 avec sa position de premier plan en bordure de route et ses images publicitaires fortes. À cet égard, Michelin House est un bâtiment qui a vingt ans d'avance sur son temps ! En 1969, English Heritage a listé le bâtiment comme Grade II. Le 20 Janvier 1911, Michelin House était officiellement ouverte. Le bâtiment offrait tout pour faciliter la vie de l'automobiliste. 30 000 pneus étaient stockés dans les sous-sols, le montage se faisait à l'avant du bâtiment apportés par un ascenseur puis par un plan incliné à dessein jusqu'à l'avant du bâtiment où se faisait le montage ... Un "Office du Tourisme" fournissait les cartes et instruments d'écriture utiles à l'automobiliste pour planifier son voyage. Entre 1933 et 1940, les étages supérieurs furent loués à un entrepôt de meubles, un atelier et des bureaux pour le ministère de l'Air. En 1940, en raison du risque d'attentat, Michelin retira les trois grands vitraux qui furent soigneusement emballés dans des caisses en bois et envoyés à l'usine de Stoke-on-Trent pour les garder en lieu sûr ... et perdus ensuite ! ;o) Ceux que vous pouvez voir aujourd'hui sont des répliques, faites grâce à des dessins originaux, des affiches et des photos fort heureusement conservés. Après plusieurs extensions et constatant finalement que ce bâtiment, situé en outre dans une partie chère de Londres, ne répondait plus aux besoins de la société, Michelin décida de le vendre. C'est donc Sir Terence Conran et Paul Hamlyn qui le rachetèrent et en firent ce qu'il est aujourd'hui ... Le bar de la maison est un endroit sympa où faire une petite pause ... Et comme "c'est maintenant le moment de boire" ... allons-y ! ... et dégustons un verre de la meilleure ginger beer que je connaisse. Petites natures, vous vous abstiendrez. Amateurs de sensations fortes, vous vous régalerez ! Maintenant que nous sommes un peu reposés, entrons dans le Conran Shop ... Il est encore plus joli que celui de Paris ... Il y a des milliers de jolis objets ... ... pas forcément bon marché, je vous l'accorde ... ... mais les rayons sont vraiment beaux et les vitrines aussi, surtout avant Noël, ce qui fait qu'une visite est plus que conseillée ... Moi, j'y trouve à chaque fois de très jolies idées. Et les idées, ça ne coûte rien ... ou presque ! ;o) Voilà, la nuit est totalement tombée ... On ressort de cet endroit de perdition ... ... et on reprend notre chemin. Il est encore trop tôt pour songer à s'arrêter ... Un peu de lèche-vitrine de nuit ... On longe les rues aux maisons éclairées ... ce qui permet d'entrevoir quelques jolis intérieurs ... ;o) On se croirait dans un décor de cinéma ... Dans Sydney Street, au Saint-Luke's Garden, plus exactement, les sportifs s'adonnent à leur jeu favori, le football, à la lumière de gros projecteurs ... Le Café Portico annonce la couleur pour demain ... On tourne dans King's Road ... Il y a là une belle librairie Waterstones qui présente une vitrine pour Halloween ... Pour les adeptes du Great British Bake Off, voici une petite scène amusante ... ... mettant en scène la Goth Girl de l'illustrateur Chris Riddell ... et une nouvelle Mrs Beeton ... Mrs Beat'em's ! ;o)) Et pour les vrais adeptes du GBBO, Mary Berry sera ici demain pour signer son nouveau livre ! ;o)) Nous, on retourne à Hammersmith ... Demain sera un jour ... En attendant, on dîne, comme chaque année, au Sagar, l'excellent restaurant indien de King Street. On passe commande en dégustant d'onctueux lassis ... On y mange toujours divinement ... De la cuisine végétarienne de l'Inde du Sud. Le chef vient de Udupi et la cuisine est assez typée, très loin des plats que nous connaissons dans nos restaurants indiens ... Notre plat de choix ? Un traditionnel thali de là-bas, avec, pour une quinzaine de livres, un assortiment très conséquent de plats à base de pois et de lentilles (kootu, sambar, dal, rasam ), des suki bhajee, ou pommes de terre épicées, servies avec des poppadums, du raïta de concombre, du riz basmati, des beignets d'oignons, du palya, ou chou sauté, des pains plats, les poori et un dessert que j'adore à base de vermicelles cuits dans un lait de coco parfumé à la cardamome ... Dimanche matin ... de bonne heure !!! Nous voilà dans le métro ... Il est pratique, le métro de Londres. Une fois qu'on a compris comment il fonctionne, il permet d'aller vite ... et loin ! Et nous voilà en pas très longtemps à Bethnal Green, dans l'East End ... Notre première étape de la journée ... Le Musée de l'Enfance, une annexe du Victoria & Albert Museum. Ça fait longtemps que je veux y venir. Cette fois-ci, ce sera chose faite. Fondé en 1872 sous le nom de musée de Bethnal Green, il s'oriente depuis 1974 vers la présentation de collections relatives au monde de l'enfance ... Mais avant de commencer la visite, regardons un peu la structure de cette halle métallique, déplacée ici en 1872 après avoir été utilisée pour la grande Exposition Universelle de Londres en 1851. Voici une gravure, trouvée sur Wikimedia Commons, qui montre le musée lors de son inauguration ... Il n'a pas changé ! On commence par prendre un petit-déjeuner ... La succursale du Café Benugo présente quelques petites choses bien appétissantes ... ... et j'en connais qui ont faim ! Le dîner d'hier soir est loin ! C'est donc devant la sculpture en fonte "The Eagle Slayer", "le Tueur d'Aigle", de John Bell, présentée lors de l'Exposition Universelle de 1851 ... ... que nous nous attablons ... ... devant un bacon muffin pour certains et un sausage muffin pour d'autres ... Si vous passez dans un Café Benugo, essayez-les ... J'ai goûté celui au bacon, il était juste fantastique ... Le pain ultra-moellleux et le bacon terriblement croustillant et charnu, ce fut un vrai délice !!! Voilà, après un petit-déj, on se sent tout de suite plus en jambe ... Allons donc découvrir ce qu'offrent les vitrines du V&A Museum of Childhood ... Après tout, on dit que le musée possède la plus grande collection d'objets sur l'enfance du Royaume-Uni et ça, ce n'est pas rien ! Alors voilà, en voyant toutes ces vitrines alignées, les mêmes que celles que l'on voit sur la gravure que je viens de vous montrer, on se dit que l'exposition est un peu vieillotte, que la scénographe pourrait être un peu plus travaillée ... Alors qu'en fait, plus on se balade au milieu des vieux jouets ... (je salue au passage mon bon ami l'Ours Paddington !) ... ... et plus on se rend compte que tout a été bien pensé. (Un coucou à Spot le Chien, l'idole de mes enfants quand ils étaient petits ...) Et aussi que cette impression de "vieillotterie" (!!) vient surtout de l'aspect des objets-mêmes, fatalement ... et heureusement ... usés ... ... par les petites mains qui les ont manipulés pendant des décennies ... Et en ce qui me concerne, je trouve cela bien plus émouvant de voir ces boîtes un peu cornées, ces livres un peu usés ... que de les voir intacts et nickels, comme s'ils sortaient d'une boutique ... Combien de petites filles ont organisé de vrais dîners d'adultes avec cette dînette ? Notez au passage que de petites étiquettes bien faites fournissent énormément de renseignements et d'anecdotes sur tous les objets présentés ... Et puis au détour d'une vitrine ... ... vous serez sûrs de retrouver, parmi les jouets présentés ... ... des trucs qui vous rappelleront des souvenirs ! Les anciens petits garçons rejoueront avec leurs voiliers ... ... et les anciennes petites filles referont le monde autour d'une tea party ! Et tout cela avec un brin de nostalgie, sans doute .. Avis aux amateurs de costumes, il y en a pas mal aussi ... Les enfants ont toujours aimé se déguiser ! Voici une boîte que l'on offrait aux petits chimistes en herbe dans les années 50 ... Une étiquette nous informe que certaines substances de ce kit étaient plutôt dangereuses. Il serait impensable de donner de telles choses aux enfants d'aujourd'hui ... Un de mes jouets préférés parmi tous ceux de ces vitrines ... Les Marx MerryMakers, du nom de leur inventeur américain Louis Marx, que l'on surnommait "The King of Toys" dans les années 30, de charmantes petites souris musiciennes qui s'agitaient en rythme une fois le mécanisme remonté ... Absolument charmant ! Et celui-ci, bien plus récent quand même ? Qui ne l'a pas eu, son Minicinex ? Une vraie révolution pour les gamins que nous étions ! Ce puzzle-là, représentant l'Afrique, est assez étonnant ... Vu de loin, rien de spécial ... Vu de près, il nous fait faire un bond en arrière .... Dans les années 1750, plus précisément, puisque c'est l'époque à laquelle il fut fabriqué. Autant dire que l'on découvrait juste l'Afrique, en Europe ... Cette carte, on pouvait la trouver, sur papier, dans la première édition (1755) de l' "Atlas méthodique composé pour l'usage de son altesse sérénissime monseigneur le prince d'Orange et de Nassau, Stadhouder des Sept Provinces-Unies etc.etc.etc.", de Jean Palairet, un cartographe français. Lady Charlotte Finch, la Gouvernante Royale des enfants de Georges III, demanda à ce qu'on la reproduise sur de l'acajou pour en faire un puzzle ... Autre moment intéressant et assez ludique de la visite, cette vitrine -là ... Ce que nous portons depuis 1750 ... Eh bien oui, force est de constater ... ... que la mode a bien changé ! ;o) ... Quand je pense que nous portions des trucs comme ça ! Un autre temps, vraiment ! Continuons notre déambulation ... Les jouets étaient ravissants, avant ... De la belle facture, à des tarifs certes bien plus élevés que ceux que l'on fait aujourd'hui en plastique mais qu'est-ce qu'ils ont bien traversé l'épreuve du temps ! Regardez ce jeu de lettres ... Superbe, non ? Quoique le jouet en métal a lui aussi toutes mes faveurs ... Ah ! Cet adorable garage des années 60 ... ... ou cet hôpital de la même époque ! Je n'imaginais pas que dans les années 60, aussi, on pouvait trouver ce genre de jouets-là ... De quoi se préparer une vraie crème glacée en quelques minutes ... Ravissant ! Et cette cuisinière-là ! J'aurais adoré en avoir une comme ça ! Bon, nous allons terminer notre visite par le clou du spectacle, la chose pour laquelle je voulais depuis des années venir ici ... La magnifique collection de maisons de poupées !!! Au 17ème siècle, les maisons de poupée étaient des objets de prix fabriqués à la main destinés à une clientèle adulte et très riche. Certaines étaient utilisées comme des aides pour apprendre aux jeunes filles à tenir une maison. Au 19ème siècle, les maisons de poupées devinrent des jeux d'enfants populaires. Il est amusant aujourd'hui, en regardant attentivement les intérieurs de ces maisons, de voir comment vivaient les gens de l'époque ... Le musée possède une collection d'environ 100 maisons, maquettes et magasins miniatures. La plus ancienne est la maison de Nuremberg. Elle date de 1673. Prenez votre temps pour regarder chaque petit détail ... Tout ici est tellement ravissant ... Bon, voilà ! Notre promenade au pays des enfants touche à sa fin ... Pas trop le temps de se reposer autour du bac à sable ... Ce fut une première expérience ici ... et ce ne sera assurément pas la dernière ... Nous qui pensions ne rester qu'une petite heure ! Voilà que la fin de la matinée arrive ... et que nous n'avons pas vu le temps passer. La foule commence à se presser pour déjeuner ... Nous quittons l'endroit en regardant avec intérêt de très jolies photos d'enfants ... ... et de jouets. Le photographe est italien ... Gabriele Galimberti ... Il explore dans ces clichés le rôle des jouets dans la vie d'enfants du monde entier .... Très beau ... ... mais parfois terrifiant ! C'est tout, maintenant, la visite est terminée ... Nous ressortons du musée et reprenons Cambridge Heath ... ... puis Old Ford Road ... Une jolie petite rue ... ... dans des quartiers fort peu touristiques ... ... que je découvre avec plaisir. Je louerais bien cette maison-là. J'aime les quartiers populaires. Voici encore des habitations construites au début du 20ème siècle par des œuvres charitables ... Décidément, je les adore ! À l'angle de Globe Road et de Gawber Road, un vieux pub ... The Camel ... ... et en face, une petite école aux murs décorés de mosaïques très colorées ... Les petites maisons commencent à être joliment restaurées, de ce côté-là du quartier ! Nous venons de faire un tour sur nous-mêmes ... Eh oui, ça nous arrive de nous planter, surtout lorsque nous n'avons plus de plan, étant quand même un peu sortis du centre de Londres !!! Nous voilà donc revenus dans Museum Gardens ... Oups ! Que vois-je sur le bord gauche de la photo qui suit ? Un écureuil, bien sûr ! Mais un écureuil hyperactif, excité comme une puce, que je peine à prendre en photo ! Une petite fontaine, qui, comme souvent, raconte un peu de la vie de Londres ... et de ses habitants ... On ressort du jardin au niveau de l'église ... ... Saint-John on Bethnal Green ... Encore un beau pub ... Celui-ci est toujours en fonction. ... tandis que sur Bethnal Green Road, le souvenir du Ship n'existe plus que par son enseigne ... Mais des pubs, il en reste encore quelques-uns ! ;o) Quelques vieilles enclaves anglaises ... ... au milieu d'un monde en pleine mutation ... ;o) Il ne faut pas hésiter à aller se promener dans l'East End, en tout cas ... Le quartier possède encore un caractère authentique certain ... D'ailleurs, Londres regorge de coins authentiques ... Sortons un peu d'Angleterre, maintenant ... ... et, tout en restant sur la même rue, plongeons-nous en plein cœur de l'Inde ... Ça vous dirait, une "petite" pâtisserie ? 100% végétarienne, m'assure-t-on ! Ou bien un costume très coloré ? Les boutiques indiennes, dans cette portion de Bethnal Green Road, il n'y a que ça. Dans celle-ci, vous trouverez tout ce qu'il faut pour organiser une fête - ou votre mariage - à l'indienne ! ;o) Et ici, vous trouverez de quoi vous habiller pour l'occasion ! Au-dessus de toutes ces échoppes orientales, les vestiges d'un Londres passé ... Étonnant, non ? ;o) Nous arrivons pas loin du bout de Bethnal Green Road ... Tiens, une chouette pièce de street art ... L'œuvre de l'Italien Alo ... Je regrette de n'avoir pas été là lorsqu'il a fait son "solo show" à la Saatchi Gallery cet été ! Mais bon, on ne peut ni tout faire, ni tout voir ! ;o) On arrive donc maintenant au niveau de Brick Lane ... Quelques boutiques assez bobo, qui forment un heureux mélange avec les échoppes plus populaires avoisinantes ... Notre idée de départ, cette année, était de ne pas aller à Brick Lane, pour une fois ... Loupé ! Nos pas nous y mènent malgré nous ... ;o) Il faut dire que c'est un coin étonnant ... Un certain sentiment de liberté flotte par ici, et plus largement dans tout Londres ... Liberté de dire ce que l'on veut, de faire ce que l'on veut ... et même de s'habiller comme l'on veut ... Vous avez vu cette vieille dame ? C'est assez rafraîchissant, tout ça ! Si cela vous tente ... ;o)) La foule, en ce dimanche, est assez infernale, quand même ... Les queues pour atteindre les comptoirs du Beigel Bake ou du Beigel Shop sont absolument inenvisageables pour nous ... Tant pis pour leurs fameux bagels ... Nous repasserons une autre fois. De toute façon, on les connaît bien et ce sera l'occasion d'essayer autre chose ... Paul va faire un tour dans une friperie toute proche ... Il aime bien farfouiller dans les rayons et c'est vrai que l'on y fait parfois de belles affaires ... Moi, j'en profite pour traîner, regarder, photographier .. ... et acheter deux ou trois bricoles, quand même. Au lieu de redescendre Brick Lane vers Whitechapel, nous allons remonter la rue ... ... découvrant au passage quelques restes d'une soirée étrange ! ;o)) Nous croisons quelques hipsters qui reviennent du marché ... Paul est en train de les concurrencer, au niveau de la barbe tout au moins ! ;o))) Et là, très vite, nous arrivons sur Columbia Road. Depuis le temps que nous venons à Londres, je n'ai jamais pris le temps de m'y arrêter ! Columbia Road est une jolie rue bordée de magasins de l'époque victorienne ... Elle accueille le dimanche matin un très joli marché aux fleurs ... ... qui attire un monde de folie ! Autrefois, en1869, immense marché alimentaire couvert rassemblant plus de 400 étals, il est donc devenu aujourd'hui un marché d'extérieur spécialisé dans la fleur. Les étalages sont superbes, c'est coloré, ça sent très bon ... et en cette fin de matinée, les prix s'effondrent. On comprend pourquoi tant de Londoniens sont ici en même temps que nous ! ;o)) La navigation au milieu de tout ce monde étant assez difficile -il faut dire que je n'aime pas trop les foules serrées-, je me faufile vite sur les côtés du marché, à l'extérieur des étals ... ... et fais un tour exhaustif de toutes les belles boutiques de la rue ... Et la boutique Vintage Heaven ressemble pour moi au paradis ... Un amoncellement incroyable de vaisselle ancienne, de toutes les époques, dans un joyeux et réjouissant foutoir ! Dur, dur de résister ... Tout au fond du magasin, en descendant quelques marches, il y a le Cake Hole ... ... un salon de thé de la taille d'un mouchoir de poche qui sert paraît-il de délicieuses petites choses ! Personne n'étant vraiment fixé sur ce qu'il voudrait pour le déjeuner, nous repartons ... Je vous laisse vous balader un peu ... Faites cela à votre rythme ... Il y en a pour tous les goûts ... Si un petit café vous tente, arrêtez-vous un instant ... Prenez votre temps, surtout ... Il y a tellement à voir, par ici ... Chapeau si vous arrivez à passer sans succomber aux charmes de tout ce que l'on vend là ! ;o) J'aurais bien rapporté cette gravure ! Heureusement, quelque-part, que la perspective de coltiner pendant encore de longues heures des paquets lourds et encombrants me dissuade vite de faire toutes ces emplettes ! ;o) Bon, là, les estomacs s'agitent ! ;o) Il faut dire que tout le long de la rue, les étals de street food se succèdent ... Et c'est un truc terrible, la street food, à Londres ! Arrivés au bout de la rue, nous faisons donc demi-tour ... ... pour parcourir à nouveau le marché en sens inverse ... J'ai remarqué que l'on ne voit pas les mêmes choses lorsque l'on reprend les rues à rebrousse-poil ... Il y a des tas de détails qui échappent à un premier passage ... ... et ne résistent pas au second. Oh, la tentation est vraiment trop grande ! Porcelaines ... ... et barbotines, ... ... petits objets en tout genre, ... Les étals se liguent contre ma volonté déjà peu vaillante ! ;o))) Peut-être est-ce la faim qui m'énerve ? ;o)) Que diriez-vous d'un moelleux bagel au brie et à la sauce aux airelles ? ... ou d'une saucisse de Cumberland nichée dans un petit pain et servie avec de la roquette, des oignons caramélisés et de la moutarde ? Tout un programme, non ? De toute façon, les étals ne manquent pas et vous trouverez sans aucun doute quelque-chose à votre goût. Tenez, en passant, je vous montre cette jolie boutique au nom évocateur ... ... et à la devanture alléchante ! ;o) Et puis cette papeterie où vous devez absolument entrer si, comme moi, vous aimez les jolis papiers, cahiers et autres carnets ... Les amateurs de cartes postales amusantes seront ravis de trouver cet étal ... ... et les amateurs de beaux plaids et coussins s'arrêteront ici ... Quand vous arriverez au niveau du Vals Sandwich Bar, ... ... ne vous arrêtez pas à l'aspect vieillot de la boutique et entrez sans hésiter. Il y a là, pour les amateurs de sandwiches, toutes les garnitures possibles et imaginables ! Le choix est incroyable et les voici ici tous photographiés juste pour vous donner des idées ! Ma garniture préférée à moi, c'est sans conteste le coronation chicken ... Ça, c'est juste fabuleux ! Je vous en avais d'ailleurs un jour donné la recette. C'est par là , si vous voulez en savoir un peu plus ! Les deux dames de la boutique s'activent derrière le comptoir ... ... ce qui me laisse un peu de temps pour explorer la boutique et repérer les petites Bakewell tarts sur leur ravissant présentoir ... Et si vous en vouliez par hasard la recette, elle est ... ici ! Pour une fois, je ne demande l'avis de personne et commande pour tout le monde des cornish pasties ... Pour le coup, ça, c'est juste fabuleux ! Dans une petite poche de pâte, une délicieuse farce à base de viande de bœuf et de rutabagas, ou de navets, souvent. C'est très poivré, on déguste ça brûlant et c'est terrrrrible !!!! Je vous en avais préparé dans ce billet-là. Personne ne conteste mon choix et chacun se régale. Tout ceci met mon petit monde en appétit ... Il va falloir trouver autre chose, maintenant ! ;o) On se remet en route ... Un peu de lèche-vitrine mais pas de verre de vin, même si l'on nous assure qu'ici, "on ne mord pas" ! ;o) Il faut rester sobre, quand même ! Un clin d'œil à mes collègues de boulot avec cette -grande- statuette, une petite fille paralysée des jambes portant une grosse boîte destinée à collecter des pièces ! " Please help spastics" ! Il me faudrait cela à l'entrée de ma salle de kiné. Tellement kitsch ! ;o) J'adore ! Oups, voilà un truc qui me plairait bien ! La jeune serveuse est souriante ... ... et ses beignets de calmars sont une vraie tuerie ! Et quand je dis une tuerie, je pèse mes mots !!! Même Clément et ma maman qui n'aiment d'habitude pas trop ça, les trouvant souvent caoutchouteux, sont conquis ! Clément termine, mais c'est le seul à avoir encore faim, par un bagel au houmous et roquette ! Un déjeuner de rue tout à fait délectable ! Alors, vous aimez cette rue-là ? Une promenade à faire absolument, mais seulement le dimanche matin, hein ? C'est sympa ... C'est animé ... C'est gai ... C'est beau ... C'est bon ... C'est attachant ... C'est ludique ! Bref, on adore !!! Coup de chance, il fait plutôt bon. La pluie n'est pas annoncée avant deux ou trois jours ... Sinon, sous la pluie, elle doit perdre de son charme, la balade ... Paul m'a trouvé une canette rien que pour moi ... Je reprends mon guide et ... En route !!! Oh, le Père Noël s'est égaré par ici ! Il est quand même un peu en avance ! On prend par la gauche, en direction de Hackney Road ... Vous voulez passer un coup de fil ? Encore une rue que je ne connais pas ... Je marche donc le nez en l'air, comme toujours ... ;o) Et c'est sympa, Hackney Road ... Et puis à Hackney, il y a une chose étonnante ... La Hackney City Farm ... Une ferme en plein Londres ! Une vraie ferme pour que les citadins puissent aller prendre l'air ... La vraie campagne en ville ... mais la campagne propre, quand même ! ;o)) De la campagne prudente, aussi ! La parfaite promenade du dimanche pour les familles ... C'est la période des citrouilles ... Ici, on les achète et on les découpe ... Et les gens en achètent beaucoup ! Et puis alors elles ne sont pas chères ... Mais bon, on ne va pas en rapporter une à la maison, hein ? ;o))) En attendant Halloween, on va visiter la ferme ! On nous invite à faire attention aux chats ... parfois grincheux ! ;o) Attention aussi aux oies. Une oie, ça pince les doigts comme rien ... Attention aux agneaux et aux brebis, aussi, si vous êtes une femme enceinte ou allaitante ... On visite un peu ? Elle est mignonne, la ferme. Même les grands garçons apprécient d'aller voir les animaux. Les volatiles trottent sur les pavés ... ... et se dandinent jusqu'à leur spa personnel ! ;o)) Passons maintenant le portail qui sépare la ferme des prés alentour ... Les animaux paissent tranquillement l'herbe londonienne ... Certains piquent un sérieux roupillon ! Il y a aussi un mignon potager, à la ferme. Une jolie initiative et une très jolie promenade, plutôt insolite mais plaisante ! Juste en face de la ferme, un gros immeuble est en pleine démolition. On peut distinguer, peintes sur les rares murs encore debout, quelques fresques enfantines, dont la présence a un côté plutôt insolite au milieu de ce champ de bataille ... Il y a le goûter d'anniversaire pour Winnie the Pooh et ses copains ... ... et un paysage paradisiaque de mer et de palmiers ... Pas très étonnant puisque nous sommes devant les anciens bâtiments de l'ancien hôpital pour enfants Queen Elisabeth Hospital, édifié ici en 1868, aujourd'hui en passe d'être presqu'entièrement rasé ... Tout sauf sa façade, qui sera heureusement conservée, lors du gros programme immobilier de luxe qui arrivera ici sous peu ! Prochaine étape de la journée ... Nous allons visiter le Geffrye Museum. Pas sûr que vous le connaissiez bien, celui-là ... On traverse une énorme cité ouvrière. Cet appartement doit être habité par de nouveaux mariés ! ;o)) Mais là encore, le quartier est en pleine mutation et bientôt, ce sont des immeubles pour une clientèle très aisée qui remplaceront ces cités. Je ne sais pas trop où les habitants actuels iront ... Le logement est un vrai problème, à Londres ... Nous avons fini notre traversée hasardeuse ... Nous voici maintenant sur Kingsland Road. Le nom de Kingsland vient du fait que ce territoire était le terrain de chasse de la résidence royale Tudor de Newington Green. À l'époque, le coin était une forêt où l'on venait chasser le sanglier et le cerf ... Oui, Henry VIII chassait par ici ! Le diariste Samuel Pepys y vécut aussi une partie de sa jeunesse, avec son frère Tom et sa gouvernante, Goody Lawrence, pour profiter des grands espaces et de l'air pur ! Il y avait à Kingsland, dès 1280, un hôpital pour lépreux, connu sous le nom de "Lock Hospital". L'un des dix hôpitaux de ce genre, tous placés sur les grands axes qui menaient à Londres ... La grande tour que vous voyez-là, c'est le minaret de la mosquée Suleymanye ... Venons-en maintenant au musée Geffrye, où nous arrivons enfin. Il est installé au 136 Kingsland Road, dans les bâtiments de l'une des maisons de charité construites en 1714 par la Ironmongers' Company, à l'aide du leg de Sir Robert Geffrye, qui fut à la fois directeur de la compagnie et maire de Londres. Pendant près de 200 ans, cette maison de charité (= almshouse en anglais) permit de loger une cinquantaine de pensionnaires pauvres. L'importance historique de ces "almshouses" est aujourd'hui reconnue et le bâtiment est classé "Grade I". À l'orée du XXème siècle, l'Ironmangers' Company, trouvant le coin trop insalubre et mal fréquenté, décida de déménager sa maison de charité dans un endroit mieux fréquenté. Le site fut racheté par le London County Council (la mairie de Londres de l'époque), qui envisagea de démolir le tout. Une pétition des leaders principaux du mouvement "Arts and Crafts" permit de convertir les bâtiments en un musée qui ouvrit ses portes au public en 1914. L'une des maisons de charité fut néanmoins restaurée et on peut la visiter certains jours, ce que nous n'avons pas pu faire cette fois-ci. Le musée, quant à lui, présente de façon chronologique l'évolution des intérieurs anglais au fil du temps, depuis les années 1600 jusqu'à nos jours ... Onze tableaux représentant l'espace de vie principal d'une famille ... Un extraordinaire voyage au fil de l'histoire ... On y apprend comment on vivait à ces époques, comment on se meublait, comment on se chauffait, comment on s'éclairait ... À chaque époque son style de vie ... et son style de décoration. Entrons, maintenant ... On commence par cette pièce à vivre de 1630, le centre des activités domestiques de la maison, aux murs tapissés de panneaux de chêne ouvragés. Le mobilier se devait d'être robuste mais également suffisamment élégant pour impressionner les visiteurs. La réplique d'une pièce d'Aldsgate Street dans l'une des rares maisons à avoir échappé au Grand Feu de 1666. La maison en question est détruite depuis longtemps mais il existe encore des es quisses de ce coffrage, réalisées au XIXème siècle. Ce sont elles qui furent utilisées au Geffrye ... Aux 17ème et 18ème siècles, les habitants de ces maisons étaient typiquement des banquiers, des marchands, des médecins ou des hommes de loi. Des panneaux explicatifs permettent de resituer le contexte historique, à l'aide d'anecdotes bien choisies ... ... et de savoir comment la pièce que l'on voit était placée dans la maison. En 1695, le style a déjà bien évolué ... Cette pièce représente le salon d'une maison de ville construite après le Grand Feu de Londres. Les trois fenêtres surplombent la rue. Le salon n'est plus la grande salle où tout se passe mais une pièce où la famille se rassemble, reçoit ses amis et dîne. On y est plus au calme. La famille et les domestiques ont désormais des vies bien séparées ... Nous voilà dans un autre salon, cette fois-ci en 1745 ... L'agencement s'est peu modifié par rapport à la période précédemment évoquée mais désormais, la façon de se tenir dans son salon prend une grande importance. On suit un code social où les bonnes manières sont de la plus grande importance. Au salon, on doit être de bonne compagnie, se tenir convenablement, savoir prendre le thé avec élégance et tenir une conversation agréable ... L'agencement de la pièce présentée se base sur celui de maisons de Meard Street, près de Covent Garden, construites en 1732 et occupées dans les années 1750-1760 par des artisans de renom, des artistes et des hommes d'affaires ... Passons dans le couloir, qui donne sur le grand jardin ... De l'autre côté, une salle de lecture présente des tableaux retraçant la vie quotidienne entre 1600 et 1900. Intéressante balade en images ! Juste à côté, la chapelle dans laquelle les résidents de l'"almshouse" étaient obligés d'assister chaque semaine aux services religieux ... En 1790, le mobilier du salon commence à vraiment changer. La littérature de l'époque décrit l'intérieur des maisons comme devant être "net", c'est-à-dire clair et élégant tout autant que propre et bien rangé. Le papier peint prend une importance toute particulière pour parachever cet effet de netteté. À la fin du siècle, on note un intérêt croissant pour le style et la décoration. Voici le salon en 1830 ... Il est en général situé au premier étage de la maison, avec de grandes fenêtres allant jusqu'au sol, prétexte à l'introduction de rideaux élaborés et de balcons ouvragés ... Au salon, les femmes, en particulier, se réunissent pour passer leur temps libre à lire, peindre ou jouer de la musique ... La grande table circulaire se tient au milieu de la pièce et les autres meubles sont plus petits, pouvant être bougés en fonction des besoins du moment. On commence à faire attention à assortir les papiers peints avec les tissus des rideaux et des fauteuils, en utilisant souvent les mêmes tissus ... Le choix des couleurs prend de l'importance. Petite note pour les anglicistes ... On ne parle plus, comme avant, de "parlour" pour désigner le salon mais de "withdrawing room", qui indique en fait la pièce dans laquelle on se retire (="withdraw") après le dîner ... Au 18ème siècle, on raccourcit le nom en "drawing room" ... ce qui ne signifie pas que l'on soit obligé d'y dessiner ! ;o)) En 1870, les lieux de travail et d'habitation commencent à se différencier. On n'habite plus dans le centre de Londres mais à la périphérie. On va travailler en taxi, en omnibus, en tram ou en train. Cette pièce représente le rez-de-chaussée d'une maison de banlieue. C'est là que la dame de la maison reçoit les visiteurs. L'ameublement et la décoration sont très importants, il faut être à la mode. Le décor se charge. Les meubles achetés sont agrémentés d'objets "home-made", ajoutant une touche de fantaisie. On fabrique ses coussins, on tricote, on crochète et on brode ... Voilà un intérieur de 1890. Depuis les années 1870, on assiste à une réaction contre ce courant un peu trop "bourgeois". Un mouvement s'est créé en Angleterre, appelé "Esthétisme". Les esthètes s'adonnent à la recherche exclusive du raffinement et de la beauté. Le beau se fait religion. Pratiquement, on aime le bois foncé comme celui de l'ébène, l'influence de l'Extrême-Orient avec ses fines porcelaines peintes en bleu et blanc. Les motifs font une large place à la nature, avec des fleurs, des oiseaux exotiques, la feuille du gingko ou encore les plumes de paon ... Besoin d'un petit intermède ? Essayez le café du Geffrye Museum ... On peut y déjeuner agréablement ... ... ou bien y prendre le thé ! Une carte alléchante et bien fournie ... On s'attable ... Les théières arrivent vite sur la table ... Clément opte pour une part d'excellent carrot cake ... tandis que le reste de la troupe choisit ... ... le scone au fruit, servi comme il se doit avec de la clotted cream et de la confiture de mûre ... Ça y est, nous entrons dans le 20ème siècle ... Nous voilà dans un salon en 1910. La lumière est malheureusement très mauvaise. La photo n'est donc pas idéale mais l'idée y est ... Cette maison de banlieue, de style "cottage", présente des éléments de style "Arts and Crafts", l'"Art Nouveau" des Anglais, en quelque sorte. La grande pièce à vivre possède une massive cheminée en chêne, les moulures sont simples et les plafonds sont bas. Par les fenêtres "à la française", on a une vue directe sur le jardin et la pièce est lumineuse. On meuble son salon dans le but d'en profiter avec sa famille plutôt que dans celui de recevoir du monde. Le mode de vie se fait plus tranquille, plus informel. Le "drawing room" devient petit à petit "living room" ... Et voici le living room de 1935 ... Nous sommes dans un immeuble "récent" de Londres. Le style est plutôt soit moderniste, avec du béton bien lisse ainsi que de vigoureuses lignes horizontales, soit néo-Georgien, fait de briques et de fenêtres à guillotine. L'appartement urbain est une bonne alternative à la maison de banlieue, particulièrement pour les célibataires ou les couples sans enfants. Même si les appartements sont petits, ils bénéficient de l'eau courante en permanence, du chauffage central et des dernières installations électriques. Les vitres sont larges et offrent une belle luminosité. Ici, le living-room et le dining-room se rejoignent, formant un "dining-lounge", notre "salon-salle à manger" ... Meublés de façon très moderne pour l'époque, les intérieurs sont clairs, avec des peintures pâles et des meubles aux couleurs douces ... Il y a globalement moins de meubles que plus tôt dans le siècle et les surfaces sont bien plus lisses et dépouillées ... En 1965, voici une nouvelle maison de ville de Highgate, au Nord de Londres ... Ses larges fenêtres et la mezzanine créent une belle impression d'espace. Il n'y a plus de cheminée, les maisons étant chauffées par le désormais courant chauffage central, et la télévision devient alors le centre du foyer. Ici, on vit en famille. Les enfants y font leurs devoirs, on regarde la télévision tous ensemble, on mange, on bavarde, on se distrait ... Le style de la pièce peut être qualifié de contemporain, influencé par les intérieurs scandinaves, avec des meubles simples et peu décorés, des textiles sobrement tissés. Les murs sont souvent peints en blanc et seuls les fauteuils et canapés apportent un peu de couleur ... Les sols sont en parquet, avec un épais tapis coloré posé au milieu de la pièce pour faire contraste. La table basse fait son apparition à cette époque, pratique pour prendre son café assis au fond de son canapé sans obstruer la vue sur la télévision ! ;o)) Et puis nous voilà en 1998 ... Aujourd'hui, quoi ! ;o) La conversion de bâtiments commerciaux en lieux de vie, ou "lofts", commence à Londres dans les années 70. On transforme les entrepôts le long de la Tamise en grands appartements sans cloisons ou presque ... Cette pièce est typique d'un loft du 19ème siècle redessiné par un architecte, avec la cuisine, le salon et la salle-à-manger réunis en une seule pièce ouverte. La mezzanine au-dessus de la cuisine laisse la place pour la chambre et la salle de bain. Le sol est en bois tout simple, très clair, le mobilier est moderne et clairsemé. Le canapé et quelques objets décoratifs apportent des touches de couleur. Parfois, on peint une section de mur en une couleur vive, en apportant ainsi une touche de dynamisme. Mais ce n'est pas le style que je préfère ... Moi, mon cœur oscille entre les années 30 et les années 70 ... 