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Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen                  Monastère de Tatev Voilà les vacances finies, vacances riches en découvertes d’un pays totalement méconnu. Nous connaissons bien sûr tous des arméniens issus de la diaspora mais demandez autour de vous de placer l’Arménie sur une carte... peu de personnes sauront la placer correctement dans le Sud Caucase. Malgré une grosse amputation de son territoire, c’est un pays riche d’une histoire oubliée et pourtant passionnante. Fier d’être le premier pays chrétien, fier de ses savants, de son écriture et des ses monastères médiévaux, nostalgique d’un empire qui fut envahi, occupé, partagé au prix d’un génocide, avant de s’endormir sous le joug soviétique pendant 70 ans. Aujourd’hui, durement soumise au double blocus turque à l’Ouest et azeris à l’Est, elle renait doucement. Membre du Conseil de l’Europe, elle occupe une position stratégique entre l’Iran et la Russie et partage les valeurs communes de démocratie et de droits de l’homme. Déclarations internationales et loi française sur la reconnaissance du génocide arménien L’Arménie est donc passionnante car elle mêle un héritage médiéval important en étant au carrefour de la Perse et de la Méditerranée. On peut aussi bien visiter des monastères antérieurs à nos église romanes que des restes de caravansérails rappelant qu’elle se trouvait sur l’une des routes de la Soie, ou se contenter de regarder les montagnes de cette petite "suisse" caucasienne. Cimetière de Noradous dont les plus anciennes pierres khatchkars  datent de l'an 800. Observatoire de Zorats Karer, datant du megalithique (équivalent à Carnac ou Stonehenge) Faisant partie du Caucase, de hautes montagnes dont le Mont Ararat (5 137 m) symbole biblique et nationaliste des arméniens, paradoxalement situé en terre turque (que l’on appelle Arménie historique), elle est un pays de volcans et de terribles tremblements de terre. Si l’on considère que la rivière Araxe délimitant la Turquie et l’Arménie est la frontière naturelle entre l’Europe et l’Asie, alors Ararat serait le plus haut sommet d’Europe, devant le Mont-Blanc. Les iraniens voisins qui viennent nombreux faire du tourisme en Arménie, la considèrent comme une petite Europe. Lac Sevan, 1/5 de la superficie du pays, 15°C au mois d'août car il est à 2000 m d'altitude mais poumon vert pour les arméniens. Mais pour nous Européens de l’Ouest nous voyons aussi malheureusement les douloureux restes des soviets : usines à l’abandon, HLM vétustes, tuyaux de gaz apparents, antiques Lada et Volga cotoyant des 4x4 luxueux, personnes âgées démunies, voiries défoncées par le gel, jardins publics figés dans un autre temps... partout ce même constat de délaissement dans les pays satellites que j’ai pu visiter en Asie Centrale. Fort d'Amber, Eglise Sainte Mère de Dieu, à 2000 m d'altitude au milieu des alpages Mais l’Arménie est surtout un pays de cocagne, un pays de vergers d’où proviennent nos cerisiers et autres abricotiers que l’on appelait Prune d’Arménie. Le mythe de l’Arche de Noé échouée sur le mont Ararat (de nombreuses enquêtes passionnantes sont à lire sur ce sujet) est toujours vivace et le jardin où la vie aurait reprise, se trouve à ses pieds en Arménie. Mont Ararat caché dans les brumes d'un orage, seul le petit Ararat à gauche est visible Le pays croule littéralement sous les arbres fruitiers, les grenadiers (fruit symbole de l'Arménie mais qui murit en septembre) les noyers et églantiers et les marchés regorgent de fruits plus beaux les uns des autres : fruits rouges, muriers, fraises des bois, prunes, pommes, cerises, griottes, pêches et abricots en juin. Toute l’agriculture est bio, les hivers très rudes détruisant toute vermine. Les fruits sont transformés en fruits secs ou confits sublimes comme dans toute l'Asie Centrale. Les montagnes sont couvertes de fleurs et les abeilles sont reines. On y déguste donc une cuisine fraîche, influencée par la Perse et la Méditerranée: tous les plats sont présentés en même temps sur la table : salade de tomates et concombres, tabuleh, muttaball (caviar d’aubergine), houmous, dolmas (feuilles de vignes ou de chou farcies), brochettes de viandes et pommes de terre (Khorovadz), etc. Et toujours des herbes fraiches, du yaourt, de la crème double ou de la crème aigre, divers fromages proches de la féta. On mange aussi des céréales comme le boulghour, le sarrasin et le riz pilaf servi avec des fruits secs à la mode persanne. Ou des mantis, sortes de raviolis que l’on avait découvert en Ouzbekistan.   Bien sûr au marché d'Erevan vous trouverez toutes les épices de l'Orient. J'aime l'ironie de cette photo: la machine à moudre le café s'appelle Georges... Les hivers sont durs et la soupe khashlama, mélange de pomme de terre et boeuf, parfumée avec de l’aneth est un vrai réconfort (nous y avons gouté par 35°C). Le pain arménien Lavash accompagne tous les plats. Je l’ai trouvé délicieux sortant du four, un peu moins bon après plusieurs jours (il se conserve deux mois si les fines feuilles de pain sont régulièrement humectées avec de l’eau). Les arméniens aiment aussi la viande séchée et les saucissons de boeufs secs et parfumés. L’eau du robinet est potable mais sinon bière et vin arméniens méritent d’être essayés même si les standards vinicoles ne sont pas encore les nôtres. Nous avons gouté à la truite Ichkhan du lac Sevan et aussi à de l’esturgeon grillé terriblement fondant. Enfin les délicieuses pizzas arméniennes Lahmajoun sont inévitables pour un repas sur le pouce, arrosées de tan, boisson d’origine persane à base de yaourt liquéfié et parfois gazeux. A moins que vous ne préfériez la vodka, héritage russe, même si les arméniens semblent beaucoup plus sages avec l’alcool que les russes. Tout le pays est d’ailleurs très calme. Les arméniens sont chaleureux, paisibles et aimables, un brin indolents sous la chaleur écrasante du mois de juin. Erevan est l’une des villes les plus sûres au monde et les terrasses sont pleines à la mode espagnole. Petit déjeuner à Goris Le fromage, omniprésent sur toutes les tables arméniennes. Pour le dessert, ce sont souvent les délicieux fruits qui sont proposés mais baklavas et brioche à la pâte de noix nous ont aussi été servis. Les confitures sont très présentes notamment la confiture de rose ou de grenade. Les arméniens sont plutôt sveltes car ils consomment beaucoup de légumes et fruits. McDo, Starbucks, KFC ne se sont pas encore implantés en Arménie... Mais les yeux des arméniennes sont fixées vers l'idole américaine : Kim Kardashian, même si l'on reconnait sa vulgarité bling bling, elle est un modèle de beauté pour les filles d'Erevan. Nous avons mangé de délicieux taboulés tous différents les uns des autres mais notre coup de coeur a été pour celui du restaurant Le Cilicia. Un taboulé d’herbes frais et citronné, délicieux avec des brochettes dont j’ai librement imaginé la recette. Taboulé d’herbes comme au Cilicia pour 4 personnes 1 bouquet de persil plat 1 bouquet de coriandre 1 bouquet de menthe 2 gros citrons jaunes 1 cuillère à thé de sumac 2 petits concombres avec peu de pépins 2 tiges d’oignons frais 150 g de boulghour 300 g d’eau chaude 2 tomates bien mûres sel et poivre huile d’olive ou huile d’arachide Rincez le boulghour à l’eau froide. Placez le dans un saladier et versez de l’eau chaude afin de le couvrir d’environ 1 bon centimètre. Ajoutez 1jus de citron. Laissez le gonfler pendant 1h30, le grain doit rester ferme. Attention le grain de boulghour ne doit pas cuire. Equeutez les herbes, et hachez les. Placez les dans un saladier. Hachez la moitié de la menthe et versez la dans le saladier avec les tiges d’oignons finement émincées. Coupez le concombre en petits cubes. Coupez la tomate en petits cubes et ne conservant que la partie ferme et sans pépin. Mélangez concombre et tomates aux herbes. Assaisonnez avec peu de sel, poivre, le jus du second citron et 4 cuillères d’huile d’olive. Une fois que le boulghour a absorbé l’eau, essorez le avec les mains afin de le rendre le plus sec possible. Mélangez le aux herbes. Saupoudrez de sumac et servez bien frais (le sumac légèrement citronné apporte un côté piquant pétillant très agréable). Je ne sais pas si je vous ai donné envie de visiter ce pays mais si un jour vous êtes invités à dîner chez des arméniens, vous comprendrez un peu plus leur culture et leur histoire. Un grand merci aussi à Tigran et à Astghik, qui nous ont guidés à travers leur pays. Manger Arménien à Paris : La Cantine de la Maison de la culture arménienne - Elle se cache au fond d'une jolie cour du IXe mais il n'y a pas besoin de sésame pour venir y déjeuner. L'accueil est chaleureux, la cuisine familiale, les tables occupées par des habitués - souvent membres d'associations arméniennes - qui s'y retrouvent. Plat du jour (aubergines farcies ou brochettes de poulet, 8 €), petit croissant fourré en dessert, c'est bon enfant et plein de gentillesse, dans un cadre de salle à manger vieillotte, aménagée en réfectoire pour grands. 17, rue Bleue, IXe.Tél. : 01 48 24 63 89 (le Figaro).