40 années qui me ravissent ... Voilà, la nuit est bien tombée. On a changé d'heure hier et on le paye aujourd'hui. À 17 heures, les musées ferment et il fait nuit noire ... ;o) Un petit tour dans le jardin ... ... avant de quitter le Geffrye ... La nuit est tombée, donc, mais il est encore tôt ... Les magasins sont encore ouverts ... Comme je vous le disais, Halloween n'est pas loin ... La vie continue derrière les murs des bars et des maisons ... On remonte Kingsland Road ... Curieuse promenade, loin des itinéraires touristiques ... ... mais sympathique quand même ... Jetez un œil au plan, si vous êtes perdus ... On passe devant un beau bâtiment à l'architecture industrielle ... Un bus passe ... Je repère sur le bord de la route un ancien kiosque à café. Syd's. Il est ici, intact, depuis 1919, toujours tenu par la même famille ... Décidément ... ... Shoreditch est un merveilleux quartier ... Voici maintenant un drôle de concept, plutôt bien fichu, je dois dire ... Boxpark ! Un centre commercial entièrement installé dans soixante containers de 12 x 2,3 mètres alignés sur deux étages ... Il devait être éphémère ... mais il a l'air de durer ! Les boutiques sont par conséquent toutes petites ... ... et s'étirent en longueur ... mais l'idée est intéressante. Dehors, une zone wifi équipée de chaises longues ... On a pensé à tout. Malheureusement, le site est en train de fermer et nous nous rapatrions donc non pas dans l'Underground ... ... mais plutôt dans l'Overground, la ligne aérienne qui nous emmènera ... ... vers Whitechapel ... ... puis dans l'Underground ... ... jusqu'à Leicester Square ... ... où notre petite bande ira terminer la soirée ... ... comme la quasi-totalité des touristes français à Londres ! ;o)) Cela dit, c'est pratique, comme quartier, le soir. Tout est ouvert ... Et puis c'est très joli, aussi ... On peut même y croiser Agatha Christie au coin de la rue ... On peut y dîner facilement ... ... et s'y promener tout aussi facilement. Les boutiques sont bien éclairées et laissent entrevoir des éléments d'architecture que l'on repère finalement moins facilement de jour, car noyés dans la masse ... Et puis on repère mieux aussi les écritures sur les vitrines des magasins. J'adore le graphisme publicitaire et à Londres, il y a pas mal de belles choses, de ce côté-là ! L'enseigne de ce dentiste n'est pas mal non plus ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des gentle dentists ? ;o) Les vitrines en elles-mêmes sont parfois intéressante. Would you like a cup of tea dans ce joli siège ? ;o)) Ou bien une bonne Guinness au Crown and Anchor ? Si vous voulez reprendre le métro ici, il vous faudra passer dans la gueule du Roi Lion ! Sinon, restez avec moi ... ... et partons à Covent Garden ... ... dans le fameux marché ultra-touristique mais sympathique quand même ... On passe toujours un bon moment à écouter les chanteurs ou les orchestres qui se produisent dans la fosse ! Et puis le décor de Noël est tellement joli ! Ressortons dans la rue ... et admirons l'une des soixante sculptures qui commémoreront durant 7 semaines "The Year of the Bus", soixante "Borisbus", ou bus de Boris, ( les bus à deux étages dernier cri introduits dans le réseau des transports publics de Londres par Boris Johnson, l'actuel maire de la ville ... et surnommés en conséquence ...). Celui-ci est le "Swinging London" de l'artiste britannique Sian Storey. On est dans le West End, le quartier des théâtres ... Sur les murs, on annonce le programme ! Et comme Halloween approche à grands pas, les murs ... et les pompes à bières, dans les pubs, se couvrent de toiles d'araignées ... ... et autres horreurs supposément glaçantes ! ;o) Cela peut donner des décors très réussis, d'ailleurs. Nous, il va falloir que l'on dîne, quand même. Sinon, nous ne trouverons plus rien à manger ce soir. Les restaurant ne servent pas si tard que ça, à Londres. Il faut prévoir ! ;o))) On se pose donc à l'étage du "Round Table", un sympathique pub situé au 26-27 Saint-Martin's Court. À l'étage, une toute petite salle, quelques tables et chaises, un canapé sur lequel Paul s'affale avec bonheur ... Notre table n'est pas ronde mais rectangulaire ... Ce n'est pas grave ... ;o)) Pendant que l'on choisit ce qu'on mangera en commençant notre Guinness ... ... je fais fonctionner le petit "Queen's Guard" acheté ce matin au Musée du Jouet. J'adore ces petits jouets que l'on remonte et qui se dandinent juste quelques secondes ! À côté de lui, un coquelicot qu'un monsieur vient me vendre pour le "Poppy Appeal". Pas moyen de faire deux pas cette semaine dans Londres sans que l'on vienne nous solliciter pour aider les vétérans de la Royal British Legion et leurs familles. Et ça marche ! Tout le monde donne, y compris moi, et je ne vous dis pas combien de coquelicots j'ai récoltés cette année, accrochés à mon col d'imper ... et perdus dans la demi-heure ! Alors celui-là, c'est le dernier et je le garde dans mon sac ! ;o)) ... Les garçons vont se régaler d'un Big Ben Burger , un véritable tour avec tout en haut, deux jolis o nion rings ... Avec ma maman, nous opterons pour un truc très bon ... et original ! Un "Beetroot, Butternut Squash and Goat's Cheese Burger" . Un épais palet, mélange de betterave, de courge butternut et de fromage de chèvre remplace le traditionnel steak haché et je dois dire que c'est tout à fait bon ! On trempe nos frites dans un chutney d'oignons au vinaigre balsamique. Une sacrément bonne idée ! La cavalcade de la journée a creusé les appétits et on va jusqu'à se partager deux desserts ... Un Sticky Figgy Sponge fait de figues, d'airelles et de raisins secs, nappé d'une sauce au caramel et au rhum. Délicieux. Surtout arrosé de la custard toute chaude que l'on nous sert en pot à côté ... ;o) L'autre pudding est un Bramley Apple Pie tout à fait convenable, arrosé lui aussi de crème brûlante ... Fin de la soirée ... La journée fut longue et la nuit sera courte ... ;o))) Parce qu'aujourd'hui mardi, c'est peut-être notre dernier jour de beau temps ... Pour demain, on nous annonce de la pluie ... Alors direction Shepherd's Bush Market , d'abord, pour aller faire le plein de ma vaisselle émaillée Falcon à très bas prix ... On enchaîne en sautant dans le bus 94 pour aller sur Holland Park ... chez Recipease, of course ! Pas un voyage à Londres ne saurait se concevoir sans une visite dans ce magasin de perdition ... ... le royaume de Jamie Oliver ! Alors je vais faire comme d'habitude ... Je vais vous laisser vous lécher les babines ... ... en passant au milieu des étals de gourmandises ... Vous reniflerez les effluves ... ... des pains sortant du four ... Vous pourrez vous asseoir à l'étage avec nous ... ... pour prendre un petit déjeuner ... Avec ou sans Bloody Mary ... Avec ou sans pancakes au sirop d'érable et au bacon ... Sûrement avec un mojito aux mûres et au gingembre ... En attendant que l'on vous serve, vous pourrez regarder ... ... les cuisiniers travailler devant vous ... Ici, on est à mi-chemin entre la cuisine de la maison et celle d'un restaurant. Les livres de Jamie trônent sur les étagères ... ... et sur les comptoirs ... Des court-bouillons de folie mijotent au coin du feu ... À côté, tout est prêt pour préparer le fameux Jamaican Ginger Cake de Jamie ... Eh oui, ici, on cuisine les recettes des livres de Jamie ... Et moi, j'aime particulièrement les Chelsea buns de Jamie ... J'y succombe à chacun de mes passages. Un autre conseil : N'hésitez pas à prendre du café, ici ... Il est servi en grande tasse et il est particulièrement bon ... ce qui n'est pas toujours le cas dans ces contrées ... Autant l'expresso (servi très -trop- ristretto) est facilement trouvable à Londres, autant le café long est ... loooooong .... et souvent insipide. Mais pas ici, donc ! ;o) Vous l'aurez deviné, les garçons ont opté pour quelque-chose de plus substantiel ... ;o) Un bacon and egg sandwich de grande classe, je dois dire. Avec des produits d'excellente qualité, savoureux et des cuissons justes. Un très beau concept, en fait, ce Recipease ... L'ambassade du Jamieland, en quelque sorte ... ;o) Alors voilà, maintenant, vous savez ! ;o) Sachez cependant que si vous venez le samedi, jour de marché à Portobello Road, vous perdrez un temps fou à essayer de trouver une place pour déjeuner ici. Il y a peu de tables, finalement, et comme on s'y sent bien, on a tendance à traîner un peu, une fois qu'on en a trouvé une ... Le samedi, la file d'attente qui redescend jusqu'au rez-de-chaussée a de quoi repousser toute envie ... et laisser des regrets ! Vous aurez toujours la solution d'emporter quelques bricoles à manger en route ... Un sausage roll ... Une focaccia ... ... ou une tartelette salée. Celle-ci, à la courge rôtie épicée, aux pignons et au fromage de chèvre, a l'air tout à fait délicieuse ! Vous pourrez aussi emporter de vrais plats cuisinés ... Si vous êtes plus d'humeur pour une sucrerie ... ... sachez que la meringue est une spécialité ! ;o) Et puis pour rapporter quelques souvenirs très anglais ... ... vous aurez l'embarras du choix. Il y a un joli choix de vaisselle Falcon, je vous préviens. Cela dit, je la trouve bien moins chère ailleurs ... alors je me contente de la regarder, ici ! ;o) Vous voyez ... Ici, tout est bien pensé, bien rangé ... Un joli marketing, certes ... ... et pour des produits de qualité, ce qui ne gâche rien ... Un endroit vraiment chouette, que je vous recommande, pour le plaisir des yeux et pour celui des papilles, bien sûr ! Bon, on repart. Si vous êtes resté au café ou au virgin mojito plutôt qu'au Bloody Mary, vous n'aurez sans doute pas ce genre de problème ! ;o) ... et vous pourrez marcher droit sur Pembridge Gardens. Une rue bordées de splendides et énormes maisons Georgiennes ... Un quartier exquis, même si un peu trop chic pour moi ... Superbe, quand même ! L'immeuble le Thornbury Court est intéressant lui aussi ... On arrive dans Portobello Road ... Toujours ces jolies maisons colorées, que je vous montre et remontre ... Et puis les antiquaires, moins pris d'assaut par les foules que le samedi. D'ailleurs, beaucoup sont fermés mais ce n'est pas grave ! ;o) On croise des petites ruelles charmantes, les "mews", ou encore "closes" quand elles se terminent en cul de sac ... Comme ici Denbigh Close ... Pour la petite histoire, aux 18ème et 19ème siècles, les riches Londoniens habitaient principalement dans des rues bordées de larges maisons toutes assez identiques que l'on disait en "terrasses". À l'arrière de ces maisons se trouvaient des écuries qui ouvraient souvent sur de petites ruelles. Dans ces "mews", on mettait les chevaux de la maison et le fiacre, et juste au-dessus, il y avait le logement des gens d'écurie. Généralement, ces écuries faisaient face à d'autres écuries, elles-même à l'arrière d'une autre rangée de maisons en terrasses ... Les mews portaient en général le nom de la rue sur laquelle donnaient les maisons principales. Ici, Denbigh Close rappelle ainsi que les écuries dépendaient des maisons de Denbigh Terrace ... Voilà, vous savez tout, ou presque, sur les mews ... Vraiment sympa de se promener par là sans se faire écrabouiller ... Regardez ça ! Ah, que j'aime Londres ! Nous voilà devant un magasin qu'aime beaucoup Paul ... Stumper Fielding ... On n'y vend pas des vélos, malgré les apparences ... ... mais du vêtement traditionnel anglais ... Le vrai chic anglais ! Que diriez-vous d'un jus de grenade, en sortant ? ... ou de pomme et gingembre ... Un peu de lèche-vitrine encore ... ... et un arrêt obligatoire à la Hummingbird Bakery ... Je ne m'en lasse pas, de cette pâtisserie ! Clément nous choisit deux cupcakes ... Un tout chocolat et un red velvet ... Ça tombe bien. J'adore le red velvet ... ... et Clem adore le tout-chocolat ! Il fait doux et les gens prennent leur café dehors ... Un toast beurré tout chaud ? Prenez votre temps. Pendant ce temps, Clem et moi, on va choisir le cadeau d'anniversaire de Paul dans une jolie boutique de jouets. Il aura 19 ans demain ! Voilà un livre que je prendrais bien ... J'aime bien les livres qui racontent la vie des quartiers ... Et puis le monsieur de la couverture, je l'ai rencontré ici plusieurs fois ... Il s'appelle Ron et son chien, c'est Betsy ... On remonte encore un peu plus haut ... Des pubs ... ... et des citrouilles ... Des œufs au petit déj ... ... et des cabines téléphoniques rouges chez Cath Kidston ... Pas de doute, on est à Londres ! Il y a aussi l'Electric Cinema, sur Portobello Road ... Un jour, j'irai voir un film à l'Electric Cinema ... Dedans, il y a des fauteuils en cuir avec des tabourets pour poser les pieds et des petites tablettes entre chaque fauteuil ... À l'arrière de la salle, deux sofas de deux places et au premier rang, six lits doubles, avec des couvertures en cashmere pour compléter le tableau. Plutôt cool, non ? ... et puis une boutique où acheter le thé Whittard ... J'aime bien les boutiques Whittard ... Nous voilà au niveau de Blenheim Crescent ... ... la partie de la rue qui m'intéresse le plus ... Ici, quatre boutiques que j'aime ... Lyndon's, d'abord, qui vend des rubans, des lacets, des fils et des perles par milliers ... Le Spice Shop, ensuite ... ... mon principal fournisseur en épices ... Cher mais si bon ! ;o) J'y passe toujours de longs moments ... Il y a aussi le célèbre Books for Cooks ... Mais celui-là, il est fermé le lundi, je vous préviens. Ce n'est donc pas le bon jour pour aller goûter les petits plats préparés à partir des recettes trouvées dans les livres de la boutique ... Et puis enfin cette librairie ... ... que vous connaissez sans doute ... La fameuse librairie de Hugh Grant dans Coup de Foudre à Notting Hill ... Pas sûr que vous y croisiez Hugh ou Julia ... Quoique ... ;o)) Par contre, il y a des tonnes de chouettes livres ... ... et pas uniquement de la chick lit ! ;o))) Juste à côté, le magasin POP ... ... entièrement consacré à la vente de popcorn. Pas de chance, la vendeuse a dû partir un moment ... On entrera une prochaine fois ! On tourne à gauche sur Kensington Park Road ... Et là, il y a un joli magasin. Biscuiteers ... Comme son nom l'indique, on y trouve... des biscuits ! De très, très beaux biscuits ! Vous voyez ? Pas mal, la promenade dans Notting Hill, non ? Et puis avec ce soleil, j'arrive à faire plein de photos sympa et ça, j'adore ! L'automne est pourtant bien là ... Les feuilles ont rougi ... et ont commencé à tomber. On revient vers Portobello Road en passant par de jolies rues, encore et toujours... Les maisons sont à tomber. Surtout celle-là, Westbourne House ... ... magasin-phare londonien de Paul Smith ... Une jolie boutique d'antiquités de Westbourne Grove ... Still Too Few ... installée dans une ancienne crèmerie ... Encore de jolies enseignes ... ... et de belles bottes pour affronter la pluie d'un de ces prochains jours ... En cas de forte pluie, on pourra d'ailleurs s'abriter dans ce sympathique café, installé tout au fond de la cour. Nous y étions allés il y a deux ans et nous avions passé là un moment bien agréable ... Tiens, juste sous ces immeubles ... ... le graf "Made To Look", que certains disent fait par Banksy, à été protégé. Tant mieux, il est chouette et il serait dommage qu'il se bousille ... L'an dernier, il était encore à l'air libre. ;o) Là, c'est Portobello mews ... Ravissante ruelle pavée ... Vous voyez bien la structure des anciennes écuries ... Quelques pas encore ... Un tournant à droite ... et on arrive dans Pembridge Road ... ... dans laquelle on trouve des magasins qui vendent toute sorte d'objets amusants ... ;o) Des trucs qui bougent ... Des trucs qui s'emboîtent ... Des vaches orange ... ... et même des voitures orange dans les vitrines ! ;o) Un dernier arrêt dans une boutique vintage qui vend à la fois de la vaisselle, des objets pour la maison et des fringues d'occasion ... Il y en a pour tous les goûts et j'aime bien ! Pas encore assez faim pour un fish and chips ... Nous sautons dans le métro ... Direction la City ... Suite du voyage dans un prochain billet ... Et pour terminer, quelques photos de notre repas d'Halloween ... Je vous l'avais promis un peu plus tôt mais vous commencez à me connaître. Pas grave, vous y reviendrez l'an prochain. Il y a là quelques belles idées, piochées à droite et à gauche sur le net, le plus souvent via Pinterest ... Allez, je vous montre ... Cuisine et déco, parce qu'à Halloween, les deux sont importantes ... L'invitation à notre repas, d'abord ... Halloween avec un peu d'avance. Mais c'était ça ou rien ... ;o))) Un calendrier de ... l'AvAnt ? ;o)) ... pour patienter ... Un peu de décoration ... avec des squelettes, des tubes à essai ... Des limaces porte-couteaux modelées dans un bloc d'argile puis peintes ... Une drôle de façon de présenter les verres ... ;o) Des souris qui courent ... qui courent ... ... et des fantômes qui volent ! Un chat noir ... ... et une paire d'yeux qui vous fixent ! Un rat de bibliothèque ... Une bannière tout à fait de saison ... Des courges, bien sûr ... Des vraies ... ... et des fausses, faites il y a quelques années en papier mâché. Des images anciennes ... Un miroir hanté ... Des toiles d'araignées partout ... faites de sacs poubelles ... Des bougies en terre modelées en forme de vertèbres ... On est dans une salle de kiné, non ? ;o) Une sorcière et un squelette grandeur nature ... ... et puis bien entendu, une jolie table ... Une table au décor chargé ... Très chargé ... Je vous laisse détailler tout cela ... Chaque année, on augmente un peu notre capital de décorations en créant deux ou trois choses nouvelles ... Nous avons aujourd'hui une chouette "Halloweenothèque" ... Bon, on passe à la fête en elle-même ? Il faudrait que je vous parle un peu du menu ... Pour commencer, un cocktail à la pomme et à la grenade ... Avec du rhum pour les alcooliques ! ;o))) Et pour accompagner le cocktail, une cervelle un peu particulière ... faite de rillettes de sardines ... Des sardiens à l'huile de bonne qualité, en filets sans petites arêtes, du Philadelphia, du jus et du zeste de citron, de la ciboulette hachée ... un peu de gélatine pour faire tenir le tout dans un moule "cerveau" ... et le tour est joué ! Un trait de ketchup bien rouge au sommet du crâne, un couteau planté au beau milieu ... et, tout autour, des crackers maison en forme de pierres tombales ... L'inscription RIP est faite avec un feutre alimentaire ... Ces mêmes crackers sont placés au milieu d'un cimetière mexicain ... fait d'une couche de vrai bon guacamole et d'une autre de salsa bien relevée, pour isoler l'avocat mixé de l'air qui l'oxyderait à coup sûr ... L'arbre planté au fond est fait en pâte à crackers, aussi ... L'effet est saisissant et le goût... délicieux. Gros succès pour notre champs de tombes ... ;o)) On a aussi préparé une floppée de petits fantômes faits de tortillas badigeonnées d'un peu d'huile d'olive, saupoudrées de flocaons de piments chipotle puis détaillées à l'emporte-pièce ... On passe au four le temps de laisser dorer un peu et on laisse refroidir, avant d'enfermer les bestioles dans une grande boîte en fer, de peur qu'elles ne s'échappent ... ;o) Pour des choses plus substantielles, voici notre soupe à la courge butternut et à la pomme. Superbe ! C'est la deuxième fois qu'on la sert, tant elle a eu du succès l'an dernier. Vous pouvez d'ailleurs vous reporter là pour en prendre la recette ... ;o ) Le plat de résistance est un simple pain de viande ... Simple dans sa préparation ... La recette est dans ce billet-là ... Après, il faut s'appliquer un peu ... ;o) On le modèle en forme de grosse main (ou de grosses mains quand on est vraiment nombreux, comme ici) ... On badigeonne de sauce barbecue au goût fumé. On place des éclats d'oignon rouge à la place des ongles, et puis aussi du papier d'aluminium entre les doigts. C'est important, ça évite aux doigts de se coller les uns aux autres durant la cuisson ... On couvre ensuite de lanières d'édam acheté déjà coupé en tranches. Après cuisson au four ... L'édam fait de magnifiques lambeaux de peau ... ;o)) Un couteau planté dans la main et un chouilla de ketchup pour simuler le sang qui gicle ... voilà un plat parfait pour Halloween ! Servi avec une purée-maison de pommes de terre, l'accord est parfait. Pour la sweet tooth, quelques sablés ... Leur recette est dans ce billet d'automne ... Amusez-vous bien avec la décoration ! ;o) Ils accompagneront divinement bien de simples mousses au chocolat. La recette de derrière les tablettes de Nestlé Dessert ... ;o) Une pierre tombale en sugar cookie et un mini-potiron en pâte à sucre home-made aromatisée au zeste d'orange ... Une mignonne scénette, non ? ;o) Et puis pour finir, un carrot cake. Celui de Rose Bakery ... dont vous trouverez la recette ... juste là . C'est, de tout ceux que j'ai essayés, le plus simple à réaliser ... et le meilleur ! Définitivement ! ;o) Oups, j'allais oublier les macarons ... Des macarons au chocolat ... à la façon de citrouilles et fantômes balafrés. Les balafres, ça tombe bien, elles se sont faites toutes seules ! ;o))) Et puis avec le café, des cotons-tiges pleins de cerumen caramel au beurre salé ... Le coton, c'est du marshmallow coupé en petits morceaux que l'on enfile aux extrémités de bâtons de sucettes. On trempe dans du fudge tiède et on laisse sécher un peu. C'est assez dégueu à voir mais très bon à grignoter ! ;o) Allez, la nuit est tombée ... On allume les bougies ... Tout le monde s'installe autour de la table ... La soirée peut commencer ... Happy Halloween ... avec beaucoup de retard, je sais ... ... et à très vite, pour la suite de nos aventures londoniennes ! ;o) Bon week-end à tous !

Source: questcequonmange.blogspot.com

Infos pratiques: - Quantité : 6 personnes - Difficulté : ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ - Préparation : 30 minutes - Cuisson : 35 minutes La liste de courses : - 1 kg de topinambours, - 4 pommes de terre, - 10 cl de crème fraiche liquide, - 6 tranches de bacon, - Huile d'olive (pour la décoration), - Sel et poivre. La liste des ustensiles : - 1 grande casserole, - 1 poêle, - 1 économe, - 1 mixeur plongeant. Ça faisait longtemps que je n'avais pas posté du salé, par ici... Malgré le retour du soleil, il fait encore nuit relativement tôt et la fraicheur s'invite encore régulièrement chez nous. Pour réchauffer un peu l'atmosphère, je vous propose une soupe (oui, encore une soupe, mais la soupe c'est bon, c'est facile à faire et ce n'est pas cher ! Comme dirait Georges, "what else ?" . Et puis, moi, la soupe c'est un peu ma marotte) . J'ai déterré cette recette d'un vieux magazine (sur les soupes, bizarrement) que j'avais acheté il y a plusieurs années ! C'est du Cyril Lignac, ce jeune chef aussi médiatique que sympathique et à l'accent chantant de l'Aveyron. Pas de tour de passe-passe ici, c'est simple mais succulent. Le topinambour est un vieux légume oublié au léger goût d'artichaut. Pendant la deuxième guerre mondiale, c'est lui qui remplaçait les pommes de terre et, depuis, il est un peu tombé dans l'oubli et c'est bien dommage... A la maison, tout le monde a vraiment adoré ce velouté original à la saveur si délicate que j'ai déjà refait plusieurs fois (et que je referai encore avant le retour des beaux jours !) ! Concrètement, cuisinons... 1. On commence par éplucher les topinambours et les pommes de terre, on les coupe en morceaux, on les rince et on place le tout dans une casserole remplie d'eau salée (pour l'eau, on en met juste assez pour recouvrir les légumes) . On porte à ébullition et on laisse cuire une petite demi-heure à feu doux : c'est prêt quand les légumes sont cuits. 2. On mixe la préparation jusqu'à obtenir une consistance très onctueuse. On ajoute alors la crème liquide et on remet un coup de mixeur. On rectifie l'assaisonnement. 3. Au moment de servir, on fait chauffer une poêle à blanc, c'est à dire sans matière grasse, et on fait faire un aller-retour à nos tranches de bacon que l'on réserve sur du papier absorbant pour ôter l'excédent de graisse. On découpe le bacon en lanière. 4. Dans l'assiette/le bol, on verse le velouté, on dépose quelques gouttes d'huile d'olive et les lanières de bacon. Servez bien chaud ! Astuces : - Cyril Lignac conseille, pour "plus de gourmandise" de servir ce velouté avec une chantilly au bacon (on mixe la crème liquide et le bacon et, ensuite, on monte tout simplement la crème). - Cette soupe est très simple à réaliser mais relativement longue. Qui ne s'est jamais attelé à l'épluchage de topinambours ne peut pas comprendre le pourquoi du comment... Ces petits tubercules tout biscornus sont une vraie plaie à éplucher. - Si on veut transformer ce velouté en soupe végétarienne, il suffit de ne pas ajouter le bacon au moment du service. On peut aussi imaginer en faire une entrée végétalienne, en n'ajoutant pas de crème. C'est excellent aussi et le goût de topinambour n'en sera que renforcé. En conclusion, dégustons !

Source: letabliergourmet.blogspot.com

Bien, bien, bien ... Janvier est déjà bien installé ... Le froid hivernal commence juste à pointer son nez ... Bientôt, il sera trop tard pour vous parler de ce que fut chez nous la période des fêtes ... Alors lançons-nous ... Prenez le temps de passer et repasser, autant qu'il vous plaira. Si vous parvenez ici ou là à piquer quelques idées pour l'année prochaine, alors mon but sera atteint ! Cette année, nos fêtes ne furent pas linéaires et on a beaucoup cavalé ... Noël se ferait dans le Lubéron, dans une belle ferme louée par ma gentille belle-sœur et son mari pour l'occasion ... On a donc décidé de "planter" le sapin, à la maison dès le début du mois de décembre ... ... soit beaucoup plus tôt que les autres années. Histoire d'en profiter un peu, quand même ! Je l'ai décoré de toutes ces petites figurines... ... dont chacune me rappelle un endroit ... ... ou un joli moment de ma vie. Le Père Noël a refait surface ... ... et bientôt, on a commencé le plus chouette des comptes à rebours. On a ressorti les bouquins ... ... et les jolis magazines ... ... engrangés depuis pas mal d'années ... Je les ai feuilletés ... ... en buvant d'innombrables tasses de thé ... ... notant presque à chaque page ... ... une belle idée à mettre en œuvre au plus vite ! À la maison, chacun a donné son avis ... Chacun a choisi les plus belles images. Ici, vous l'aurez compris, on aime Noël. C'est là que les troupes se resserrent ... ... là qu'on fait des projets tous ensemble ... ... en rouvrant les grandes boîtes remplies de trésors ... Des trésors qui viendront donner une ambiance aussi chaleureuse que régressive à notre maison. L'esprit de Noël existe chez nous ... C'est un fait et j'adore cette idée ! Dès début décembre, donc, on a refait des provisions d'amandes, de noix et de noisettes, de fruits confits, de miel et autre mélasse ... Des placards bien garnis sont indispensables lorsque l'on veut bien préparer Noël ... Les goûters des dimanches de l'Avent ont été plutôt gourmands ... Les thés parfumés et les chocolats chauds avaient plus que jamais besoin de compagnie ... Ces petites crêpes aux airelles et au sirop d'érable ont eu leur petit succès ... Pancakes aux Airelles et au Sirop d'Érable ... Cranberry and Maple Syrup Pancakes ... Ingrédients pour une quinzaine de crêpes : - 210 g de farine - 15 g de sucre en poudre - 1 pincée de sel fin - 1 sachet de levure chimique - 1 gros œuf - 300 ml de lait fermenté - 40 g de beurre fondu Préparation : 1. Faites fondre le beurre dans une petite casserole et laissez-le refroidir. 2. Dans un saladier, mélangez la farine, le sel, le sucre et la levure chimique. Mélangez bien à l'aide d'un fouet. 3. Dans un autre saladier, battez ensemble l'œuf, le beurre fondu et le lait. 4. Mélangez ensuite le contenu des deux saladiers. Mélangez juste pour amalgamer les différents éléments entre eux. Ne travaillez pas trop la pâte. Laissez reposer quelques minutes et faites cuire, en incrustant dans chaque petite crêpe quelques airelles fraîches bien dodues ... Sauce aux Airelles au Sirop d'Érable : Faites chauffer une tasse de sirop d'érable dans une petite casserole avec une noix de beurre. Quand le sirop commence à frémir, ajoutez une barquette d'airelles fraîches et laissez-les cuire jusqu'à ce qu'elles éclatent et laissent exsuder leur jus délicieusement acidulé ... Servez chaud ou à température ambiante sur les pancakes brûlantes ... On a allumé la première bougie ... juste avant de goûter ! :-) Pour mes patients, qui adorent préparer Noël également, j'ai préparé un calendrier de l'Avent qui fut très apprécié ... Mes elfes participèrent à l'enthousiasme général ! :-) Sur des petites étiquettes blanches numérotées et décorées à l'aide de jolis tampons de Noël, j'ai inscrit à la main des idées de jolies choses à faire tous ensemble ... À chaque jour son activité ... Chaque jour, un nouveau pas vers Noël ... On a ressorti les décorations cachées tout en haut du placard, et ça a fait plaisir à tout le monde.. À la maison, j'ai accroché sur une grande corde les cartes de Noël et les petits personnages brodés lors de notre grande coupure d'Internet, après les horribles inondations de l'automne ... J'adore les cartes de Noël ! Cette année, j'en ai reçu une particulièrement belle : Merci Monique ! Et aussi une autre, adorable, pour mon anniversaire : Merci Emmanuelle ! C'est agréable, de recevoir un petit mot écrit de la main de ceux que l'on aime ... Les Anglais sont très forts, à ce jeu ! ;-) Bref, la maison était en fête, vous l'aurez compris ! Et chez nous, la fête est pour tout le monde ! :-) On se shoote au thé et aux biscuits anglais à tremper ... ou pas ! L'appli Pinterest est ma grand e alliée, dans cette course à la jolie décoration. Les magasins Tiger de la région, aussi ! Je dirais que des fois, la mondialisation a du bon ! :-) Dès le début du mois de décembre, tout est prêt pour commencer à emballer les cadeaux ... Il reste encore 22 jours ... Autant dire qu'on a encore le temps ! Un après-midi, je me lance dans la confection de grosses airelles glacées au sucre. C'est bon, ça ... On commence par faire ramollir les grosses baies dans un sirop de sucre assez épais et on les retire du feu juste avant qu'elles ne se mettent à éclater. On les égoutte un peu à l'aide d'une écumoire et on les pose sur un épais lit de sucre cristallisé. On les roule dedans avec précaution et, lorsqu'elles sont bien enrobées, on les dispose les unes à côté des autres sur un grand plateau que l'on va placer dans un endroit sec et bien ventilé. Lorsqu'elles sont vraiment sèches, que le sucre forme une croûte bien craquante, alors seulement, on a le droit de les croquer. Essayez, c'est un régal ! Et ce n'est pas l'elfette qui vous dira le contraire ! :-) La Saint-Nicolas est aussi l'occasion de s'amuser un peu en cuisine ... Chez nous, les mannele sont incontournables, à cette période de l'année ... Je vous laisse la recette que j'utilise habituellement. Elle est juste parfaite ! Les Mannele de Christophe Felder ... Pour une quinzaine de bonshommes bien moelleux... Ingrédients : - 500 g de farine - 90 g de sucre - 10 g de sel - 1 sachet de levure de boulanger - 150 g de beurre - 2 œufs - 20 cl de lait - Quelques pépites de chocolat pour faire les yeux, le nez et les boutons des bonshommes Pour la dorure : - 1 œuf - 1 cuillerée à café de sucre et 1 autre de lait Préparation : Versez la farine, le sucre et le sel dans un grand saladier et mélangez le tout. Préchauffez le four à 180°C. Faites tiédir le lait, et versez-y la levure; mélangez pour bien la diluer. Disposez la farine en couronne et versez le lait au centre. Incorporez les œufs et commencer à mélanger cette pâte à la main en la battant énergiquement. Incorporez ensuite le beurre ramolli et recommencez à la travailler avec vigueur, pendant 10 minutes, en la soulevant pour l'aérer au maximum. Continuez jusqu'à ce que la pâte ne colle presque plus au saladier. Si la pâte vous semble trop liquide, ajoutez un peu de farine mais pas trop, surtout ! Recouvrez le récipient d'un linge propre et laissez la pâte lever 1 heure à température ambiante. Ce temps écoulé, détaillez la pâte en portions de 50 g environ. Façonnez chacune en une boule de la taille d'un gros œuf. Laissez reposer 10 minutes. Pour façonner un petit bonhomme, posez une boule de pâte sur le plan de travail fariné, roulez-la en un petit boudin allongé, en prenant soin de garder la forme ronde de la tête à l'une des extrémités. À l'aide d'une paire de ciseaux, pratiquez 3 entailles sur le corps du bonhomme : La première pour former les jambes, les deux autres pour les bras. Réalisez ainsi une quinzaine de bonshommes. Décorez les bonshommes avec les pépites de chocolat, puis laissez lever 45 minutes. Pour préparer la dorure, mélangez l'œuf, le sucre et le lait. À l'aide d'un pinceau, badigeonnez chaque bonhomme de ce mélange. Recouvrez la plaque à pâtisserie d'une feuille de papier sulfurisé et rangez-y les bonshommes en les espaçant. Et ne vous laissez pas avoir. Il y a un petit bonhomme qui passera beaucoup moins bien au four que les autres, sur cette plaque ! :-)) Cuisez 20 minutes au four. ... et dégustez avec une bonne tasse de thé ! Alors, et vous, vous aimez préparer Noël ? On continue avec une recette découverte cette année sur le net ... LA recette de Noël de l'année ... Les Gingerbread Cookies qui ne s'étalent pas à la cuisson ... Des biscuits traditionnels à la mélasse aux saveurs épicées, qui ont la merveilleuse faculté de ne pas bouger à la cuisson.. À vous les sablés aux bords bien nets, les maisons qui s'encastrent à la perfection ! Issus du site Baking at Moment ... Ingrédients : - 125 g de beurre non salé - 1/3 tasse de sucre muscovado - 1/3 tasse de mélasse (j'ai utilisé du Black Treacle anglais) - 1 gros œuf - 3 tasses de farine ou un peu plus si besoin - 3 cuillerées à soupe de maïzena - 2 cuillerées à soupe de cannelle moulue - 2 cuillerées à soupe de gingembre moulu - 1/2 cuillerée à café de clous de girofle moulus - Un pincée de sel Préparation : 1. Préchauffez le four à 190°C. Tapissez des plaques de cuisson de papier sulfurisé. 2. Placez le beurre avec le sucre muscovado dans le bol de votre processeur et faites tourner à vitesse moyenne jusqu'à ce que le mélange soit mousseux. Incorporez la mélasse et l'œuf. Continuez à mélanger en raclant bien les bords du bol. Ajoutez ensuite 3 tasses de farine, la maïzena, les épices et le sel. Si la pâte est collante, rajoutez un peu de farine. Battez jusqu'à ce que la pâte ne soit plus collante au toucher et qu'elle se détache correctement des bords du bol. 3. Étalez la pâte sur une épaisseur d'environ 1/2 cm et découpez des formes à l'aide d'un emporte-pièce. Ou de plein d'emporte-pièces ! Transférez les sujets sur les plaques préparées. Faites cuire au four de 10 à 14 minutes, jusqu'à ce qu'ils soient juste fermes. Laissez refroidir complètement et décorez avec du glaçage royal si vous le souhaitez. On peut en faire un joli tableau, de ces sablés, si l'on veut ... Ou bien des guirlandes qui viendront agrémenter la décoration de votre sapin, si vous préférez ! Tiens, notre elfe a trouvé des copains ... Les plus gentils d'entre eux seront gâtés par le Père Noël, ça, c'est sûr ! On pourra d'ailleurs leur donner un ou deux de ces petits carrés-là ! Grown-up Rocky Road ... Rocky Roads pour les Grands ... Pour 25 carrés ... Une recette du Sainsbury Magazine ... Ingrédients : - 200 g de chocolat noir et orange - 100 g de chocolat noir à 70% - 100 g de chocolat au lait - 150 g de beurre doux - 3 CS de Golden Syrup - 100 g d'amaretti - 100 g de pistaches non salées et décortiquées - 125 g de cerises séchées - 125 g de marshmallows coupés en quatre - 3 morceaux de gingembre au sirop, égouttés et hachés finement Préparation : 1. Graissez et tapissez de papier sulfurisé un moule carré de 20 cm de côté. 2. Cassez en petits morceaux les trois chocolats et placez-les dans un bol résistant à la chaleur avec le beurre et le Golden Syrup. Placez le bol au-dessus d'une casserole remplie d'eau juste frémissante et laissez chauffer doucement jusqu'à ce que le chocolat soit entièrement fondu. Mélangez bien et retirez du feu. 3. Mettez les biscuits dans un sac en plastique, fermez-le et concassez les biscuits grossièrement à l'aide d'un rouleau à pâtisserie. 4. Concassez grossièrement les pistaches. 5. Ajoutez 3/4 des biscuits, des pistaches, des cerises séchées, des marshmallows et tout le gingembre dans le chocolat. Mélangez bien pour tout enrober convenablement. 6. Versez le mélange dans le moule préparé, répartissez dessus le reste des biscuits, pistaches, cerises et marshmallows. Pressez légèrement pour bien faire adhérer. . Placez au réfrigérateur pendant deux ou trois heures, ou jusqu'à ce que l'ensemble soit bien ferme. Démoulez et coupez en carrés. Ou on pourra leur faire goûter une tranche de ce pain d'épices superbe. Une recette piquée à Valérie, du blog Le Palais des Saveurs" . Pain d'Épices de Noël à la Marmelade d'Orange amère et à la Fleur d'Oranger ... Ingrédients : - 100 g de beurre - 300 g de marmelade d'orange amère - 100 g de miel - 100 g de sirop de glucose - 2 œufs - 2 cuillerées à soupe d'épices à pain d'épices - 150 g de farine de seigle - 50 g de fécule de maïs - 1 sachet de levure - 1 pincée de sel - 150 g de sucre glace - Un blanc d'œuf légèrement battu, juste assez pour le "casser" - eau de fleur d'oranger selon votre goût Préparation : 1. Malaxez le beurre dans votre processeur jusqu'à ce qu'il forme une pommade. Ajoutez la marmelade d'orange. Versez le miel, le sirop de glucose, puis les deux œufs. Ajoutez les épices, le sel. Terminez par la farine, la fécule et la levure. 2. Versez le mélange dans un moule à cake et enfournez pour 30 minutes dans un four préchauffé à 180°C. 3. Mélangez le sucre glace avec juste ce qu'il faut de blanc d'œuf pour obtenir une pâte un peu épaisse, que vous détendez alors avec quelques gouttes d'eau de fleur d'oranger. Versez sur le cake refroidi. Décorez de fruits confits et de fruits secs. Laissez durcir le glaçage et goûtez ! Avec une tasse de Lapsang Souchong, c'est un régal ! Bon, et si on s'allumait quelques bougies, histoire de se mettre dans l'ambiance douillette de Noël ? Biscuits à la cannelle, flan aux œufs vanillé ... ... ou bien encore marrons chauds ... La maison sentira délicieusement bon, durant le mois à venir ... Sinon, il y a la solution du "Wet Pot-Pourri" des Anglo-Saxons ... Une solution plus naturelle que les bougies, qui transforme instantanément votre maison en un grand marché de Noël ... Le principe en est simple : Vous versez dans une petite casserole un bon verre de vin rouge, ou bien un verre de jus de pommes, ça marche aussi ... Vous y ajoutez une poignée de grosses airelles fraîches, un ou deux quartiers d'orange ou de mandarine, et puis des bâtons de cannelle, des clous de girofle, des étoiles de badiane ... Bref, des choses qui sentent bon Noël ... Si vous en avez au jardin, ajoutez un brin de romarin, c'est tout à fait divin ... Et puis mettez à chauffer sur le gaz ... En s'évaporant, le liquide diffusera dans toute la maison ses enivrants parfums ... Lorsque la maison sent suffisamment bon, éteignez le feu et conservez la mixture. Demain, vous remettrez un verre d'eau dans la casserole pour compenser le liquide évaporé et vous remettrez à chauffer .... Cela vous tiendra jusqu'à Noël, je peux vous l'assurer ! Et ça fera danser le Père Noël,, c'est sûr ! Je vous laisse aussi la recette d'un truc sympa à faire. Une délicieuse boisson à déguster si possible dans une jolie tasse de Noël de chez Starbucks ... Le Pumpkin Spice Latte ... Une recette de Food Network Kitchen ... Pour une personne ... - 1 tasse de lait - 2 cuillerées à soupe de purée de potiron - 1/4 cuillerée à café d'épices à pumpkin pie (vous pouvez remplacer, si vous n'en avez pas, par des épices à pain d'épices) - 1/4 cuillerée à café d'extrait de vanille - 1/4 tasse d'expresso chaud - Crème fouettée sucrée, pour servir Préparation : Faites chauffer le lait, la purée de potiron, les épices, la vanille et le sucre dans un bocal résistant au micro-onde. Faites chauffer une à deux minutes, le temps que le lait soit très chaud. Placez le couvercle, fermez-le bien et secouez très fort pour faire mousser le lait. Versez dans un grand mug l'expresso brûlant. Ajoutez le lait mousseux. Couvrez de crème fouettée et servez tout de suite, saupoudré d'une pincée d'épices à pumpkin pie ... Arrive le fameux Stir Up Sunday ... Ce dimanche où l'on se doit de préparer le non moins fameux Christmas Cake, celui qui alimentera les goûters des petits et des grands pendant les vacances de Noël ... Allez, il faut s'y mettre, sans quoi il n'aura pas le temps de rassir comme il se doit ! La recette est celle de Mary Berry. Je vous l'ai déjà donnée l'an dernier. Je vous la remets ici. Ce sera plus commode. Mary Berry's Classic Christmas Cake ... Ingrédients pour un gâteau de 23 cm de diamètre : - 175 g de raisins de Smyrne - 350 g de raisins secs blonds - 500 g de raisins de Corinthe - 350 g de cerises confites coupées en 4, rincées et séchées - 150 ml de Cognac ou de Bourbon et plus pour imbiber le gâteau - 75 g de farine avec levure incorporée - 175 g de farine simple - 1,5 cuillerées à soupe de "quatre-épices" moulu - 250 g de beurre - 250 g de sucre roux - 4 œufs moyens - 75 g d'amandes grossièrement hachées - 1 cuillerée à soupe de Black Treacle (= mélasse) - le zeste râpé de 2 oranges non traitées Pour décorer : - 3 cuillerées à soupe de marmelade d'abricots chauffée et tamisée - 1 rouleau de pâte d'amande pré-étalée (ou 900 g à étaler) - 1 rouleau de pâte à sucre pré-étalée (ou 900 g à étaler). Mary Berry, dans sa version, fait, à la place de la pâte à sucre, un joli glaçage royal pour couvrir le gâteau et lui donner l'apparence d'un paysage de neige ... - sucre glace pour décorer à la fin Préparation : 1. Mettez dans un saladier tous les raisins secs avec les cerises rincées et séchées. Versez dessus le cognac, couvrez et laissez reposer une nuit dans une pièce fraîche 2. Préchauffez votre four à 140°C. Graissez légèrement votre moule à gâteau. Coupez une bande de papier sulfurisée d'environ deux fois la circonférence de votre moule et deux fois plus haute que votre moule. Repliez environ 2,5 cm de la base de la bande et faites avec une paire de ciseaux des entailles pour que lorsque vous installerez la feuille dans votre moule, tout se mette en place sans trop de plis. Placez un cercle de papier sulfurisé au fond de votre moule. Installez ensuite la bande que vous venez de préparer, la partie entaillée vers le bas. Placez alors un second cercle de papier sulfurisé sur le premier. Il coincera les bandelettes découpées de la bande verticale. NB : N'essayez pas de shunter cette partie du travail, vous le regretteriez. Ce gâteau est plein de sucre, de fruits confits ... qui brûlent très facilement. Même si le four n'est pas très chaud, la cuisson est très longue et carboniser le fond de votre gâteau est un vrai risque (je l'ai fréquenté de très près, ce risque ...). Le papier isole un peu et, vu tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de la recette, il serait bien dommage de louper son coup ! Alors n'ayez pas peur mais soyez conscients des problèmes avant qu'ils n'arrivent. Après, ce gâteau est juste une tuerie ... 3. Versez tout le reste des ingrédients dans un très grand saladier et battez bien pour mélanger à fond. C'est ici que le terme "stir up sunday" * prend tout son sens ... Il faut tourner, tourner et tourner encore. Chaque membre de la famille doit s'y coller un moment, en faisant un vœu qui aura toutes les chances de se réaliser ! ;o) ...Vous pouvez faire cela dans votre Kitchen Aid (ou autre ...). Ça marche très bien aussi. Ajoutez au mélange vos fruits imbibés. Versez la mixture obtenue dans votre moule préparé préalablement et lissez bien le dessus avec une spatule. 4. Couvrez, mais pas hermétiquement, votre gâteau avec une double-feuille de papier sulfurisé. Faites cuire pendant 4 heures environ ou jusqu'à ce que le gâteau soit ferme au toucher et qu'une brochette enfoncée en son centre ressorte sèche. Laissez alors le gâteau refroidir dans son moule. Lorsqu'il est presque froid, enlevez-le du moule et pelez les bandes et cercles de papier sulfurisé. Percez-le avec une brochette ou un cure-dent et nourrissez-le d'un peu de cognac ou de bourbon. Enveloppez-le alors d'une double couche de papier sulfurisé, puis d'une grande feuille de papier alu. Laissez-le dans une pièce fraîche (jusqu'à 3 mois, c'est dire s'il peut se conserver ...) et nourrissez-le tous les deux ou trois jours de quelques cuillerées de cognac ou de bourbon ... Faites attention quand même à qui vous confiez cette mission ... Des fois, ça peut mal tourner ! Ou même très mal tourner !!! :-)) Si vous voulez couvrir votre gâteau (et pour Noël, cela me semble non négociable ! En plus, ces couches de pâte d'amande et de pâte à sucre l'isoleront de l'air sec de Noël jusqu'à ce que vous ayez terminé de le déguster ...), vous le couvrirez de marmelade d'abricot puis du rouleau de pâte d'amande avant de placer enfin la pâte à sucre. Installez enfin votre décor et saupoudrez de sucre glace ... Placez le Christmas cake sur une jolie assiette ou un socle épais à gâteau. Entourez-le d'un joli ruban ... Voilà ... C'est tout ! ;o) * En réalité, pour les puristes, même si l'on tourne dans la pâte du gâteau ce dimanche-là, le terme "stir up" provient plutôt du début d'une prière qui inaugure le service, dans l'église Anglicane, du vingt-cinquième dimanche après la Sainte-Trinité, soit le dernier dimanche avant l'Avent ... "Stir up, we beseech thee, O Lord, the wills of your faithful people, that they, bringing forth the fruit of good works, may by you be richly rewarded: through Jesus Christ our Lord. Amen" ... Et là, il n'est plus question de touiller dans la pâte mais plutôt de faire réagir les fidèles ... ;o)) Bon, et si on croquait quelques branches de sapin au Nutella ... Merci Céline ! :-) ... en piquant des oranges de clous de girofle ? C'est sympa, les pomanders ... Ça sent bon pendant des jours et des jours ... Ah, l'atmosphère enchantée de Noël ... Et dire qu'il faudra attendre l'an prochain pour recommencer à préparer les délicieux mince pies ... ... ou encore les mini Christmas puddings, si bons à l'heure du café ... On refera des petits objets à mettre sous cloche, aussi ... Ceux-ci me plaisent bien ... ... mais ceux-là, encore plus ! J'utiliserai enfin mon nouveau moule à panettone ... ... et j'essaierai de travailler l'argile. D'ici à Noël prochain, j'aurai le temps de m'y mettre, c'est certain ! Mais bon, cette année, j'ai quand même bien bossé ! Enfin ... bosser est un bien grand mot. Bricoler de jolies choses ne me demande pas un gros effort de volonté ! Et puis comme je vous le disais, j'ai souvent de l'aide ! Bien ... Je continue à vous raconter ? On n'en est qu'au début du mois de décembre, après tout ! :-) Le 13 décembre, pour être plus précise ... C'est la sainte-Lucie mais le repas ne sera pas nordique ... J'ai invité aujourd'hui quelques bons copains pour anticiper Noël. Nous ne serons pas ensemble le 25 décembre et nous allons donc festoyer avec un peu d'avance ... Une espèce de répétition, en quelque sorte ... J'ai dressé une vraie table de Noël ... ... avec de la neige, ... ... des petites lumières scintillantes ... ... de jolis menus ... ... et des petits cadeaux d'assiette. Un kit à chocolat chaud, composé d'un tube rempli de poudre de chocolat, d'un petit sachet de micro-guimauves et d'une canne de sucre d'orge à la menthe qui fondra doucement dans la tasse en communiquant ses arômes mentholés à la boisson ... Une jolie étiquette, trouvée sur Pinterest, termine le tableau, accrochée à l'ensemble par un joli ruban à carreaux ... Clément nous prépare d'excellents Marmalade Martinis ... Pour un verre, comptez 50 ml de bon gin, 1 cuillerée à soupe de jus de citron et 1 cuillerée à soupe de marmelade d'orange de bonne qualité elle aussi ... Mélangez et servez dans un verre rempli de glace dont vous aurez givré les bords en les trempant dans un jus de citron puis dans du sucre cristallisé. Vous pouvez d'ailleurs préparer à l'avance le mélange gin et jus de citron dans une carafe. Cela simplifie le travail lorsque l'on est nombreux ! Au menu, une couronne feuilletée aux saucisses Cumberland. Ces divines saucisses anglaises bien poivrées, je les trouve chez mon boucher du marché Forville ... la boucherie Fabre, comme d'habitude ... J'ai refait, comme pour le réveillon de l'année dernière, des petits scones façon pain irlandais sur lesquels j'ai déposé une tranchette de saumon sauvage fumé et une crème fraîche très épaisse à la ciboulette ... Un délice que ces petits scones, dont je vous remets la recette ici tout de suite ... Irish Soda Bread Scones ... Ingrédients : Pour les scones : - 450 g de farine - 1 cuillerée à café de sucre en poudre - 1 cuillerée à café de sel fin - 1 cuillerée à café de bicarbonate de soude - 375 ml de lait fermenté Pour la garniture : - 300 ml de crème fraîche très épaisse (j'ai utilisé une crème en pot de verre, vous voyez ?) - 500 g de saumon fumé - Poivre du moulin, si vous voulez, ou bien, comme moi, de la ciboulette finement ciselée Préparation : 1. Préchauffez le four à 230°C. Tamisez le sel, le sucre, le bicarbonate de soude et la farine dans un saladier. Ajoutez ensuite le lait fermenté et remuez vivement. Utilisez ensuite vos mains farinées pour mettre la pâte en boule. Ne la travaillez pas trop cependant. 2. Étalez cette pâte collante sur une épaisseur de 2 cm environ. Utilisez un emporte-pièce rond de 4 cm de diamètre pour découper des ronds dans la pâte. 3. Placez ces ronds de pâte sur un Silpat et incisez le dessus des scones d'une petite croix. Faites cuire 13 ou 14 minutes, le temps que les scones soient levés et dorés. J'ai trouvé dans le magazine Sweet Paul une recette de tartinade sympathique. Elle s'appelle, en anglais dans le texte, Pecan and Cranberry Cream Cheese Spread ... Elle se mange très facilement sur des petits crackers à l'avoine, les excellents oatcakes ... Pour la confectionner, rien de plus simple. Vous mettez dans votre mixeur 220 g de cream cheese à température ambiante (le Philadelphia est le mieux adapté), 2 cuillerées à soupe de lait, 140 g de cerneaux de noix de pecan préalablement torréfiés une dizaine de minutes au four, et autant d'airelles séchées. Vous mixez, plus ou moins longtemps suivant que vous voudrez un mélange très lisse ou un peu granuleux. Versez dans un bol. Décorez de noix de pécan, de d'airelles séchées et de thym frais et servez bien frais ... Prises sur un autre site, Z Tasty Life , voici de divines bouchées, composées de moitiés de noix de pécan, également torréfiées au four puis caramélisées dans un mélange de sucre, de sel et de miel, prenant en sandwich une farce composée de gorgonzola et de crème aigre ... Bouchées de Noix de Pécan caramélisées et farcies au Fromage bleu ... One-Bite Caramelized Pecans stuffed with blue Cheese ... Ingrédients pour 10 personnes : - 170 g de cerneaux de noix de pécan - 2 cuillerées à soupe de beurre - 90 g de miel - 60 g de sucre en poudre - Une petite pincée de sel - 1/4 cuillerée à café de poivre noir fraîchement moulu - 1/8 de cuillerée à café de piment de Cayenne - 1/8 de cuillerée à café de garam massala - 110 g de crème épaisse additionnée d'un peu de jus de citron - 110 g de fromage bleu émietté, à température ambiante Préparation : 1. Commencez par préparer les noix, en les étalant sur une seule couche sur la plaque de votre four tapissée de papier sulfurisé. faites cuire à 180°C pendant 10 minutes. Observez-les attentivement et ne les laissez pas trop cuire. 2. Faites fondre le beurre et le miel dans une grande casserole à feu moyen. Ajoutez les noix torréfiées, en remuant bien pour les enrober complètement. Laissez refroidir complètement. 3. Mélangez le sucre, le sel, le poivre, le piment de Cayenne et le garam massala dans un grand bol. Retirez les noix de pécan du mélange sucré à l'aide d'une écumoire, et placez-les dans le mélange de sucre et d'épices, en remuant pour bien les enrober. 4. Pour assembler : Mélangez le fromage bleu et la crème aigre avec un batteur électrique jusqu'à obtenir une consistance crémeuse. En utilisant soit une petite cuillère à café (ou mieux une poche à douille ), dressez un peu de crème au fromage sur la face plate de la moitié de vos cerneaux de noix. Couvrez d'une autre moitié. Réfrigérez jusqu'au moment de servir. Attention, vous êtes là en présence de bouchées extrêmement addictives ! Vous aurez été prévenus ! On en vient maintenant au plat de résistance ... Un jambon que vous devez déjà connaître, si vous avez lu mes billets de l'hiver dernier ... Une recette de Mary Berry, issue de son livre Mary Berry Cooks the Perfect ... Mary Berry's Maple-glazed Gammon with fresh Apricot and Ginger Chutney ... Jambon glacé au Sirop d'Érable, Chutney à l'Abricot sec et au Gingembre ... Ingrédients : - 1 jambon sans os de 2 kg - 2 feuilles de laurier - 1 oignon coupé en deux - 6 grains de poivre Pour le glaçage : - 3 cuillères à soupe de sirop d'érable - 1 cuillère à café de moutarde anglaise en poudre - 3 cuillères à soupe de sucre roux Pour le chutney à l'abricot et au gingembre : - 2 cuillères à soupe d'huile d'olive - 2 oignons hachés finement - 1 gousse d'ail écrasée - 400g d'abricots secs moelleux coupés en petits dés - 2 pommes pelées, épépinées et coupées en dés - 100g de sucre roux - 200ml de vinaigre de cidre - 5 cuillères à soupe de racine de gingembre râpée - 2 piments rouges, hachés finement - 2 oranges, zeste et jus - 8 cuillères à soupe de sirop d'érable Préparation : 1. Préchauffez le four à 160°C. Placez le jambon dans une cocotte profonde, ajoutez les feuilles de laurier, l'oignon et le poivre. Ajoutez aussi suffisamment d'eau pour couvrir le jambon, puis portez à ébullition et couvrez. Transférez dans le four préchauffé et faites cuire pendant environ deux heures, ou jusqu'à ce que le jambon soit tendre. Retirez du four et augmentez la température du four à 220°C. Vous pouvez aussi cuire le jambon sur le gaz, dans la cocotte fermée. jambon dans son bouillon 2. Retirez le jambon de son bouillon et, à l'aide d'un couteau bien aiguisé, enlevez la peau en laissant néanmoins une petite couche de graisse. avant d'enduire le jambon 3. Placez le jambon dans un petit plat à rôtir. Mélangez ensemble les ingrédients du glaçage et nappez-en cette couche de graisse. Marquez à la pointe du couteau la surface du jambon de losanges et faites rôtir au four pendant environ 20-25 minutes, ou jusqu'à ce que le jambon ait une croûte bien dorée, en arrosant à la moitié du temps de cuisson. Pendant que le jambon cuit, préparez votre chutney : Faites chauffer l'huile dans une casserole de taille moyenne et faites-y revenir les oignons à feu doux jusqu'à ce qu'ils soient vraiment tendres et transparents mais pas dorés. Ajoutez tous les autres ingrédients, portez à ébullition, puis laissez mijoter pendant environ 10 minutes, ou jusqu'à ce que les abricots soient mous, doux et pulpeux. Servez le chutney chaud ou froid avec le jambon, et accompagnez l'ambiance d'une bonne purée de pommes de terre et d'une sauce à la viande, la fameuse gravy des Anglais. Je vous enverrai voir la recette de Jamie Oliver dans ce billet-là . Elle est excellente et j'en ai souvent dans mon congélateur. Vous la trouverez en fin de billet sous le nom éloquent de "The best-ever get ahead gravy" ... Si avec un nom comme celui-là vous savez résister ... Elle peut vous sauver la vie, vous savez ? :-) Pour terminer le repas, un petit dessert facile comme tout à réaliser ... Un Eton Mess d'hiver ... De la meringue cassée en gros morceaux, de la crème fouettée, des airelles crevées dans un sirop de sucre un peu épais et quelques belles cuillerées de lemon curd ... On remue un peu, mais pas trop, pour bien garder tous les parfums et les textures bien distincts, et on sert tout de suite ... Je vous laisse ma recette de lemon curd. Elle est facile à réaliser et vraiment délicieuse ... Lemon Curd, pour un Eton Mess, par exemple ... Ingrédients : - 200 g de sucre en poudre - 3 gros œufs + 1 jaune - Le jus et le zeste de quatre citrons - 100 g de beurre Préparation : Battez ensemble dans une casserole à fond épais les œufs avec le sucre. Ajoutez ensuite le jus et le zeste des citrons, puis le beurre en morceaux. Faites chauffer à feu doux, au bain-marie, sans cesser de remuer et en prenant garde à ce que la préparation n'attache pas au fond de la casserole en épaississant. Au bout de vingt minutes environ, vous devez avoir obtenu une pâte ayant la consistance un peu épaisse d'une crème pâtissière. Mettez en pot et laissez refroidir complètement avant utilisation. Pour accompagner le café, quelques petites bricoles indispensables à un vrai Noël ... Des Mince Pies , tout d'abord ... Ma recette est celle de Gary Rhodes , qui lui-même, utilise la recette du mincemeat de Delia Smith ... Toutes les recettes sont sur ce billet-là ... Et puis une très chouette idée trouvée un jour sur le magazine Sweet Paul, mais dont je n'ai pas retrouvé la trace lorsque j'en ai eu besoin. Des Noix déguisées à la Pâte de Noix et d'Amandes ... Pas grave, j'ai adapté la recette en fonction de ce que je me souvenais ... J'ai donc préparé une pâte de noix et d'amandes, avec 50 g de poudre de noix, 50 g de poudre d'amandes, 100 g de sucre glace et 30 g de blancs d'œuf. Je l'ai ensuite aromatisée d'un peu de Nocino di Modena, une délicieuse liqueur italienne à base de noix dont je me sers souvent dans les desserts. J'ai moulé cette pâte dans des jolis moules achetés je ne sais plus où il y a quelques dizaines d'années, je pense, et dont je ne m'étais jamais servie. Comme souvent, dirait ma copine Facebook et voisine Françoise ! :-) Et puis j'ai juste recouvert la partie plate d'un joli cerneau de noix. Et c'était bon, mais booooon !!! Pour terminer, des truffes façon mendiants ... Truffes façon Mendiants ... Ingrédients : - 250 g de chocolat noir - 10 cl de crème fraîche épaisse - 20 g de beurre Préparation : 1. Portez la crème fraîche à ébullition puis coupez le feu. 2. Ajoutez le chocolat grossièrement haché. Mélangez bien pour obtenir une pâte homogène. Ajoutez le beurre. Mélangez à nouveau et coulez votre pâte dans un récipient plat que vous glisserez au réfrigérateur, le temps que la ganache commence à prendre. 3. Avant que la ganache ne soit complètement prise, ressortez le plat du réfrigérateur et placez délicatement, en les enfonçant légèrement dans le chocolat, des fruits secs ou confits, en prévoyant à l'avance de laisser des espaces pour découper de petits carrés ... On peut servir le grand carré complet à table. Chacun découpe ce qu'il veut ... On s'en fiche plein les doigts mais là encore, c'est booooon !!! Et puis on peut se faire plaisir. Après tout, c'est bientôt Noël ! Bien, il me faut quitter ma cuisine pour aller emballer quelques paquets. L'avantage de commencer ses courses de Noël tôt et de les étaler sur tout le mois, c'est que l'on peut faire de jolis emballages tranquillement ... J'adore me livrer à cette douce occupation en regardant de vieux films américains de Noël ... Le "Miracle sur la 34ème rue" de Georges Seaton (1947), "La vie est belle", de Frank Capra (1947) et "Christmas in Connecticut" de Peter Godfrey (1945) sont parmi mes grands favoris ... Parfois même, quelqu'un m'offre son aide. Je ne l'accepte pas toujours, cela dit ! J'aime quand même quand les choses sont bien faites ! ;-) Et mes jolis rubans, amassés au fil des années, me sont bien utiles, dans ces moments-là. Je rapporte toujours d'Angleterre de chouettes étiquettes, aussi ... On ressort la crèche ? Celle-ci est ma préférée ... Pas besoin d'un long moment pour l'installer ... On ouvre la coquille de noix et le tour est joué ! Ce qui nous laisse le temps de faire un joli goûter ... Une pâtisserie feuilletée danoise à la crème d'amandes est à l'honneur, aujourd'hui ... Avec un délicieux chocolat chaud à la menthe ... Vous avez vu, j'ai bien avancé, non ? Quelques jours avant Noël, ma maman arrive à Cannes. Il faut fêter cela ! Les apéros du bar de l'Horloge sont parfaits pour ça ! À l'eau pétillante ... ... ou avec un verre de vin ! Sinon, on peut passer au marché de Noël ... ... sur les Allées ... ... pour manger quelques huîtres et les arroser d'un petit verre de Muscadet. Après, on est fin bien pour reprendre le chemin ... de la cuisine. Je vous l'ai dit, il n'est jamais très sûr de laisser un elfe de Noël tout seul dans la maison. Aujourd'hui, il nous a fait un chouette snow angel, notre petit gars. J'en profite pour recouvrir mon Christmas Cake, désormais bien imprégné de Bourbon, de pâte d'amande et de pâte à sucre. Cette année, sa décoration sera kitchissime ... :-) Un petit voyage au pays du Père Noël ... Quoi de plus agréable que d'aller arpenter les marchés de Noël de la région, en cette saison ? Celui de Cannes, sans être exceptionnel, est plutôt sympathique. Nombreux sont celles et ceux qui se retrouvent ici, en famille ou entre amis, en fin de journée, devant une crêpe, un chocolat ou bien encore un vin chaud ... Mais le plus beau marché de Noël que j'aie vu cette année, c'est incontestablement celui d'Aix-en -Provence ... Nous nous y arrêtons en montant vers Avignon, où nous passerons les fêtes de Noël en famille ... Le Cours Mirabeau s'est couvert de petits chalets en bois. C'est bien joli ! Je n'avais encore jamais vu Aix dans son habit de Noël, cela dit, mais je dois dire que j'ai une tendresse particulière pour elle, quelque-soit le moment de l'année ... Et aujourd'hui, les petits chalets présentent de très jolis objets. Pas comme chez nous où tout n'est pas du meilleur goût. Loin s'en faut. :-) Ici, on respecte la tradition provençale ... Et cela veut vraiment dire quelque-chose, Noël, en Provence ... Ici, la maison Piantino vend ses gibassi és . Des vrais, faits avec de la farine, du sucre, des zestes d'agrumes et puis aussi de l'huile d'olive ... En remontant le Cours Mirabeau, on croise des stands de vins de Provence, des stands de nougats, d'autres de jolies poteries locales ... Un régal. Je m'arrête de temps à autre pour admirer les belles portes des riches hôtels particuliers. Un arrêt devant chez Philippe Segond, un excellent pâtissier. Ici, on a le choix entre la pompe à l'huile et le stollen ... La gourmandise ne connaît pas de frontières ... Et puis nous voilà, un peu perdus, dans la petite rue Saint-Jean ... Devant une enseigne qui me dit soudain quelque-chose ... MF ... Mickael Féval ... Le mari de notre Olivia, qui, il y a bien longtemps, possédait un blog que j'adorais, "A Turtle in the Kitchen" ... Elle s'occupe désormais de la salle de ce restaurant dont je ne lis ces temps-ci que du bien. Et qu'il faudra que j'aille découvrir un de ces jours. Comme quoi le monde est petit ... :-) Continuons à déambuler ... ... dans les ruelles ... ... de cette ville magnifique. Arrêtons-nous sur chaque placette ... Admirons chaque façade ... Repérons chaque fontaine .... Et la ville d'Aix en est riche ... L'heure est à la fête ... Partout, des sapins ... ... des guirlandes ... La confiserie Genis, rue Gaston de Saporta, a particulièrement bien décoré sa devanture. Et quand on passe devant, ça sent bon les biscuits ... En plus, on y fabrique de très bons calissons ! Que j'aime le lèche-vitrine de Noël ! Les devantures me donnent souvent des idées de décorations à garder précieusement pour plus tard ... Comme ces bûches évidées, par exemple, qui feraient de jolis écrins pour des bouchées gourmandes ... Nous arrivons sur la place de l'hôtel de ville. En face de nous, la tour de l'horloge, qui enjambe la rue ... Les gens profitent de la douceur de l'air sur les terrasses des cafés ... Un peu plus loin, c'est sur la place des Cardeurs que nous décidons de déjeuner ... Une délicieuse et très copieuse salade de chèvre chaud plus tard, nous repartons trotter ... Je crois que Paul veut venir vivre ici : La pinte à La Curieuse a l'air bien moins chère que chez nous ! :-) Moi, ce serait ces toutes petites places mignonnes qui m'attireraient plus ... C'est vraiment chouette, Aix ! Voici encore une jolie vitrine ... Vous avez vu combien les boutiques font ici des efforts de décoration ? Tout ceci ... ... est juste somptueux ! Je crois que l'an prochain ... ... nous nous organiserons un weekend ici ... ... spécialement dédié à la préparation ... ... de Noël !!! Tout est si beau, si appétissant ... La tradition provençale dans toute sa splendeur, comme je vous le disais il y a un instant ! Après une petite visite à la foire aux santons, dans laquelle j'achète trois jolis petits sujets, et un passage au marché des Treize Desserts, qui propose aux passants quelques sympathiques dégustations de produits de fête ... ... ... nous repartons en fin d'après-midi pour aller rejoindre le reste de la famille à Roussillon, dans cette superbe maison ... À notre arrivée, la maison est déjà toute décorée, avec un grand arbre majestueux, une énorme et très belle couronne de Noël posée sur la table déjà dressée ... ... et d'immenses vases transparents remplis de bougies blanches, de boules rouges et de branches de houx ... Quel joli accueil, non ?! Au menu du dîner, une raclette pour vingt ... Pour un peu, on se croirait au chalet, après une journée de ski ! Certains terminent la soirée par une grande partie de loup garou, un classique lorsque nous nous retrouvons tous ... Quelques bavardages plus tard ... ... je suis épuisée ... et je file me coucher ! Le lendemain matin, en ouvrant la porte de la petite dépendance dont nous avons eu la chance d'"hériter" pour dormir, ... ... quel ravissant spectacle ! La nature se réveille juste. Je suis au milieu des vignes, avec au-dessus de moi un ciel rosé sublime ... Allez, rejoignons les autres dans la maison ... On pousse la porte d'entrée ... ... pour découvrir que certains se sont levés encore plus tôt et ont déjà dressé la table ... Il fait beau. Les boules du sapin scintillent sous les premiers rayons du soleil. Comme tout le monde n'est pas encore debout, j'en profite pour vous faire faire un petit tour ? Nous sommes dans une ancienne ferme restructurée pour devenir une habitation. Et quelle habitation ! Vingt couchages, ce n'est pas rien ! Les bestioles devaient avoir de la place, elles aussi, quand elles fréquentaient la demeure ... :-) Les murs sont en très belle pierre, comme la plupart des fermes des environs ... Autour de la maison, un beau jardin vallonné. Une piscine ... Mais bon, il fait bien frais pour aller se tremper en cette saison ... Si ça vous tente, cela dit, il y a un sauna à l'intérieur ... :-) Idem pour le grand barbecue et le four à bois ... En demi-saison, lorsqu'il fait juste bon, ils doivent être bien agréables ! Le parc est parsemé d'arbres magnifiques. Que j'aime ces hauts cyprès, si caractéristiques des propriétés en Provence ! Juste derrière, un verger laisse apparaître, une fois les feuilles tombées, quelques fruits rescapés des cueillettes ou des tempêtes de vents automnales ... ... et ces belles vignes ... ... sur lesquelles subsistent encore quelques grappes de raisin oubliées ... Au loin retentissent de temps à autre des coups de fusil. Les chasseurs sont aux aguets ! Les vacances de Noël pourraient commencer plus mal, non ? Bien ... Et si nous sortions maintenant faire quelques courses ? On nous a indiqué quelques bonnes adresses dans la région ... Allez, on saute dans la voiture et l'on file vers l'Isle sur la Sorgue ... Direction la Maison Jouvaud ! Le royaume des délices sucrées ... ... en tout genre ! De quoi préparer un plateau des treize desserts de grande classe ! À noter également, un extraordinaire rayon de magnifiques stocking fillers, ces petits objets que l'on glisse dans les pays anglo-saxons dans les chaussettes des enfants pendues devant la cheminée ... Quant aux pâtisseries ... c'est superbe aussi ! On réserve les bûches. Il était temps ! Ils viennent juste de clore les commandes. Si vous passez dans le coin, n'hésitez pas et faites-y un détour ! Une petite balade ensuite dans les rues de cette jolie petite ville. je vous y ai déjà emmené . Je ne m'étendrai donc pas plus que ça sur sa visite ... Ma belle-sœur Nanou explique au petite Ernest le fonctionnement des grandes roues à aubes ... ... qui jalonnent le cours de la Sorgue. L'Isle-sur-la-Sorgue est l'une des nombreuses "petites Venise" d'Europe, vous voyez ? :-) Sachez cependant que pendant la semaine, les antiquaires sont tous fermés, là-bas ... Et comme c'est la principale attraction de la ville ... :-) Il reste bien sûr quelques boutiques de jolis objets ... ... qui peuvent mériter une petite visite ... ... mais dans l'absolu, allez-y plutôt le weekend ! Ce sera bien plus animé ! Cela dit, le vieux centre est joli. Les boutiques sont plutôt bobo ... ce qui ne me déplaît pas : Il y a vraiment beaucoup de jolis trucs ! Les grands cafés d'antan sont fermés ... Dommage ! J'y aurais bien pris un petit café ... Passer à L'Ile-sur-la-Sorgue sans aller chez le confiseur Lilamand serait très bête ... On se mettrait facilement à lécher les vitrines pour de bon ! Vous avez vu ces compositions ? Ne sont-elles pas sublimes ? Bon, les prix sont assez sublimes aussi mais je dois avouer que la dépense vaut le coup. Goûtez au melon ou aux clémentines confits, aux calissons au gingembre ou encore aux olives et aux piments confits ... Le choix est vaste ... et terriblement délicieux ! Nous croisons quelques drôles de chiens en ressortant de chez Lilamand ... En rentrant, on fait un petit détour par Apt ... La patrie des fruits confits. On se promène un moment en ville ... ... et l'on rentre se poser au coin du feu ... ... avec un verre d'apéritif à la truffe et quelques rondelles de saucisson pour attendre le dîner. Il y a pire comme vacances, non ? :-) Le lendemain matin, je trouve mon elfe tranquillement occupé à lire mon Routard sur le bord de la fenêtre de la salle de bain. Quelques minutes plus tard, le voilà qui cabriole dans les vignes ... Il est plutôt cool, normalement ... et reste tranquillement assis à la tête de mon lit ! Sauf quand il tombe sur des petites choses délicieuses ... Là, il ne sait pas résister ! :-) Il adore particulièrement ces petits puddings-là ! Je vous en redonne la recette ... Christmas pudding bonbons ... d'après Nigella Lawson ... Ingrédients pour 30 bonbons ... - 125 g de chocolat noir de très bonne qualité - 350 g de restes de Christmas pudding - 60 ml de Sherry - 2 cuillères à soupe de Golden Syrup ( si vous n'en trouvez pas, prenez du sirop d'érable, ça marche bien aussi ...) Pour la décoration : - 100 g de chocolat blanc, finement concassé ou un reste de pâte à sucre blanche - 12 cerises confites - 2 tiges d'angélique Préparation : 1. Commencez par tapisser une plaque tenant dans votre réfrigérateur de papier sulfurisé. Réservez. 2. Faites fondre le chocolat noir au bain-marie. 3. Émiettez le Christmas pudding dans un bol, ajoutez le sherry et le Golden Syrup. Remuez vivement jusqu'à ce que le mélange soit homogène. 4. Ajoutez le chocolat fondu et incorporez-le au pudding. 5. Prélevez de petites boules et roulez-les dans vos mains (Nigella suggère d'utiliser des gants en vinyle pour faciliter le travail !) pour obtenir de petites truffes. Vous devez en obtenir une trentaine. 6. Couvrez de papier film et réservez au frais. 7. Pour décorer, faites fondre le chocolat blanc au bain-marie. Coupez les cerises en petits morceaux pour figurer des baies et les tiges d'angélique, pour figurer des feuilles. 8. Versez un peu de chocolat blanc sur le dessus de chaque bonbon à l'aide d'une cuillère. Décorez avec les cerises et l'angélique confites. Rangez dans de petites boîtes et servez à l'heure du café ... Mais ce n'est pas le moment de traîner. Nous, on doit aller à Robion ... ... pour faire goûter à la famille les fameuses fougasses de chez Honorat ... En rentrant, on passe montrer à ma maman la nécropole rupestre de Saint-Pantaléon. Au chevet de la vieille église du XIIème siècle ... ... un amoncellement de tombes creusées directement dans la roche. Les toutes - petites tombes de nourrissons ... ... sont particulièrement impressionnantes. Saint-Pantaléon fut à partir du XIII ème siècle un sanctuaire à répit, un endroit où l'on venait déposer, en général sur l'autel de la Vierge, quelques heures après leur naissance, les nourrissons morts avant d'avoir pu être baptisés. On les accompagnait alors de nombreuses et ferventes prières et on attendait de voir quelque-chose qui ressemblerait de près ou de loin à un signe de vie (quasiment toujours illusoire) pour les baptiser en quatrième vitesse. Les enfants étaient alors inhumés directement dans le cimetière attenant au sanctuaire ... D'où ces minuscules tombes bien émouvantes ... Un très bel endroit à ne pas louper si vous passez dans le coin. Et puis le paysage tout autour est si joli ! Un champ d'oliviers coupés ... De belles vignes qui prennent un repos bien mérité ... De grands arbres attendant le printemps pour reverdir un peu ... Qu'elles sont belles, les lumières de l'hiver ... La région est vraiment magnifique !!! Retour à "La Madone", "notre" maison, sur la route entre Joucas et Roussillon ... Les lavandes se reposent, elles aussi. Les champs doivent être superbes au début de l'été ... Mais même en hiver, le charme des lieux est certain. Nous voilà donc avec nos fougasses. Olives, anchois-olives ou encore grattons ... Il y en aura pour tous les goûts. En attendant le déjeuner, la petite classe s'amuse ! ... Ma maman et Ernest font des courses de voiture endiablées ! Paul relit ses cours. Il a ses examens bientôt ... Clément découvre les joies de tenir un bébé dans ses bras. Il faut dire qu'il est adorable, notre nouveau petit-neveu ! Trois dames sont en cuisine, cassant quarante œufs pour nous préparer une belle brouillade ! Un déjeuner et une petite sieste plus tard ... ... nous décidons de partir en balade ... ... jusqu'à Roussillon. Nous voilà au pays des ocres. Ici, celui qui aime les belles couleurs est servi ! Il a dû pleuvoir récemment, en plus ... ... et les saignées colorées laissées par l'exploitation des grandes carrières d'ocre ... ... sont encore plus éclatantes que d'habitude. Toute cette palette de couleurs vibrantes sur une même roche ... ... c'est incroyable ! Montons maintenant dans le village. Notre petit bonhomme roupille comme un brave ... Sûr qu'il sera content, d'ici quelques années, de grimper en courant les escaliers de ces ruelles escarpées ... ... jusqu'à l'église Saint-Michel, ... ... mignonne avec son campanile très provençal ... ... et ses impressionnantes marches d'escalier suspendues ! Dedans, elle est assez jolie ... La crèche attend patiemment l'arrivée de l'enfant Jésus ... Couché devant la porte de l'église, un chien local ... aux pattes très ocrées ! :-) Suivons maintenant ce chat, parfaitement adapté lui aussi à son environnement ... Il nous emmènera directement sur la Place de la Mairie ... ... entourée de belles maisons XVIIIème ... Un vrai décor de cinéma ! Bref, un joli village à découvrir, pour son ambiance et ses couleurs étonnantes. Retour en fin d'après-midi en roulant au travers de paysages de lavandes ... ... puis goûter à la maison, avec le Christmas cake, qu'il faut bien découper un jour ! Je vous en propose une tranche. Cette année, c'est une perfection ! On fait suivre le goûter par un "atelier-chocolat". On est le 23 décembre et il nous faudra bien quelques petites douceurs sucrées à grignoter à Noël ... Opération mendiants, donc ! La petite classe est ravie ! Ernest est un grand artiste ! :-) Re-apéro au coin du feu ... puis dîner léger et dodo rapide ! Demain sera une longue journée ! Au réveil, une jolie surprise au pied de mon lit ... Tout le monde est déjà au petit-déjeuner ... Je repars avec Philippe à Robion. J'ai commandé des pains ronds de belle taille au boulanger ... De retour à la maison ... ... on déballe nos victuailles. Et des victuailles, on en a ! C'est qu'il va falloir assurer, avec les deux repas qui arrivent ! J'ai trouvé à Coustellet de très jolies caillettes ... Et chez le boulanger de très mignonnes baguettes fendues en deux ... ... qui seront parfaites avec les fromages trouvés au même endroit que les caillettes, le magasin "Naturellement Paysan", qui rassemble la production d'agriculteurs, d'éleveurs et d'artisans locaux ... Là-bas, j'ai fait le plein de légumes anciens. Des connus ... et des bien moins connus ... Je découvre comme cela le persil tubéreux. C'est vachement bon, en plus ... Clément sera mon commis, pour le dîner de ce soir ... On a du pain sur la planche ... et des tonnes de légumes à éplucher. Clément épluche et moi je découpe. Ernest fait provision de bûches pour la veillée de Noël ... Nous, on continue notre boulot. Vous avez vu comme c'est joli, tous ces légumes tranchés ? Je prépare également le fameux plateau des treize desserts. un indispensable des Noëls en Provence ... J'y place les jolis santons que j'ai achetés à Aix. La vendeuse de calissons, d'abord ... Le boulanger, ensuite ... ... et sa jolie boulangère ! Dans l'après-midi, je fais également préparer une pâte à brioche à Ernest. Il est très doué, ce petit gars ! Dehors, les deux frères bavardent au soleil. Paul fait des essais de couvre-chef ... ... cependant que son frère remet Ernest en cuisine et prépare avec lui deux splendides Blooming Breads. Vous connaissez certainement ces pains-là ... ils ont fleuri (!) un peu partout sur la Toile il y a quelques années, importés des États-Unis ... On prend un gros pain, si possible un peu rassis. On le découpe en tranches, verticalement, dans un sens, puis perpendiculairement, toujours verticalement, en veillant à garder intacte la croûte du fond du pain, de façon à ne pas détacher les petits carrés les uns des autres. On comble les espaces obtenus de ... ce que l'on veut ! Ici, des cébettes finement émincées et revenues dans une belle noix de beurre, puis du cheddar fraîchement râpé. On en prépare un second avec des lardons fumés et dorés et du cheddar aussi ... On emballe les pains dans deux couches de papier d'aluminium et on enfourne une trentaine de minutes avant de servir. Au bout de vingt minutes, on ouvre le papier d'alu et on couvre la surface des pains d'une belle couche de mozzarella râpée. On repasse au four pour encore 10 minutes, le temps que le fromage soit bien coulant. J'ai la chance d'avoir à ma disposition deux immenses fours. Ça change la vie, ça ! C'est ce qui m'a donné envie de préparer ces Légumes anciens Rôtis au Miel, au Thym et très poivrés ... J'en fais rôtir deux grandes plaques, que je rassemble ensuite dans cet immense plat en terre. Il n'y aura plus qu'à les refaire tiédir au moment du dîner ... Au milieu du buffet trônera une énorme cocotte de risotto aux cèpes. Pour les cèpes séchés, on a prévu le coup en en achetant 300g , ce qui fait un volume assez énorme, au marché Forville avant de venir. Le bouillon est prêt. Un bon bouillon de cèpes et de volaille, aromatisé d'une bouteille de vin blanc du Luberon et de pas mal de safran ... Le kilo de riz Arborio attend, déjà bien nacré, sur un lit d'échalotes fondues au beurre. Jean-Pierre nous a apporté du Gers un énorme jambon cru. Et c'est donc JP qui va se charger de le découper en fines lamelles ... ... sous l'œil gourmand et intéressé du petit commis de cuisine. Tout est maintenant prêt, sur le grand comptoir de la cuisine ... Il faut quand même absolument que je vous donne la recette de la salade dont la photo suit ... Une salade de lentilles, chicorée rouge, mandarine et feta ... Étonnante mais divine combinaison ... Salade de Betterave, Clémentines et Lentilles et Feta ... Beet, Clementine and Lentil Salad with Feta ... d'après Jamie Magazine ... Ingrédients : - 6 betteraves crues, brossées - 3 cuillerées à soupe d'huile d'olive - Le jus d'1/2 citron - 2 branches de thym, feuilles détachées - 50 g de noix - 2 clémentines - 1 cuillerée à soupe de miel liquide - 4 cuillerées à soupe de vinaigre de Xérès - 250 g de lentilles déjà cuites - 50 g de petites feuilles de chicorée rouge - 50 g de feta, émiettée Préparation : 1. Préchauffez votre four à 180°C. Coupez chaque betterave en six et mélangez-les dans un saladier avec 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive, le jus de citron et les feuilles de thym dans un plat à rôtir. Assaisonnez bien et enfournez pour 40 minutes, ou jusqu'à ce que les betteraves soient tendres. 