Source: veryeasykitchen.blogspot.com

Qui a dit que le poisson était compliqué à préparer? Aujourd'hui je vais encore vous prouver le contraire avec cette recette, complète et parfumée, de lotte cuite au four avec des pommes de terre. C'est le plat que j'ai préparé dimanche, avec le poisson que mon mari m'avait rapporté de Sète. Il va quelquefois travailler dans ce secteur et ne manque pas, s'il a le temps, d'aller faire un tour à la poissonnerie à côté de la criée. Il me passe alors un coup de téléphone pour me dire quelles sont les arrivages du jour et je passe commande... J'ai mon poisson tout frais dès le soir et j'ai souvent prévu une recette pour le préparer. Quand j'en ai une grande quantité, comme dans le cas de cette lotte, je coupe des morceaux que je congèle à plat, puis je les mets en sachet pour pouvoir les sortir en fonction du nombre de convives. C'est bien pratique et cela permet d'improviser un plat au dernier moment. Ce dimanche, les morceaux de lotte ont été sortis du congélateur le matin puis cuisinés pour le déjeuner. C'est un plat unique qui cuit tout seul au four. La préparation prend tout au plus 10 minutes. Ensuite le plat cuit tranquillement, presque sans surveillance. C'est idéal quand on reçoit, cela permet de consacrer plus de temps aux autres plats, ou tout simplement de passer du bon temps avec les invités, sans stress! Alors, convaincus? Il ne vous reste plus qu'à mettre ce plat au menu et me donner vos impressions. A la belle saison, remplacez les tomates séchées par des tomates fraiches. Vous pouvez également ajouter des olives ou des câpres. Présentez en accompagnement quelques carrés de citron et n'oubliez-pas de mettre au frais une bonne bouteille de vin blanc. Si on veut rester dans le même terroir, on peut servir en accompagnement un Picpoul de Pinet , vin blanc sec fruité et parfumé, avec un rapport qualité-prix imbattable! Vous connaissez Sète ? C'est avant tout une ville ouverte sur la mer que l'on nomme aussi "Venise languedocienne". C'est le premier port de pêche du littoral français méditerranéen. De loin elle apparait comme une ile, coincée entre la mer et l'étang de Thau. Les abords de l'étang ne manquent pas non plus de charme et d'attractions diverses: les villages de Bouzigues, Mèze, Marseillan, avec leurs parcs à huitres et l'arrivée du Canal du Midi... et bien sûr Sète dominée par le Mont Saint-Clair (182 m) qui fait penser à une baleine surplombant la mer, célébrée par Paul Valéry et Georges Brassens... Les herbes aromatiques apportent un parfum extraordinaire à cette recette. Ici il n'y a qu'à se baisser pour trouver au bord des chemins, selon la saison, du thym, du romarin, du fenouil sauvage... Autre solution pour ceux qui habitent en ville, et bien mieux que les herbes sèches, les petits pots de thym, romarin, origan ou marjolaine que l'on trouve dans toutes les jardineries. J'en ai toujours quelques pots dans ma cuisine. C'est très décoratif et plus durable que les fleurs... j'adore y passer la main pour que leur parfum embaume! Lotte Safranée au Four, Parfums de Garrigue Pour 4 personnes: 800 g de filets de lotte 2 oignons rouges 100 g de tomates séchées 8 pommes de terre 2 gousses d'ail 1 citron 1 bouquet d'herbes aromatiques 1 pincée de filaments de safran 10 cl de vin blanc 10 cl d'eau tiède 2 c. à soupe d'huile d'olive Sel, poivre Allumez le four th 6/180°C.  Épluchez l'ail, les oignons et les pommes de terre. Découpez la lotte en gros morceaux. Mettez les tomates séchées à tremper dans un peu d'eau chaude. Dans un grand plat allant au four, réunissez les pommes de terre coupées en rondelles assez fines, les oignons émincés, l'ail haché, le zeste de citron râpé et les tomates coupées en petits dés. Ajoutez les herbes et l'huile d'olive, du sel et du poivre, mélangez rapidement avec les mains. Posez les morceaux de poisson sur les légumes. Diluez le safran dans l'eau tiède. Ajoutez sur le poisson avec le vin blanc, salez, poivrez. Faites cuire au four pendant 45 minutes. Imprimez la recette

Source: devousamoi-dominique.blogspot.com

Boudin blanc de mousse de chou-fleur cœur de brocolis Ingrédients Chou-fleur Brocolis Blancs d'oeuf Gélatine Je procède comme plus haut pour faire mousses de légumes. Je tapisse du film alimentaire de cuisson avec la mousse de chou fleur et au milieu un peu de mousse de courgette. Je referme le film alimentaire et en fermes extrémités. Je mets les boudins à la vapeur. Avec le reste de mousse de courgette je fais un boudin de courgette cœur de chèvre. Je les sers avec un peu de Wasabi. Le brunch du dimanche midi avec Georges et Georgette - les faux boudin ont cuits à la vapeur une bonne heure et de tiennent à peu près bien. Avec sel et poivre on se régale étonnamment ! La photo ne rend pas service mais il semble que tout le monde est conquit ! Deux consistances différentes qui rendent bien ensemble.

Source: foliealdente.blogspot.com

Ouh, l'été a été long et j'ai cette année fait une belle trêve ... La trêve des blogueurs, ça s'appelle. Et ça fait du bien ! Sauf qu'ensuite, forcément, il faut s'y remettre et je manque un peu de souplesse pour pouvoir parfois me mettre les coups de pieds aux fesses que cela nécessiterait ... Quoiqu'il en soit, je ne peux plus repousser l'échéance ... Au boulot Hélène ! Après tout, il ne s'agit ici que de reprendre un petit rythme de croisière ... ;o) Nous démarrerons donc sur cette photo de sieste ... 2 Août 2013 ... Premier jour des vacances, donc ... La première étape de nos vacances ? Vienne, chez ma copine Catherine. Kashyle, des "Délices de Manon" , vous la connaissez, évidemment ? Enfin, presque chez elle puisqu'elle garde au moment où nous arrivons une superbe maison juste à la sortie de la ville. Elle nous y accueille pour deux jours, avec la gentillesse et la générosité que ceux qui l'ont déjà croisée connaissent ... On arrive le vendredi soir, plutôt tard, et ce qui nous attend sur la table déjà dressée est ce merveilleusement odorant gratin de ravioles de Romans aux cèpes ... Une tuerie, comme on dit de nos jours ... je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs ? En dessert, une excellente soupe de fraises au basilic ... Et un gros nuage de crème fouettée dessus ... Le paradis. Vive les vacances ! Deuxième sieste pour Paul, à plat ventre dans le trampoline, juste devant la piscine ... Bonne nuit ! Samedi matin, petit tour au marché de Vienne ! On traverse la campagne. Ça fait du bien ! Petit arrêt devant la cathédrale Saint-Maurice, superbe. Un joli préau d'école attend tranquillement la rentrée des classe pour retrouver rires et cris d'enfants ... Le marché, l'immmmmmense marché, est toujours aussi attractif. Je me jette sur les grosses barquettes de groseilles ... J'évite la tome daubée, cependant, peu inspirée ce matin-là par le terme choisi ... Baptiste s'arrête un instant devant cette citerne ... ... qui offre aux citadins la possibilité de boire un bon verre de lait frais ... En rentrant à la maison, les garçons s'occupent d'allumer le feu. Pour midi, ce sera saucisses et côtes d'agneau grillées ... ... sur une belle braise ! Bravo messieurs ! Pour raccompagner les grillades, une délicieuse salade de pommes de terre. Je dois avouer que c'est toujours un régal que de déjeuner chez Catherine. Tout y est bon, justement assaisonné, parfait, quoi ! ;o) Et la compagnie est bonne, en plus. Dans la matinée sont arrivés Aude et sa famille. Audinette , vous savez ? Ils font comme nous étape dans les plus belles maisons en rentrant de vacances ! ;o) C'est sympa de les rencontrer. J'ai toujours bien aimé les blog d'Aude, truffé de recettes sympathiques comme tout. Catherine a rapporté un plateau de fromages de toute beauté de chez ses parents. Il y en aura pour tout le week-end. On est bien décidé à goûter à tout, nous ! ;o) Et puis surtout, elle nous a préparé sa fameuse tarte à la praline. Un vrai régal, une sublime gourmandise ... Le crumble aux pêches cher à Manon est excellent aussi ! Après un petit repos bien mérité ... ... tout le monde s'immerge dans la piscine ... et ne la quitte plus jusqu'au dîner ! ;o) Voilà de quoi décompresser à la perfection ... Un excellent dîner à la fraîche ... ... autour d'un "traybake" de poulet grillé et de saucisses entourés de légumes et parfumé d'herbes fraîches du jardin ... On termine sur la tarte de Baptiste, couverte de crème chantilly et de framboises fraîches ... Délicieux aussi ! Personne ne traîne trop tard ... sauf peut-être Paul ... ... qui a bien du mal à se réveiller le lendemain matin ! ;o) Et pourtant, que de belles et bonnes choses sur la table du petit-déjeuner ! Un petit déjeuner en deux temps, en fait. Fernand, Aude et leurs enfants doivent se remettre en route assez tôt dans la matinée, pour ne pas arriver à Paris trop tard. C'est qu'ils reprennent le boulot, le lendemain. Pas comme nous, qui prendrons notre temps pour ne repartir que dans l'après-midi et éviter au maximum les bouchons de ce grand chassé-croisé automobile ... Ils auront droit à un très beau petit déjeuner, néanmoins, et nous les accompagnerons juste avec une tasse de café et un minuscule bout de brioche aux pralines. C'est que d'autres agapes nous attendent un peu plus tard, s'il l'on en croit Catherine ... Ils nous quittent donc vers 10 heures ... J'espère que nous aurons l'occasion de nous recroiser un jour ... Ces courts moments furent vraiment sympathiques. Je file préparer mes groseilles glacées au sucre. Mon péché-mignon, mais comme les groseilles ne courent pas les rues à Cannes, j'en confectionne rarement. Autant dire que celles que je fais une fois par an, je les déguste ! ;o))) Je vous renvoie à ce billet de l'été dernier si vous voulez savoir comment faire. Elles accompagnent divinement la mousse au chocolat, comme vous pourrez le voir si vous cliquez par ici. Les jeunes se baignent, encore et encore ... ... ou traînent au fond des hamacs, c'est selon ... Philippe termine de dresser la table ... Catherine la charge de mets délicieux ... une tarte aux champignons variés ... Plein de trompettes, me semble-t-il mais ma mémoire me joue peut-être des tours ... Une autre tarte "légumes grillés et curry", préparée avec la délicieuse farine au curry de chez Francine. Pub totalement gratuite mais le produit est vraiment chouette ! Une fraîche salade de pastèque, feta et menthe. Originale et appétissante. Oh que ça sent les vacances, tout ça ! Surtout lorsqu'on s'attable face à un Virgin Mojito bien frais ! Et tout cela en belle compagnie. La famille de Catherine est venue nous rejoindre et ça nous fait vraiment plaisir de les revoir ! On bavarde autour de l'excellente brioche aux pralines et de délicieux petits buns aux myrtilles ... Souples et fondants ... Il reste quelques morceaux des délices de la veille. ... et Catherine s'attelle avec courage à son activité préférée : La cuisson des pancakes ! ;o))) Je les déguste avec un peu de crème fouettée et quelques grappes de groseilles glacées bien croquantes ... Trop bon ! Je crois que je tuerais, pour une assiette de ces petites choses-là ! ;o) On quitte nos amis viennois dans l'après-midi ... Direction Paris, où nous resterons juste deux nuits ... pour y retourner un peu plus tard pour deux longues semaines ... Cela dit, ce n'est pas parce que l'on ne reste qu'une journée à Paris qu'il faut y rester sans rien faire ... On se jette donc dans les rues parisiennes, très calmes, il faut le dire, en ce début du mois d'août ... ... et l'on commence par déjeuner dans le quartier des Halles. Chez Lucy Hokkaido. Au 54 rue Jean-Jacques Rousseau. Bon endroit, menus peu chers et bonne nourriture. Service ultra-sympathique, en plus. Une Asahi bien fraîche est la bienvenue ... ... et nous permet d'arriver à peu près hydratés devant le Centre Pompidou qui présente une rétrospective Roy Lichtenstein (1923-1997) que je ne louperais pour rien au monde ... Il y a une exposition Simon Hantaï aussi. Une chance. Deux grands artistes à voir en une seule fois. On monte tout en haut de Beaubourg. La vue est toujours aussi exceptionnelle ! Roy Lichtenstein est ici dans le plus beau décor qui soit ! Alors bien sûr, il y a ici les toiles qui firent de lui l'un des ténors du mouvement Pop ... On les connaît bien ... ... et en ce qui me concerne, je les adore ... Cela dit, voir ces tableaux "en vrai", immenses, c'est un vrai choc, je peux vous l'assurer ! Mais cette rétrospective va plus loin et nous montre un Lichtenstein que nous connaissons peut-être un peu moins bien, un artiste qui ne fut pas que le peintre des objets de grande consommation ... ... ou des si célèbres agrandissements d'extraits de bandes dessinées ... Un homme érudit, qui se lança, dans les années 60, dans une sorte de relecture de l'histoire de la peinture moderne, produisant des oeuvres directement inspirées des plus grands maîtres ... Matisse, Picasso, Cézanne ...... Je découvre son Fishing Village, un "Brushstroke" que je ne connaissais pas ... Est présenté ici aussi un ensemble inédit de sculptures, gravures, émaux et céramiques ... ... démontrant l'incroyable inventivité technique de l'artiste. J'apprends qu'en 1973, il se lance dans la création de grandes toiles intitulées "Artist's Studios", qui s'inspirent de la composition de l'"Atelier Rouge" de Matisse (1911) dans lesquelles sont assemblées, au fil de son imagination, de ses envies, mais aussi des expositions qu'il a visitées ... à la fois des copies miniatures mais conformes de ses propres toiles au milieu d'éléments décoratifs faisant bien évidemment référence à Matisse ... Le philodendron, la carafe, les fruits ... Ici, on reconnait bien sûr le fameux "La Danse" de Matisse ... Je découvre aussi le "Trompe-l'Oeil with Léger Head and Paintbrush". J'aime beaucoup. Quant à celui-là, je le verrais bien dans mon salon, vous savez ? ;o) Alors si vous voulez en savoir plus sur cet artiste étonnant, filez vite profiter des derniers jours de cette rétrospective fantastique. Enfin, derniers jours ... L'expo est prévue jusqu'au 15 Novembre, je crois ... Mais ne traînez pas. Il serait vraiment bête de passer à côté ! Si vous connaissez peu, vous découvrirez et si vous connaissez bien, vous irez néanmoins de découverte en découverte ... avec ravissement ! Un grand homme, décidément, ce Roy Lichtenstein ! Je vous emmène maintenant vous promener le long des cimaises consacrées à l'accrochage de l'oeuvre de Simon Hantaï, peintre hongrois mort il y a cinq ans déjà, l'un des plus grands peintres de la seconde moitié du XXème siècle, figure incontournable de l'abstraction, repensant l'espace de la toile à la façon d'un Jackson Pollock, dont le travail l'inspira beaucoup. Un style très différent de celui de Lichtenstein, certes, mais intéressant néanmoins. Et très coloré, ce que j'apprécie bien. Particulièrement ces toiles, obtenues selon une technique qu'il appelait "le pliage comme méthode" et qu'il pratiqua à partir des années 60. Dans cette séries, intitulées les Meuns (il vivait à Meun, pès de Fontainebleau, à cette époque-là), Hantaï ficelle des toiles aux quatre coins ainsi qu'au centre. Il les peint ensuite, à l'aveugle, comme il se plaît à dire, et les déplie ensuite. Elles laissent alors apparaître des formes inédites, arrondies, colorées, qui ne sont pas sans rappeler certaines gouaches découpées de Matisse ... Les toiles très grands formats de ce coloriste de génie font un accrochage absolument délicieux. Le banc de bois proposé aux visiteurs au milieu des salles est un élément indispensable de la visite. On s'assied. On regarde. On s'immerge dans ces étendues colorées, où les surfaces laissées blanches par les pliages donnent aux toiles des effets de vitrail. Superbe. Les occasions de voir du Hantaï ne sont pas si fréquentes ... Fin de la visite du Centre Pompidou. Deux rétrospectives majeures dans une journée, c'est beaucoup. Beaucoup de bonheur, surtout ... Petite balade de fin de journée ... ... dans les rues du centre de la capitale. Merveilleux petit intermède parisien ... ... avant de continuer notre migration estivale ... Nous reviendrons la semaine prochaine. espérons qu'il fera alors un peu plus frais ... Sinon, nous irons à la plage ... Mais bon, mon journal parisien favori propose quelques idées sympa pour profiter du mois d'août à Paris. Nous ne devrions pas nous ennuyer, cette fois-ci encore. En attendant, comme je vous le disais, nous reprenons la route ... et roulons jusqu'à Deauville, où nous rejoignons la famille de Philippe pour une petite semaine ... Au programme, campagne et mer, une vraie mer avec une marée, vous savez ! ;o))) Des déjeuners au jardin, dans une herbe bien verte, épaisse et toute fraîche ... Des nourritures simples sur une table. Chacun prend ce qui lui plaît et va le manger où il le souhaite ... On est tous ensemble ... ... mais quand on veut. Des déjeuners sur l'herbe aussi sympathiques que ceux de Manet, j'en suis sûre ! ;o) Des siestes dans l'herbe, aussi. On en a tous besoin ... Et puis des promenades sur la plage avec neveux et petits chiens ... Toujours à marée basse. Paul, ce grand malade, est le premier à se baigner dans cette eau bien fraîche. Il est bientôt rejoint par deux de ses cousines, qui ne traînent pas longtemps dans l'eau quand même ! ;o) Dessins sur le sable. Ne regardez pas de trop près ... Le sable mouillé est une belle toile éphémère ... On ramasse des coquillages ... Mais on laisse quelques crabes aux mouettes, malgré tout. Après nous, elles sont plus chez elles que nous chez nous ! ;o))) Les cousins se retrouvent. C'est bon pour tout le monde, les vacances en famille. Petits et grands prennent le temps de se parler. La gente canine apprécie auss i ... ... pas du tout gênée par les pattes ensablées ! ;o) Clément pratique son sport favori ... ... laissant les joies de l'effort aux plus jeunes ... ... qui s'en donnent à coeur-joie ! Paul retrouve une belle vitalité et ç a nous fait plaisir. Les artistes ont aussi leur place sur les plages normandes ... Quelque soit l'art, même si je préfère, sur la plage, les remparts de couteaux de Fiona aux blockhaus, aussi bien décorés soient-ils ! ;o))) Retour à la maison en fin d'après-midi ... Une bonne douche pour les courageux baigneurs... ... et l'on ressort marcher un peu. En longeant la plage ... ... on passe devant de très belles maisons. Impressionnantes, même ... On quitte Bénerville, on traverse Tourgeville et on arrive enfin sur les planches. Les fameuses planches de Deauville. Créées en 1923 par l'architecte Charles Adda pour permettre aux dames de profiter du bord de mer sans salir leurs jolies tenues dans le sable. L'une des plus célèbres promenades au monde ... On raconte que la reine Elisabeth II s'y est un jour promenée en Rolls Royce. Et sans avoir de PV, donc, ce qui ne fut pas notre cas quand, il y a 25 ans, nous nous sommes retrouvés dessus avec Philippe et son frère, dans la Renault 5 de ma mère, un samedi du mois de février. Nous étions allés nous promener en attendant l'heure de la réception de mariage de ma belle-soeur et je ne sais ce qui nous est passé par la tête. Vraiment ! ;o))) Les parasols de la plage de Deauville sont connus eux aussi. En voilà quelques-uns. On s'arrête pour manger une glace. Menthe-chocolat pour Paul, comme