2. Durant les 3 ou 4 dernières minutes, placez les noix dans un petit plat à côté des betteraves et laissez-les dorer un peu. 3. Pendant ce temps, pelez, les clémentines à vif et récupérez les quartiers en enlevant toutes les peaux blanches.. Battez le reste d'huile d'olive avec le vinaigre et le miel. Versez-en la moitié sur les betteraves rôties, encore chaudes dans leur plat. Remuez bien pour les enrober et laissez de côté. 4. Mélangez les tranches de clémentines, les lentilles et les feuilles de chicorée et le reste de la sauce dans le plat des betteraves et mélangez bien. Dressez sur un grand plat. Répartissez sur la salade les noix et la feta, juste avant de servir. On devrait se régaler ... ... avec tous ces délicieux produits ! Et Jean-Pierre nous a aussi amené un énorme bloc de parmesan, arrivé en droite ligne d'Italie ! Oui, ça devrait être chouette ! Clem est à son poste. Ce sera lui le maître du risotto, aujourd'hui. Ça tombe bien, il le fait aussi bien qu'une mama italienne ! :-) Les tantes et cousines ont sorti la vaisselle en bout de table. On dispose les plats ... Bien, sortons maintenant les blooming breads du four ... Voici celui aux oignons verts ... ... et voilà celui aux lardons. Ils se mangent brûlants, ceux-là ! On se crame et on se cochonne le bout des doigts mais qu'est-ce que c'est bon ! Allez, les magnums de Ruinart ont rempli les flûtes à Champagne ... Le top de départ est donné ! Bon appétit à tous ! Et tout le monde a bon appétit. Une bonne table fait de bonnes soirées, en général ... Les conversations vont bon train ... Moi, ça me fait plaisir, ça ! Même les chiens participent à la fête !!! Pour le dessert, on sort le "Souvenir sapin" de chez Jouvaud ... Une crème brûlée au fruit de la passion, un croustillant praliné amande, noisette, chocolat au lait et riz soufflé ... Divin, même si ma photo, prise en très mauvaise lumière à la va-vite ne lui rend pas hommage ! :-) Une bûche, aussi. Une très longue bûche ! La Provençale ... Un soufflé aux amandes, un biscuit aux noisettes et une couverture de chocolat noir ... Un délice ! Fin de la soirée ... et dirais-je même, tout petit matin ... Les elfes du Père Noël mettent en ordre ... ... les cadeaux lâchés un peu n'importe comment par le Père Noël dans la cheminée ... Des elfes facétieux, d'ailleurs ! Allez, il est temps d'aller dormir ... On éteint les lumières et on file au lit ! Parce que le 25 au matin ... ... commence de bonne heure le grand déballage ! Tout le monde ouvre ses paquets. Tout le monde est vraiment gâté. Chacun fait cela à son rythme ... On admire les cadeaux des uns et des autres ... Et pendant ce temps, mon petit commis s'est remis en cuisine, ébahi par le volume qu'à pris la pâte à brioche qu'il a faite hier soir et qu'il a ensuite glissée au réfrigérateur ... Je vous donne sa recette. Soit dit en passant, c'est aussi la recette de Paul Hollywood, qui nous propose de confectionner cet hiver un ravissant sapin fait de délicieux Chelsea buns ... :-) Pour les non-anglophones, je vous mets ici les proportions de la pâte du ... Sapin de Noël d'Ernest : Ingrédient pour une quinzaine de personnes ... - 800 g de farine T 55 - 1 cuillerée à soupe rase de sel fin - 15 g de levure de boulanger lyophilisée - Je rajoute deux ou trois cuillerées à soupe de sucre en poudre car mon fourrage sera moins sucré que celui du chef et que je ne les glacerai pas au sucre ... - 400 ml de lait - 60 g de beurre - 2 œufs Préparation : 1. Vous mettez la farine dans un saladier, vous ajoutez le sel d'un côté et la levure de l'autre. 2. Vous faites tiédir le lait et le beurre dans une casserole. Le mélange doit être tiède et le beurre, fondu. Vous versez dans le saladier de farine, vous ajoutez les œufs et vous remuez avec une cuillère en bois jusqu'à former une pâte molle et collante. 3. Vous renversez la pâte sur une planche farinée et vous pétrissez vigoureusement pendant cinq bonnes minutes. La pâte doit devenir souple et élastique. Surtout, résistez à la tentation de rajouter trop de farine. Vous y perdriez en moelleux, à la fin. 4. Placez la pâte dans un saladier huilé et couvrez de film alimentaire. Laissez lever une heure à température ambiante ou mieux, une nuit au réfrigérateur ... Utilisez ensuite comme bon vous semble ... Ici, par exemple, Ernest étale sa pâte en de longs rectangles et garnit ces rectangles soit de confiture de framboise, soit de crème de calissons ... On est en Provence, quand même ... Il roule soigneusement ces rouleaux sur eux-mêmes, bien serrés, et les coupe en tranches de 3 ou 4 cm d'épaisseur. Il les dispose ensuite sur une grande plaque tapissée de papier sulfurisé, les couvre d'un film alimentaire ... ... et laisse la pâte lever encore une petite heure dans un endroit tiède. Il badigeonne enfin les petites brioches roulées d'un jaune d'œuf battu avec quelques gouttes d'eau puis enfourne sa plaque dans le four préchauffé à 190°C, pour une vingtaine de minutes ou jusqu'à ce que le sapin soit d'un beau brun-doré ... N'est-ce pas une vraie réussite ? Là, nous partons nous promener un peu ... On a bien dîné la veille et notre brunch va s'en trouver un peu repoussé ... Il fait un temps magnifique et c'est à Fontaine-de-Vaucluse, pas loin de là, que nous allons faire un petit tour. Fontaine-de-Vaucluse est un joli village, ultra-touristique en été mais bien agréable en hiver, ... ... traversé par la Sorgue. Surplombant le village, les vestiges du Château des Évêques de Cavaillon. Des ruines du XIVème siècle, quand même ... C'est au pied d’une extraordinaire falaise calcaire sculptée par l’érosion que jaillit la rivière Sorgue, à quelques centaines de mètres à peine du centre du village. Cette source est la première d’Europe, l'une des plus importantes au niveau mondial, de par le volume d’eau qui s'écoule. Elle émerge d'un immense réseau souterrain. Aujourd'hui, en plein hiver, il n'y a pas beaucoup d'eau. Le conduit noyé de la Sorgue, un entonnoir vertical de 308 mètres de profondeur, est bien vide. Il faudra revenir le voir au printemps, quand les eaux se font impétueuses. En toutes saisons, les sources secondaires alimentent la Sorgue ... ... et forment un beau plan d’eau d'un très joli bleu-vert ... La beauté des lieux a su émouvoir plus d'un poète ... Pétrarque, Chateaubriand, ou bien, plus près de nous, Frédéric Mistral et René Char, ont succombé aux charmes de cette vallée ... une colonne fut d'ailleurs érigée en 1804 pour célébrer le 500ème anniversaire de la naissance de Pétrarque, qui vécut ici une quinzaine d'années ... Subsiste un beau moulin ... le Moulin à Papier « Vallis Clausa » ... La fabrication artisanale du papier à la main fut une des grandes activités de Fontaine de Vaucluse, jusqu’au milieu du XXème siècle. Alors, elle vous plaît, ma promenade ? Pas le temps d'aller visiter le musée des santons. Il me tentait bien, pourtant, mais on a encore pas mal de choses à faire avant le déjeuner ... On rentre quand même en empruntant la route touristique ... ... qui mène jusqu'à Gordes ... De retour à la maison ... ... on dresse la table dehors. On entame le foie gras que nous a préparé Jean-Pierre, qui nous a décidément bien gâtés, cette année ... Notre brunch est un déjeuner de restes ... mais de beaux restes qui régaleront tout le monde ! Vous avez vu la jolie étoile au sommet du sapin ? On a eu assez de petites brioches pour en faire une couronne, aussi ... Allez, on se prend un petit café ? Vous pourrez enfin piocher dans le plateau des treize desserts ! Et aussi dans le plat de mendiants ! Ah les jolies vacances !!! Mais ces jolies vacances finissent par se terminer. Il va falloir que nous quittions notre jolie maisonnette ... On était bien, dedans ... Elle était belle, cette maison ... ... et on y a passé de vraiment bons moments ! Derniers bavardages ... Les valises sont faites, le sapin a été démonté ... Nous déposerons ma maman ce soir à la gare d'Avignon ... Nous avons donc toute une journée devant nous, et nous allons la débuter à Gordes. C'est tellement beau, Gordes ... L'un des plus jolis villages de France. Une belle petite église, Saint-Firmin. ... avec une jolie crèche. J'ai toujours adoré les crèches ! On a faim et on se met en quête d'un endroit pour déjeuner ... Les Cuisines du Château semblent être une bonne option. Des petites tartines de tapenade ... ... en attendant de commander ... Vous avez vu, nous sommes à l'eau ? La joue de porc cuite comme une daube est aussi délicieuse avec de l'épeautre cuit à la façon d'un risotto ... ... qu'avec ce petit tian d'oignon confit, tomate séchée, navet boule d'or et courge butternut ... Quant aux desserts, ils sont aussi simples que bons ! Un délicieux nougat glacé ... ... ou, encore mieux, des petites crèmes au chocolat servies avec deux jolies madeleines à la fleur d'oranger. La salle est jolie, la nourriture est délicieuse, l'accueil est chaleureux ... Que demander de plus ? Tenez, je vous donne les coordonnées de l'endroit ... Les Cuisines du Château ... Au pied du Château Place Genty Pantaly 84220 GORDES T. 04 90 72 01 31 T. 06 99 52 71 94 On va faire quelques pas ensuite, histoire de découvrir un peu mieux les ruelles du village ... Nous sommes déjà venus à Gordes, il y a quelques années ... Mais c'était en été, avec beaucoup plus de monde. Aujourd'hui ... ... en plein hiver ... ... et par beau temps ... ... Gordes a assurément beaucoup plus de charme ! En reprenant la route, au milieu des oliviers chargés de beaux fruits noirs charnus ... ... on marque un arrêt sur la route ... ... histoire quand même de vous faire profiter ... ... d'un panorama que je qualifierai d'exceptionnel ! La redescente jusqu'à l'abbaye de Sénanque est merveilleuse ... J'ai déjà visité Sénanque à plusieurs reprises, au printemps, en été, en automne ... mais je dois dire qu'aujourd'hui, avec ce temps froid, cette lumière, j'ai l'impression de mettre un pied dans un roman de Stendhal ... Étonnant sentiment ... Un moine cistercien nous fait visiter ... C'est toujours bien, les visites guidées ... On perçoit des choses que l'on n'aurait pas forcément remarquées tout seul ... Ça fait parler les pierres et cela rend les visites autrement plus vivantes ... Dernière étape de notre promenade provençale de Noël ... Avignon, où ma maman reprendra tout à l'heure son train pour rentrer à Paris ... Le Palais des Papes est tout illuminé. C'est sobre et c'est très beau ! Ça le met divinement en valeur ... Comme il est déjà tard, nous ne faisons qu'une toute petite balade dans la ville ... On commence par le marché de Noël .. ... qui est très beau, je dois le dire ! Nos marchés des Alpes-Maritimes devraient en prendre de la graine ... Moi, je défaille devant tous ces beaux étalages ... Regardez ce joli plateau-là ! Un petit vin chaud ... pour nous réchauffer ! :-) On profite encore un moment des jolies lumières de Noël ... Le centre d'Avignon a vraiment un charme fou ! Les boutiques sont belles ... ... et les gens y semblent heureux ! Que peut-on demander de mieux ? Bien ... Il nous faut donc rentrer chez nous. Oh, pas vraiment de problème, nous ne vivons pas dans la plus moche région de France non plus ! :-) Le retour au boulot se fait tranquillement, donc, ... Nous attendons du monde pour la soirée du 31 et je me mets déjà à penser à ce que je ferai à dîner. Ils nous annoncent qu'ils resteront trois nuits la veille de leur arrivée. OK, on se serrera ... Après tout, les meilleures choses de la vie sont celles qui arrivent de façon inopinée ... Enfin, souvent, pas toujours ... :-))) Le 31 décembre arrive, nos invités aussi. J'ai choisi de préparer un repas alsacien... J'essaye de faire une jolie décoration de table en installant ma collection de petits cœurs en terre peinte de Betschdorf sur un grand chandelier. Voici donc le menu en détail. Je ressors mon immense plat à bäckeoffe ... Pour l'apéritif, on accompagne une bouteille de Champagne d'une couronne de saucisses feuilletées ... ... et de petites tartes flambées ... On commence notre repas avec le délicieux foie gras de Jean-Pierre, qui nous a rejoint lui aussi pour les fêtes, foie gras que nous servons sur un socle fin de feuilletage, avec une transposition de la confiture de Noël de Christine Ferber en un condiment acidulé, préparé avec ma gelée de coings et avec les restes de mon plateau des treize desserts de Noël, et une petite salade de cresson agrémentée de quelques graines de grenade ... Le Condiment de Noël ... inspiré par Christine Ferber ... Ingrédients : Les quantités sont un peu au pif, en fait ... en fonction de vos placards ... - 1 kg de poires mûres - 2 pots de gelée de coings ( j'en ai encore une bonne vingtaine en stock !) - 1 tasse de vinaigre de cidre - Une petite poignée de figues séchées figues séchées coupées en bâtonnets - Une petite poignée de pruneaux dénoyautés coupés en bâtonnets - Une petite poignée d'abricots secs coupés en bâtonnets - Une petite poignée de raisins secs - Le jus d'un citron - Le jus d'une orange - Une bonne pincée d'épices à pain d'épices moulues Préparation : 1. Pelez les poires, coupez-les en deux, videz-les et détaillez-les en fins bâtonnets. Mélangez les poires, les fruits secs, la gelée de coings, le vinaigre, le jus de citron, le jus d'orange et les épices à pain d'épices dans un grand saladier. Couvrez de papier film et laissez reposer une heure. 2. Versez ensuite la préparation dans votre bassine à confiture et portez au frémissement. Reversez dans le saladier, couvrez et laissez reposer au frais une nuit. 3. Le lendemain, remettez tout dans la bassine à confiture et faites cuire à feu vif, en remuant sans arrêt, jusqu'à ce que le mélange épaississe et prennent la consistance d'un chutney un peu épais. Mettez aussitôt en pots et couvrez. Retournez les pots et laissez-les reposer ainsi jusqu'à complet refroidissement. Servez avec du fromage, de la viande froide ou encore un foie gras ... La soirée débute bien. Je sers mon bäckeoffe ... Délicieux ! Ma recette, prise sur un livre que j'aime bien, est parfaite ! en même temps, ce n'est pas la première fois que je la pratique ! :-) Le Bäckeoffe ... Ingrédients : - 500 g de gîte de bœuf - 500 g d'échine de porc désossée - 500 g d'épaule d'agneau désossée - 1 queue et un pied de porc - 250 g d'oignons - 2 gousses d'ail - 2 blancs de poireaux - 1/2 l de vin blanc sec d'Alsace (Riesling, Edelzwicker ou Sylvaner) - 1 bouquet garni, ( persil, 1 branche de thym, 3 feuilles de laurier) - Un peu de poudre de clou de girofle - Un peu de poivre moulu - 1,5 kg de pommes de terre Préparation : 1. Faites mariner la viande coupée en morceaux pendant 24 heures dans le vin blanc, avec les épices, la moitié des oignons émincés, les blancs de poireaux émincés, le bouquet garni, le clou de girofle et le poivre. 2. Le lendemain, épluchez et émincez les pommes de terre et le reste des oignons. Recouvrez le fond de la terrine d'une couche de tranches de pommes de terre. Couvrez d'oignons et de poireaux. Placez ensuite vos morceaux de viande. Recouvrez du reste des tranches d'oignon et de poireau, en terminant le montage par encore une belle couche de pommes de terre bien rangées. Mouillez avec la marinade. Le liquide doit arriver à mi-hauteur de la terrine. Répartissez à la surface les légumes et les aromates de la marinade. Fermez votre terrine. Lutez-la avec une pâte molle faite de farine et d'eau. Faites cuire 3 heures environ à th. 5/6 ... Servez le bäckeoffe dans sa terrine, après avoir cassé la bande de pain ... Et régalez-vous, surtout !!! Pour terminer le dîner, j'ai prévu une tarte au fromage blanc accompagnée d'une compote de griottes à la cannelle, préparée un peu à la façon d'un kissel russe ... La recette de la tarte au fromage blanc vient de la même collection d'ouvrages ... La Tarte au Fromage Blanc à l'Alsacienne ... Ingrédients : - 400 g de pâte sablée maison (250 g de farine, 1 jaune d'œuf, 125 g de beurre, 1 pincée de sel et 2 cuillerées à soupe de sucre + un peu d'eau froide si besoin) - 300 g de fromage blanc entier - 4 œufs - 125 g de sucre - 25 cl de lait - 1 petit pot de crème épaisse - 50 g de fécule - 25 g de farine - Sucre vanillé - Le zeste de deux citrons râpés Préparation : 1. Foncez votre plat à tarte avec votre pâte sablée. 2. Dans une terrine, travaillez le fromage blanc avec les 4 jaunes d'œufs et le sucre. Ajoutez ensuite la fécule et la farine délayées dans le lait, la crème, la vanille et le citron râpé. Battez les blancs en neige et incorporez-les délicatement au mélange précédent. 3. Remplissez le fond de tarte avec cet appareil et faites cuire à four chaud pendant 30 minutes. 4. Après cuisson, retournez la tarte sur une grille jusqu'à refroidissement, pour éviter qu'elle ne s'affaisse. Encore tiède, remettez-la dans la position normale et saupoudrez-la de sucre glace. Pour la compote de cerise, vous faites cuire vos griottes (celles de Picard sont parfaites, en cette saison ...) avec un peu de sucre, un zeste de citron et un bâton de cannelle. Vous laissez compoter à feu vif, le temps que la quantité de liquide diminue un peu. Mélangez maintenant dans un bol un peu de maïzena (ou mieux, d'arrow root) avec un chouilla d'eau. Quant elle est bien délayée, ajoutez-la dans la casserole et laissez épaissir quelques minutes. Retirez du feu et réservez au frais jusqu'à dégustation ... Fin de la soirée sur la plage, en buvant un coup à l'année qui arrive ! Et à mon anniversaire, aussi ! Suit un magnifique feu d'artifices ... .. qui illumine merveilleusement ... ... toute la baie de Cannes ! Bonne année à vous, amis lecteurs ! On traîne encore ... quelques heures ... avant d'aller dormir ... en croquant les jolis fruits confits et les marrons glacés rapportés de chez Jouvaud ... On est au lit à 4 heures ... Je n'en peux plus ... Le lendemain matin, c'est le premier janvier, mon anniversaire, bref, une journée de fête, quoi ... :-). Nous ferons un brunch un peu tardif ... j'aime bien les brunches tranquilles un peu tardifs, le jour de mon anniversaire ...Oui, j'ai bien dit tranquilles ! :-))) JP se remet au boulot et nous recoupe gentiment de fines tranches de son fabuleux jambon ! Clément, lui, nous prépare une série de ses désormais classiques Marmalade Martini ... Je me suis levée fort tôt, n'ayant dormi que trois petites heures, mais dès que je suis en cuisine, tout va mieux ... "Convier quelqu’un c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous votre toit", comme disait le grand Brillat Savarin ... Ça tombe bien ! Ça vous dirait de connaître le menu ? Je l'ai conçu avec plein d'amour ... ;-) Et voici notre table ... Le brunch du Nouvel An est un truc important, chez nous ... Elle est couverte de bonnes choses, notre première table de l'année. Une table du partage ... On commence donc par un Marmalade Martini ... Il y a aussi un grand pichet de smoothie de Noël façon Jamie Oliver ... Le Smoothie de Noël de Jamie Oliver ... Ingrédients pour 8 personnes ... puisque nous sommes encore 8 ! - 4 poires mûres pelées et épépinées - 800 ml de jus d'orange fraîchement pressé - Une poignée de glaçons - 2 cuillerées à soupe bombées de sauce aux airelles lisse ( cranberry sauce Ocean Spray, en pot, facilement trouvable en grande surface) - La valeur d'un pouce de gingembre frais, pelé et coupé en dés Préparation : Mixez l'ensemble des éléments dans un blender puissant. Servez tout de suite ... J'ai préparé ma classique salade de Noël. Une recette de Nigel Slater, prévue au départ pour utiliser les restes de la dinde de Noël, mais que l'on peut parfaitement préparer avec des blancs de poulets cuits à l'étouffée et gardés bien moelleux. Salade de Dinde rôtie d'un Lendemain de Noël ... d'après Nigel Slater .. Ingrédients pour 4 personnes : - 4 bonnes poignées de restes de dinde rôtie - 3 gousses d'ail - Sel - 2 cuillères à soupe de miel - 2 cuillères à soupe de sauce de soja - 1 cuillère à soupe de pâte de piment - 1 cuillère à soupe de ketchup - 1 cuillerée de moutarde en poudre (Colman's) - 1/2 cuillère à soupe de poivre noir - De l'huile d'arachide Pour la salade : - 2 belles oranges, sanguines si vous en trouvez - 1 pamplemousse - 4 poignées de cresson - Les graines d'une grenade entière Préparation : 1. Préchauffez le four à 200°C . Dépouillez la viande cuite de la dinde, en gardant des morceaux pas trop petits. Ils resteront plus juteux. Pelez l' ail et pilez-le dans un mortier avec une pincée de sel. Broyez en une pâte et transférez dans un bol. Incorporez le miel, la sauce soja , la sauce chili , le ketchup, la moutarde et un filet d'huile d'arachide. Assaisonnez avec un peu de poivre noir, puis ajoutez la viande de dinde. Mélangez délicatement puis versez le tout dans un plat allant au four. 2. Faites cuire au four pendant 20 minutes, ou jusqu'à ce que la viande soit toute caramélisée mais encore juteuse. Pendant ce temps préparez la salade. Pelez les oranges et le pamplemousse à vif avec un couteau bien aiguisé puis tranchez-les finement. Mélangez avec le cresson. Pour servir, empilez la dinde chaude sur la salade, couvrez de graines de grenades et servez. Il faudra que vous la fassiez un jour, elle est vraiment bonne ! J'ai aussi prévu de préparer un Camembert Rôti aux Airelles. Pardon, deux camemberts rôtis aux airelles ! :-) Pour ce faire, on prend des camemberts de bonne qualité, au lait cru et en boîte en bois agrafée (on évite soigneusement celles qui sont collées ...). On sort les fromages de leur emballage plastique et on les remet dans leur boîte en bois. On les fend avec la pointe d'un couteau et on insère des airelles séchées dans ces fentes. On en empile d'autres à la surface du fromage. On recouvre les boîtes de leurs couvercles - si on arrive à enlever l'étiquette, ce n'est pas plus mal -, on les emballe dans de l'alu, au cas où le fromage déciderait de se faire la malle, et on enfourne sur la plaque du four pour une vingtaine de minutes, ou jusqu'à ce que les fromages soient bien fondus. On sert alors sans tarder ! Ces camemberts n'attendent pas ! Ils seront délicieux, servis tout chauds avec du pain grillé et des tranches de jambon cru ... Encore un classique du brunch du Nouvel An, dont je vous ai déjà donné la recette lors d'un autre Noël, et que je vous remets ici, parce que c'est juste délicieux. Des petits pains farcis aux épinards et à la feta. une recette de Paul Hollywood ... Spinach, Feta, and Pine Nut Parcels ... ou Petits Paquets aux Épinards, Feta et Pignons ... d'après Paul Hollywood ... Ingrédients pour 4 beaux paquets ... Pour la pâte : - 250 de farine T55 - 1 cc de sel fin - 1 cc de levure de boulanger lyophilisée - 2 CS d'huile d'olive, et un peu plus pour pétrir Pour la farce : - 1 CS d'huile d'olive - 2 gousses d'ail écrasées - 500 g d'épinards en branches congelés - 125 g de feta émiettée - 2 CS de pignons légèrement grillés - 3 CS de menthe fraîche hachée - Sel, Poivre Préparation : 1. Pour faire la pâte, mettez la farine dans un grand bol et ajoutez le sel d'un côté et la levure à l'autre. Versez l'huile et 125 ml d'eau . Commencez à mélanger avec une seule main, en ajoutant un peu d'eau à la fois et incorporez progressivement toute la farine jusqu'à ce que vous ayez une pâte grossière. Elle doit être souple et légèrement collante. Vous devrez peut-être ajouter un peu d'eau en fonction de la capacité d'absorption de la farine. 2. Étalez un peu d'huile d'olive sur votre surface de travail et pétrissez la pâte pendant au moins cinq minutes, ou jusqu'à ce qu'elle devienne lisse et ne colle plus aux doigts. Replacez la pâte dans le saladier et couvrez d'un film alimentaire. Laissez dans un endroit chaud pendant environ une heure , ou jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume. 3. Pendant ce temps, préparez la garniture. Faites chauffer l'huile dans une grande poêle à feu doux, ajoutez l'ail et laissez cuire doucement pendant une minute, ou jusqu'à ce qu'il commence juste à se colorer. Transférez dans un grand bol. Ajoutez les épinards surgelés dans la poêle et augmentez la chaleur. Faites cuire, en remuant souvent, jusqu'à ce que les épinards soient cuits et qu'il n'y ait plus aucune eau dans la poêle. Ajoutez dans le saladier avec l'ail et assaisonnez avec du poivre noir et une petite pincée de sel (rappelez-vous que le fromage sera très salé ). Laissez refroidir puis ajoutez le fromage, les pignons et la menthe. Mélangez soigneusement. 4. Lorsque vous êtes prêt à assembler les petits paquets, préchauffez le four à 220°C et tapissez une plaque à pâtisserie de papier sulfurisé. 5. Versez la pâte levée sur une surface farinée et rassemblez-la sur elle-même délicatement . Divisez-la en quatre morceaux égaux. Roulez chaque morceau à un cercle de 18 cm de diamètre et d'environ 5 mm d'épaisseur. 6. Divisez la farce en quatre partie et posez-la au centre de chacun des cercles de pâte en lui donnant une forme un peu triangulaire. Humidifiez les bords des cercles avec un peu d'eau. Ramenez la pâte au-dessus de chaque côté du triangle de farce en formant une sorte de pyramide. Appuyez sur les bords de la pâte avec vos doigts pour sceller les paquets. Coupez l'excédent de pâte et vérifiez bien la fermeture. 7. Mettez vos petits pains aux épinards sur la plaque de cuisson et faites cuire au four pendant 12 à 15 minutes, ou jusqu'à ce qu'ils soient dorés mais encore un peu souples. Dégustez chaud, tiède ou froid. Et si vous voulez, vous pouvez utiliser la même recette pour faire un long pain farci et l'emmener en pique-nique, par exemple ... Voilà ensuite ma non moins classique Tarte aux Asperges et au Saumon Fumé ... La tarte préférée de Clément ...Je ne vous mets pas la recette. Vous savez tous faire une quiche .. ;-) Bien ! Là, je vous mets une idée nouvelle, adaptée d'une recette trouvée dans le magazine Olive, je pense ... De moelleuses pancakes à la ricotta, servies avec un beurre fouetté au miel ... J'ajoute juste à la pâte un peu de safran ... Fluffy Ricotta and Saffron Pancakes with Whipped Honey Butter ... Pancakes à la Ricotta et au Safran, Beurre fouetté au Miel ... Ingredients : - 75 g de farine - 1 cuillerée à café de levure chimique - 175 g de ricotta - 0,2 g de poudre de safran - 90 ml de lait fermenté - 2 œufs, jaunes et blancs séparés - Beurre Pour le beurre battu au miel : - 150 g de beurre, à température ambiante - 2 cuillerées à soupe de lait - 2 cuillerées à soupe de miel Préparation : 1. Pour préparer le beurre battu, mettez tous les ingrédients dans un bol et fouettez au batteur électrique jusqu'à ce que le mélange soit pâle et aéré. 2. Pour préparer les pancakes, tamisez la farine et la levure dans un saladier avec une bonne pincée de sel. 3. Dans un second bol, battez la ricotta, le lait fermenté, les jaunes d'œufs et le safran. 4. Battez enfin les blancs d'œufs en neige ferme, dans un troisième saladier. 5. Ajoutez graduellement le mélange de ricotta dans le mélange de farine, jusqu'à obtenir une pâte lisse. Incorporez enfin les blancs d'œufs en neige en essayant de conserver le maximum d'air dedans. 6. Faites chauffer un peu de beurre dans une poêle. Faites cuire de grosses cuillerées de pâte jusqu'à ce que les crêpes soient dorées de chaque côté. Servez brûlant, nappé de beurre fouetté au miel et d'éventuellement encore une giclée de miel ... C'est notre petite invitée de 11 ans qui s'est chargée de nous faire cuire les pancakes. Elle est très douée et se tire de cette mission à merveille ! Bon, moi, j'aime bien avoir un laitage, dans mes brunches. Mon truc, c'est une grande jatte de fromage blanc ... ... des cerneaux de noix concassés et du bon miel de lavande de Jean-Louis Lautard, un apiculteur du Tignet qui fait un miel remarquable ... dont j'ai toujours un pot au fond de mon placard ! J'ai sorti ce pot de Nutella parce que j'aime bien avoir Snoopy à ma table ... mais il restera intact ! :-) Après le brunch, nous décidons d'aller respirer l'air des montagnes à Gourdon ! Je trouve que les jolis paysages sont toujours apaisants ... Et c'est quand même sacrément joli, Gourdon. Un village perché au-dessus de Grasse. Aujourd'hui, il y a une lumière étonnante, due à une brume tenace ... Depuis le balcon qui surplombe la vallée, on aperçoit au loin le Pont du Loup et la confiserie Florian ... ... que nous filons visiter. Histoire de refaire quelques stocks, des fois qu'on manquerait de quelque-chose ! :-) On s'arrête en redescendant à Valbonne ... Jean-Pierre y a passé une partie de sa jeunesse et ça lui fait plaisir de retourner y faire un tour. Peu de monde dans le village mais les illuminations sont belles ... De toute façon, en toute saison, c'est un endroit magnifique, Valbonne ! On s'arrête pour boire un verre dans l'un des rares cafés ouverts ... Comme on est tous un peu gelés, on prend ... presque ... tous un vin chaud. C'est simple, c'est bon ... mais pas très photogénique ... ;-) Notre invitée prend ce chocolat chaud accompagné d'un grand verre de whisky ... au grand étonnement du serveur qui a l'air de trouver cette boisson, à l'heure du goûter, pour le moins incongrue ? :-) La journée se termine ... J'ai préparé une grosse soupe pleine de légumes de pois secs anglais, de saucisses fumées de Monbéliard et de poitrine de porc salée ... La soirée s'étire ensuite tranquillement, en buvant quelques bières glacées devant un chouette film, les pieds sur la table du salon ! Un vrai moment de tranquillité, oh combien apprécié ... Et le lendemain matin, je propose une balade en Italie ... J'ai des courses à faire à Vintimille et en plus, cela fait longtemps qu'on n'est pas allé manger une pizza à la Vecchia Napoli ! J'adore la Vecchia Napoli. Nous y allons depuis tellement longtemps, en plus ... Ma calzone est divine ! :-) La vie est belle, en Italie ! Sur le pont qui enjambe la Roya, les mouettes si près de nous qu'elles frôlent nos têtes ... Il y en a toujours plein, des mouettes, au-dessus de la Roya ... Et en plein hiver, elles ont faim ... ... et se laissent facilement séduire par les morceaux de pizza récupérés dans nos assiettes à la fin du repas ... Ce peut être assez impressionnant, en fait ! :-) Ça fait un peu "Les Oiseaux" Hitchcock, vous voyez ? :-) Mais en fait, elles ne sont pas agressives du tout ! Ce qui fait que j'accepte de m'en approcher. Souvent, avec les oiseaux, je reste à distance. Tu m'as fait beaucoup de mal, tu sais, Alfred ! ;-)) Une petite crèche a été installée dans un parc ... Comme Clément a de nouveau une petite faim, pendant que nous buvons un truc chaud, il se régale d'une glace façon sicilienne ... Trois boules nichées dans une grosse brioche. J'adore ça aussi, j'en ai abusé l'été dernier à Lucca mais là, je n'ai vraiment plus faim ! Cela dit, l'adresse est bonne, même si la décoration intérieure ne paye pas de mine, et le patron est charmant ! Cette gelateria s'appelle La Granita et elle est située sur le bord de mer, au 43/A Passaggio Oberdan ... Le soleil va bientôt se cacher ... On remonte dans nos voitures ... Il va falloir rentrer ... Dernier jour de ces petites vacances ... Direction le Veux Nice ... Un arrêt à la cathédrale Sainte-Réparate. Magnifiquement restaurée, c'est aujourd'hui un vrai bijou ... Et sa crèche est tellement jolie ! Qu'il doit faire bon vivre au pays des santons ... :-) C'est que je nous en souhaite, de la sérénité, cette année ... Ouvrons grands les volets sur une vie tranquille, lumineuse, délicieuse ... Profitons des plaisirs simples. Regardons la roue de la vie tourner encore et encore ... Allons casser des petites graines toutes simples dans des endroits chaleureux ... Pas besoin de faire de l'esbroufe ... Qu'est-ce qu'on a à prouver aux autres, après tout ? Essayons de rendre notre vie un peu plus douce, c'est la seule chose que je puisse nous souhaiter pour l'année qui vient de commencer. Laissons sur le côté de la route les gens qui nous agacent et les timbrés en tout genre ... Faisons de cette année une jolie partition ... ... et arrêtons une fois pour toute de nous exciter sur des choses pas vraiment importantes ... Concentrons-nous sur des trucs plus simples et plus tranquilles. C'est tout ce que je nous souhaite, en fait, mais c'est déjà beaucoup, je crois ! :-) Et pour terminer ce billet de Noël, je vous donnerai une recette de brioche des rois (ou pas des rois, si vous omettez d'y mettre une fève ...) dans laquelle j'ai incorporé un truc délicieux. Des pruneaux ... ... et de la pulpe de pruneaux d'Agen, reçue il y a quelque temps déjà de la Ferme du Lacay , un producteur et transformateur de pruneaux d'Agen issus de l'agriculture biologique. C'est donc avec plaisir que je fais un peu de pub à ces gens, parce qu'ils font vraiment de beaux produits. Et de bons produits, aussi !!! Ma brioche est toute simple et très légère ... Vous reprenez la recette de la pâte du sapin en petites brioches roulées, que je vous ai donnée un peu plus haut dans ce billet ... Vous l'étalez, une fois levée, en un grand rectangle. Vous tartinez ce rectangle de purée de pruneaux. Vous y ajoutez une fève, quelques bâtonnets d'amandes, quelques pruneaux coupés en petits morceaux et une ou deux cuillerées de sucre roux. Cette pulpe n'est en effet pas très sucrée ... et c'est tant mieux ! :-) Vous roulez, vous formez une jolie couronne. Vous la laissez lever encore une petite heure en mettant au centre un ramequin dont vous aurez huilé l'extérieur, puis vous la badigeonnez de jaune d'œuf battu et de sucre casson. Vous l'enfournez alors pour une petite trentaine de minutes ... Il ne vous reste plus qu'à la décorer ... Avec de beaux fruits confits si vous aimez ... Moi, j'adore mettre les petits santons-fèves autant dedans ... que dehors ! Mon petit Cézanne a toute sa place sur cette galette pleine de couleurs ! Allez, je vous laisse, maintenant, non sans vous souhaiter encore une jolie année 2016 ... À très vite !