toujours. Elles sont délicieuses, les glaces de chez "Princesse Sophie". On emboîte le pas à un gros saucisson sur courtes pattes. J'aime bien ces chiens-là ! Voici l'Établissement des Bains de Mer, qui, après renseignements recueillis sur son site internet, gère "deux kilomètres de plage de sable fin, 600 parasols, une piscine olympique, un centre nautique, deux ports, une école de voile, un club de tennis, de multiples activités de loisirs et vingt-deux commerces". Une jolie architecture Art Déco. Vous savez combien j'aime ... Ils sont sympa, ces petits bassins intérieurs destinés à accueillir les plus petits pour des séances de barbotages effrénés. En face de la plage, de l'autre côté de la route, voici le joli hôtel Normandy, avec ses colombages verts pâles. Un immense manoir de style anglo-normand qui fut construit en 1912. Un très grand palace. Sachez que dans les environs d'un palace, on doit savoir se tenir ... D'autres jolies maisons jalonnent les rues de la ville. Sur cette jolie place se tient le marché plusieurs fois par semaine. Deauville, ville des célébrités, fréquentée par les plus grands ... Le peintre Foujita, Guillaume Apollinaire, Colette, Sacha Guitry y venaient régulièrement. Françoise Sagan fut, un peu plus tard, une habituée. Coco Chanel y ouvrit sa première boutique de mode ... Quant à Raoul Dufy, Kees Van Dongen ou encore Eugène Boudin, on ne les présente plus ... Ils peignirent par ici quelques-unes de leurs plus belles toiles ... Deauville, c'est aussi une ville de jeu. Un casino est réputé, bien sûr, ... ... mais aussi des courses de chevaux ! Fin de la journée ... On rentre doucement, les pieds dans le sable, cette fois-ci, ... On en profite pour regarder un peu plus précisément les photos de Willy Rizzo exposées sur les cabines de plage ... L'été 49 à Deauville ... Émouvant ... Les parasols sont tous fermés. Les baigneurs ont déserté la plage ... Plus grand-monde sur les planches ... Le sable redevient le territoire de bestioles en tout genre ! ;o))) Les cavaliers profitent du coucher de soleil pour une ultime chevauchée au bord de l'eau. On arrive à Bénerville ... Le port du Havre, juste en face, est baignée d'une curieuse lumière rouge ... Les enfants ont dressé la table. Ernest attend son dîner patiemment ... Fin de la journée. La nuit sera belle ... À demain ... Réveil sous un ciel couvert. Tant mieux. J'aime la fraîcheur, pendant mes vacances ... ;o) Notre but de la journée : Une promenande à Houlgate. Mon amie Juliette m'en parle souvent et elle m'a donné envie de découvrir l'endroit. Nous sommes ici sur la Côte Fleurie, au nord-ouest du Pays d'Auge, (terre natale du Calvados, chouette !), à mi-distance entre Cabourg et Villers-sur-Mer. Une grande plage de sable ... L'histoire de la station balnéaire commence dans la seconde moitié du 19ème siècle à Beuzeval, un petit village d'agriculteurs et de pêcheurs sur la rive gauche du fleuve Drochon. Des touristes, peu nombreux au début, affluent de Caen et de Paris. On y construit un grand hôtel, l'hôtel Imbert, en 1877. Le bord de mer prend alors le nom de Beuzeval-les-Bains. Le "Grand Hôtel" accueille les premiers touristes venus prendre des bains de mer ... La rive droite du Drochon se développera à partir de 1858. Un avocat, un financier et un député forment la Société de Construction Immobilière et achètent une grande partie du terrain. À leur demande, l'architecte Jacques Baumié, créateur du style régionaliste Anglo-Normand, va établir le premier plan d'urbanisme de la ville. De magnifiques villas, appelées alors "chalets", vont être construites sur le front de mer. Ce sont celles que l'on peut voir encore aujourd'hui. Le chemin de fer arrive à Houlgate en 1882 ... La gare est construite entre les deux villages de Beuzeval et Houlgate ... Marchons un peu sur la plage avant de continuer notre promenade parmi les merveilles architecturales de la ville. La mer finit de descendre. Les mouettes sont tranquilles, sans doute repues après un festin de crevettes. Une ou deux sont encore à l'affut d'un crabe échoué sur le sable ... Peu d'humains en vue, par contre. Le temps couvert y est sans doute pour quelque-chose. Mais tout est en place au cas où un rayon de soleil parviendrait à percer la couche nuageuse ! ;o) On n'aurait plus qu'à se saisir d'une épuisette et à courir au bord de l'eau. Toujours ce magnifique spectacle qu'est la mer qui se retire ... On ne se croirait vraiment pas au mois d'août ! Quand je pense à notre bord de mer à nous, en cette saison ! ;o))) J'aime beaucoup cette maison, qui se trouverait à la perfection dans un tableau d'Edward Hopper, vous ne trouvez pas ? Avançons encore un peu ... Le club Mickey ouvrira sans doute cet après-midi ... Aventurons-nous dans le centre-ville de Houlgate. Le marchand d'articles de plage attend les clients ... Il vend une variété incroyable d'épuisettes ... Passer devant ces jolis commerces de bouche commence à nous donner faim. On succombe à une sorte de fougasse aux pommes acidulées et au camembert. Délicieux. Surtout avec un bol de cidre. Voilà un apéritif parfait ! On est alors prêts pour aller déjeuner. J'ai réservé une table à l'Auberge des Frais Ombrages ... Pour 13 heures. À 13h15, il se met à tomber des cordes. Pas grave, on est à l'abri et l'on se régalera bien au sec ! ;o) Excellente idée que d'avoir réservé aux Frais Ombrages. On y mange très bien. Le service est charmant et la cuisine, tout à fait bonne. J'aime les bulots et me voilà servie. Et bien servie. Ils sont d'une fraîcheur irréprochable et la mayonnaise est parfaite. Les deux garçons prennent une terrines, très bonne aussi. Des moules de Bouchot suivent. Panne de frites. J'ai droit à d'excellentes petites pommes de terre sautées à la graisse de canard (ou d'oie, je ne sais plus bien ? ;o)) Tant mieux, c'est bien meilleur ! Ces messieurs optent pour un filet de poulet à la crème. La photo parle d'elle-même ... Et puis pour le dessert, le meilleur des flans pâtissiers jamais goûté ... ... et pour les garçons, une crème brûlée à la bonne crème de Normandie ! ;o) Alors après ces agapes, il n'y a plus rien d'autre à faire que de retourner marcher un moment. D'autant que la pluie s'est miraculeusement arrêtée à la fin de notre repas. Nous sommes donc parfaitement à l'aise pour déambuler entre les quelques 200 villas extraordinaires que compte la ville d'Houlgate. Je ne vous les montrerai pas toutes ... ... rassurez-vous ! Mais je me dois quand même de vous donner une idée de ce qui vous attend si vous allez un jour par là-bas. Bon, repassons sur la plage. Il y a un peu de vent, les parasols sont fermés, bien attachés ... Mais ce vent, justement, commence à dégager le ciel. Les cerfs-volants s'envolent. Peu de monde encore sur la plage, et pourtant, il fait très bon ... Un aperçu des cabines ? Ne sont-elles pas ravissantes, avec leurs rayures oranges et blanches ? Ah, enfin un transat ! On est loin, vous le voyez, de l'envahissement de nos plages cannoises, où les gens se couchent littéralement les uns contre les autres, à la façon des sardines dans leurs boîtes. Ou des maquereaux, c'est selon. Surtout chez nous ! ;o))) Les villas de bord de mer ont de jolis noms ... d'oiseaux ! ;o) Parfois, les embruns et les années ont abîmé les plaques émaillées .... Il faut alors plisser les yeux pour découvrir ce qui était écrit dessus ... J'aime bien ... Bon, vous prenez une épuisette ? Moi, tout ce matériel, ça me donne des envies de pêche ! Ce sera pour un autre jour. Pour l'instant, on lève le nez ... et les yeux ... et l'on se remplit de belles images plutôt que de moules et de coques ! ;o) Ce qui nous permettra de découvrir cette extraordinaire maison. Le moulin Landry, sur les bords du Drochon, un manoir construit autour d'un moulin à farine du XIIIème siècle. Une toiture merveilleuse couronnée de nombreux épis de faîtage en terre vernissée ... ... comme on en trouve beaucoup dans la région. Enfin bref, pour les amateurs d'architecture et de belles maisons étonnantes ... ... Houlgate est l'endroit à ne pas manquer. J'y retournerai. C'est de surcroît une ville joliment animée. En été, en tout cas ... Et puis bon ... L'environnement est à mourir, non ? En plus, la plupart de ces villas ont une histoire ... On sait qui les a construites, et pour qui on les a construites. Celle-ci, par exemple, est la "Villa Roblot". Joli nom, hein ? Ce Roblot-là était agent de change. De la même famille que l'entrepreneur de pompes funèbres ? Je n'en sais fichtre rien. Voilà comment on peut se raconter des histoires et quand on a l'imagination aiguisée comme moi, c'est plutôt cool ... Regardez les initiales de ce Henri Roblot, entrelacées sur les balcons ... Celle-là, c'est la Villa des Mouettes. Elle appartenait à l'origine à la famille Dubonnet. Du beau, du bon, Dubonnet ... Vous vous souvenez de cette pub, à la radio ? Je ne connaissais pas le goût de cet apéritif jusqu'à il y a peu ... Sauf par ces grandes réclames peintes dans les tunnels du métro, quand j'étais petite ... Revenons à la villa ... L'aviateur Roland Garros (qui n'était pas tennisman, comme on pourrait le penser ;o) ...), y fut souvent invité. On lui avait construit un petit ponton en bois qui lui permettait de descendre son avion, un monoplan Blériot, sur le sable. Oui, sans rire ... C'est ici qu'il réalisa son record d'altitude en volant à 4950 mètres. C'était en septembre 1912 ... Fin de l'après-midi sur la plage. Le métier de sauveteur n'est pas de tout repos, ici. Il faut être prêt à intervenir vite en cas d'urgence, et pas juste avec une bouée et un joli maillot rouge ! ;o) Le club de voile est