Source: questcequonmange.blogspot.com

Ça y est, les vacances sont là ! Nous nous envolons, cette fois-ci avec la famille complète, pour Athènes ! L'année a été longue et on les attendait, nos vacances grecques ! Direction notre jolie maison bleue sur la rue Mileon, dans le quartier d'Ambelokipi. On n'est pas encore arrivé que, l'estomac dans les talons, on ne pense qu'à rejoindre notre quartier général, comme dirait ma copine Domi, c'est-à-dire le restaurant Evgenia dans la rue Voulis. Ah, la première gorgée d'ouzo !!! Tiens, je me demande si je ne pourrais pas en faire un livre, de cette première gorgée-là ! ;-) Première salade grecque ! Première fava !! Premier saganaki de fromage !!! Premier plat de pommes de terre confites dans l'huile, le citron et l'origan des montagnes grecques !!!! Première gemista !!!!! Premiers bonheurs de toute visite à Athènes, quoi !!!!!! Arrive le premier matin ... et le premier petit-déjeuner athénien. On sort sur la terrasse. Il est tôt, il ne fait pas encore trop chaud. Les incendies font rage à une cinquantaine de kilomètres et les cendres retombent jusqu'ici. Malgré tout, il fait bon et on va en profiter, de ce moment. Je suis allée faire un petit tour en me réveillant au supermarché du coin. Je m'y suis approvisionnée en miel, surtout ... L'un est aromatisé au mastic de Chios, mon péché-mignon ... L'autre est au safran. Sur le yaourt du matin, accompagné de fruits frais et d'amandes, les deux miels sont un bonheur ! Première destination du jour, Monastiraki. Étonnant de voir la place si déserte en plein mois d'août. Les incendies et la canicule ont dû faire reculer certains touristes ! On ne va pas s'en plaindre .... Classiquement, on commence notre journée au Dioskouroi ... ... un café dans lequel nous avons nos habitudes à Athènes. La terrasse est ombragée ... ... et le café, qu'il soit frappé ou glacé, est délicieux. Au Dioskouroi, il y a toujours un petit chat pour quémander une bricole à manger. Mais non, chaton, ce n'est pas l'heure du poulpe grillé ! :-) En repartant, on fait quelques grattouilles aux chats des ruines voisines ... Ils ne sont pas sauvages du tout et font vraiment partie du paysage. Depuis quelques années, je les trouve un peu plus grassouillets, aussi. Bref, ils sont indissociables des ruines d'Athènes. La promenade débute donc du côté de la bibliothèque d'Hadrien et va nous emmener, après ... euh ... de nombreux pas !!! ... ... jusque derrière le musée archéologique de l'Acropole ... pour trouver une petite boutique de céramique ... ... dont j'ai lu le plus grand bien depuis la France. Pas de bol (c'est le cas de le dire!), elle est fermée. Tout ce chemin pour ça ! Eh oui, au mois d'août à Athènes, les autochtones sont dans les Cyclades et pas dans la fournaise ! ;-) Tant pis ! Mais il va falloir déjeuner, maintenant, et c'est là que les téléphones sont utiles. Il ne manquerait plus que l'on se retrouve dans un endroit merdique, après notre équipée céramique loupée ! ????Vive Tripadvisor qui, même s'il a ses limites, nous rend souvent de fiers services. Comme celui de nous permettre de nous attabler en toute tranquillité d'esprit dans ce restaurant-là devant une bonne bière glacée ! Le menu est très grec et Clément se charge de commander les plats. Il a carte blanche, aujourd'hui, ... ... et il a sans doute très faim ! :-) Moi, après cette assiette-là, je suis quasiment calée ... Mais il faut dire que les petites fritures de poulpes et calamars frais sont si fines et si croustillantes qu'il est difficile d'y résister ! Cela dit, quand arrivent les plats sérieux (je vous rassure, les assiettes sont à partager, c'est ce que j'aime par-dessus tout, en Grèce ...) ... ... je n'ai plus faim du tout et me contente de piocher une bouchée dans chaque assiette pour me rendre compte que tout est absolument DÉ-LI-CIEUX ! Je vous laisse découvrir la note pour ce repas pantagruélique pour quatre personnes ! C'est ça Athènes ! Et je vous laisse aussi la carte. Ça peut toujours servir ! :-) Le redémarrage des machines après ce déjeuner pantagruélique est un peu difficile ... La digestion et la chaleur font rarement bon ménage ! ;-) En début d'après-midi, Athènes fonctionne au ralenti ... C'est, quand on est un peu vaillant, l'occasion de découvrir la ville et ses beaux bâtiments de façon plus tranquille. La balade devient une douce flânerie ... ... et ce constant passage entre Antiquité ... ... et modernité ... ... prend alors une saveur toute particulière. Athènes est une ville qui vit ! Et vous l'aurez compris, c'est pour cela que j'aime Athènes ! Cela dit, quand même, il y fait CHAUD ! Philippe est cuit et trouve un endroit climatisé pour se poser un moment !???? Allez, on a pitié de lui et l'on s'arrête dans un café qui, si j'en crois mes guides, existe depuis fort longtemps ! Le café Oraia Ellas. Ce café, en plein cœur de la zone hyper-touristique de Monastiraki a une histoire qui remonte à 1839 et ça, ça m'attire toujours beaucoup. J'ai une grande faiblesse pour les cafés historiques. Il semblerait donc qu' "Oraia Ellas" ait été l'un des cafés les plus luxueux de la ville et soit très vite devenu un lieu de rendez-vous incontournable pour la belle société de l'époque et nombre de personnalités des lettres et des arts. C'est là aussi que fut rédigé le journal antimonarchique "L'Avenir du Pays". Durant l'Occupation allemande, le café devint un lieu de distribution de nourriture. La Gestapo finit par occuper l'endroit. Il paraît même que Jamie Oliver adore ce café ! :-) En tout cas, c'est un endroit désuet en diable ... ... parfait pour s'arrêter et se désaltérer en regardant, au-dessus des toits, l'Acropole. Et il y a, fait bien agréable pour moi, une très belle collection de céramiques exposée dans des vitrines. Il faut néanmoins repartir et la chaleur n'a pas encore baissé. Nous sommes toujours quasi-seuls dans la ville. Je crois que tout le monde fait la sieste. Même les chats ! Seuls les evzones veillent ! ;-) Les portes des églises restent ouvertes, bien sûr ... et nous entrons dans toutes ! Quand je vous dis qu'Athènes est une ville de contrastes ! Un petit tour chez H&M, dans une ancienne banque néo-classique reconvertie, pour une séance climatisation glaciale ! ???? ... et l'on ressort prendre un petit bain de street art autour de Monastiraki. La mer, une île déserte et un palmier ... ... un personnage du théâtre grec qui semble avoir bien soif ! ... et cet autre gars qui hésite entre café et bière fraîche ... ... tout ceci nous rappelle que l'heure de l'apéro a sonné ! Les rooftops ne manquant pas à Athènes ... ... nous prenons place sur l'un de ceux qui bordent la place Monastiraki. Le MS Roof Garden. Vous le trouvez juste à la sortie du métro, à la jonction d'Athinas et d'Ermou. De là, la vue sur l'Acropole est imprenable ! Sur l'Aréopage aussi. Pour ce qui est des cocktails, le choix est impressionnant. J'en connais qui hésitent beaucoup !???? Je vous laisse la carte ... Faites votre choix. Tous sont très bons. Particulièrement le mien, le Pia, à base d'ouzo, de noix de coco, de miel, de citron, de noix, de poire et de gingembre ! Fantastique breuvage ! Lorsque nous ressortons du bar, les archéologues qui fouillent les abords de la ligne de métro ont arrêté de travailler. Il fait meilleur. Les chats ressortent de leurs cachettes de la journée. Quelques pas de plus et nous voilà dans le grand jardin d'un restaurant que nous aimons beaucoup. To Steki tou Ilia , sur Eptachalkou. La salade y est bonne, le pain grillé à l'huile d'olive et aux herbes, un délice ... Quant à ce que les grecs nomment paidakia ... Ah, le bonheur ! Des côtelettes d'agneau marinées dans de l'origan, du citron, du thym, et du poivre, ultra-grillées au feu de bois, servies brûlantes ... et vendues au kilo ! :-) Juste sublime ! Je ne me nourrirais bien que de ça, en Grèce ! Une belle part de pastèque offerte en dessert ... Des petits chats gourmands pour accompagner ... et partager ... notre repas. Une très belle soirée ! Après une grosse nuit de sommeil, départ de bon matin en métro pour le port du Pirée. Puis embarquement pour l'île voisine d'Égine. Le port du Pirée est très animé ... ... et le ciel étrangement jaune. Les incendies qui frôlent Athènes par le Nord y sont sans doute pour quelque-chose. Pas grave, la mer est, elle, toujours bien bleue ... ... et le "frappé" du bateau est toujours aussi mousseux ... et pas terrible ! ???? Il est néanmoins traditionnel ! Après une heure environ, nous voilà à Égine. Il est encore tôt ... ... et nous commençons à nous promener dans les ruelles de Hora. Ambiance vert pistache ! Ce qui tombe bien, puisque Égine est l'île des pistachiers. :-) Les boutiques sont ravissantes, installées dans de vieilles maisons néo-classiques. La ville est encore "dans son jus", simple et mignonne. Partout, des échoppes qui vendent le précieux fruit sec. Les bistrots du front de mer sont le meilleur moyen de se rafraîchir ... ... et de refaire le monde ! Il fait déjà très chaud. Ce n'est pas ce petit gars qui me contredira. Philippe non plus ! On boit tout le temps, en Grèce, en été ! Heureusement, les additions ne sont pas bien élevées ! Un petit tour au marché aux poissons. Tout fait envie ... ... et rapidement, nous voilà tous avec des envies de produits de la mer. Nous prenons une table à la terrasse du mezzopoleio "To Steki" , dans lequel nous avons désormais nos habitudes. Joli lieu de rencontre, en effet. On y mange très bien ... ... et quand on est bien fatigué, c'est la pause parfaite. Je vous laisse choisir ce que vous désirez manger ? Il y le choix et tout est bon. On commence par de l'ouzo allongé d'eau glacée et de pain grillé à l'huile et à l'origan. Ce dernier accompagne parfaitement le tirokafteri, une salade faite de fromage frais épicé, et la skordalia, une espèce de purée bien huilée et très aillée. On se partage aussi une salade locale ... ... coiffée d'un truc que j'adore, des feuilles de câprier conservées comme les fruits du même arbre. C'est un délice. ... une belle tranche de saganaki de graviera que l'on arrose de jus de citron. ... et une énorme assiette de spaghettis à la tomate et au poulpe grillé ! On nous offre très gentiment, pour le dessert, une coupelle d'un yaourt bien épais légèrement sucré et parfumé de zeste de citron. Superbement frais ! Un café grec et nous voilà prêts à repartir. Je dois me rendre chez des céramistes que j'adore, pour compléter ma petite collection ... et prendre des idées pour mes futures réalisations ! :-) C'est joli, non ? Très grec ! Là, on est aux heures les plus chaudes de la journée ... ... et je dois avouer que c'est un peu rude ! Il n'y a pas à Égine le meltem rafraîchissant qui souffle souvent sur les Cyclades. Heureusement, on trouve assez facilement de l'ombre dans des patios ravissants ... ... ou plus simplement, dans les rues, le long des maisons. Ne pas oublier, surtout, de faire des arrêts "hydratation" ! On a vite fait de s'assécher, à cette période de l'année. Et on n'oublie pas chapeaux et casquettes, bien sûr ! Une petite promenade le long du port ... Les pêcheurs sont tous à la sieste ... L'occasion de travailler un peu le déchiffrage de l'alphabet grec. Le café de ce matin est vide ... Les vieux Grecs sont à la sieste aussi. On s'y adonnerait bien aussi. Regardez ce petit chat gris ... Lui-même est affalé, en attendant les heures plus fraîches de la fin de l'après-midi. Sur le port, quelques petites échoppes permettent de faire le plein de bons produits locaux. Il nous reste une petite heure avant l'arrivée de notre bateau. La mer nous tend les bras. La plage de Hora est plutôt simple ... Ouf, nous voilà posés ! Notez les cadavres de bouteilles d'eau sur la table ! Tout le monde est épuisé ... On n'est pas encore habitué à la chaleur ... Je vous propose un peu de mon orange pressée glacée ? Sinon, vous pouvez rejoindre Clément dans l'eau. Pas longtemps, cependant, puisque le moment de rejoindre l'embarcadère est arrivé. Le retour se fait facilement, on prend un taxi entre le port et la maison ... et puis on fait tous deux grandes heures de sieste dans une climatisation bienvenue. Vers 21 heures, nous voilà prêts à aller dîner dans un de nos endroits préférés à Athènes. Ce n'est pas loin de la maison, à Panormou, et ça s'appelle le Piatsa Kalamaki. Au frais, attablés sur l'immense terrasse, on dîne d'excellentes frites nappées de feta battue ... D'une salade grecque parfaite ... De kalamakis grillés à la perfection ... De petites pitas moelleuses ... Kalamakis de porc, pita et jus de citron, le combo grec parfait ! Pour terminer, on ne résiste pas à se partager un yaourt grec nappé de miel et agrémenté de noix et raisins. C'est juste sublime ! Je vous montre mes achats du jour ... Les céramiques de Kottalki ... Une ode à la pistache ... ... et à la mer ... ... et puis de quoi satisfaire de petites envies de saveurs très grecques, le soir après une rude journée ! Ok, tous les prétextes sont bons pour s'aviner, je vous le concède ! ???? Et nous voilà le lendemain ! Ce matin, petit déjeuner très grec mais très simple ... On saute dans le métro et on en descend quatre stations plus tard, à Monastiraki. Nous trouvons un rooftop sympa, celui de l'hôtel A for Athens , pour avaler notre premier expresso frappé de la journée. Place ensuite à quelques emplettes dans de jolis magasins le long d'Athinas. Ici, je fais provision de miels grecs excellents, que je remporterai en France avec moi. On continue à remonter Athinas en direction d'Omonia. Dans les rues adjacentes, le spectacle est parfois étonnant. J'adore cette exposition de parasols et autres objets en corde pour les marins dans la boutique Trezos. La rénovation des bâtiments esquintés d'Athènes se poursuit d'année en année. Ici, vous trouverez tout ce que vous voudrez pour votre maison ! Le tout est d'arriver à vous faufiler dans ces boutiques sans tout casser, tant tout est tassé/serré ! Mais une fois à l'intérieur, vous serez au paradis. Les rues sont encore vides, à cette heure-ci ... Il est vrai que ces quartiers ne sont pas ultra-touristiques ... ... et en août, beaucoup d'Athéniens sont partis retrouver leur famille dans les îles ... Les touristes étant majoritairement agglutinés autour des sites archéologiques et dans l''hyper-centre de la ville, on est assez tranquille pour découvrir de nouveaux coins et profiter de la vraie vie d'Athènes. Athènes en août, vous voyez, ça ressemble un peu à ça ! ???? Nous remontons encore Athinas et nous voilà devant le marché aux fruits et légumes. Un rêve ! Les produits sont magnifiques ... ... et regardez les prix !!! Nous voici, juste en face, devant le marché central d'Athènes, appelé ici l'Agora Varvakios d'Athènes. En voici l'entrée principale. Et nous voilà sous la grande halle inaugurée en1886. Le marché aux poissons qu'elle abrite est un incontournable. Nous, on se dirige directement vers un endroit que nous affectionnons particulièrement, au bout du marché consacré à la viande. Nous voici donc à la Taverne de l'Épire. Je vous y ai déjà amenés à plusieurs reprises mais croyez-moi, l'endroit vaut largement le coup que l'on s'y arrête. D'ailleurs, je ne suis pas la seule à aimer ! Un pan de mur est consacré aux illustres visiteurs ! Ici, pas de carte. Chacun va, à tour de rôle, choisir en cuisine ce qu'il a envie de manger ... ... et c'est l'adorable Rania, la propriétaire des lieux qui parle un français parfait, qui s'occupe d'expliquer chaque plat. On a beau être juste en milieu de journée, on sent que la fatigue a frappé ! ;-) On nous apporte de grande carafes d'eau bien fraîche. cela va nous requinquer, c'est sûr ! Pour accompagner notre repas, je choisis d'essayer le tsipouro, une eau de vie de raisin grecque ! Et alors là, je fais sensation lorsque je le commande. Le tsipouro, ce sont plutôt les Anciens qui le commandent pour accompagner un repas. C'est vrai que ça décoiffe ! ;-) J'avais envie de tenter l'expérience alors on se lance ... et on aime ! Passons aux nourritures solides, maintenant. Voici mon péché mignon, que l'on ne trouve pas dans tous les restaurants grecs. La "maïdanosalata" , une sorte de pesto au persil originaire de l'île de Syros. Le plat de Philippe, c'est un ragoût d'artichauts et pommes de terre succulent ! Clément choisit une assiette de soutzoukakia, un plat rapporté en Grèce par les réfugiés d'Asie Mineure. Des boulettes de veau haché divinement parfumées de cumin, de cannelle et d'ail, cuites dans une sauce tomate. Paul va déguster un "burger" à la grecque ... Super-bon, super-parfumé. Quant à moi, je me régale de l'étonnante Magiritsa, une soupe de tripes et autres abats d'agneau que l'on assaisonne à sa guise de plein (pour moi !) de flocons de piments et d'un vinaigre aromatisé à l'échalote. On la déguste traditionnellement à Pâques, pour rompre le jeûne du Carême orthodoxe, mais Rania la prépare ici toute l'année. Il paraît en outre qu'elle fait merveille pour soigner la gueule de bois des lendemains trop arrosés. Ce qui n'est pas mon cas, je tiens à le préciser ! En dessert, on nous offre gentiment des morceaux de halva, un gâteau de semoule parfumé à la cannelle que j'adore. Après ce moment de convivialité délicieuse, nous décidons de retraverser le marché pour aller prendre notre café post-prandial chez un torréfacteur que nous aimons beaucoup et qui met quelques tables à disposition des visiteurs. La boutique s'appelle Mokka et elle est située sur Athinas, au numéro 44. On y prépare le café grec dans la plus pure tradition ... ... et il est servi avec un petit morceau de loukoum, en plus ! ;-) Continuons la promenade ... Nous voilà, en direction d'Omonia, toujours, sur la place Kotzia, officiellement appelée la place de la Résistance Nationale. On y trouve la mairie d'Athènes et la Banque Nationale de Grèce, que vous voyez ici. De beaux bâtiments néo-classiques érigés lors du règne d'Othon 1er. Pour ceux qui visiteraient Athènes en plein été, je vous indique un endroit, sur la place Omonia, qui permet de prendre une bouffée de clim dans la figure et de se régénérer comme par miracle. Le Hondos Center, un grand magasin doté, c'est bon aussi à savoir, d'un café tout en haut de l'immeuble, avec une vue imprenable sur l'Acropole ... Quand on a terminé avec notre refroidissement général, l'après-midi est déjà bien avancé et nous allons faire un arrêt dans un autre classique de nos balades athéniennes ... Le café Stani, au 10 rue Marika Kotopouli. Stani est l'une des dernières laiteries traditionnelles d'Athènes. Elle existe depuis 1931 et d'après les Athéniens, les yaourts sont les meilleurs de la ville ! On y trouve en outre de très bons gâteaux à base de produits lactés. Le riz au lait saupoudré de cannelle y est divin, croyez-en une habituée ! Cette année, comme on n'a plus vraiment faim mais que quand même, on ne peut laisser passer l'occasion de goûter ces délices ! J'en profite pour faire un peu de lecture intéressante ... Ah ce yaourt au miel !!! Et ce galaktoboureko ... Le meilleur du monde ! C'est vraiment chouette, la Grèce ! Alors après ça, en revenant vers Plaka, pas question de s'arrêter dans une de nos autres bonnes adresses, le fabricant de beignets Loukoumades. Ils sont bons, je vous y ai déjà emmenés, mais là, quand on n'a plus faim, on n'a plus faim !???? Encore un peu de marche pour digérer tout cela ! Enfin, beaucoup de marche ... et de marches ! Ce n'est pas compliqué, on fait toujours dans les 25 000 pas par jour, à Athènes ... On a même des admirateurs/trices aux balcons ... L'Acropole est juste au-dessus de nos têtes ! Quand on tourne le dos à l'Acropole, le spectacle est tout autre ... Ça brûle fort, aujourd'hui encore, sur les collines à l'entrée de la ville. On va essayer de faire abstraction et de profiter du moment. Les chats semblent être de mon avis ... Il n'est pas tout mignon, celui-là ? Celui-ci est encore bien endormi et entrouvre à peine un œil lorsque je m'approche de lui. On dépasse une chapelle ... ... et puis une autre toute blanche, l'église de Saint-Georges de la Roche ( Agios Georgios tou Vrachou dans le texte ...). Dans ce coin d'Athènes, appelé Anafiotika en référence à l'île d'Anafi qui fournit au roi Othon 1er les ouvriers nécessaires pour bâtir son palais, ces ouvriers recréèrent, dans ce coin de la ville planqué sur le flanc Nord-Est de l'Acropole, un peu de l'île qu'ils avaient quittée. Le calme, les ruelles escarpées, les maisons blanches aux volets bleus (une quarantaine à tout casser), la végétation luxuriante ... Tout rappelle les Cyclades, c'est sûr ... Et comme dans les Cyclades, il y a des chats ... ... encore des chats ... ... toujours des chats ! Cachés le jour ... ... et sortant le soir. Ils ont vraiment tout compris, ces animaux malins ! Nous, le soir, on prend l'apéro. C'est comme ça ! ???? Souvent au Diogenes, sur la place Lysikratous. Quand on arrive, c'est un bonheur que de se voir offrir de grandes bouteilles d'eau glacée et plein de glaçons ! Ils savent comment attirer les foules, ces gens-là. Traditionnellement, nous prenons de l'ouzo et ce soir-là ... ... un petit gars vient nous distraire de quelques notes d'accordéon ... et d'un micro-chat mignon comme tout ! Si la photo est floue, ce n'est pas la faute de l'ouzo mais du chaton qui ne cesse de bouger et que je ne veux pas éblouir d'un coup de flash ! ???? En repartant, Paul veut aller voir où se trouve la boutique du fabricant de sandales bien connu Melissinos, le fameux " Poet Sandal Maker ! ". Il était auparavant à Monastiraki mais il a changé d'endroit et, comme bien d'autres avant lui, Philippe de Suède, Joe Biden, Léonard Cohen, Mick Jagger, Sarah Jessica Parker, Brian de Palma ... - et là je m'arrête tant la liste est longue ! ... ... Paul se fournit ici en sandales de cuir. Si je vous dis que les garçons ont à nouveau un petit creux, vous me croyez ? Moi, je sauterais facilement le dîner, ce soir ... La terrasse d'Evgenia est déjà pleine ... Ici, c'est trop touristique. On se croirait rue de la Huchette, à Paris, avec toutes ces assiettes cassées par terre. Alors on file dans ce trésor bien caché, l' Aspro Alogo, sur Apollonos ... ... un restaurant-couloir ... ... au décor "un peu" kitsch ... ... où l'on peut déguster l'une des meilleures cuisines familiales d'Athènes. Monsieur sert à table ... Madame est en cuisine. Vous voulez avoir un aperçu de l'hospitalité grecque ? C'est assurément ici qu'il faut venir ! Attention, on peut passer devant ce restaurant, qui ne contient qu'une huitaine de tables, terrasse comprise, sans vraiment le voir ... Il ne paye pas de mine ... ... mais quel accueil et quelle cuisine ! ???? ???? ????Je bois un petit verre de liqueur de mastic à votre santé, en passant ! Retour vers Syntagma pour reprendre le métro ... On s'arrête un instant devant le parlement ... On salue l'evzone en faction ... Et comme à chaque heure pile, la relève de la garde nous fait sourire ! Il est temps d'aller dormir ... Le lendemain, on ferme la maison bleue ... Nous y repasserons au retour de Naxos ... Et on retourne au Pirée, cette fois-ci en taxi parce que définitivement, le métro avec les valises, c'est un peu chiant ! ???? En attendant notre ferry, on traîne un peu. On prend un café frappé. On fait un tour dans le marché. Plutôt désert, le marché, d'ailleurs, en cette fin de matinée. On respire les parfums grecs ... ... et arrive ... le moment du déjeuner !!! Vous aurez noté qu'en Grèce, la principale occupation est ... de trouver ce que l'on mangera au repas suivant. ???? On vous a déjà amené ici à maintes reprises. Si, si ! Le Paloi Roloi est un petit restaurant qui ne paye pas de mine mais que nous adorons. C'est l'endroit idéal pour passer un moment en attendant le départ de notre bateau, prévu vers 17 heures. On va donc pouvoir y traîner deux bonnes heures. De surcroît, on y mange très bien. L'avantage en Grèce, c'est qu'on ne vous presse jamais lorsque vous traînez à table. Ce que vous voyez dans les bouteilles en plastique, c'est le "krassi" de la maison. Un vin très artisanal, en général, sans additifs, en plus ... ce qui a parfois son revers et donne une boisson curieuse au goût très différent de ce que l'on trouve chez nous. Quoiqu'il en soit, en Grèce, j'aime ça. Nos kalamaki grillent déjà sur la plancha. On déjeune en extérieur ... Le chat, sans doute celui de la maison, vient nous faire ses grâces ... Le meilleur pastitsio du monde arrive ! Ah, ce doux parfum de cannelle ! Philippe s'est commandé des sardines. Il aura de quoi faire ! Une vraie nature morte, cette planche-là ! Moi, cette salade m'ira très bien ! En croquant quelques morceaux de fruits offerts par la maison, on bavarde, on lit un peu, on imagine tout ce que l'on fera ... beaucoup de repos, un peu de promenades ... à Naxos ... Quelques pas pour se diriger vers l'embarcadère en passant devant la très belle église byzantine de la Sainte-Trinité, ... ... appelée ici Ieros Naos Agia Triada. Et il est maintenant plus que temps de sauter dans notre ferry. Dans cinq heures (!!!), nous serons à Naxos ! La traversée est extrêmement ventée, je ne bougerai pas de mon siège, même pas pour voir le soleil se coucher à l'horizon, en pleine mer Égée ... Je suis vite sujette au mal de mer, voyez-vous ? Heureusement, Clem est moins chochotte ... ... et m'apporte quelques jolis clichés ... Après un premier arrêt sur l'île de Paros pour débarquer la moitié des passagers ... ... nous arrivons à Naxos ... et après un petit coup de taxi, dans "notre" maison d'Agia Anna ! Le vrai début des vacances ! Au petit matin, je me précipite, comme chaque année le premier matin, sur notre terrasse. Elle est jolie, notre chambre, hein ... ... avec ses jolis rideaux bleus ? Le temps de ranger quelques affaires ... ... on sort dans le joli petit hameau ... ... et on file vers la plage. Et quelques minutes plus tard, nous y voilà !!! Elle est magnifique, cette mer-là ! Le ciel, la mer, les palmiers, ... ... les coquillages ... Le Banana Beach Bar sur la plage ... Les cappuccinos glacés ... Les frappés face au Paradis ... Je pense que parmi nous ... ... personne ne vous dira ... ... que ce n'est pas ... ... le bonheur absolu ! ???????????? Les tamaris dans le sable offrent un peu d'ombre aux lézards ... Paysage idyllique ! Pour le déjeuner, on passe saluer nos amis d'Oregano. On est tellement content de les revoir ! Leurs souvlakis et la salade naxienne, couverte d'un fromage frais local divin appelé myzithra , est un délice. On descend ensuite à Hora en autobus ... Quelques pas sur le front de mer ... Immersion dans la vie des îles ... Pays du poulpe qui sèche au soleil ... ... et de la gouna, ce poisson (en général un maquereau) ouvert en deux, enduit sel et d'origan puis séché quelques heures à l'air des Cyclades, que l'on grille ensuite au feu de bois juste avant de le déguster. Pays des maisons blanches, du marbre et des sols peints ... Naxos, ville du Pink Flamingo, notre bar chouchou ... Celui où il fait si bon s'attabler ... ... devant une mastiha margarita ... ... qui met tout le monde de bonne humeur ... ... et de quelques bricoles ... ... à grignoter ... ... en attendant le merveilleux coucher de soleil ! Quand nous n'admirons pas ce spectacle, extraordinaire pour nous quoique très naturel, en somme, depuis la terrasse du Pink Flamingo, c'est depuis la Portara, ce grand portique que vous voyez au loin, que nous nous en régalons. Je vous montrerai ça un peu plus loin ... En attendant, je vous invite au Prokopios Art Festival, qui passe en été des films en plein air. On y joue ce soir Bohemian Rhapsody. En anglais sous-titré en grec ! ;-) Avec les 10 euros du prix du billet, on a droit à une boisson (pour moi, un verre de retsina bien frais) ... ... et un bon fauteuil ... en principe ! Ce soir, un invité m'a piqué la place ! Ça m'apprendra à me lever pour aller m'aviner ! ;-)???? Je le pousse, il revient ... et s'installe sur mes jambes. Tant pis pour les crampes; un chat cinéphile, on lui pardonne tout, non ? Allez, demain, on ira peut-être revoir Mamma Mia ... sans chat ! 9 Août ... Réveil tardif ... On est crevé, cette année ... Le meltem souffle bien ... Il fait presque frais. Nous passons la matinée à Hora ... On descend du bus devant la belle cathédrale orthodoxe ... Agios Nikodimos ... Un pope arrive ... Un look hipster, très chic ! :-) On note les dates des films à venir ... Et puis on monte dans la vieille ville ... Partout, de petites chapelles toutes blanches ... Vraiment partout. À chaque promenade ici, on se noie dans le blanc et le bleu ! Le musée du folklore de Naxos, que nous avons visité il y a deux ans, est fermé. Il est vrai qu'il a des horaires d'ouverture étranges. Le four de la boulangerie est éteint ... La vie est belle, par ici. Tous ces panneaux ... ... nous mettent en appétit. L'un des restaurants ouvert très tard dans l'après-midi est le Metaxi Mas , au cœur du quartier dit du Labyrinthe. On y mange bien. Encore une salade naxienne, toujours bonne puisque tout est local. Naxos sait se suffire à elle-même. Agriculture, élevage, pêche ... il y a tout sur place, contrairement à nombre d'îles grecques qui sont confrontées à des problèmes de rareté de l'eau. La moussaka y est divine. Elle se mérite. L'attente est conséquente pour l'obtenir mais lorsqu'elle arrive devant vous, vous ne regrettez pas d'avoir un peu attendu. En ressortant du restaurant, on se traîne un peu dans le cagnard ! Et quand nous arrivons tout en haut de la ville ... après beaucoup d'efforts - je comprends bien mieux, au fil des ans, pourquoi les Grecs font la sieste sur les îles - nous sommes bien récompensés par la vue extraordinaire qui s'offre à nous depuis la terrasse du bar 1739. La vue de ce joli moulin me rappelle qu'il faut impérativement que nous réservions une table à l'Oniro durant notre séjour. On fait le plein d'eau glacée ... ... et puis on se requinque avec un café. On quitte ce point de vue magnifique ... ... et on redescend en serpentant dans les rues en colimaçon. On dépasse l'Oniro ... ... planqué au fond d'une courette. Je me retiens pour ne pas cacher dans mes poches un ou deux de ces micro-chatons ! Ils sont tellement mignons ... ... et il y en a toute une tripotée. Il paraît que l'on peut adopter des chats de Naxos. C'est une association locale, la même qui suit les chats libres de l'île, les soigne, les nourrit, qui s'en occupe. Je ne suis pas certaine que notre Bounty apprécierait la plaisanterie ... Alors on repart ... D'en bas, le kastro est magnifique. J'adore la sobre façade de l'ancien couvent des Ursulines. ... et les vieilles pierres de ce labyrinthe. Nous descendons jusqu'à la mer, ou plutôt, jusqu'à notre plus belle piscine ... ... sous la portara. Le meilleur endroit pour se rafraîchir, pour patauger, pour nager, pour se régénérer, en fait ... Et deux bonnes heures plus tard, nous pouvons enfin rentrer ! En chemin, Clem fait une rencontre. Quelques gratouilles et ça repart ... Juste à temps pour le coucher du soleil. La jolie Saganaki, que nous retrouvons d'année en année, vient nous rejoindre sur le toit de la maison. Elle aime les calins, Saganaki. Les premières années, elle était très, très maigre. Cette fois, comme elle est prise en charge par l'association des Chats de Naxos et désormais bien nourrie, elle n'aura plus droit à nos croquettes mais seulement à nos caresses. Ce qui semble bien lui convenir, en fait. Ça y est, le soleil va tomber dans la mer ... L'apéro est prêt. Juste à temps ! Je vous laisse l'admirer pendant que je sirote mon ouzo. La vie est belle ... En remontant, on a fait le plein de tiropitas et autres feuilletés chez Grigoris. Philippe nous prépare une bonne salade de tomates, juste arrosée d'un filet de merveilleuse huile d'olive locale. Un délicieux dîner tout simple et on file au lit ! 