équipé lui aussi. C'est que ce n'est pas simple de remonter les bateaux à marée basse ... J'en ai quelques souvenirs de jeunesse plutôt cuisants ... Une "Caravelle", c'était très lourd ... surtout à marée très basse ! ;o))) En fait, je préfère de beaucoup marcher sur la plage, à marée basse ... On écrase le sable avec ses pieds et soudain, il devient tout sec ... Ça m'a toujours étonnée ... Si l'on pousse un peu plus loin sur la plage, on arrive aux Vaches Noires ... De gros cailloux émergeant de la mer à marée basse ... .... et d'imposantes falaises sombres dont les parois argileuses regorgent de fossiles d'animaux marins de l'ère secondaire ... Vous voyez ici que l'on s'est passablement éloigné de la ville ... Sur les gros blocs de craie, qui évoquent paraît-il, vus de la mer, un troupeau de vaches noires paissant au pied des falaises, des moules solidement accrochées. À marée basse, la "chasse" est ouverte. Je ne suis pas très motivée mais ramasse quand même un "hot dog" de la mer ! ;o))) Les pêcheurs à pied rappliquent ... On est au plus bas de la marée ... Clem piétine dans l'eau qui ruisselle ... Ces enfants très équipés ne risquent pas de se noyer ! ;o) Attention à ne pas marcher sur une méduse par inadvertance ! ;o) Allez, il va falloir rentrer. Avant de reprendre la route, malgré tout, Clément succombe aux charmes des crêpes de la Cabane à Sucre ... On reprend la route, donc ... Au retour, en passant à Blonville-sur-Mer, je fais arrêter mon chauffeur pour prendre ce joli bâtiment en photo. Dernier arrêt avant la maison ... ... où nous nous mettons tout de suite en cuisine avec le petit Ernest. Au programme, une tarte aux abricots. Ce petit bonhomme adorable aime faire la cuisine et c'est un régal que de l'avoir comme marmiton. À juste trois ans, il a déjà des gestes d'une précision remarquable. Pendant que nous préparons la pâte à tarte, sa soeur Emma est en cuisine avec Clément, qui lui apprend à faire une vraie sauce bolognaise ... Une fois la pâte à tarte prête et mise à reposer un moment au frais, Ernest s'attaque aux abricots ... Sa cousine Fiona vient lui prêter main-forte ... ... et l'on enfourne bientôt une énorme croustade, qui prend toute la plaque du four. Un peu de beurre, de sucre et de cannelle ... le dessert sera délicieux, c'est certain ! En attendant que le dîner soit prêt, les cousins se reposent. Et au dîner, tout le monde montre un bel appétit ! C'est qu'une assemblée comme celle-ci, il faut bien la nourrir ! ;o))) Le matin suivant, en ouvrant les volets de ma chambre ... ... un joli spectacle s'offre à moi. Les chevaux sont de sortie, avant que les baigneurs ne débarquent sur la plage ... Je sors de la maison ... Tout le monde roupille encore ... Moment délicieux ... Les chevaux trottent ... C'est bien plus chouette qu'un hippodrome, hein, ces plages immenses ? Suivons leurs traces ... ... mais pas trop loin quand même ... Je marche moins vite qu'ils ne courent, ces chevaux !!! Au moins, cela me laisse le temps de regarder ce qui se passe à mes pieds ... Et là, en l'occurrence, j'assiste à un véritable génocide de crabes ! ;o))) Cela fait la joie des mouettes, cela dit. Ce pêcheur a tout compris de la vie ... Ah, encore un promeneur sur la plage. Ouh la, on commence à être nombreux, par ici ! Le voyez-vous au loin ? Et puis, bien plus loin encore, mais vu de près grâce à mon très bon zoom, un groupe de sportifs matinaux ! ;o)) Je rentre à la maison réveiller les garçons. Avec Clément et Philippe, on veut aller passer la journée à Honfleur. Il fait très beau. C'est un bon jour pour y aller. Honfleur n'est pas loin de Deauville. C'est l'avantage de cette Côte Fleurie. Elle regorge de petites villes toutes plus belles les unes que les autres. Nous y voilà donc, sur le quai Sainte-Catherine ... Située sur la rive sud de l'estuaire de la Seine, juste en face du Havre, Honfleur est connue pour son pittoresque vieux port, entouré de maisons couvertes d'ardoises. Un peu d'histoire, tout d'abord ... Le port d'Honfleur existe déjà au XIème siècle et sert au transit des marchandises entre la France et l'Angleterre. C'est de là que partent, jusqu'au XVème siècle, les raids contre les ports anglais ... C'est encore de Honfleur que partent plusieurs grandes expéditions ... Binot Paulmier de Gonneville, à bord du vaisseau "L'Espoir" , se retrouvera le 6 janvier 1504 au Brésil ... Jehan Denis prendra possession de Terre-Neuve au nom du Roi de France en 1506 ... Le 15 mars 1603, envoyé par le roi Henri IV, Samuel de Champlain quitte Honfleur pour la première fois à bord de la "Bonne Renommée" ... La première de multiples expéditions ... Entre 1603 et 1607, il explore l'Acadie et le Canada. En 1608, il fonde la ville de Québec. Des bises aux copines québécoises, en passant ! ;o) La ville prospère grâce à la multiplication des échanges avec les Antilles, le Canada, la Louisiane, les côtes africaines ... et le port de Honfleur devient l'un des cinq plus gros ports négriers de France. Les marins partent également pêcher la morue sur les bancs de Terre-Neuve. Cette période de prospérité se terminera avec la Révolution française et les guerres du Ier Empire, et tout particulièrement le "Blocus continental" ordonné par Napoléon, qui vise à ruiner le Royaume-Uni en l'empêchant de commercer avec le reste de l'Europe ... La perte concomitante des colonies françaises en Amérique n'arrange rien non plus à la situation de Honfleur, qui ne se relèvera, et seulement partiellement, qu'au cours du XIXème siècle, avec le développement du commerce du bois en provenance du nord de l'Europe. Il est aujourd'hui l'avant-port du port de Rouen ... ... et une jolie ville très très touristique en été ! Saint-Tropez n'a qu'à bien se tenir ! À l'entrée du Vieux Bassin, créé en 1681 sur ordre de Colbert ... ... un ancien bâtiment, la "lieutenance" ... ... qui servit à partir du début du XVIIème siècle de logis au Lieutenant du roi. C'est le seul vestige des anciennes fortifications de la ville. Quittons le Vieux Bassin et laissons la mer aux crevettes pour un petit moment ... Entrons dans la ville ... ... et montons jusqu'à l'église. Cette église, dédiée à Sainte-Catherine, est assez étonnante. Elle fut construite entre les XVème et XVIème siècle. Une première nef d'abord, édifiée juste après la guerre de Cent Ans, sur le modèle d'une halle de marché, ... en utilisant du matériel de construction navale et en lui donnant une forme de coque de bateau renversée. Le clocher est alors érigé à distance de l'église, tant on craint à cette époque les incendies occasionnés par la foudre. Au cas où celle-ci tomberait sur le clocher pendant la messe, on éviterait ainsi un barbecue géant ! ;o) Le voici donc, posé sur ce qui était la maison du sonneur ... Au XVIème siècle, on lui adjoint une seconde nef et l'on rallonge l'ensemble. Puis on rajoute deux travées. Tout ce travail est fait à la hache, par les "maîtres d'haiche (= de hache)", ainsi que l'on appelait alors les charpentiers de marine, des chantiers navals locaux. Extraordinaire ! Les poutres sont de longueurs inégales. Certaines ont une assise en pierre, d'autres non. L'église est recouverte de bardeaux en bois de châtaigner ... Quant au porche néo-normand, il fut installé là au début du XXème siècle, remplaçant un portail monumental de style néo-classique édifié au siècle précédent. Fin de notre visite à Sainte-Catherine. Je ne peux que vous la conseiller. Somptueuse, étonnante, impressionnante... Je manque de qualificatifs pour vous rendre vraiment compte de l'impression qu'elle laissera dans mon esprit ... Allez, on continue ? Ne commencez-vous pas à avoir un peu soif ? Il est plus que temps de s'arrêter pour déjeuner. Voici un endroit recommandé par le Routard, au numéro 26 de la place Hamelin, tout près du Vieux Bassin ... "La Cidrerie, Bar à Cidre, Crêpes et Galettes" ... Un beau programme ... Nous entrons ! Le cidre qu'on nous sert un un cidre demi-sec et non filtré absolument divin. Réellement. On fait classique ... La galette à l'andouille, c'est pour nous ! ;o))) Avec un sauce crème fraîche et moutarde. Délicieuse. Le dessert est épatant aussi. Notre crêpe est servie accompagnée d'une pomme cuite au beurre (oui, le terme est plus qu'exact ! ;o))) qui fond dans la bouche avec des saveurs caramélisées tout à fait merveilleuses ... Dans le petit pot blanc, du calvados, pour flamber la crêpe, d'abord, puis l'imbiber encore plus ... C'est nous qui allons finir imbibés, à ce rythme-là ... Mais qu'est-ce qu'on se régale, en même temps ! ;o) Reprenons la rue Haute, très touristique mais jolie. La maison à colombages est celle dans laquelle naquit notre grand humoriste Alphonse Allais (1854-1905). Juste à côté, la pharmacie du Passocéan, qui appartenait à son père ... Et sur le mur de la pharmacie, une réclame pour ce médicament inventé par M. Allais père, le Passocéan, un remède contre le mal de mer ... à base d'éther ! ;o) Voici une autre publicité qui me parle bien ... Et une enseigne, aussi ! ;o) À ce propos, je me dois de vous prévenir des dangers qu'il y a ici à lever le nez pour admirer les jolies façades honfleuraises ... La beauté du spectacle vous en fait oublier la présence hautement dangereuses des vieux pavés de la rue ... Hautement dangereux, car hautement casse-gueules, en fait ! Vous voilà prévenus ! ;o) Parlons un peu peinture, maintenant, puisqu'il existe une "École de Honfleur", qui contribua, via les travaux de peintres comme Johan Barthold Jongkind, Gustave Courbet, Eugène Boudin, un natif de la ville, ou encore Claude Monet, à l'apparition du mouvement impressionniste dans l'histoire de