11 Août ... Vous prenez le petit-déjeuner avec nous ? Une part de brioche de Pâques parfumée au mastic, appelée tsoureki, et un yaourt au miel et aux amandes. Notre logeuse nous a offert en plus un pot de l'excellente confiture d'abricots qu'elle confectionne elle-même. Nous partagerons avec joie ! Matinée à la plage ... Baignade dans des eaux cristallines toute la matinée ... Bronzette sur la plage, aussi. Et puis déjeuner au même endroit, à la taverne Faros Stou Chiou ... Au Phare de Chios ... Une jolie terrasse avec vue directe sur le port d'Agia Anna ... De la bière bien fraîche ... Une grande salade naxienne, des pitas tièdes ... Pour la suite, on a vraiment les yeux plus gros que le ventre ! Mais la carte, qui annonce des produits frais, locaux et bio, - ils ont leur propre ferme et pêchent leurs poissons - est tellement appétissante qu'on ne résiste pas. Clem choisit des pâtes aux saucisses de Naxos ... Philippe se régale d'une assiette de saganaki de crevettes. Des crevettes noyées dans une épaisse sauce à la tomate et à la feta. Paul, qui sent qu'il n'a pas très faim (je crois surtout qu'on a trop pris le soleil, ce matin ...), prend des pâtes aux tomates cerises et basilic. Quant à mon poisson frit, il est juste génial ! Je le partage un peu avec ce mignon chat gris. On nous offre le dessert, en plus. J'oubliais d'ajouter que le service est adorable ! Une petite marche le long du port ... ... puis dans les ruelles adjacentes ... On rejoint Hora ... On regrimpe en haut de la vieille ville. Cela fait un bon sport, chaque jour ! Le musée d'Archéologie, qui est un endroit délicieusement désuet mais pas du tout climatisé (je vous l'ai déjà fait visiter il y a quelques années) est fermé. Il rouvrira certainement en fin d'après-midi. Moi, je m'amuse avec les chats ... Ils sont tellement adorables ... À croquer !!! J'achète une belle grenade en céramique dans ma boutique préférée et puis on retourne se baigner sous la portara. Le soir tombe. Encore un coucher de soleil ... ... au Pink Flamingo ... Je vous laisse l'admirer de près ... Regardez comme il peut changer en quelques minutes ... Pendant que nous sommes perchés ... ... deux gars jouent de la musique locale. Nous, on boit ! ... et on apérote ! La nuit tombe ... Nous n'avons pas grand-faim, mais les garçons grignotent quand même quelques kalamakis sur le port. Il doit être 23 heures. Comme chaque soir, le ferry qui vient du Pirée arrive. Avant de reprendre le bus, Clem va chercher ses loukoumades, des beignets grecs trempés dans le miel et la cannelle. Il ne sait pas y résister. ???? Le lendemain, on décide de changer de trajet pour rejoindre la mer. On va avoir l'occasion de découvrir la campagne derrière la maison puisque nous perdons très vite. Nous découvrons où se trouvent les champs de pommes de terre. La pomme de terre de Naxos jouit d'une IGP et est de fait tout à fait délicieuse. On ne croise pas beaucoup de maisons et celles que l'on voit semblent fermées ... Les agriculteurs de l'île sont ont en souvent une activité dans le domaine du tourisme balnéaire, en été, et désertent leurs champs. Quand finalement on retrouve la mer, on a bien fait nos 10000 pas en plein cagnard ! On a juste envie de fraîcheur et on va aller se tremper longuement ... Pour midi, nous laisserons de côté les homards ... ... pour nous concentrer sur une simple assiette de gyros chez nos amis d'Oregano. Sitôt le déjeuner terminé, on rentre à la maison par le chemin court, c'est-à-dire celui qui nous mène chez nous en moins de 10 minutes. ???? Ensuite, c'est sieste au frais jusqu'à la fin de l'après-midi. En Grèce, on traîne beaucoup ... et on fait comme les chats ... ... on sort la nuit ! Ou presque ! On dîne encore dehors. Même si les restaurants ne sont pas bien chers, en Grèce, il faut quand même prévoir un sacré budget, quand on part près de trois semaines ... Clem est bien pensif, ce soir. Ou, plus sûrement, très fatigué ! On dîne au restaurant de l'Union des Coopératives de Naxos. Viandes, fromages, fruits et légumes, huile d'olive, confitures, bières, vins et liqueurs ... tous les produits bruts viennent de l'île ! Un excellent ouzo nous ouvre les papilles ... La salade naxienne est délicieuse et le fromage frais appelé Xinomizithra est incroyablement doux ... On a besoin de fraîcheur. Ces croquettes de fromages sont confectionnées à base de Graviera, Graviera fumée et d'un autre fromage local, le Kefalotyri, appelé aussi Arseniko, au goût puissant. Une formidable combinaison ! Quant à ce plat d'aubergines, il est juste fantastique. Petit passage obligé du soir ... Aujourd'hui, le dessert sera agrémenté de glace vanille, de miel et de beaucoup de cannelle. Encore meilleur que d'habitude. Partout dans Hora, les dîneurs prennent le frais en plein air ... Il est temps d'aller dormir ... Demain sera une grosse journée ! Bonne nuit ! Ce matin, on a loué une voiture pour partir nous "aventurer" dans la montagne. On le connaît bien, cet arrière-pays. Il est très différent du bord de mer. Beaucoup plus authentique. Beaucoup moins de touristes ... ... et très, très beau ! De vieux moulins abandonnés ... De splendides tours vénitiennes ... Des villages très grecs ! Filoti est l'un de ceux que l'on préfère. La terrasse du kafenio est essentiellement occupée par des hommes qui refont le monde ... Ils ont souvent fière allure, les vieux Grecs. Ce début de matinée est le moment parfait pour avaler un café à la terrasse d'en face, celle du Platanos , excellent terrain d'observation, à l'ombre de surcroît. On a fait provision de tsoureki chez Moustakis, l'excellente boulangerie du village, pour les prochains matins ... Je fais un petit tour à ma droguerie préférée ... Ce gars-là vend le plus extraordinaire choix ... de tout ce que vous voulez ! Pour les instruments nécessaires à la cuisine grecque, il est imbattable ! Ce matin, nous grimpons dans la plaine fertile de la Tragea. C'est la plaine qui s'étend de Filoti à un autre village appelé Halki. Région splendide tant par le paysage que par son importance historique et culturelle, elle gagne à être parcourue en tout sens. Déjà dans l'Antiquité, son sol fertile était idéal pour honorer Demeter, la déesse de l'agriculture et des moissons. Il y a d'ailleurs un merveilleux site, le sanctuaire de Giroulas, qui lui fut tout entier dédié. La première fois que nous y sommes venus, c'était en fin de journée, au coucher du soleil, et c'était sublime. La lumière sur les ruines était merveilleuse. L'entrée était libre et on pouvait y entrer quand on le voulait. Cette année, le sanctuaire est fermé par des grilles et on ne peut y pénétrer qu'à certaines heures, plutôt réduites, d'ailleurs, ce qui fait que nous ne verrons plus jamais les rayons rouges du soleil couchant lécher ... ... les pierres de ce temple construit au 6ème siècle avant Jésus-Christ. Outre le site en lui-même ... ... il y a là un chouette petit musée qui expose les pièces retrouvées sur le site ... ... d'une façon didactique qui permet de bien mieux comprendre l'organisation au fil des âges de ce lieu. Au 6ème siècle APRÈS Jésus-Christ, cette fois, le temple a été partiellement modifié pour devenir basilique chrétienne. La façon dont sont présentés les morceaux qui restent montre bien comment s'organisaient les bâtiments et partant de là, la vie de ce site. Si vous désirez un peu plus de détails concernant le sanctuaire, vous pouvez toujours revenir en arrière et lire ce billet-là. Lorsque l'on ressort, on revient un peu en arrière, nous aussi, pour aller rendre visite au potier du village de Damalas. Manolis produit des objets du quotidien de façon prolifique et ... ... je ne peux m'empêcher de lui embarquer une ou deux pièces à chaque visite. Cette année, ce sont celle-ci ... ... et celle-là ! Manolis vit et travaille en bordure d'une oliveraie constituée d'arbres plus que centenaires ... Quelle belle nature ! Je ramasse un beau brin d'olivier. On s'arrête ensuite à Halki, les garçons commencent à avoir faim. Il faut dire que les odeurs de viande grillée qui flottent au centre du village n'y sont sans doute pas pour rien ! Il y a là un restaurant que l'on aime bien mais, pas de chance, pas une table libre pour l'instant. On nous suggère gentiment de revenir dans une heure mais le village n'est pas bien grand, on est aux heures les plus chaudes ... donc on renonce. Pour nous remonter le moral ... et l'hydratation ... nous nous arrêtons dans un joli petit café ... ... pour nous régaler pour les uns d'un jus de pastèque et pour les autres, d'un jus de melon jaune et concombre. Les deux sont délicieux. Nous voilà requinqués ! ;-) Nous voilà donc quittant Halki pour essayer de trouver de quoi remplir les estomacs des troupes ! Retour vers Filoti. Plus personne n'a trop envie de cavaler. On se pose donc chez Baboulas. Selon les guides, la nourriture est bonne mais le service, bien lent. Pas grave, nous sommes en vacances et pas pressés du tout ! J'aime bien cette façade. Sous le restaurant, quand on descend quelques marches, il y a d'un côté un boucher ... ... et de l'autre côté, un boulanger. Au milieu, donc, il y a cette taverne familiale qui travaille, comme beaucoup ici, les produits de l'île. Comme je vous l'ai dit un peu plus haut, ici, on fait pousser de divines tomates, de merveilleux concombres. On élève des vaches, des moutons, des brebis et des chèvres en plein air et on en obtient de la viande excellente et des fromages succulents ! Comment résister ? Clem et Paul optent pour le pastitsio, pour lequel ils ont une vraie passion ! Moi, j'aime la vraie saucisse de Naxos, pleine des bonnes herbes de la montagne, et quand elle est accompagnées de fines tranches de pommes de terre cultivées ici aussi et juste sautées dans un peu d'huile d'olive, je ne résiste pas. Quant à Philippe, il choisit un plat d'agneau, de pommes de terre et d'artichauts dans une sauce au citron et à l'aneth. Tout est délicieux. Vous voyez même ici Clément saucer l'assiette de son père ! :-) Quant à ce petit chat, il ne boude pas son plaisir lui non plus ! À l'extérieur du restaurant, de l'autre côté de la rue, des chatons s'amusent. Toute une famille, en fait ... Et évidemment, Paulo est avec eux ! On reprend la route ? Elle est bien belle. On y croise des ânes ... ... et des bergers. De très belles carrières de marbre, un marbre très réputé depuis l'Antiquité. Juste dessous, on connaît un figuier qui produit plein de figues énormes et super-sucrées ! Et nous ne manquons jamais de nous y arrêter. C'est Paulo qui grimpe sur le mur et qui remplit notre panier ! Après ce long tour, on revient à Halki. C'est sur la route du retour, de toute façon. On rend visite au sculpteur de marbre. Ses statuettes coûtent un bras ! :-) L'arrêt suivant sera consacré à la visite d'un endroit réputé du coin. La galerie Fish and Olive , dans laquelle Katharina Bolesch et Alexander Reichardt fabriquent les plus ravissantes céramiques. Alexander représente essentiellement des poissons ... ... tandis que le motif récurrent des poteries de Katharina est l'olive. Leur production est très limitée mais tout est superbe ! Les photos étant interdites dans la galerie, je ne peux pas vous montrer grand-chose, sauf ce qui est inclus dans les murs de la galerie. Il vous faudra donc me croire sur parole ! Voici un petit échantillon des productions du village ... On goûterait tout ! Aujourd'hui, nous n'irons pas nous promener jusqu'à l'église de Diasortis mais c'est promis, nous y reviendrons pour le 15 Août. En attendant, allons goûter à cet excellent galaktoboureko. Il paraît que dans ce café-là, il est exceptionnel ! Depuis le temps que nous passons devant ... ... nous n'avons jamais pris le temps de nous y arrêter. Ou peut-être est-ce juste parce que nous n'y étions pas à la bonne heure, c'est-à-dire à celle du goûter. En tout cas, et puisqu'on nous l'a tant vantée, voici le moment de goûter à cette merveille qu'est ce galaktoboureko-là ... En attendant que l'on nous apporte notre commande, on observe un monsieur assis de l'autre côté de la rue. J'imagine qu'il profite un peu de l'ombre. C'est vite fatigant, la chaleur. Surtout pour des organismes pas tout jeunes. Le pope de l'église voisine le rejoint ... ... et notre commande arrive. J'essaye cette boisson locale aux cerises aigres. Fort bonne, au demeurant, et très rafraîchissante. Parlons maintenant du gâteau. Tiède, bien feuilleté en surface et délicieusement moelleux à l'intérieur, c'est un régal ! Les deux parts que nous nous partageons disparaissent vite, vous pouvez me croire ! La redescente vers Hora nous laisse découvrir un horizon ... Plutôt que de rentrer tout de suite à la maison, nous marquons un arrêt à Prokopios. Clément a très envie de dîner sur la plage ... ... et le porc grillé de Nikos est toujours très bon. Nous avons de la chance de trouver une table libre sans avoir préalablement réservé. Ces dîners à la lumière de torches enflammées sont très prisés ! La journée a été longue mais les esprits sont remplis de belles images. Il est temps de déguster le fameux "pork on the spit" ... Bon, Philippe fait des infidélités au porc ... ... et se régale de grosses crevettes et de légumes grillés au feu de bois. Après quoi il est temps d'aller se reposer. Demain, 13 Août, on ne fera pas grand-chose ... Il faut alterner les journées de cavalcade et les journées de repos, sous peine de rentrer crevé en France à la fin des vacances ! :-) Alors le lendemain, on se lève hyper-tard et on rejoins Hora tout de suite. On s'arrête au cimetière. Vous savez que j'aime visiter les cimetières. C'est paisible, un cimetière, et ça raconte souvent plein d'histoires ... Chaque année, d'ailleurs, je viens saluer mon vieux copain Ioannis ! :-) Philippe attend à la sortie, lui ! Nous voilà sur le bord de mer. Nous allons prendre un petit déjeuner tardif en terrasse. Un petit-déjeuner 100% local. Rechargés en nourritures saines, nous marchons un peu sur le port. On piquerait bien le petit "Capitaine Petros" pour aller faire un tour en mer ... Nous nous contentons de nos pieds ... et de nos yeux ... pour admirer les bleus du ciel et de la mer. Tout près de l'embarcadère, deux poulpes juste pêchés prennent le soleil et le vent. La mer bouge bien, ce matin. Pour autant, les gens se baignent. On rentre déjeuner à la maison ... au beau milieu de l'après-midi. Des pâtés de chez Grigoris achetés avant de remonter dans le bus ... Du pain à l'origan ... ... et une belle salade de tomates. Un déjeuner en plein air ... ... tout à fait simple et délicieux ! Pour ceux qui le souhaitent, un yaourt au miel et aux fruits ... Sinon, un petit bout de bougatsa tiède avec le café. L'occasion d'étrenner ma céramique d'Égine. Saganaki traîne encore dans nos pattes ... Elle est vraiment chez elle, ici ! Le soir arrivant, on ressort à Hora, qui s'éclaire d'une jolie lumière. On retourne au bout de la jetée de l'embarcadère, là où pendaient nos poulpes ce matin. On commande une petite bouteille d'ouzo ... Στήν ύγειά σου ! Prononcez " stin ygeía sou" ... À votre santé, donc ! ???? Le soleil est prêt à se coucher. Arrive un gros tentacule de poulpe grillé accompagné de fava et d'oignon vert ... Paul se charge de découper ce morceau de choix ! Quel apéritif, les amis ! Le poulpe est délicieux et le soleil nous fait un show époustouflant ... De temps à autre, une vague vient faire de l'ombre au soleil. C'est juste magique ! Clem se fait un copain dans la vieille ville ... Il est mignon, ce petit chat. Pas farouche pour deux sous ... Il attend juste que ces maîtres lui ouvre la porte de la maison, tout en haut de ces escaliers et nous snobe dès qu'ils arrivent ! Nos amis ayant faim, on investit une table du restaurant To Souvlaki Tou Maki , sur Papavassiliou. On vient ici depuis longtemps mais cette année, la surface de l'endroit a facilement doublé. D'un mouchoir de poche familial, nous passons à un vrai restaurant. On y mange toujours aussi bien. Ah, ces croquettes de courgettes ! et celles de tomates ! N'essayez pas de manger un mixed-grill à vous tout seul, c'est énorme. L'assiette est suffisante pour 2 ou trois personnes ! Et la viande est exquise ! 14 Août ... Encore une fois, on se lève tard, ce qui n'est pas du goût de la copine Saganaki qui vient rejoindre Paul sitôt la porte ouverte ... Elle adore les gros câlins du matin ! On déjeune tranquillement, de yaourt au miel et aux amandes et d'un morceau de tsoureki. On lit, on traîne, on lit encore ... puis on déjeune au Palatia ... ... au bord de la plage d'Agia Anna. Super-endroit, bénéficiant du label "Aegean Cuisine". Ma moussaka est excellente ... ... et les brochettes des garçons, impressionnantes ! Baignade et sieste dans l'après-midi ... puis Margarita au Pink Flamingo à la tombée du jour ! Un petit tour sous la portara ... et c'est tout pour aujourd'hui ! 15 Août ... Nous devons récupérer notre voiture de location et nous poireautons sur le port ... ... depuis un bon moment déjà ! Nous avons prévu de remonter à Filoti pour les célébrations de la Dormition de la Vierge et nous allons finir par arriver après la bataille ... Heureusement, Naxos se prête peu à l'énervement ! :-) Quand on finit enfin par l'obtenir, on se dit que quitte à être en retard, nous allons prendre notre temps. Oui, on va prendre le temps se s'arrêter à Vourvouria ... ... pour dépouiller notre deuxième figuier préféré de l'île ! :-) Oui, nous avons nos habitudes même avec les arbres, par ici. Spécialement lorsqu'ils sont couverts de fruits comme ceux-ci ! Pendant que les garçons cueillent, j'ai une petite conversation avec les chèvres du coin. Elles n'ont pas l'être bien intéressées, cela dit ! ???? Alors de fait, lorsque nous atteignons Filoti, tout le monde est redescendu de l'église. Si les célébrations vous intéressent, il faudra que vous alliez faire un tour sur cet ancien billet . J'ai bien l'impression que les femmes du village sont à la cuisine ... Les rues fourmillent de trois ou quatre générations d'hommes grecs. Elles sont importantes, les fêtes du 15 Août. Le programme est chargé. Du moins pour ce que je comprends de l'affiche ! ???? Un petit passage à la boulangerie ... ... et on se met en quête d'une terrasse pour s'asseoir. Comme tout est bien plein, nous montons quand même jusqu'à l'église. Le village entier est pavoisé ... Rien que du blanc, du bleu et une touche de jaune soleil ... Voilà pourquoi on aime tant la Grèce ! Cette année, COVID oblige, la messe a été célébrée sur le parvis de l'église. D'habitude, l'esplanade tout autant que l'église sont pleines à craquer. On a sorti les icônes, mais elles ont été embrassées à distance ... Le pain bénit, néanmoins, est toujours dans sa grande corbeille et pas emballé dans des sachets plastiques individuels. Ouf ! L'intérieur de l'église est toujours aussi beau et les cierges brûlent ... Nous ressortons de l'église. Voyez au passage, en regardant les fanions voler, que le meltem souffle bien, aujourd'hui. La gardienne de l'église essaye de prendre un peu le frais dans un des rares coins d'ombre ... J'aimerais bien voir ces grandes tablées de fête, qui réunissent aujourd'hui jeunes et vieux de l'autre côté de ces portes entrouvertes. Mais non, nous nous contenterons de redescendre ... ... et de prendre un siège sous le grand platane de la place ... ... pour nous rafraîchir qui d'un grand verre d'oranges pressées et qui (moi, en l'occurrence !), d'un délicieux jus de pastèque ! On se partage un feuilleté aux épinards, ou spanakopita ... ... et un koulouri couvert de graines de sésame. Nous traînons un moment ... ... en regardant ce qui se passe autour de nous. Toujours des messieurs au kafenio bavardant autour d'un verre d'ouzo ou de raki en égrenant leurs komboloïs ... Nous repartons dans la montagne ... Ce montagnes couvertes d'églises. Et de moutons ! Pour les randonneurs ... ... Naxos est un paradis. Encore faut-il venir plutôt au printemps, quand le soleil ne vous mord pas encore trop la peau ! La chaleur n'a pas l'air de déranger les chèvres, qui se livrent même à un peu d'escalade dans les arbustes. Un petit âne s'ennuie derrière sa clôture. La chèvre est une aventurière. Le mouton reste ... un mouton ! ???? Nous arrivons dans un autre village que l'on nous a recommandé pour son ambiance le 15 Août, Apiranthos. Un village aux rues pavées de marbre local. Il est doté d'une belle église, aussi. L'extérieur ne paye pas de mine ... ... mais à l'intérieur, elle flamboie et son iconostase est somptueuse ! La coopérative des femmes de Naxos, remplie de leur travail artisanal, est ouverte. Je leur ai déjà acheté des textiles magnifiques lors d'un précédent passage à Moni ... Une placette semble bien animée ... Ça joue de la musique, ça chante, ça danse ... Délicieux moment ! En attendant de déjeuner -le village est bondé !-, on grimpe dans les ruelles ... ... on en prend plein les yeux ... ... et on mesure notre chance de pouvoir être ici ! Soudain, une table se libère à la taverne Platanos . C'est une grande taverne, avec beaucoup de tables et une grande terrasse surplombant la campagne naxienne ... Mes guides donnent plutôt de bonnes critiques et de toute façon, si l'on veut déjeuner aujourd'hui, ce sera là ou ... nulle part ! Nous nous attablons donc, mangeons beaucoup de pain en attendant notre commande ... Par extraordinaire (je dis ça rétrospectivement ...), on m'apporte mon plat ... du porc dans une sauce épicée dont j'ai totalement oublié le nom mais pas le goût qui est absolument divin ! Vraisemblablement, c'est une entrée. Ne voyant aucun autre plat arriver, je partage avec mes compagnons de table ... et de faim! ???? Au bout d'une bonne grosse heure, on arrive enfin à interpeller un serveur débordé ... qui selon toute vraisemblance à oublié d'envoyer en cuisine la suite de notre commande. Nous quittons donc les lieux, bénissant notre passage à la boulangerie de Filoti ce matin, qui nous a permis d'avaler chacun un quart de spanakopita et un quart de koulouri ! ???? On file donc à Halki ... ... nous sucrer les boyaux avec une part chacun, cette fois-ci, de galaktoboureko merveilleux ! À côté de nous, une réunion familiale ... Il est maintenant pas loin de 17 heures, les terrasses sont à nouveau vides ... en attendant ce soir ... ... où les familles reviendront se régaler d'un kontosouvli qui sent déjà bien bon dans les rues alentour. En attendant, Paul se fait un nouvel ami ... ... que j'appellerai chat-méléon, tant son pelage se fond dans la pierre du sol. Des poissons de nos céramistes dansent sur les murs des maisons ... Un figuier tente une percée vers le soleil ! Nous nous engageons dans un chemin de terre encadré de beaux murs en pierre sèche. On longe des oliveraies de toute beauté ... On croise une jolie toute petite église, avec à l'entrée, un banc en pierre, bien à l'ombre, pour se reposer. Comme elle est fermée, je vous la montre sous d'autres angles moins classiques ! ???? Nous sommes entourés de chèvres ... Même la chèvre a fière allure, en Grèce ! et nous voilà à la belle église Saint-Georges Diasoritis. La dernière fois que nous y sommes venus, c'était avec ma maman et mon frère, en 2016. Nous avions eu la chance de la visiter, elle était ouverte à ce moment-là. Ce qui n'est pas la cas aujourd'hui. Une très belle église byzantine dont vous pourrez admirer les fresques si vous faites un retour en arrière avec ce billet-là ! Ne vous en privez pas, c'est juste époustouflant ! Je n'en reviens pas ! La taille des troncs de ces oliviers est impressionnante ! Et ces formes tourmentées! Ils ont dû en voir défiler, des bergers ! Une jolie petite balade, donc ... Mais il est temps de rebrousser chemin. La lumière au soleil couchant est toujours aussi belle et change complètement la physionomie des lieux. Ces chèvres ont entendu l'appel du berger. Elles se rassemblent en un instant et cavalent dans sa direction ... Nous reprenons la voiture pour aller dîner. On a bien faim, après les péripéties de midi ! Direction Damarionas. Ce n'est pas bien loin. La grande place du village est couverte de longues tables ... La taverne Potirou fera le plein de clients, ce soir. Et nous en ferons partie ! Le restaurant a bonne presse et, de fait, le menu est appétissant. Le dîner est simple mais délicieux. Les produits locaux cuisinés simplement, ça fonctionne toujours ! Les lampions s'allument, les conversations s'animent ... L'ambiance est excellente ... La Grèce est magique ! La côte de porc de Clément, parfumée d'herbes locales et grillée au feu de bois, est immmmmmmmmense et délicieuse ! Les saucisses de Naxos sont tout aussi parfaites. Quant au "burger" de Paulo, il est divin aussi. La viande, les herbes aromatiques, les pommes de terre, tout à vécu ou poussé à quelques kilomètres d'ici et le vrai plaisir est dans l'assiette. Nous sommes enchantés de notre dîner. La soirée s'étire doucement ... Il fait bon et les gens en profitent ! Les enfants jouent dans un coin ... Partout dans le village, c'est la fête ... On fait le plein de bons souvenirs ... et on rentre se coucher ! 16 Août au matin ... Saganaki tient compagnie à Clem ... Puisqu'il est en train de se brosser les dents, c'est Paulo qui prend le relais ... ... et assure le minimum syndical du matin ! C'est que le Syndicat des Félins de Naxos à ses exigences ! ???? Nous prendrons le petit déjeuner à Hora, ce matin. Fruits frais, xinomyzithra et miel ... Pancakes, miel et noix hachées ... De quoi se régaler de façon très grecque ! Aujourd'hui, on va profiter de Hora. Chaque année, à quelques jours du départ, on a l'impression qu'il faut se remplir les yeux et la tête de plus d'images de ce paradis. Oui, l'île d'Ariane et d'Apollon est un paradis. La mer ... Les terrasses ombragées au bord de l'eau ... Du farniente autant qu'on le souhaite ... Les cafés frappés avec un bon roman ... La baignade dès qu'il commence à faire un peu trop chaud ... Un paysage délicieux ... Des chats partout ... Naxos allie tout ce que l'on peut souhaiter pour des vacances de rêve ... La mer Égée, la montagne, du repos, de la culture aussi ... Naxos a une riche histoire ... Berceau de Zeus (enfin, c'est ce que l'on raconte ...), très prospère à l'époque Archaïque, à son apogée à l'époque byzantine, duché sous la domination Vénitienne, ottomane pendant près de 300 ans, active dans la guerre d'indépendance grecque, résistante lors de l'occupation nazie ... Elle a un sacré passé, notre île préférée ! On comprend pourquoi les dieux se sont arrêtés par ici ... Faisons un tour sur le port, maintenant. Un gars attend tranquillement que le poisson morde ... Les bateaux sont à quai ... ... sans doute rentrés depuis quelques heures ... Tiens, le Naxos Star qui nous avait emmenés à Délos il y a deux ans semble abandonné ... La ville s'éveille doucement ... Les boutiques ouvrent ... La paysan vient de livrer la horta qui sera servie à midi, peut-être en accompagnement d'un poulpe grillé ... Cette minuscule église vient d'ouvrir ses portes ... Des bougies brûlent déjà. Ça sent bon la cire d'abeille et le miel ... Je résiste à l'envie de remporter un chat avec moi ... ... et continue ma promenade sous les arches de pierre du Labyrinthe ... Pas très envie de grimper au Kastro ... On restera dans les niveaux intermédiaires de la ville ... Beaucoup de volets sont encore fermés ... On se couche tard, en été, à Naxos. Il faut bien profiter de la fraîcheur du soir ... Les pots de basilic embaument l'atmosphère sous les premiers rayons ardents du soleil .... Il fait bon se lever tôt de temps en temps ... ... et jouir de cette ville encore presque vide ... Notre journée se passera ... à ne rien faire ... Le bonheur ... Juste un déjeuner à la maison ... ... fait d'une salade de grosses tomates bien mûres, de pêches et des figues cueillies hier à Vourvouria. Avec du pain grillé aux herbes, quand même ... et de l'ouzo ! Pas un repas sans ouzo, ici ! Et un autre pain garni de graines de sésame acheté, tout frais, ce matin à Hora. On ressort en fin d'après-midi ... Direction la boutique de M. Tzimblakis, sur Papavassiliou. Une boutique ouverte depuis 1938 qui enchantera tous les amateurs de cuisine. On y trouve aussi bien des fromages fabriqués par les bergers de l'île, des olives, de l'huile, des herbes séchées locales et des épices, du miel de thym, des vins locaux, du raki, des câpres, des noix, et puis aussi des ustensiles d'un autre temps mais toujours utiles ... Des balais de toute sorte, des céramiques de cuisine, des lanternes, des bouteilles ... bref, de tout ! Juste en face se trouve un fromager remarquable, Kofopoulos. Ses caves sont un régal à visiter ... ... et on peut même participer à des dégustations pour un prix modique. Là, vous apprendrez tout ce qu'il y a à savoir sur les fromages de l'île, et ils sont nombreux. Vous en dégusterez certains à des degrés d'affinage différents. Vous apprendrez à les associer avec différents produits (charcuteries fumées, confits de fruits, fraîche pastèque ...) pour en tirer le meilleur ! Un verre de vin blanc local pour accompagner tout cela ... et voilà notre dîner fait ! ???? Le soleil va se coucher. Ce soir, la mer et le ciel sont mauves ... Encore une bien belle journée. Dix-septième et dernier jour ... ???? Même les chats d'ici ... ... ne comprennent pas que l'on s'en aille demain ! ???? Quoiqu'il en soit, c'est ainsi ! Alors on se dit qu'on va profiter de ce dernier jour dans les Cyclades ... ... et profiter de tout ce qu'elles ont à nous offrir en terme de qualité de vie. Le meilleur endroit pour nous adonner à cette grande mission ? Apollon Paradise, encore une fois ! Clem's Paradise ... Phil's Paradise ... Mon paradis, aussi ... Un banc en pierre, quelques coussins ... .... un café frappé bien glacé ... Une vue de rêve ... ... et du soleil, encore plus de soleil que chez nous (si c'est possible ! ????) Quelques tables sur une jetée au bord de l'eau ... ... et ma famille autour de moi ... Quelques petits chats, aussi ... Des chats qui, comme moi, sourient à la douceur de cette vie ... ... il ne me faut finalement rien de plus pour être bien !!! Dernière soirée, donc ... Dernier soleil qui se couche à l'horizon de la mer Égée ... ... et à travers de la Portara ... Dernier ciel aussi flamboyant ... Dernières déambulations sur le front de mer où poulpes ... ... et gounas attendent les affamés. Dernier dîner en plein air, aussi. Pas sur cette terrasse, sous ce grand laurier pourtant si accueillant ... Un peu plus haut ... Dans un endroit de rêve ... "Le Rêve", justement ... Celui qui a en terrasse le joli moulin ... Avec une jolie vue ... ... depuis la terrasse ! Un petit verre de raki bien costaud pour nous mettre en appétit et des bricoles à grignoter en attendant ... ... de commander ! En attendant aussi le divin risotto à la crème d'asperges, servi avec des crevettes grillées ... Ou bien cette sublime souris d'agneau confite au miel dans une sauce au vin rouge ! En sortant, nous nous arrêtons dans une jolie galerie de la vieille ville qui expose de magnifiques sculptures en marbre de l'Allemand Ingbert Brunk, qui travaille à Naxos depuis 1985 en utilisant les plus beaux marbres de l'île. Somptueux ! En attendant le départ de notre bus, on s'arrête sur la terrasse de la boutique ... ... de loukoumades, bien sûr ! Les garçons veulent un dessert, vous comprenez ? ???? 18 Août ... Le grand départ ! Après un arrêt à Paros ... ... dont le port est aisément reconnaissable à son moulin ... on file vers Athènes ! On reprend nos bonnes habitudes dans notre maison bleue, on se permet une petite sieste et on ressort se promener. On reste dans le centre de la ville ... On se réserve une belle balade pour demain. Peu avant le coucher du soleil, on grimpe jusque sur le toit-terrasse de l'hôtel 360°. De là, on a une vue magnifique sur l'Acropole ! Pour 10 euros par tête, vous avez le plus beau des spectacles ! Et les meilleurs cocktails ! Pour moi, c'est un "Passion Fruit Crème Brûlée" Sophistiqué et hyper-hyper-bon ! Pour Clément un Golden Hour, sorte de Spritz très floral, ... ... et pour Philippe, un très chic Bellini Sgroppino... Ça, je le referai facilement ! La Spicy Margarita de Paul est également assez extraordinaire ! Pas facile à reproduire à la maison mais vous pouvez toujours vous y essayer ! :-) L'endroit est un peu branchouille mais les serveurs sont gentils comme tout ... ... et l'endroit est carrément magique lorsque le soleil tombe à l'horizon ! Gentiment ébrieux mais ravis, nous retournons chez Evgenia pour dîner. Nous y allons toujours à notre arrivée ... et à notre départ ! Il va falloir éponger les nombreux alcools qui baignent nos veines ... Pour se faire, on commande une portion de saganaki de graviera ... La traditionnelle salade choriatiki ... Une assiette de fava tiède ... Une belle part de moussaka ... Une autre de Gemista ... Ce qui nous donne un dîner excellent, arrosé de bouteilles d'eau fraîches ... et d'un peu d'ouzo, quand même ! ???? Dernier petit-déjeuner en ville, au A for Athens ... Demain, nous rentrons à la maison et nous avons tous un peu le cœur serré ... Au A for Athens , le buddha bowl est excellent ! Le reste de la matinée se passe à respirer l'odeur des épices ... À nous promener en regardant les vitrines de magasins au charme suranné ... À nous asseoir sur les marches des églises en prenant le temps de vivre ... Quelques dix-mille pas plus tard, nous voici devant le musée de la Ville d'Athènes. On ne l'a encore jamais visité ... Mais avant tout, nous allons déjeuner. Le Black Duck Garden, c'est le bistrot de ce musée. Un jardin secret en pleine ville. Un peu d'histoire du lieu, pour commencer. La maison qui abrite aujourd'hui le musée de la ville d'Athènes a été construite en 1833. C'est ici qu'Otto, premier roi de Grèce, s'installa après son mariage avec Amalia, âgée de 18 ans. C'est la jeune reine qui organisa le jardin autour de la résidence royale temporaire, en 1836. Le jardin de l'ancien palais fut le premier jardin public de la capitale grecque. Il comportait quatre entrées, une fontaine et un bassin dans lequel nageait des poissons rouges. Il englobait la zone de la place Klafthmonos et s'étendait jusqu'à la place Kolokotronis. Le jardin du musée de la ville d'Athènes n'est plus qu'une petite partie de ce grand jardin. Cependant, c'est une petite oasis au centre d'Athènes. Le palmier planté par Amalia est toujours vivant. Il abrite aujourd'hui de Black Duck Garden, ... ... qui propose un menu principalement méditerranéen, la plupart des ingrédients provenant de la nature grecque et de la cuisine traditionnelle. La carte des vins grecs est particulièrement impressionnante mais nous ne nous saoûlerons pas à midi. Il fait vraiment trop chaud ! Nous dégusterons donc une excellente citronnade aromatisée au mastic ... ... en feuilletant quelques bons guides de la ville. C'est d'ailleurs dans le Athens Food Guide que nous avons trouvé cette belle adresse. Les petits oiseaux dans les oliviers ... ... qui piaillent à qui mieux mieux ... ... nous accompagneront pendant tout notre déjeuner. On nous apporte une magnifique huile d'olive et une petite sauce au yaourt pour patienter. Le pain aux céréales est divin ! Nous déjeunons en bonne compagnie ! ???? Les pâtes orzo au citron et à la menthe fraîche, cuites avec je ne sais quel morceau de charcuterie du Péloponnèse, sont délicieuses. Tout autant que ces grosses pâtes farcies aux aubergines. Notre café grec est accompagné d'exquis petits biscuits au chocolat ... Nous visitons ensuite le musée, dans lequel, malheureusement, les photos ne sont pas autorisées. Superbe endroit, cela dit. Et puis nous repartons vadrouiller ... Nous rejoignons la belle Panepistimiou, qui relie les places Omonia et Syntagma et rassemble parmi les plus imposants bâtiments de la capitale grecque ... ... comme celui de l'Académie d'Athènes ... ... ou celui du bâtiment central de la Banque Nationale de Grèce. C'est ici aussi que se trouve le grand magasin Attica. Les Galeries Lafayette grecques, en quelque sorte ... J'en ressors avec un petit bouquin amusant ! Et sans doute utile ! ;-) Il y a dans ce quartier pas mal de galeries couvertes de verrières, un peu à la façon des passages parisiens. Elles sont un peu vides en ce milieu de journée du mois d'août ... ... mais charmantes malgré tout. Chaque année, des bâtiments néo-classiques en ruine sont rénovés. Athènes retrouve peu à peu de sa superbe ! Mais j'aime quand même les petits coins encore un peu "dans leur jus" , comme on dit un peu trop souvent ces temps-ci ! ???? En bref, j'aime Athènes, quoi !!! Un dernier arrêt en cette belle journée. Nous tombons sans le vouloir sur une autre des adresses de mon Athens Food Guide. Nous voilà chez Ariston , le roi du petit pâté salé ! Il y en a des sucrés, aussi ... On fait le plein de cheese pies ... Ils nous feront un en-cas sympathique dans l'avion demain. Malheureusement, le lemon pie que nous nous partageons en sortant ... ... ne nous convainc pas vraiment ... Pas grave ! De toute façon, nous n'avons pas très faim. En sortant de la boutique, on rencontre un joli petit chat de gouttière allongé devant une grille. Soudain, deux petites têtes poilues apparaissent derrière une marche d'escalier. Deux petits félins facétieux ... ... qui s'en donnent à cœur joie ... ... à côté de leur maman. En voici un troisième, tout aussi amusant. Une jolie photo de famille, non ? Je crois que j'ai repéré le papa ! ???? Et un quatrième bébé ! Les bars se préparent pour la soirée ... Il y a de plus en plus de bars branchés à Athènes. Oui, Athènes devient une ville parfaite ! C'est le moment de rentrer à la maison. Nous avons les bagages à faire et le taxi passera nous prendre vers 5 heures 30 demain matin. Un dernier dîner à Panormou ... On le savoure comme il se doit ! Le lendemain, on quitte la Grèce. On gardera longtemps la tête dans les nuages ... Enfin, jusqu'à la prochaine fois ! À bientôt !