l'art ... Eugène Boudin a un musée, à Honfleur ... ... qu'il m'aurait bien plu de visiter. L'exposition estivale "La femme et la mer", présentée dans le cadre du festival "Normandie impressionniste", me disait bien ... Mais voilà, pas de paiement par carte bancaire possible (ce jour-là ou toujours ?), pas de possibilité de payer par chèques vacances (dommage, j'en avais dans mon sac) et pas de distributeurs de billets de banque à l'horizon ! Ni le temps, ni l'envie de retourner en centre-ville pour tâcher d'en trouver un. Tant pis pour l'expo mais c'est bien dommage. Des fois, les choses ne sont pas faites pour arranger le monde, quand même ... Alors on retourne se promener au fil des ruelles ... Quelques jolies surprises ... De jolies courettes ... Une très belle vue sur les toits de la ville... Des panneaux explicatifs intéressants, replaçant des peintures anciennes à l'endroit-même où elles furent exécutées. Ça se fait beaucoup, ces temps-ci, et j'aime bien. Je prends quelques clichés curieux ... ... mais qui me serviront pour mes photoshopages futurs ! ;o) On passe devant les maisons Satie. Pas le temps de s'y arrêter. Ce sera pour une prochaine fois. Quelques très vieilles maisons sont encore debout. Je ne sais pas de quand date celle-là mais elle me semble être d'un âge largement vénérable ! Il y a des petits restaurants partout, avec des menus alléchants. Des petites soles de pays, ça me parle tout de suite ! ;o) Mais là, on n'a plus faim du tout. Pavés, briques et colombages ... Des constantes dans les rues de Honfleur ... Et des colombages, il y en a de toutes les couleurs. Ravissant. Allez, on lève encore un peu le nez ... ... et, en récompense, je vous emmène faire un petit tour au fil de l'eau ... Une petite croisière sympathique tout autour du port de Honfleur. Le pilote du bateau connaît bien l'histoire de Honfleur et de ses habitants, il raconte fort bien tout cela ... C'est joli ... ... et ça repose nos pieds meurtris pendant une petite heure ! ;o) En repartant à notre voiture, tout en croisant les doigts pour ne pas la retrouver avec un gros PV planté sur le pare-brise, on prend le quai Saint-Étienne ... De là partent des ruelles bordées de vieux bâtiments. Le musée ethnographique doit être intéressant. Mais encore une fois, les aiguilles de ma montre tournent trop vite ... On se contente de s'imprégner de l'atmosphère des lieux ... Et c'est déjà beaucoup ... En arrivant à Deauville, enfin, à Benerville, plus exactement, nous retrouvons nos petits neveux à la plage. La marée est en train de descendre et si nous voulons des pâtes aux coques ce soir, c'est le moment où jamais d'aller ramasser ces bestioles. Les coques, pas les pâtes ! ;o) Les petits sont très bons à ce jeu et explorent chaque flaque d'eau. Ernest y met tout son coeur ... et toute son énergie ! Et des coques, on en ramasse. Pas mal, même ... Et en très peu de temps ! Les plus grands traînent encore un peu au soleil ... ... et l'on rentre quand le soleil commence à baisser. De retour à la maison, chacun se met au boulot. Je fais tremper les coques, qui doivent être pleines de sable ... Les autres coupent le persil, épluchent et hachent l'ail ... Je supervise, de loin, la cuisson des coques. Zut, pas de vin blanc dans la maison, mais des tas de bouteilles de Corona ... Qu'à cela ne tienne, on s'adaptera ! Du persil, donc, de l'ail, de la Corona et un bon morceau de beurre salé. Pas mal de poivre, aussi ... ... et voilà notre dîner prêt ! Quelques instants plus tard, il n'en reste plus une miette ! Juste quelques coquilles ! ;o))) Pour le dessert, Tristan nous a préparé un délicieux cheesecake. Il n'en restera vite plus une miette non plus. Bravo au cuistot ! Les soirées sont longues, on se couche tard ... Et c'est pour cela que le lendemain matin, c'est fort tard que nous partons faire un tour au marché au poisson de Trouville. C'est joli, Trouville. Un vrai port de pêche ... ... avec des mouettes partout ... ... qui attendent le retour des marins ! Heu, non, des maquereaux, surtout ! ;o) Bon, on ne pêche pas que des maquereaux, en fait ... Mais bon ... ... j'ai bien l'impression que le maquereau, ça pullule par ici. Nous aurons l'occasion de nous en rendre compte un peu plus tard dans ce billet, sur les quais du Havre. Oh, je piquerais bien un de ces tourteaux ! J'ai une espèce de passion pour le tourteau, figurez-vous ! On regarde encore un peu les pêcheurs travailler ... ...et lorsque l'agitation se calme ... et que les mouettes sont tranquilles pour venir dévorer les éventuels poissons qui seraient restés sur le quai ... ... on part faire notre marché ... Pour midi, je veux prendre des crevettes crues et encore des coques. Mais cette fois-ci, plein de coques, à manger juste comme ça, sans pâtes ... Il y a de jolis carrelets. Et de très beaux Saint-Pierre .. Des petites soles ... Des moules sauvages de Barfleur ... toutes blondes ... Des homards, des étrilles, nos favouilles à nous, gens de la Méditerranée, dont on fait une si bonne soupe parfumée au fenouil sauvage ... Et puis des huîtres ... des huîtres ... De magnifiques huîtres du coin. On ne résiste pas et l'on s'attable devant une des pêcheries de la halle ... On est superbement reçus et l'on commande un petit-déjeuner / apéritif de première classe! Un pur régal, ces huîtres de Saint-Vaast aux saveurs de noisettes ! On quitte l'endroit à regret ... non sans laisser à nos amis de quoi passer de belles vacances dans ces contrées exotiques ... dès qu'ils auront un moment ! ;o))) Retour à la maison, donc ... Je jette les crevettes crues dans une poêle sèche, avec un peu de fleur de sel ... et c'est tout ! Quelques-unes d'entre elles sautent dans tous les sens, ce qui provoquent des hurlements de mes nièces, trop sensibles pour supporter cela ! ;o) Au moment de les servir, brûlantes et croustillantes, je les saupoudre d'une pincée de paprika et de beaucoup de poivre ... Une merveille ! Quant aux coques, déjà dessalées si j'en juge du peu de sable récupéré au fond de ma bassine d'eau salée, je les soumets aux mêmes tortures que leurs copines d'hier soir. Comme les crevettes, elles cuisent très vite ... ... et l'on amène le tout au jardin. Clément nous a préparé une excellente mayonnaise ... On a du pain frais et du bon beurre salé. Nous voilà parés pour un très bon pique-nique marin. Pendant ce temps, Emma fait griller quelques saucisses ... ... parce qu'il y a des affamés autour de la table. .... et que la crevette, ça ne nourrit pas son monde ! ;o) Les petits apprécient bien les coques ... Ernest ne se fait pas prier du tout ! Les chiens ont droit à quelques restes ... Quant à nous, nous filons ... ... profitant du temps qui semble bien vouloir rester clément alors que de la pluie était prévue ... Je veux voir à quoi ressemblent les fameuses plages du Débarquement. Comme ce n'est pas tout près, on décide de commencer notre visite par "Juno Beach" ... On n'est pas là pour faire des pâtés de sable ... ... ou jouer au cerf-volant ... ... mais plutôt pour prendre un peu conscience de ce qui s'est joué par là au mois de Juin 44 ... On a tous des souvenirs de nos cours d'histoire. Pour certains, c'est plus frais que pour d'autres, mais être sur place, c'est autre chose ... ;o) Courseulles-sur-Mer fut l'un des premiers points de pénétration de l'essentiel de l'armée Anglo-Canadienne débarquée le 6 juin 1944. Par cette brèche passèrent, à pied, Le Général Mongomery, qui commandait le 21ème groupe d'armée, le premier ministre de Grande-Bretagne Winston Churchill, Sa Majesté le roi Georges VI. Le 14 Juin, c'est le Général de Gaulle qui passa par là ... Et le 9 Août 2013, c'est nous qui passons ! Trêve de plaisanterie, on ne peut être que pris aux tripes en découvrant l'histoire de ces jeunes gens qui débarquèrent du Canada, d'Angleterre et des États-Unis pour libérer la France. Tant d'eux y laissèrent la vie ... Des panneaux expliquent les faits marquants et les batailles. On apprend par exemple sur celui-ci, placé aux pied du bunker que vous pouvez voir un peu plus haut, que le Sergent "Cosy" s'empara, avec 15 hommes de la Compagnie B du Royal Winnipeg Rifles, de cette position fortifiée. La première attaque à la mitraillette puis à la grenade fut la bonne, mais le Sergent Cosy fut touché au poumon. Environ 150 soldats du Génie vinrent en renfort, permettant la réddition allemande, mais seuls 27 hommes survécurent à ce difficile combat dans les dunes ... Instructif et émouvant. On se déplace ensuite vers l'Ouest, pour arriver à Arromanches, célèbre pour son port artificiel qui permit de débarquer environ 9000 tonnes de matériel par jour. Les Alliés lancèrent sa construction immédiatement après le D Day et le 14 juin, le port commençait à fonctionner. Certains des caissons "Phoenix"en béton flottant, importés d'Angleterre puis coulés sur place pour délimiter ce port, restent encore visibles aujourd'hui, témoignant de leur solidité ... Pendant les 100 jours durant lesquels ce port a fonctionné, 2,5 millions d'hommes, 54 000 véhicules et 104 000 tonnes de matériel ont été débarqués ... La petite ville est très fréquentée en été ... ... étant sur le chemin de tous les circuits touristiques de Basse-Normandie. La ville reçoit des visiteurs de partout dans le monde ... La ville est jalonnée d'"objets" divers liés à cette époque. On voit très bien, par exemple, à quoi servait cette énorme pièce métallique ... ... sur cette ancienne photo, piquée, je l'avoue, sur le site de la ville d'Arromanches . Si vous le voulez allez voir directement là-bas, il y a quelques autres clichés passionnants. Les monuments en hommage aux