Source: questcequonmange.blogspot.com

J'aime beaucoup faire des tartes au chocolat que je customise en fonction des saisons, des sensibilités alimentaires, et surtout de mes envies !! Le chocolat se marie bien avec les fruits et j'en fais souvent des versions avec quelques fruits frais sur le chocolat pour lui apporter une touche de fraîcheur (en ce moment avec des quarties de clémentines, des rondelles d'orange, des graines de grenade, c'est un délice !). En cette période où Noël approche à grands pas, j'ai eu envie de lui associer des épices : j'ai utilisé le mélange d'épices Georges Loves Strasbourg de la marque alsacienne Georges Colin qui est composé de cardamome, cannelle, coriandre, fenouil, gingmebre, anis, badiane, macis et girofle. Si vous n'avez pas cet harmonieux mélange sous la main, un mélange type pain d'épices fera aussi très bien l'affaire ! Vous pouvez également réaliser votre propre mélange ou opter pour simplement l'une ou l'autre des épices, en fonction de vos préférénces et de ce que vous avez chez vous. J'ai utilisé de la farine de seigle, je trouve que sa saveur un peu typée se marie bien avec le chocolat et les épices (le pain d'épices est traditionnellement à base de farine de seigle, c'est dire !) et un petit peu de levain de seigle. Il rend la pâte plus digeste et un peu plus moelleuse : c'était un peu moins flagrant que dans mon essai de quiche aux poireaux avec du levain de blé et une pâte à base d'huile d'olive, mais il faut dire que le levain de blé était super actif quand je l'ai utilisé, alors que celui de seigle a un peu de mal à se rebooster selon mon chéri, avec ces températures plus fraîches. Si vous n'avez pas de levain de seigle, n'hésitez pas à le remplacer par du levain de blé ou à supprimer le levain, ça sera forcément différent, mais très bon aussi ! Dans ce cas, la pâte n'a pas besoin de reposer aussi longtemps qu'avec le levain. Si vous êtes sensible au gluten, pensez à l'alliance chocolat et farine de sarrasin. Si vous êtes sensible au lactose, vous pouvez remplacer la crème classique par de la crème de coco ou de soja. Pour une tarte de 24 à 26 cm de diamètre Pour la pâte * 200 g de farine de seigle T110 * 20 g de levain de seigle (facultatif, ça marchera aussi sans !) * 100 g de beurre doux ou demi-sel (à votre convenance) à température ambiante * 3 cuillères à soupe de sucre complet * 1 cuillère à café de mélange à pain d'épices * environ 50 g d'eau Pour la garniture * 200 g de chocolat de dessert à 70% de cacao * 200 g de crème liquide * 1 cuillère à café d'épices à pain d'épices * un peu de fleur de sel (facultatif) Préparer la pâte la veille pour le lendemain ou environ 8 h avant de réaliser la tarte, si vous utilisez le levain. Sinon, vous pouvez préparer cette pâte environ 1 h avant. Au robot ou à la main, pétrir les ingrédients, en ajoutant l'eau au fur et à mesure. En fonction de votre farine, il faudra sans doute ajuster un peu la quantité. Former une boule homogène et laisser reposer à température ambiante sans un saladier couvert, pendant environ 8h, version avec levain, pendant 1 heure, version sans levain. Préchauffer le four à 180°. Etaler la pâte sur un plan de travail fariné, en gardant un petit morceau pour quelques formes décoratives. Disposer dans le moule beurré. Piquer à la fourchette. Enfourner pour 20 minutes de cuisson à blanc. Former les petites étoiles, les disposer sur une petite plaque chemisée de papier cuisson et enfourner pour 10 minutes de cuisson. Laisser refroidir un peu. Préparer la ganache. Faire chauffer la crème à feu doux dans une petite casserole. Concasser le chocolat en petits morceaux. Quand la crème est bien chaude, retirer du feu. Ajouter les petits morceaux de chocolat, les épices et couvrir pour laisser fondre tranquillement le chocolat pendant 5 minutes. Fouetter ensuite le mélange pour bien incorporer le chocolat et obtenir une texture lisse. Verser sur le fond de pâte. Décorer avec les petites étoiles et un peu de fleur de sel si vous le souhaitez.

Source: farinedetoiles.blogspot.fr

Je me dis souvent que le nom de mon blog, imaginé il y a bientôt 12 ans, est toujours d'actualité car il s'adapte toujours à la grande présence de la farine dans mon univers culinaire : j'aime faire de la pâte, c'est un fait ! Décliner les pizza en fonction des légumes de nos paniers de l'Amap, un exercice que nous faisons souvent, Matthieu ou moi, lui en mode levain, moi en mode levure, parfois, pour un peu plus de flexibilité : ça permet de changer un peu et franchement, sur une bonne base de pâte, ici, plutôt épaisse (on assume !), on peut s'amuser à beaucoup de variantes. J'aime associer le panais à la noisette et au citron et forcément, avec le parmesan et sa pointe d'acidité, c'était un bon allié à la douceur du panais. Un peu de poivre fumé juste avant de servir, on s'est tous régalés (même Judith qui n'est pas une fan absolue du panais, mais qui se réconcilie peu à peu avec lui, c'est le céleri qui a pris de relais !!). Pour les photos, j'ai dû me hâter un peu, j'aurais bien tester d'autres possibilités, mais Augustin en pause-dej de son stage de ping-ping avait grand faim !! C'est la vraie vie par ici ! Pour 4 pizza individuelles ou 1 grande Pour la pâte * 300 g de farine de blé (ou d'épeautre) T110 * 5 g de sel * 5 g de levure de boulanger sèche * 180 g d'eau * 25 g d'huile d'olive Pour la garniture * 1 beau panais (environ 500 g) * 2 gousses d'ail * un peu d'huile d'olive * un peu de sel, de poivre, d'herbes de Provence * 4 cuillères à soupe de fromage blanc (ou de ricotta) * un peu de jus de citron et quelques suprêmes * quelques noisettes * quelques copeaux de parmesan * quelques herbes fraîches * un peu de poivre fumé Georges Colin Préparer la pâte. Au robot ou à la main, pétrir la farine, le sel, la levure, ajouter l'eau peu à peu, puis l'huile, pendant une dizaine de minutes. La pâte doit se décoller des parois du bol. Laisser reposer dans un saladier légèrement huilé, sous un torchon légèrement humide, dans un endroit tiède (à température ambiante si le temps est chaud, sinon, près d'un radiateur ou dans le four préchauffé à 50° puis éteint, ou avec une fonction levage si votre four le permet) pendant 1h30 à 2h. Laver et éplucher le panais. Le couper en cubes. Les faire revenir dans une poêle dans un peu d'huile d'olive, avec l'ail émincé, un peu de sel, de poivre, de thym, à feu moyen pendant une quinzaine de minutes. Ajouter un petit peu d'eau si besoin. Mixer le tiers des panais avec le fromage blanc et 2 cuillères à soupe d'huile d'olive. Préchauffer le four à 240° (ou en mode pizza si votre four le permet), idéalement avec une pierre réfractaire, sinon une plaque de cuisson. Diviser la pâte en 4 et façonner 4 boules. Les étaler sur un plan de travail légèrement fariné ou directement sur une feuille de papier cuisson. Garnir avec la préparation panais-fromage blanc. Disposer les cubes de panais restants, quelques copeaux de parmesan et quelques noisettes. Enfourner pour 10 minutes environ. Juste avant de servir, arroser d'un peu d'huile d'olive et de jus de citron et décorer avec quelques morceaux (ou suprêmes, mais j'adore la peau du citron!) de citron, quelques herbes fraîche et quelques copeaux de parmesan. Ajouter un peu de poivre fumé à votre convenance.

Source: farinedetoiles.blogspot.fr

On est aujourd'hui au début de l'automne ... Il est plus que temps que je vous raconte mon été ...Un été grec, encore une fois. Un été cycladique. Naxien, même ! Oui, quand l'amour de la Grèce vous prend, il ne vous quitte plus ! Les îles grecques ont un charme fou ... ... même si elles ne sont plus aussi tranquilles que dans les années 50, quand les voyageurs ont commencé à les découvrir ... Mais elles ont su garder un charme particulier ... ... qui fait que l'on vient toujours s'y ressourcer avec plaisir. Naxos, nous y venons pour nous y reposer ... ... pour prendre le temps de vivre ... Alors si vous le voulez bien, sautons dans cet avion, au départ de Nice ... ... et nous arriverons deux heures et des poussières plus tard, en pleine nuit, sur l'île de Mykonos . L'aéroport n'est pas loin du centre ville, à peine 5 kilomètres, et en un coup de taxi (réservé à l'avance, c'est plus sûr car Mykonos vit la nuit ...), on est au bord de l'eau. La Petite Venise et les moulins ont droit à notre visite nocturne. Comme on a faim, même s'il est déjà bien plus de minuit, direction le Sakis, où le gyros et le souvlaki sont juste délicieux ... On trouve une table et quelques tabourets en terrasse ... Bon appétit ! En rentrant à l'appartement que j'ai loué pour la nuit, on croise des chats déjà bien endormis ... ... ou d'autres, qui ne tarderont pas à partir en chasse. C'est ça, la différence entre les chats des rues et les autres, dans les îles grecques ! Nous rentrons donc nous coucher ... Un peu de lecture ... et bonne nuit ! Enfin ... pour ce qu'il en reste ! Premier matin. J'adore le premier matin des vacances. Il ouvre le champ à tant de bons moments, aux découvertes les plus belles, aux émotions les plus douces ... L'amour de la Grèce ne se raconte pas. Il se vit. Cette année, nous sommes partis avec nos amis Carole et Éric. J'espère pouvoir leur faire partager cet amour d'un pays merveilleux ... Alors de bon matin, j'embarque Carole dans une petite promenade dans les rues encore très calmes de Chora. Mykonos, envahie de fêtards la nuit, redevient un petit coin calme et pittoresque le matin. C'est à ce moment-là qu'il faut en profiter. Les murs blanchis à la chaux ... Les sols peints ... Les escaliers aux arêtes émoussées et les portes colorées. Tout cela me plaît infiniment. En quelques minutes, nous voilà sur le port, où les paysans sont déjà là pour vendre, au cul de leur voiture, leur récolte du jour. Les balances sont d'époque ! Les pêcheurs arrivent au compte-goutte et déposent leurs poissons sur les bancs de marbres de la criée. Je pense quand même que le gros de leur pêche de la nuit ira aux restaurants locaux. Quelques chats curieux ... et gourmands ... rôdent dans le coin, pour ramasser quelques petits poissons perdus. D'autres préfèrent un bol de lait. Moi, de bon matin, c'est le café frappé, que je préfère ! Avec un morceau de tsoureki, cette brioche parfumée au mastic, c'est le petit-déjeuner sur le pouce parfait. On quitte ensuite notre mignonne maison pour aller passer la journée à faire découvrir la ville à nos amis. Il ne fait pas encore trop chaud et la lumière est superbe. Nous déposons nos bagages à la Taverne Nikos ... ... un système bien pratique qui nous évitera de trimballer nos valises ... ... sur les pavés pas toujours bien réguliers ! (!) Les petits chats sont encore dehors. Cela veut dire qu'il fait encore bon. Après, ils se cacheront jusqu'au soir. Nous nous dirigeons vers la Petite Venise, que Carole et Éric n'ont qu'entrevue hier soir ... Sur le chemin, l'église de la Panagía Paraportianí, posée sur une avancée rocheuse, face à la mer ... ... et littéralement, Notre-Dame de la Porte Latérale, son entrée principale étant construite sur une porte d’entrée secondaire de l’ancien mur fortifié (le kástro) de Mykonos. Sa construction a commencé vers 1425 et s'est étalée jusqu'au 17ème siècle. Elle est classée monument historique de l’État grec depuis 1936. Panagía Paraportianí n’est pas une simple église mais un complexe composé de cinq chapelles. Quatre chapelles au niveau du sol et une cinquième, dédiée à la Vierge Marie, construite au-dessus, formant une structure élevée sur les autres. Son style est typique de l’architecture cycladique/ byzantine vernaculaire (c'est à dire simple, conçue par et pour les gens du pays, reprenant les standards de l'architecture byzantine classique mais de façon beaucoup plus simple), avec des murs blanchis à la chaux, des formes épurées, pas de décor extérieur, des lignes douces, des angles arrondis, une esthétique de simplicité et de luminosité. Sa blancheur est particulièrement frappante contre le ciel bleu sous la lumière douce d'un matin d'été. Sur ce qu'il reste du kástro sont accrochées des photographies de Robert McCabe. Une exposition en plein air intitulée “The Island that Seduced the World: Mykonos in the 1950s” . "L'île qui a séduit le monde : Mykonos dans les années 50". Le photographe américain Robert McCabe, qui venait de découvrir la Grèce, a photographié les Cyclades, et particulièrement Mykonos, entre 1955 et 1957, capturant une Grèce d'avant l'explosion touristique, quand les infrastructures étaient encore rares. Ses photos montrent des scènes de la vie quotidienne : Un pope volubile lors d'un repas de baptême... Le chaulage d'une maison ... Le collecteur d'ordures ... Le livreur d'eau ... Aujourd'hui, on utilise des outils plus modernes ... Quoique ... ???? Mykonos, c'est un drôle de monde, en été ... La vie simple des habitants ... ... tranche vraiment avec celle de la population estivale ! Mais bon, c'est joli ... ... et, je vous l'ai dit, s'y balader hors horaires nocturnes est vraiment délicieux. Partout, des églises aux dômes bleus comme le ciel ... Des bougainvillées en fleurs ... De vieilles portes en bois ... Des devantures de boutiques élégantes ... Des fanions colorés devant les églises ... ... et puis un joli jardin dans lequel nous avons désormais nos habitudes. Le Jardin de Georgia. On y boit d'excellents jus de fruits à l'ombre des figuiers ... On peut aussi y déjeuner ... ... de plats simples ... ... comme ce dakos très frais. Une sorte de petit pain à l'orge très sec car cuit deux fois, imbibé du jus de tomates écrasées et couvert de feta, d'origan et d'olives noires. Le tout est arrosé d''huile d'olive, bien sûr ! Un délice ! Pour un petit en-cas, ce plat de tzatziki, hummus et taramosalata est parfait ! Nous voilà parfaitement rassasiés et rafraîchis, prêts à continuer notre promenade. Ah, les premières filles pas très vêtues commencent à sortir ... Elle ne rentreront pas dans cette mignonne église ainsi -peu- habillées. Carole découvre les chats grecs. Elle en verra beaucoup ! ???? Des rouquins aux yeux verts ... Des coquins à l'affût ... Des blancs endormis ... Mais allons voir cette Petite Venise que nos amis n'ont fait qu'entrevoir la nuit dernière. Tiens, voici un petit âne ! Il est attablé avec nous sur l'étroite terrasse d'un café qui surplombe la mer, ... ... face aux fameux moulins de Mykonos. Un petit café avec nous ? Il faut refaire le plein d'énergie avant de partir pour Naxos. On va même en prendre un second à l'embarcadère ! Un café grec, cette fois. Une petite navette nous emmène au grand port de Mykonos. ... où nous embarquons sur un ferry. Et pas sur un de ces ravissants petits bateaux de pêcheur. Arrivés à Naxos, dans notre petite maison d'Agia Anna, mon âne retrouve vite sa place sous sa branche d'olivier favorite ! J'organise la maison à mon goût ! ???? Et surtout, je retrouve ma petite chatte préférée, qui se roule à mes pieds quand elle me voit. Elle est incroyable, cette petite Saganaki. Oui, c'est ainsi que nous l'avons appelée lors de notre premier séjour ici, il y a déjà bien longtemps ! Si je n'avais pas un Bounty féroce à la maison, je la rapporterais avec moi. Premier coucher de soleil ... ... et balade nocturne ... Je note le programme du cinéma en plein air ... Un petit gyros et au dodo ! Premier réveil sur Naxos ... Saganaki a dormi avec moi, la coquine. je n'ai pas eu le coeur de la faire sortir ... On prend un vrai petit déjeuner. Du yaourt de Naxos, des figues et du raisin de Naxos, des noix de Naxos, du miel ! Quelques pitas et de la confiture de cédrat ... Miam ! Il n'y a plus qu'à préparer mon panier de plage. je l'ai acheté hier soir dans une petite boutique d'Agios Prokopios ... Il est joli, non ? Je range un peu la maison ... On peut sortir ... ... et marcher jusqu'à la plage ! Café frappé obligatoire ... On passe la matinée à la terrasse du Palatia. Une belle matinée entrecoupée de baignades ... Alors forcément, vers 13 heures, quand une petite faim se fait sentir ... ... c'est ici qu'on s'attable. La cuisine du Palatia est labellisée "Aegean Cuisine". C'est toujours un gage de qualité. On va se régaler ! Arrive sur la table un assortiment de petits plats ... ... que l'on déguste tranquillement avant de rentrer faire la sieste et lire un peu. Dans l'après-midi, on grimpe dans le bus et on part à Chora se promener. J'adore arpenter la promenade le long du port, regarder et photographier les choses que je ne vois pas chez moi et qui me rendent la Grèce si particulière. Les garde-manger où sèchent au soleil les filets de maquereaux qui, une fois bien secs, ... ... deviendront les délicieuses "gounas" que l'on fera griller pour vous. Il y a aussi ces poulpes que l'on dégustera avec une assiette de fava et un verre d'ouzo. Des tee-shirts rigolos. Des chats futés, prêts à attraper le moindre morceau de gouna qui tombe ! ???? Il y a aussi les fameux loukoumades du vieux monsieur dont nous ne connaissons toujours pas le nom, en dépit des multiples assiettes de beignets engloutis ces dernières années ! Mais ce n'est pas l'heure. La boutique n'est ouverte que le soir, jusqu'à ... très tard. ???? Alors c'est plutôt l'heure d'un café frappé au Rendez-Vous, un café que nous aimons bien. On monte ensuite dans les ruelles de la vieille ville. Ici, c'est le Flamingo, où nous avons nos habitudes pour boire un cocktail au coucher du soleil ... Là, c'est le magasin de la coopérative agricole de Naxos. Le meilleur endroit pour faire le plein de bons produits locaux. Un chat sommeille devant la terrasse-jardin du Taverna, le restaurant de la coopérative. L'un des meilleurs restaurants pour dîner à Chora, je trouve ... L'église est fermée ... Ce soir, ce bar à cocktails sera plein. En voilà un qui profite de la tranquillité du moment. Celui-ci doit faire partir du groupe des chats libres de Naxos. Il existe sur l'île une association, la NAWS (Naxos Animal Welfare Society), qui s'occupe deux, et de fait, un peu partout, y compris dans les coins reculés, on trouve des gamelles d’eau et de nourriture. L'association organise aussi des campagnes de stérilisation soutenues en partie par la Fondation Brigitte Bardot. Une promenade dans Chora en fin de journée se termine en général par une chasse aux chats pour leur tirer le portrait ! ???? Ils se cachent à chaque coin de rue. Derrière les pots de fleurs ... Ou sur une corbeille d'éventails. La vendeuse de cette boutique a retiré juste à temps les jolis pashminas sur lesquels cette grisouille était en train de faire sa sieste. Cela n'a pas l'air de l'avoir dérangé. La sieste continue ... ???? On en trouve aussi planqués derrières les énormes basilics. Ils sont plus rarement au bord de l'eau ... ... contrairement à la foule de touristes venue à Naxos spécialement pour monter en fin de journée à la Portara pour admirer le coucher de soleil. Ils arrivent tôt, ces gens, pour être sûrs d'avoir une bonne place. Nous, on sait que l'on peut grimper au dernier moment, alors en attendant, on se baigne ... ... et on prend l'apéro ! Enfin, vers 20 heures, le soleil commence à tomber dans la mer. Le spectacle est, c'est vrai, assez fabuleux. Et quand il passe juste dans la Portara, c'est juste merveilleux ! Alors oui, les touristes sont au rendez-vous ! ???? Chaque journée se terminant comme cela, on pourrait finir par être blasé, me direz-vous ? Eh bien non ! C'est chaque soir un plaisir renouvelé ! Après un si joli moment, quoi de mieux qu'un bon dîner ? Ce sera au Taverna, ce soir. Sur la terrasse intérieure, pas celle du port. Un joli jardin, en fait, où l'on se sent vite bien. Un petit ouzo ? Ou un verre de retsina bien frais ? Ce sera parfait pour accompagner le pain à l'origan ... L'extraordinaire moussaka ... Le formidable pastitsio, bien parfumé de cannelle ... ... ou encore le poulpe qui fera les délices d'Éric, servi avec le la fava sur un lit de sauce avgolemono, à base de jaune d'œuf et de jus de citron. On découvre, en se promenant ensuite dans le quartier du vieux marché, une boutique qui fait de divines confitures ... On fait évidemment un plein de ces délicatesses. Et puis on va se coucher ! Second matin ! En voilà une qui prend ses aises ! Je continue le relooking de la maison ... ... avec les petites choses glanées hier au fil de notre promenade. Un nouveau livre de cuisine vient rejoindre ma bibliothèque. En grec, ça me fera travailler un peu ! Une jolie petite carte à encadrer en rentrant, aussi ... On quitte ensuite la maison ... Saganaki va rejoindre son abri ombragé préféré ... un gros laurier sauce qui embaume. Nous marchons avec Philippe jusqu'à Agios Prokopios et, après une bonne baignade, nous commençons à avoir faim. Direction la taverne Giannoulis, toujours pleine lorsque nous passons devant. Cela fait des années que nous voulons l'essayer. La chance est de notre côté, aujourd'hui. Il est 14h30 ... ... et le restaurant vient d'ouvrir. En attendant que nous passions notre commande, on nous apporte une belle assiette de fava et une salade de ces délicieux petits haricots. Ici, le haricot cornille s'appelle le haricot mavromatika. Puis arrive les "plats de résistance". Bien nommés, ils permettraient de tenir un siège ... de plusieurs jours ! On pose devant Philippe une énorme assiette de pâtes aux crevettes délicieuses. Quant à moi, c'est un plat de giouvetsi, un plat de bœuf et pâtes en sauce tomate qui arrive devant moi. De quoi manger facilement à deux ou trois ! Une râpée de kefalotyri, un verre de Fix bien glacée ... Le bonheur ! Au moment de payer, on nous offre un petit pichet de raki et une part d'ekmek kataïfi, un excellent dessert fait d'une base de kataïfi imbibée de sirop, couverte d'une crème pâtissière et nappée de crème fouettée. D'origine turque, cette pâtisserie est d'une douceur juste divine ! Re-petite baignade .... ... et l'on repart vers Agia Anna. On passe devant le cinéma en plein air regarder les affiches des films de la semaine ... On longe cette mer Égée ... ... aux eaux cristallines d'un bleu si incroyable ... ... et on rentre faire la sieste ! On se fait bien aux rythmes grecs. Saganaki nous montre comment faire, au cas où nous ne serions pas encore parfaitement au point ! Le soir, c'est avec nos amis que nous descendons chez Oregano, un petit restaurant surtout axé sur les grillades au feu de bois situé juste en bas de la côte qui mène à notre maison. Nous y allons depuis des années ... ... et on y mange délicieusement, que ce soit du poulpe ... ... du gyros de porc ... ... ou du kontosouvli, encore du porc mais cette fois-ci grillé en gros morceaux embrochés horizontalement ... Un régal ! Les trois générations de propriétaires sont aussi gentilles les unes que les autres et on nous offre un petit dessert. Je ne saurais vous dire ce que c'est exactement mais ça sucre le bec et c'est super-sympa comme attention ! Fin de la journée ... La nuit arrive ... Une petite marche en bord de mer, encore une fois ... Le cinéma en plein air joue Mamma Mia, ce soir. Comme chaque année, je viendrai le revoir ... un autre soir ! Pour l'instant, il est l'heure d'aller dormir. La journée de demain sera dense. Oui car, ce matin, nous partons en vadrouille ... Et nous voilà partis sur les routes escarpées de Naxos à bord d'une petite voiture de location. Nous commençons par nous élever au-dessus de Chora ... ... en admirant du haut de notre promontoire le départ du Blue Star du matin ... ... pour arriver la la jolie église d'Agios Theologios. Il faut grimper quelques marches en pierres très bancales ... ... et lorsque l'on pousse la porte, on découvre une minuscule chapelle avec une mignonne iconostase. La chapelle est creusée dans la pierre et il y fait très bon. J'allume une petite bougie ... J'adore les odeurs de cire d'abeille qui règne dans les chapelles grecques. Et puis on redescend, ... ... en faisant toujours très attention à ne pas dévaler la pente sur les fesses ... au mieux ... ou sur la tête, au pire !???? On monte ensuite jusqu'au monastère Saint Chrysostome ... ... qui est malheureusement fermé. L'unique sœur qui y vit a bien le droit à un jour de repos ... ou de prière tranquille ... La porte restera donc close aujourd'hui ! La vue étant néanmoins très belle depuis tout en haut, on n'est que moyennement déçus. De plus, on ne visite pas grand-chose de ce monastère. La seule sœur qui y demeure encore n'est pas des plus loquaces ... On redémarre donc pour nous arrêter quelques minutes plus tard devant une église ... ... qui attire notre attention seulement parce que nous voyons des dames en sortir. On se dit que la messe est terminée et que l'on pourrait aller en voir l'intérieur. Des fois, on peut avoir de belles surprises. On passe donc le portail. Devant l'église, des messieurs semblent être en grande discussion autour d'une table. Pendant que l'on fait le tour du bâtiment en en admirant la façade, on vient nous offrir des morceaux d'un gâteau appelé mosaïko, μωσαϊκό en grec, une sorte de bûche sans cuisson faite de biscuits concassés et de ganache au chocolat. C'est tout à fait délicieux ... et l'attention est adorable ! Ce moment de partage après la messe, où les générations se mêlent et où on est là juste pour être ensemble, autour d'un café grec et d'un gâteau fait par les dames de la communauté, est un des aspect de la Grèce que j'aime le plus. Une fois notre gâteau avalé, on entre dans l'église, qui est, ma foi, bien jolie. Un petit tour dans la cour de l'église, en admirant au passage le vieux puits ... ... et de jolis tableaux ... ... faits de mosaïques colorées ... ... ainsi que quelques vestiges ... ... du vieux monastère Taxiarchi Mikhani que notre église a remplacé. Dehors, les papillons s'en donnent à cœur joie au milieu des parterres de fleurs ! L'entrée du cimetière est mignonne. Je rentre donc, vous commencez à me connaître. Je salue un gars à l'air bien jovial et sympathique ! Et de nouveau, nous nous remettons en route. Mais pas pour bien longtemps. ???? L'arrêt suivant ... ... on le fait à l'église Agios Nikolaos ... L'église Agios Nikolaos, c'est une église à dôme et à une seule travée, avec un intérieur recouvert de couches successives de fresques représentant la naissance et le baptême de Jésus-Christ. La couche de fresques la plus récente remonterait à 1270. L'accès est malheureusement impossible aujourd'hui. Si cela vous intéresse, vous pouvez en visiter l'intérieur dans ce billet-là qui date de l'année dernière. Les fresques sont vraiment très émouvantes ... Pour l'instant, nous sommes ici seuls au monde ... Enfin, pas tout à fait puisque je remarque ce gars-là, très loin sur une autre colline mais j'ai un bon téléobjectif, qui est en train de blanchir à la chaux une autre chapelle ! ???? Et c'est bien agréable. Au bout d'un chemin bien défoncé et caillouteux, on retrouve la route. Avant de repartir, on s'arrête au pied de ce moulin pour boire un frappé glacé bien mérité. C'est qu'il fait déjà pas mal chaud ! Il y a beaucoup de vieux moulins, sur les îles grecques. Le meltem y est évidemment pour quelque-chose. L'étape suivante, ce sera le temple de Demeter, dans la campagne de Sangri. Redécouvert et restauré à la fin du siècle dernier, il se dresse aujourd’hui dans un paysage d’une grande sérénité. C'est un très joli site archéologique situé au cœur de l’île, dans la vallée fertile de Gyroulas. Construit vers 530 avant J.-C., il témoigne d’une période où les artisans des Cyclades, maîtres du marbre, commençaient à donner à la pierre blanche la perfection et la légèreté qu’on retrouvera plus tard sur l’Acropole. Dédié à Déméter, déesse de la terre et des moissons, et à sa fille Perséphone, ce temple occupe un lieu sacré depuis des temps bien plus anciens. Avant même la construction du sanctuaire en marbre, les habitants de Naxos venaient déjà y célébrer les rites de la fertilité. L’endroit n’a pas été choisi au hasard : il domine une vallée cultivée, baignée de lumière, où la terre, encore aujourd’hui, offre des récoltes abondantes. C’est là que Déméter, symbole de la fécondité et du renouveau, recevait les offrandes des hommes reconnaissants pour la générosité du sol. Le mythe de Déméter et de Perséphone donne tout son sens à ce lieu : Lorsque Hadès, dieu des Enfers, enleva Perséphone pour en faire son épouse, Déméter, inconsolable, cessa de nourrir la terre : plus rien ne poussait, les champs se desséchaient, et le monde s’enfonçait dans la stérilité. Devant ce désastre, Zeus intervint et décida que Perséphone passerait une partie de l’année auprès de sa mère, ramenant ainsi la vie et la verdure sur la terre. Le cycle des saisons était né. Le petit musée qui jouxte le site archéologique permet de mieux comprendre la construction du temple ...et de la basilique chrétienne qui lui succéda. Le temple de Déméter est, sur le plan architectural, sobre et équilibré. Presque carré — environ treize mètres de côté —, il s’écarte des proportions allongées habituelles des sanctuaires grecs. Son entrée est orientée vers le sud et non vers l’est, comme c'est en général le cas. Tout a été bâti en marbre local et, comme chaque année, je m"émerveille devant les prouesses techniques des bâtisseurs. Ces toits emboîtés fait d'un marbre qui laissaient passer la lumière, par exemple ... Au fil du temps, le temple a subi de nombreuses transformations. Au VIᵉ siècle après J.