soldats ayant perdu la vie pour sauver la France sont présents un peu partout sur la côte, couverts de couronnes de "poppies" qui célèbrent, dans les pays du Commonwealth, le souvenir des combattants ... La prochaine fois que nous viendrons ici, nous visiterons les multiples musées du Débarquement ... Mais je crois que nous viendrons plusieurs jours spécialement pour ça ... Je ne veux pas rentrer à Deauville sans m'être arrêtée dans un de ces cimetières qui ont accueillis les dépouilles des hommes tombés dans la région ... Voici un cimetière canadien. Celui--ci se trouve à Bény-sur-Mer, à 3,5 km de Courseulles-sur-Mer. La France a accordé une concession perpétuelle au Canada sur le terrain occupé par le cimetière, qui compte 2049 tombes, principalement celles de soldats de la 3ème division canadienne et de quinze aviateurs. Le cimetière accueille aussi 4 tombes de soldats britanniques et une tombe d'un résistant français, tombé aux côtés des soldats canadiens ... Encore un endroit tellement émouvant ... Je vous laisse vous y promener tranquillement. Prenez le temps de lire les inscriptions sur les pierres tombales. Chacune raconte une histoire ... tragiquement interrompue à quelques kilomètres d'ici ... Juste là-bas, à l'horizon ... Le soleil qui se couche donne une jolie lumière ... Il est temps de repartir ... Un dernier petit arrêt à Douvres-la-Délivrande ... Une très belle église .... ... et une superbe boutique ... La pharmacie Lesage, merveille d'Art Nouveau ... Voilà ... si vous passez par là ... Arrivée un peu plus tard à Trouville ... ... où nous retrouvons la famille, près de la splendide halle aux poissons ... Encore une mouette ... mais ce n'est pas l'heure du retour de la pêche ... Rien à manger dans les bateaux ... Nous allons, quant à nous, dîner dans une crêperie sur le port. Tiens, mais ce n'est pas aujourd'hui ... ... la course d'âne ! ;o))) Dernier jour à Deauville ... On est samedi, et c'est jour de marché à Dives-sur-Mer. Juliette m'a chaudement recommandé ce marché ... Je lui fais toute confiance, je vous l'ai dit tout à l'heure ... Ce n'est pas loin de Deauville, Dives, et je crois qu'il nous faut plus de temps pour trouver une place où garer la voiture que pour faire le trajet ... Quoiqu'il en soit, nous finissons par en trouver une juste devant l'entrée de cette belle bâtisse ... L'Hostellerie Guillaume le Conquérant. Un ancien relais de poste construit au XVIème siècle sur la route qui menait de Caen à Rouen. Beaucoup de personnages célèbres y firent halte : Henri IV, qui y passa trois jours, bien malade d'avoir trop festoyé, Madame de Sévigné, et puis aussi Louis XIV ... Au siècle dernier, l'hostellerie est rachetée et rénové par Monsieur le Rémois, aubergiste et amateur d'art. Il fait orner les bâtiments de colombages et de sculptures sur bois, dans un style Médiéval et Renaissance. C'est lui qui installe des épis de faîtage sur les toits et fait reproduire des moulages de décors antiques. Il célèbre ici le souvenir de Guillaume le Conquérant qui constitua sa flotte et regroupa son armée à Dives, en 1066, pour partir à la conquête de l'Angleterre. La réputation de l'établissement s'étendra rapidement et Le Rémois recevra de nombreuses célébrités ... Alphonse Karr, Alexandre Dumas, Jérôme Napoléon, Thiers, le Comte de Paris, le roi de Roumanie, le roi d'Espagne ainsi que le président de la République Raymond Poincaré s'y arrêteront alors ... Aujourd'hui encore, la place doit être agréable. N'est-ce pas Messieurs les chats ? ;o) Ce "village" accueille quelques boutiques dans lesquelles il est bon d'entrer, ne serait-ce que pour avoir un aperçu de la façon dont étaient construits ces bâtiments ... Un brocanteur charmant nous invite à entrer. Il a dans sa boutique des tonnes d'objets sympathiques. Du beau linge ancien, des vieux jouets et des tas de livres. Me voilà comblée ! Il est temps d'aller au marché , qui occupe l'essentiel du centre-ville. Les rues sont bondées. Il est bien difficile de se bouger au milieu de tout ce monde ... On trouve enfin la grande halle du XVème siècle. Merveilleux endroit ... Voulez-vous un Pont-Lévêque fermier, un Livarot ou un Camembert au lait cru ? Vous aurez ici l'embarras du choix ! La charcuterie n'est pas mal non plus ! Boudin, andouille ... tout fait envie. Un petit coeur de Neuchâtel ? Et si nous prenions une barquette de teurgoule ? Vous connaissez la teurgoule ? Moi, oui, depuis que Juliette m'a fait goûter, lors d'un brunch mémorable . Venez voir par là aussi ... Je ne résiste pas à ce grand pâté de campagne aux pommes. Il faut que je le refasse à mes copains, celui-là ... En attendant, j'en prends une grosse tranche. Pour le déjeuner, ce sera parfait. Un petit apéro au Café du marché ? Ou alors préférez-vous vous balader encore un peu ? Dommage, le 21 août, nous ne serons plus là ... J'ai toujours adoré les fêtes en costumes ! Allez, on rentre rejoindre les autres pour le déjeuner. Pendant qu'Ernest s'essaye avec Philippe à l'ouverture d'une bouteille de vin ... ... j e sors nos provisions sur la table. Le pâté, d'abord ... Superbe. Et puis mon Livarot et mon Pont-l'Évêque, bien odorants tous les deux. ;o) Rien de tel que ces déjeuners de famille ... J'ai mis une croustade aux pommes et à la cannelle à cuire dans le four. En attendant qu'elle soit dorée, chacun déjeune à son rythme ... ... et traîne dans l'herbe ... Bavardages et glandouille ... Voilà qui plaît à tout le monde. Et décidément, nous avons de la chance, pour le temps. Il fait divinement bon et on en profite bien ... La vie comme ça, ça me va bien. ;o) La croustade sort du four. On la découpe encore fumante. Les noisettes de beurre salé mêlées au sucre roux et déposées à la surface avant cuisson font leur effet. Un délice. Personne n'a envie de bouger. Sauf Philippe et moi. Nous partons donc arpenter les planches ... Je ne marche pas sur le sable, trop dangereux ! ;o) Ça pique ... ... ou ça coupe ... et je n'aime pas ça ! Je préfère regarder les petits enfants jouer dans le sable ... C'est adorable, un enfant qui joue avec le sable. Mignon comme tout, non ? J'aurais aimé voir un gamin chevaucher ces chevaux-là. Un sulky adapté aux plus jeunes. Ravissant. Oh, et qu'est-ce que j'aime aussi ce bâtiment des Bains de Mer ! Le samedi, la moitié de Paris débarque à Deauville. Les parasols, restés passablement fermés durant la semaine, sont presque tous ouverts. Pas donnée, la journée de parasol. Et puis on est quand même un peu entassé, si vous voulez mon avis ! Mais bon, c'est typique ! ;o) Une boule de glace à la menthe et aux pépites de chocolat ? Dégustée devant chez Pierce Brosnan, elle n'en sera que meilleure ... Après ça, vous serez parfaitement en forme pour aller marcher dans les rues de Deauville. Parce que je ne vous ai pas encore bien montré combien c'était beau, Deauville. Vraiment, les premiers arrivants ont construits de ces maisons ! Une "colonisation" efficace et raffinée ! ;o) ... et un beau terrain de jeu pour les architectes de la fin du XIXème siècle ... Partir d'un terrain vierge et marécageux pour arriver en quelques années à ça ... Chapeau bas ! Tiens, un signe du Festival du Film Américain ... On change d'époque. Je crois que ce festival ne date que de 1975 ... Retour en arrière, parce que ce qui m'intéresse vraiment, en me promenant aujourd'hui, ce sont les belles maisons. Et ça prend un temps fou de se promener par ici car sur chaque bâtisse, il y a quelque-chose à regarder. Les styles sont tous différents, cependant ... ... et malgré tout, on peut y voir une certaine uniformité. Le style néo-normand, initié par Jacques Baumier à Houlgate, y est sans doute pour quelque-chose. Quelles que soient les références choisies, il reste que les colombages sont présents sur presque tous les édifices ... Quelques pas encore ... ... en direction de l'hippodrome de la Touques, l'un des deux hippodromes de Deauville ... C'est que le cheval est un élément important de la vie Deauvillaise ... Jouer au casino et parier sur les courses de chevaux étaient deux activités très prisées de la riche société, au début du siècle dernier ... Tout a donc été fait, et bien fait, ici pour attirer cette belle clientèle qui a fait, à ses débuts, la renommée de Deauville ... Pour terminer cette promenade deauvillaise, dirigeons-nous au pied de la colline, pas loin de l'hippodrome. Là flotte le souvenir de Gustave Flaubert ... Sur ce terrain , la famille Flaubert vivait dans sa "Ferme des Coteaux". À la mort de sa mère, Gustave en hérita et la revendit à Henri de Rothschild, en 1875. La ferme fut démolie et, à la place, Henri de Rothschild fit construire entre 1907 et 1912 par l'architecte Georges Pichereau cette magnifique villa de style néo-normand. On la connaît aujourd'hui sous le nom de Villa Strassburger, du nom du milliardaire américain Ralph Beaver Strassburger qui en fit une de ses résidences secondaires. Son fils en a fait don à la ville en 1980. Je dois avouer que la maison du gardien et une minuscule parcelle de ce jardin me suffiraient bien ... ;o))) Fin de la journée à Trouville ... C'est tellement joli, Trouville ... Juste le temps de faire quelques courses ... ... et de filer en cuisine ... ... préparer 12 tonnes de farcis ... Vous les connaissez ... ceux de ma grand-mère ... avec la tranche de pâté de foie dedans ! ;o) Voilà un dernier dîner deauvillais. Un bon dîner avec toute la famille. Quelle belle semaine nous avons passée ici ! On quitte Deauville le dimanche matin mais les vacances sont loin d'être finies. Direction Le Havre, où nous retrouverons ma maman qui arrive de Paris. On en profite pour emprunter le Pont de Normandie, toutjours impressionnant. Le temps est comme vous pouvez le voir couvert ... ... mais bien heureusement, il se lève dans la matinée ... Nous voici donc au Havre, que je voulais depuis longtemps visiter. Comme ça, à première vue, ce choix pourrait paraître étrange. Pourquoi avoir envie de visiter une ville industrielle, énorme port de commerce ? Eh bien parce que cette ville a une histoire architecturale étonnante ... dont je me dois de vous parler un peu. L'architecture actuelle, tout en béton, a de quoi repousser certains amateurs de belles architectures anciennes, sophistiquées et pleines de fioritures. Je les aime aussi et je ne critique pas ! ;o) Seulement voilà, le centre du Havre ayant été détruit à 85% lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, il a fallu de toute urgence reconstruire. Et reconstruire vite, pour loger les 40 000 personnes qui avaient tout perdu ... La moitié de la population de la ville, quand même ! 