-C., il a été partiellement détruit pour laisser place à une basilique chrétienne, dont on distingue encore les vestiges sur le site. On peut en voir une partie dans le musée ... Un très beau site à ne pas rater si vous allez à Naxos, donc.Et si vous y allez le soir, la lumière dorée sur la pierre blanche est juste magnifique ... Poursuivons notre route et roulons jusqu'à Damalas, un petit village de la vallée de Tragea. À l'entrée du village, au milieu des oliviers, se trouve l'atelier de poterie de Manolis Lybertas. Originaire d’une lignée de céramistes installée sur l’île depuis la fin du XIXᵉ siècle, Manolis continue à travailler l’argile locale, riche et malléable, issue des terres de la vallée de Tragea. Dans son petit atelier , il fabrique à la main des objets du quotidien — cruches, jarres, pots à fromage ou à huile — selon des méthodes restées presque inchangées depuis des siècles. Parce qu'au-delà de l’aspect artisanal, la poterie de Damalas témoigne d’une identité culturelle forte. Naxos, même si elle se tourne de plus en plus vers un tourisme balnéaire, cultive encore ses racines rurales et ses savoir-faire anciens. Ces objets du quotidien que Manolis fabrique encore , sfouni , tyromethira ... chacun raconte un morceau de vie quotidienne. Ils servaient à conserver le vin, l’huile, le fromage, les produits essentiels de cette île fertile. La poterie ici n’est pas que décorative : elle est née de la cuisine, de la nécessité, du lien entre l’homme et la terre. Et il est difficile de repartir les mains ... ou le coffre!!! ... vides de ce joli endroit ! Nous passons en suite par le petit village de Damarionas, où j'aimerais que nous dînions ce soir. "Potirou", notre restaurant fétiche, ne rouvrira que demain. La dame des lieux nous dit quand même que si tout est installé ce soir, il pourrait rouvrir ce soir ... ???? J'aime cette tranquillité toute grecque ... Pour plus de sécurité, quand même, nous reviendrons donc un autre soir ... Nous voilà maintenant à Halki. C'est très joli, Halki. Autrefois capitale de l’île, Halki conserve aujourd’hui une élégance tranquille, avec ses maisons néoclassiques, ses ruelles pavées, ses lauriers roses et ses bougainvilliers éclatants, ses cafés à l’ombre des platanes. À l'heure du déjeuner, il n'y a pas grand-monde ... Nous allons donc nous arrêter ici. Paravas, c'est une taverne que nous ne connaissons pas encore. L'endroit est joli. On apprend par une petite affiche qu'il fut d'abord le cabinet du médecin de la distillerie Vallindras, puis une grande épicerie tenue par un certain M. Paravas. En traversant la maison centenaire, ... ... on arrive dans un ravissant patio où nous nous attablons à l'ombre d'un grand bougainvillée en fleurs. Un bref coup d'œil sur le menu ... ... et nous voilà devant un délicieux déjeuner ! La saucisse de Naxos est un pur délice ! Mais on ne vient pas à Halki uniquement pour manger ! On y vient aussi son artisanat local. On y trouve plusieurs ateliers et boutiques où l’on perpétue les traditions de l’île : Le tissage, la poterie, avec l'extraordinaire boutique "Fish and Olive" ... ... et la distillation du kitron, la célèbre liqueur de cédrat de Naxos, chez Vallindras, ... ... une distillerie familiale fondée en 1896 qui se visite librement. On y découvre la fabrication de cette liqueur préparée à partir des feuilles du cédratier, un fruit entre le citron et le pamplemousse, cultivé sur les pentes de la vallée. Le kitron se décline en trois couleurs : Il y a le vert, doux et sucré, le jaune, plus fort, et enfin le transparent. Ce dernier est le plus sec. Servi glacé, le kitron accompagne à merveille un dessert ou un fromage frais. J'en fais aussi de bons cocktails ! La visite est rapide mais intéressante. En attendant de goûter à mon kitron préféré, le vert, je remarque pour la première fois cette grande cage incrustée dans le mur, juste au-dessus de la fenêtre. J'adore ! On remonte la rue principale pour rejoindre la voiture. Nous n'avons plus faim du tout pour goûter à l'excellent galaktoboureko du kafaneio Galani et c'est bien dommage. Il est tellement bon ! À la sortie du village, nous dépassons la tour Markopolitis-Papadakis, qui fait partie des rares tours construites par une personnalité locale - Markos Politis - plutôt que par un seigneur vénitien. Markos Politis était une figure révolutionnaire de l'île qui fut pendu par les Turcs en 1802 après avoir été exilé sur l'île de Lesbos. La tour à trois niveaux a été utilisée comme une forteresse défensive pendant la guerre. Elle est la propriété de la famille Papadakis depuis 1888. À ce point de notre balade, nous devrions maintenant marcher jusqu'à la magnifique église byzantine de Saint-Georges Diasoritis. Heureusement qu'avant de marcher jusque là-bas sous un soleil de plomb, je tombe sur cette affichette ... qui nous prévient qu'il est trop tard pour la visiter aujourd'hui ! ???? Nous embrayons donc directement sur notre étape suivante, l'église Panagia Drosiani, ou "église de la Vierge de la Rosée". L'église est située tout près du village perché de Moni. Son nom poétique évoque la fraîcheur et la bénédiction, un symbole de vie et de protection contre la sécheresse, profondément enraciné dans la foi populaire. Elle date du VIème ou VIIème siècle et elle est considérée comme l’un des plus vieux monuments chrétiens de Grèce. Son architecture raconte une histoire en strates : à l’origine, c'est juste une petite église à nef unique surmontée d’une coupole, à laquelle seront ajoutées, au fil du temps, plusieurs chapelles latérales. Ces ajouts successifs, de styles et d’époques variés, forment aujourd’hui un ensemble d’une beauté tout en sobriété. Mais c’est à l’intérieur que la Drosiani révèle toute sa magie. Ses fresques byzantines, parmi les plus anciennes du pays, datent pour certaines du VIIᵉ siècle. Elles représentent le Christ Pantocrator, la Vierge Marie, des saints et des anges aux visages graves et lumineux. Malgré les siècles et les altérations, leurs couleurs ocre, terre et bleu profond conservent une intensité assez bouleversante. Certaines peintures, longtemps recouvertes d’un badigeon, ont été redécouvertes presque par hasard et offrent un précieux témoignage de l’art sacré des premiers chrétiens de l’Égée. L’atmosphère du lieu est d’une simplicité émouvante : la lumière filtre à travers de petites ouvertures et le silence n’est rompu que par le chant des cigales. Une invitation au recueillement et à la paix. Pas moyen de repartir sans passer par le petit cimetière attenant. Bignones ... ... et bougainvillées ... ... offrent une dernière demeure bien agréable ... ... aux gens du coin. Bref, une visite incontournable de plus ! ???? Mais on ne mollit pas ... On repart vers la voiture non sans jeter un œil aux magnifiques étoffes tissées par les dames de la région, regroupées en une coopérative. Tout en haut d'une colline, à 700 mètres d'altitude, est posée la jolie chapelle de Profitis Elias. Nous nous rafraîchissons sur la belle terrasse d'un restaurant de Moni ... La Café Panorama qui, comme son nom l'indique, offre une vue magnifique ! Un petit chat vient se frotter contre nos pieds ... ... mais il nous faut repartir. Je dois rendre visite, un peu plus loin, à un artiste qui sculpte le marbre. J'adore ce qu'il fait. Le marbre qu'il travaille est extrait des carrières toutes proches. À Kinidaros, on marque un petit arrêt ... ... devant une marbrerie ... Un chien vient nous tenir compagnie ... Nous le laissons pour nous diriger maintenant jusqu'à Melanes ... ... pour aller voir les kouroi de Flerio. Un kouros, c'est une statue qui représente un jeune homme nu, les bras le long du corps. Les kouroi datent de l'époque archaïque (VIIᵉ–VIᵉ siècles av. J.-C.). La particularité des kouroi de Flerio, c'est qu'ils sont inachevés. Chaque statue pèse entre 5 et 7 tonnes. Leur forme est juste dégrossie au ciseau, sans détails, avec encore les marques de rayures des outils. Les pieds ont sans doute été cassés pendant le transport et c'est certainement pourquoi les statues ont été laissées là où elles sont aujourd'hui. La première d'entre elles est posée dans un petit jardin rural, entouré d'une végétation luxuriante. La jambe droite est posée à côté du corps et les pieds sont manquants. Elle fait 5 mètres de long. Un peu plus haut dans la montagne, dans une ancienne carrière de marbre ... ... au milieu de champs de pierres et d'une végétation bien plus rare ... ... territoire des chèvres et des brebis ... ... gît un deuxième kouros inachevé, aux jambes cassées, couché sur le dos, pieds détachés, ... ... posés sur un socle en béton bien plus moderne. Avec cette lumière de fin de journée qui donne à la montagne de jolis reflets dorés, c'est juste merveilleux ! Le soleil sera bientôt couché. Il est temps d'aller dîner. La taverne I Pigui (la source, en grec), à Ano Potamia, est le parfait endroit pour se poser après cette longue journée. Une salade naxienne (= grecque mais, pour remplacer le feta, de la xinomizithra, un fromage frais de brebis et chèvre légèrement acidulé) ... ... et des côtelettes d'agneau. Plein de côtelettes ! Ce délicieux dîner terminé, on quitte le restaurant ... et on va se coucher ! ???? Quelle journée les amis ! Le lendemain, matinée farniente ... Comme on doit rendre la voiture avant 9 heures, on en profite pour faire un tour sur la plage ... ... d'Agia Anna, en bas de la maison. On prend notre petit-déjeuner à Oregano ... Une petite bestiole profite de mon reliquat de yaourt pour se faire un festin ! On remonte quelques bricoles pour de déjeuner ... ... que l'on partagera, sur notre terrasse, avec Carole et Eric. On fait simple, avec les produits du coin. Et puis on va faire une bonne sieste ! ???? En fin d'après-midi, on part faire un tour à Chora. On descend du bus devant la grande cathédrale orthodoxe, l'église de Saint-Nicodème ... ... et on entre la visiter. Voici le côté des hommes ... ... et celui des femmes. On va rester au milieu. Pas de jaloux ! L'église est assez contemporaine ... ... mais vaut vraiment qu'on s'y arrête ! On prend ensuite les chemins de traverse pour rejoindre Hora. Voici To Souvlaki Tou Maki, un restaurant où l'on peut déguster un très bon gyros. Et puis juste à côté, - nous sommes sur Papavasiliou - la boutique de K. Tsiblakis, troisième génération de Tsiblakis à tenir cette impressionnante droguerie/épicerie. On y trouve de tout ! Des paniers, des céramiques culinaires traditionnelles ... ... des fromages de l'île, des olives et de l'huile des oliveraies familiales, des câpres, du miel, des vins et des alcools locaux, ... ... des savons, des herbes, des fruits et des légumes secs, des épices ... Bref, un délicieux capharnaüm duquel il est difficile de sortir les mains vides. D'ailleurs, personne n'en ressort les mains vides ! En continuant la promenade, je tombe sur cette affiche qui m'intrigue ... L’expression grecque « το κουκί και το ρεβίθι » (to kouki kai to revithi) se traduit littéralement par « la fève et le pois chiche » en français. Une belle fête locale, en perspective, vraisemblablement. Après avoir pris quelques renseignements, il s'agit d'une fête pour enfants basée sur un conte traditionnel justement appelé "La fève et le pois chiche". Je vous le raconte brièvement ? Une fève et un pois chiche aimaient faire la course. Mais ils se disputaient toujours pour savoir qui courait le plus vite. Le chou leur proposa une vraie course jusqu’en haut d’une montagne. Tous les fruits et légumes vinrent les encourager. Au début, le pois chiche courait très vite, mais il fit tomber sa gourde d’eau. Fatigué et déshydraté, il fut bientôt dépassé par la fève. Plus loin, ils trouvèrent une source et se disputèrent encore pour boire les premiers. Ils tombèrent tous les deux dans l’eau et burent tellement qu’ils gonflèrent comme des ballons ! Ils étaient si lourds qu’ils ne purent plus bouger. Alors ils s’allongèrent sous un arbre et s’endormirent. Pendant ce temps, les autres les dépassèrent en riant et leur donnèrent le prix des derniers coureurs. La morale implicite de l'histoire, c'est que vanité et rivalité excessive peuvent vous faire perdre la course et qu'il vaut mieux s'entraider que se disputer ! Cette mignonne - mais très sage - digression faite, nous pouvons nous remettre en route. Sans courir ni nous disputer ! ???? Un petit tour à l'église. En Grèce, on n'est jamais loin de l'église ... Celle-ci, très jolie ... ... possède une grande terrasse ... ... qui surplombe le port. Un endroit parfait pour admirer les couchers de soleil ... ... lorsqu'on a la flemme d'affronter le monde et la grimpette jusqu'à la Portara. Notre bon endroit à nous pour le coucher du soleil, c'est le bar du Flamingo. D'abord, ils ont d'excellents cocktails, dont une mastiha margarita dont je ne vous dit que ça ! Et puis ils pratiquent une happy hour intéressante, mettant ces breuvages à des prix très accessibles ! Ce qui permet évidemment soit d'en boire plus, soit de revenir tous les jours si on en a envie ! ???? Nous n'y dînons jamais ... Je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs ? ... mais je dois avouer que voir le soleil tomber dans la mer entre les mâts des bateaux du port, c'est vraiment magnifique !!! Juste en-dessous du bar, devant la terrasse de Taverna, un chat profite de la douceur des températures du soir. Nous, aujourd'hui, nous dînerons dans un restaurant découvert l'an dernier avec Clément et Thomas. Elisabeth's Garden ... Nous avions déjeuné en bas du restaurant l'an dernier ... Ce soir, nous dînerons sur la terrasse. Un dîner très grec. Le restaurant possède le label Aegean Cuisine, gage de qualité ... Le saganaki de graviera, la salade naxienne ... ... et la gemista, ces légumes farcis d'un mélange de riz et herbes très aromatique ... sont tous délicieux. Petite balade nocturne dans les rues animées de Chora ... On reprend notre bus et on va se coucher ! Ma collection de décorations/trouvailles naxiennes s'agrandit. La vie est toujours aussi belle ici ... Je crois bien que j'ai une vraie connexion avec la Grèce, moi ... ???? Ήλιος, Θάλασσα, Φιλοξενία ... Soleil, Mer,Filoxenia ... La Filoxenia, c'est littéralement l'amour de l'étranger (Filos = amour, Xenos = étranger), l'hospitalité, l'accueil bienveillant, respectueux et généreux envers les visiteurs et les étrangers. Dans la culture grecque, c'est une valeur fondamentale et presque sacrée. Accueillir quelqu’un chez soi est un acte de respect et d’honneur, et maltraiter un hôte, depuis l'Antiquité, est vu comme un grave manquement moral. Et aujourd'hui, malgré le tourisme de masse, je retrouve partout cette filoxenia qui me tient tant à cœur dans ma propre vie. Ici, on se sent bien accueilli partout ... Tout est prêt pour accueillir l'étranger comme un ami ... ???? Vous voyez ? Moi, ça me va ! Et je continue tranquillement ma promenade du jour dans le kastro de Chora ... C'est que l'on fait du sport, ici ! Des grimpettes sur des pavés assassins et des marches d'escalier, surtout ... Il y en a partout ! Mais c'est le prix à payer pour voir toutes ces belles choses. Si, en plus, vous le faites dans l'après-midi, sous le soleil mais avant l'arrivée des "foules" ... ... alors vous serez le roi/la reine du monde ! Ou en tout cas de Hora ! Vous rencontrerez parfois un chat tapi dans un coin d'ombre ... Vous aurez les jolies boutiques pour vous seuls ... Celle-ci, d'ailleurs, Tsepi, est ma préférée !) ... Elle met en valeur l'art local et contemporain ... On y trouve des céramiques, des sculptures, des peintures ou des bijoux d'artistes le plus souvent grecs. De quoi rapporter à la maison un souvenir unique. Ou, en ce qui me concerne, quelques souvenirs uniques ! À cette heure-ci, les portes des petites chapelles sont souvent ouvertes ... Les gros bouquets de basilic distillent tout leur parfum sous les rayons du soleil. Passez la main dedans et vous serez immédiatement enveloppé d'un nuage ... de bonheur ! ???? La journée avance tranquillement ... C'est l'heure où le soleil commence à vouloir aller se coucher. Nous allons attendre ce moment magique au pied de la Portara ... ... avec un verre d'ouzo glacé ... ... et une assiette de petite friture ... le traditionnel "small fissssss grec !" ???? Deux chats mignons profiterons de nos petits poissons plus que du coucher de soleil. Nous, on se régalera des deux, c'est sûr ! Quel spectacle magnifique ! On retrouve Carole et Éric à Prokopios, à l'Art Café. Je nous ai réservé quatre places pour un spectacle de musique et danses grecques que nous avions adoré l'année dernière. Un petit cocktail à la main ... ... et nous voilà prêts à apprendre à danser jusqu'au bout de la nuit ! Matin suivant ... Je déballe mes achats de la veille ... Hier soir, je tombais de fatigue ! Les danses grecques, ça tue ! ???? Un joli collier très estival en coton crocheté et perles ... ... ainsi qu'une tasse aux couleurs des îles de la mer Égée viennent peupler mon petit monde grec. Le café du matin dans cette tasse a une toute autre saveur ...???? Je peaufine la balade de demain ... ... tandis que mes compagnons de voyage se réveillent doucement. Mais alors très, très doucement ! On descend vers la mer ... Les quelques minutes de promenade sont jolies. On croise un grand champs, on cueille des figues et du raisin sauvage ... on passe sous des oliviers chargés de fruits ... ... et d'immenses araucarias. Et puis on saute dans notre bus. Sur le chemin de Hora, il y a un vieux petit panneau de signalisation que j'adore ... Le centre à gauche, les villages à droite. Tout est dit. Pas de chichis ! ???? Vers la gare des bus, il y a un vieil hôtel désaffecté qui m'intrigue toujours. Je le prendrais bien pour moi, ce bâtiment que j'ai toujours connu fermé ... Et puis juste devant, il y a la mer ... Cette mer aux couleurs si merveilleuses ... Petite promenade du jour ... C'est que j'ai du mal à tenir en place, moi ! On repère près du port un restaurant que nous n'avons jamais essayé et qui est très bien noté sur Google ... Kamaraki ... 4,9/5 sur 312 avis ... Un bon score. Il faudra l'essayer au plus vite ! C'est l'heure de la sieste, il fait chaud. Les volets des maisons sont souvent clos ... Même les poissons sont figés. Les chats aussi. Grosse, grosse sieste ! On s'attable à côté de ce gros chat noir ... ... pour boire un frais jus de pastèque ... ... et feuilleter mes nouveaux livres ! L'un est en anglais ... et l'autre, bien plus petit, en grec ! Quand je vous dis qu'un jour, je saurai parler grec ! ???? On reprend ensuite notre bus en sens inverse, et l'on pousse jusqu'à Plaka. Plaka, c'est une très grande plage, un peu plus loin que Agia Anna où nous habitons. Quelques dunes ... et beaucoup d'hôtels juste derrière, ce qui, à mon avis, gâche un peu le paysage ... Malgré tout, on fait une belle et longue promenade sur la plage ... ... et nous voilà de retour à Prokopios ... à l'heure du dîner. ???? Sur les plages, les serveurs font la mise en place. Il faut retirer les transats et les parasols pour installer tables, chaises et flambeaux dans le sable ... Ce soir, nous retrouvons Carole et Éric pour dîner dans un petit restaurant dont la toute petite terrasse surplombe la mer ... O Fotis. La Lumière ... On y mange très bien. Mon Kokkinisto, qui est un ragoût de bœuf dans une sauce tomate délicieusement épicée, est très bon. On assiste depuis notre table au coucher du soleil ... et on va se coucher nous aussi. Demain sera une longue journée ! Car après avoir récupéré une nouvelle fois notre voiture de location à 9 heures, nous voilà partis pour Filoti, mon village préféré à Naxos. Je veux absolument le faire découvrir à nos amis. On commence la visite par une petite grimpette ... ... jusqu'à l'église. Elle est magnifique, cette église. La première fois que je l'ai découverte, c'était un 15 août, en 2016 et ma maman était encore avec nous. J'avais été impressionnée par l'ambiance du village et la ferveur de ses habitants, ce jour-là. Si vous voulez, vous pouvez aller voir ce billet-là . Aujourd'hui, c'est bien plus calme ... ... mais toujours aussi chaud !???? ... et toujours aussi beau. Heureusement pour nous, la porte de l'église est ouverte ... ... alors on entre. Il fait toujours frais, dans les églises, et ça sent bon la cire d'abeille ... Il règne une atmosphère spéciale, très agréable, dans les églises orthodoxes. Derrière l'église, il y a une jolie placette ... ... et un énorme platane ... ... à l'ombre duquel les familles du village viennent bavarder autour d'un café. La vie est douce, ici ... Les portiques néo-classiques des entrées des maisons, les belles grilles ouvragées, les grappes de raisins qui pendent au-dessus de nos têtes ... Même les quelques demeures pas encore restaurées ont un charme fou. On n'a qu'une envie ... c'est de faire sauter ces cadenas et d'entrer visiter ces maisons où le temps semble s'être arrêté. En redescendant dans le village, on s'arrête dans un kafeneio, Η γωνία του Καρρά, ou, en anglais, le Karra's Corner ... La gars qui tient cet établissement, c'est un ami d'une potière de Vallauris, Kyriaki Moustaki, dont j'aime beaucoup le travail. J'ai pour mission d'aller le saluer de sa part ! ???? Ce que je fais volontiers, navigant entre ces messieurs attablés ... J'adore cette ambiance ma foi très orientale ... Nous ne déjeunons pas à Filoti, malgré l'appel des bons petits plats faits de produits locaux, ainsi que le suggère ce joli tableau peint. Et nous quittons le "Coin de Karras", en y laissant ce beau chat alangui ... Malgré tout, on fait un petit arrêt supplémentaire dans cette boutique juste en face de notre voiture ... Theonas. Une extraordinaire droguerie avec un extraordinaire patron, qui parle un peu français et connaît surtout, sur le bout des doigts, les frasques amoureuses de tous nos présidents de la République ! ???? Nous reprenons notre route dans les montagnes ... Partout autour de nous, encore une fois, des églises ... Plein d'églises ... ... perchées sur chaque éperon rocheux. Impressionnant ! En haut des montagnes, il y a des églises et sur les flancs des montagnes, il y a des brebis ! Sur les routes aussi, parfois. C'est un peu comme en Corse. Il faut faire attention en roulant ! Nous arrivons bientôt, sur les hauteurs du village de Danakos, à environ 500 m d'altitude, au-dessus du monastère de Fotodotis. C'est pour moi l’un des lieux les plus paisibles et mystérieux de Naxos. En approchant en voiture ... ou à pied, on l'a fait l'an dernier mais qu'est-ce qu'il faisait chaud !!! ..., la route serpente entre chênes, oliviers et figuiers, et brusquement le monastère surgit devant nos yeux, merveilleux de sobriété, entre ciel, mer et montagne. Il semble être suspendu ... Son nom, signifie "celui qui donne la lumière". Ses pierres anciennes, patinées par le temps, gardent la mémoire de siècles de prière et de solitude. Tout autour, les fleurs sauvages poussent comme elles veulent ... Le site original remonte au VIᵉ siècle, où une basilique paléochrétienne / Byzantine fut construite sur ce lieu. Plus tard, le monastère-forteresse fut aménagé : L’église à trois nefs d'abord, puis, par des modifications au XVIᵉ siècle, des fortifications furent ajoutées. Prenez le temps de vous poser dans la cour du monastère, sous le vieux platane, d’admirer le cadre, et de vous imprégner du calme. Le lieu est à la fois spirituel et contemplatif. À l’intérieur, une fraîcheur tranquille nous accueille. Toujours cette délicieuse odeur de cire et d’encens qui flotte dans l’air ... L’église abrite des fresques byzantines et des reliefs polychromes sculptés dans le marbre, vestiges de périodes anciennes. La petite chapelle latérale est sobre et belle. Dans la pénombre juste éclairée par un r ai de lumière ... ... la très belle icône de la Vierge veille. Empruntons l'escalier qui jouxte le bâtiment principal. Il emmène sur le toit, ... ... où se trouvaient bastion et dortoirs ... Une formidable visite ! Redescente à Filoti ... ... pour un bref arrêt à la boulangerie. J'y achète du pain et quelques pâtisseries ... Malheureusement, mes copines qui vendent du fromage ne sont pas au rendez-vous, ce matin ... Je repère un tee-shirt qui plairait sûrement à Paulo. Il faudra que je lui demande s'il veut que je revienne le lui chercher ! ???? Un jour, il faudra que j'assiste à l'une de ces représentations de marionnettes traditionnelles grecques ! Pour l'instant, il commence à faire chaud ... Reprenons la route vers la mer ! Vers Moutsouna, plus exactement, si charmant village avec son petit port et ses vieilles installations liées au transport de l'émeri, l'une des richesses de l'île depuis l'Antiquité. Les sculpteurs grecs de l'Antiquité s'en servaient pour polir le marbre, affuter leurs outils, tailler les pierre ... Je vous en dis un mot ? Naxos possédait des gisements d'émeri dans ses montagnes et le port de Moutsouna, donc, servait de point d'exportation. Le minerai extrait de la montagne y était acheminé pour y être embarqué vers le port du Pirée ou vers l'étranger. À la fin du XIXème siècle, un téléphérique de 10 km de long fut construit pour acheminer plus facilement le minerai depuis les gisements jusqu'à la côte. Une prouesse technologique mise au point par des ingénieurs français et italiens. Abandonné dans les Années 50, où les abrasifs artificiels commencèrent à être plus utilisés que l'émeri, le système fut abandonné mais on en voit encore les vestiges, certes rouillés mais immense témoignage d'un riche passé industriel. Il existe un intéressant musée de l'émeri à Apiranthos que nous n'avons encore jamais visité. Ce sera pour la prochaine fois. Il faut toujours se garder des choses à faire pour plus tard ... ???? Ce qu'on ne va pas garder pour plus tard, c'est notre déjeuner ! Notre restaurant favori, To Dichti (= Le Filet), est devenu See you Soon mais il est toujours aussi bon car tenu par la même famille, je pense ... On s'attable devant la mer et le jeune garçon de la maison, que l'on voit grandir d'année en année, vient prendre une commande longue comme le bras sans aucun carnet pour noter les nombreux plats auxquels nous ne savons pas résister ! Il a une mémoire étonnante, est éminemment sympathique et d'une efficacité incroyable ! On commence donc par une belle assiette de fava ... ... et une de courgettes frites absolument divines ! J'aime tellement cette cuisine du partage ! Suivent "quelques" bricoles faites à partir de la pêche du jour ! ???? ... et "quelques" desserts ... ... et liqueurs offerts par la maison ! Après cela, ... et une bonne baignade ... nous nous remettons en route. Nous revenons sur nos pas ... La route n'est pas très longue, en soi, mais escarpée et sinueuse ... ... ce qui nous laisse tout le temps d'admirer un paysage sauvage ... Juste quelques arbres et des cabanes en pierre. Et puis des églises, forcément ! En arrivant à Apiranthos, je vais faire un tour dans mon cimetière préféré ... ... saluer un musicien que je n'ai pas connu mais que je retrouve avec plaisir chaque année ! Et pour cause ! ???? Et puis d'autres, réunis ici pour l'éternité. Toujours ces photos qui vous donnent l'impression d'avoir connu les gens ... Bref, autant de plaisir à parcourir ces allées qu'à feuilleter un livre de photographies de Doisneau ou Cartier-Bresson ... Coup de chance pour nos amis, l'église est ouverte. Elle est vraiment jolie, cette église. Elle possède une collection de lustres en cristal impressionnante ... ... et une iconostase en marbre sculpté de toute beauté. J'imagine que cette vasque de cuivre, ce sont les fonts baptismaux ? En ressortant, on marque une petite pause sur la terrasse, tout en marbre elle aussi. Comme vous allez le voir, Apiranthos est un village entièrement construit en marbre de la région. Le sol, les murs, les escaliers, tout est blanc dans ce village, le plus grand de l'île ! Je commence la visite par cet atelier de sculpture. On utilise ici pour la céramique de l'argile mélangé à l'émeri local et au mica, ce qui donne aux pièces une brillance étonnante ... On croise ensuite un âne ... ... un joli salon de thé ... ... plusieurs restaurants, dont les cartes sont parfaites pour apprendre à lire le grec ! ???? Des balcons ... ... et des grilles en fer forgé ouvragé magnifiques ... Des dames en noires ... En semaine, il y a peu de touristes ici et les locaux peuvent vaquer tranquillement à leurs occupations ... On croise aussi des pierres sculptées à l'angle des maisons ... On navigue avec plaisir dans ces rues étroites qui protègent du soleil brûlant ... On grimpe plein, plein de marches ... On passe devant des maisons abandonnées ... ... qui ne demanderaient qu'à reprendre vie ... Tiens, la grille d'entrée d'une église, bien planquée au-dessus de nos têtes ... Un joli passage voûté ... Encore des escaliers ... Tout ce marbre donne décidément une lumière singulière aux ruelles du village. Un chat joue les caméléons ... Des messieurs prennent le frais sur une terrasse qui surplombe le pays ... Au loin, un moulin sans ailes ... ... mon petit cimetière ... ... l'église et son joli clocher ... Encore un chat-caméléon ... Et puis un autre ... ... qui s'amuse à jeter des pierres sur le chemin ... et accessoirement sur nos têtes ! ???????? Apiranthos compte environ un millier d’habitants permanents (hors chats !) et conserve une forte identité culturelle. Son isolement relatif a longtemps favorisé la préservation de traditions vivantes : musique, tissage, gastronomie et même un dialecte propre, d’influence crétoise, héritage d’anciens colons venus de Crète au Moyen Âge. Ici, on est devant un atelier de tissage, une tradition restée encore très vivace par ici. Ces dames font vraiment de jolies choses sur de grands métiers à tisser anciens ... Nous redescendons ensuite vers la mer ... Les routes sont compliquées, par ici, et pour aller d'un point à un autre, même rapprochés, de la côte Est, il faut revenir presque au centre de l'île ! Cela fait voir du pays, comme je vous le disais ! Et un paysage particulièrement somptueux, lorsque la mer surgit à l'horizon. Sur la route, des chèvres, cette fois-ci ... Et des brebis, encore. Elles se nourrissent de peu de choses, ici, en été. Mais en tout cas, elles vivent en pleine liberté ! Une petite église ... dans laquelle sont logés, pour la saison, des pompiers. Quel meilleur endroit perché pour surveiller d'éventuels feux débutants ? En face, une sorte de borne ancienne. C'est en fait ce que l'on appelle en grec un proskinitari, une petite stèle religieuse en pierre servant à la prière ou à la commémoration, en général érigée par un particulier ou une famille locale. Elles ont le plus souvent une croix gravée inscrite dans un cercle, une niche pour y placer une icône ou une lampe/bougie, parfois une inscription, (nom de la famille, année ). Celle-ci, sans doute fort ancienne, a les bord arrondis, polis par le temps et les éléments. On trouve particulièrement ces petits monuments votifs aux carrefours, dans les virages dangereux, aux entrées de village. Ces sortes d'ex-voto sont souvent érigés pour remercier un saint après un accident évité ou une guérison. En voici un un un peu plus récent ! Il est écrit dessous "Vierge Argokyliotissa, don de la famille Vlassios Stamatopoulos". Vous voulez une petite histoire ? Selon la tradition, l’icône miraculeuse de la Vierge Argokyliotissa aurait été découverte par des bergers dans la région montagneuse de Tragea, au centre de Naxos. Un jour, un berger remarqua une lumière étrange qui brillait la nuit au sommet d’une colline. Intrigué, il s’en approcha et trouva, dans un buisson, une icône de la Vierge Marie. Il la rapporta aussitôt à l’église de son village. Mais le lendemain matin, l’icône avait disparu. Les villageois la cherchèrent et la retrouvèrent ... là où elle avait été découverte la veille. Ils la ramenèrent une seconde fois, et de nouveau, elle retourna mystérieusement à son emplacement d’origine. Les habitants comprirent alors que la Vierge désirait que l’on bâtisse une église à cet endroit précis. C’est ainsi que fut fondé le monastère de Panagia Argokyliotissa. Depuis sa découverte, la Panagia Argokyliotissa est réputée pour intervenir rapidement dans les moments de détresse, d’où son nom, "Celle qui accourt vite " . Parmi les miracles les plus évoqués, elle aurait sauvé des marins pris dans une tempête en mer Égée après qu’ils eurent invoqué son nom. Elle aurait aussi fait cesser une grande sécheresse sur l’île après une prière collective des habitants. De nombreux pèlerins racontent avoir reçu des guérisons physiques ou spirituelles après avoir prié devant son icône. Ça vaut le coup de s'arrêter un peu devant, non ? D'autant que les routes sont pentues et sinueuses, par ici ! ???? Un petit buisson de thym camphré apparaît entre deux pierres, donnant un petit peu de couleur ... et d'odeur ... à ce paysage très minéral ... Nous dépassons le petit village de Koronos ... Eric découvre un drôle de profil au bord de la route ? Un vieux moulin a laissé la place à des éoliennes sans doute plus efficaces ... mais moins jolies ! On arrive enfin en surplomb de notre dernière étape pour la journée, le village d'Apóllonas. Apóllonas est un village de pêcheurs niché dans une baie abritée, entouré de collines et de montagnes, qui conserve une atmosphère authentique et tranquille avec juste quelques tavernes familiales, cafés, et petites pensions donnant sur la mer Égée. La plage principale est une anse de sable et de galets, aux eaux cristallines, parfaites pour une baignade. Juste à l’entrée du village se trouve un kouros de marbre colossal, de près de 11 mètres de long, datant du VIᵉ siècle av. J.-C. Certain ont pensé qu'il représentait Apollon, car placé près du village d'Apóllonas, mais plus récemment, dans les années 30, un archéologue allemand a plutôt identifié Dionysos, dieu du vin, de la vigne ... et de la fête ! Il gît encore dans la carrière antique sur le flanc de la colline, juste au-dessus du village, là où les artisans l'on laissé après une fissure qui aurait rendu son transport impossible. Ou bien parce qu'il était trop lourd, plus simplement ... Sur le port, quelques tavernes typiques servent du poisson frais, du poulpe grillé, et des plats locaux comme le rosto (porc mijoté au vin) ou le patoudo (agneau farci aux herbes). En fin de journée, l’ambiance est calme et conviviale, avec les habitants qui se retrouvent en terrasse pour un verre d’ouzo. Tout ceci est bien trop tentant pour que nous reprenions tout de suite notre route ... Nous nous attablons donc ... ... et dégustons, avec un verre d'ouzo, forcément, une assiette d'une délicieuse horta vrasta, χόρτα βραστά sur la carte et, littéralement, herbes bouillies en français)... ... un mélange de verdure, herbes sauvages ou légumes-feuilles verts, le pissenlit (radikia), la roquette sauvage, l'amarante (vlita), la bette, l'épinard, les orties ou encore la chicorée sauvage, que les Grecs cueillent et cuisinent très simplement en les faisant bouillir quelques minutes dans l'eau, en les égouttant et en les assaisonnant ensuite de sel, d'huile d'olive et de jus de citron. Elles sont servies tièdes ou froides. Un plat rustique et très sain, très populaire dans toute le Grèce. Nous, on adore ! On se régale ensuite des meilleurs encornets frits que j'aie jamais eu l'occasion de manger ! Je partage un peu avec les habitués du coin ... ... qui ne manquent évidemment pas de rappliquer autour de nous ... ... dès que nos assiettes arrivent. Et je suis bien sûre que ce n'est pas la horta qui les intéresse !???? En tout cas, on passe une très agréable soirée, ... ... excellente conclusion d'une journée de découvertes pour nos amis Carole et Éric, et de redécouvertes toujours aussi plaisantes pour Philippe et pour moi ! Un petit tour sur le port avant de repartir ... ... à regarder les enfants jouer en toute liberté ... La route du retour, par le Nord de l'île, se fait dans le noir. Attention aux chèvres, encore une fois ! Bonne nuit ! Et à très vite ! Notre aventure Naxienne n'est pas terminée ! En attendant, je vous embrasse !

Source: questcequonmange.blogspot.com

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