5000 morts, 12 500 immeubles détruits et 80 00 sinistrés, dont ces 40 000 sans-abris. Les plus grosses destructions ayant été occasionnées par des bombardements anglais destinés à chasser l'occupant allemand, la Libération laisse un goût amer aux Havrais ... Dès le printemps 1945, le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme confie cette reconstruction à l'architecte Auguste Perret, un précurseur de l'utilisation du béton armé dans la construction de logements. Celui-ci s'entoure d'une équipe dix-huit collaborateurs et commence à rebâtir une "ville neuve" sur les 150 hectares du centre historique. Plus de 12 000 logements et bâtiments civils vont être réalisés. Ces architectes sont regroupés autour de l' "Atelier de Reconstruction du Havre". Le Havre va devenir l'un des plus grands projets urbains de l'époque moderne ... Les habitants réclament leur "droit au calme, à l'air, au soleil, à l'espace" ... Auguste Perret a une idée assez précise de ce qu'il souhaite réaliser ici ... "J’ai, étant jeune, préconisé, chanté la maison-tour. J’ai, depuis, changé d’avis. Quand on loge au 12ème ou au 15ème étage, on se sent d’abord exalté, puis accablé de solitude. On s’ennuie à mourir. L’homme a besoin de garder contact avec le sol. C’est pourquoi je ne bâtirai pas de maisons ayant plus de quatre étages. Quatre étages sans ascenseur, cela se monte très facilement". "Je vois "un front de mer" qui regrouperait tous les monuments de la ville et escorterait les navires jusqu’à leur entrée au port. De hautes tours abriteraient les bureaux des grandes compagnies de navigation, des négociants, des industriels. Elles s’élèveraient bien au-dessus des maisons de la ville, qui ne dépasseraient pas 5 ou 6 étages." L'équipe va donc se mettre à reconstruire une ville neuve en béton armé, sur un plan orthogonal, avec des axes se coupant à angles droits, sauf autour des quelques bâtiments qui n'ont pas été bombardés. Il va s'inspirer des grandes places royales pour dessiner celle de l'Hôtel de Ville ... Il y aura trois axes majeurs. La rue de Paris, qui relie le front de mer à la mairie, en est un ... Auguste Perret prend, pour le réaliser, l'exemple de la rue de Rivoli, à Paris, avec sa galerie-portique et sa colonnade. Dans les années 50, quarante architectes différents réaliseront dans cette rue des îlots respectant les principes de Perret tout en y apportant leur touche propre. La construction est en béton armé, à qui on laisse sa couleur d'origine, gris-beige. L'ossature, constituée de poutres et de poteaux, est apparente. Ils sont disposés de façon régulière et leurs hautes fenêtres et leurs balcons sont des signes du modernisme souhaité par Auguste Perret. De l'espace, de la lumière, de l'air, de la liberté ... Les habitations sont de faible hauteur (trois ou quatre étages avec un entresol), dans le but de garder une dimension humaine. Elles sont en outre bien alignées. Quelques tours un peu plus hautes servent de repères aux visiteurs arrivant par la mer ... La construction répond à une logique. Les trois maîtres-mots en sont "standardisation", "préfabrication" et "ossaturisme". Une particularité amusante : En 1945, une poutre de béton ne peut excéder 6,24 mètres. C'est donc cette mesure qui va servir de base à la construction des immeubles. C'est un chiffre facilement divisible, que ce soit par 1/2, par 1/3, par 1/4, que l'on retrouvera dans toutes les structures et pièces de ces bâtiments ... Cette reconstruction est aujourd'hui classée, depuis 2005, c'est donc assez récent, au patrimoine mondial de l'UNESCO, comme un exceptionnel exemple d'après-guerre d'architecture et d'urbanisme. Notre première visite sera pour l'appartement témoin Auguste Perret ... Juste après la guerre, on doit meubler les appartements édifiés dans le cadre de la reconstruction de la ville. Un grand projet, qui se doit d'être à la fois économique, durable et moderne. L'appartement témoin est situé juste au-dessus de la Maison du Patrimoine, en plein centre du Havre reconstruit ... ... où l'on présente, cet été, une exposition consacrée à l'artiste-décorateur Jacques Hitier. Jacques Hitier est le représentant du meuble léger en tube de métal. Il est au début des années 50 spécialisé dans l'ameublement des administrations et des petites collectivités (bureaux, hôpitaux, écoles ...) Avec le tube de métal, il rompt avec le style "reconstruction", qui utilisait le chêne pour compenser la pénurie des autres matériaux. Dans les locaux de la Maison du Patrimoine sont exposés plusieurs de ses travaux. J'adore cette table de camping. Kiss-Ply. Joli nom ! Hitier travaille avec le soutien de la marque 'Tubauto", qui est le fournisseur officiel de l'équipement mobilier des compagnies transatlantiques. À côté de cette table, un joli scooter Manurhin et une pin up ... Mais revenons-en à notre appartement témoin, qui va servir d'écrin à une présentation de quelques-unes des pièces classiques de Jacques Hitier. Cet appartement, ouvert en 2006 à l'occasion de l'inscription sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO, est consacré à l'architecture d'intérieure, à l'ameublement et à la vie quotidienne des années 50. Montons à l'étage et entrons, si vous le voulez bien ... Le temps de la visite, je vous donnerai quelques précisions ... Il faut savoir qu'à l'époque de leur construction, l es appartements sont livrés nus. À l'habitant de créer lui-même son décor. Les pièces sont vastes, aérées, lumineuses, organisées autour d'un grand couloir central autour duquel se distribuent les pièces de la maison. À l'intérieur, pas de murs porteurs. La seule structure porteuse se résume à une colonne, que vous voyez ici au milieu de l'entrée. Les volumes intérieurs sont donc modulables autant qu'on le souhaite. Nous voici dans la "salle à vivre" ... En temps normal, cette pièce est meublée par le décorateur René Gabriel mais aujourd'hui, au moment où nous la visitons, c'est un ensemble de meubles de Jacques Hitier que nous découvrons. Le tube léger adapté au mobilier des particuliers et plus seulement à celui des écoles et autres collectivités ... L'idée de départ, dans les appartements de ces immeubles que l'on appelle alors "Immeubles Sans Affectation Individuelle" est que "la vie familiale doit tenir dans une grande pièce commune" . Ce sera cela, la "salle à vivre". Le mobilier n'est en aucun cas imposé mais on ouvre à cette époque, malgré tout, des "appartements témoins" pour montrer aux gens les possibilités qui leur sont offertes ... J'adore cette série de tables gigognes, créées par Jacques Hitier en collaboration avec l'industriel Jacques Tubauto. Quant à ce meuble à la fois pratique et esthétique, qui allie un lampadaire et des étagères, je le trouve juste extraordinaire ! Dans un coin de la pièce, du côté rue, voici où la famille prend ses repas. La table est en tube et formica. On est nombreux à se souvenir de ce mobilier-là, non ? Avant de déjeuner, un petit verre. Approchez-vous du bar ... Un Ricard, peut-être ? Il ne reste plus qu'à sortir le saucisson sur la table roulante ... et à profiter de la vie. J'aime bien le petit bureau, séparé de la salle à vivre par une cloison coulissante ... Bien éclairé, juste derrière la grande porte-fenêtre. Avouez qu'on est loin des standards des appartements Haussmanniens qui étaient la règle jusqu'alors ... Même si vous avez envie de vous asseoir pour feuilleter ce Marie-France de 1949, il faut poursuivre la visite. C'est vrai que pour un peu, on se sentirait à la maison ... ;o) La table du dîner est toute proche de la cuisine. Là encore, une cloison coulissante qui permet de séparer ou de rassembler coin-repas et cuisine, selon l'envie du moment. Puisque nous parlons de la cuisine, je vous la montre. Super-éclairée, alliant l'esthétique à la fonctionnalité ! Notez le double-évier en inox, une innovation révolutionnaire ! Un vrai Frigidaire. Au moment de la reconstruction, très peu de foyers en sont équipés. Pour un peu, on s'attendrait à entendre le poste de radio fonctionner ... Allez, qui prend le torchon pour essuyer la vaisselle ? ;o) Et qui se sent d'utiliser cette belle cocotte minute Seb ? Ou l'un des ustensiles ultra-modernes qui trouvent naturellement leur place dans la cuisine de la femme qui travaille toute la journée et rentre le soir s'occuper de mari et enfants ? Vous avez vu la yaourtière Yalacta et ses petits pots en Pyrex ? Reconnaissez-vous la série "Coquelle" de la firme Le Creuset, dessinée en 1958 par la Compagnie d'Esthétique Industrielle Raymond Loewi ? J'ai cette cocotte à la maison. Trouvée pour pas cher aux Puces de Vanves l'an dernier. Et sur-utilisée depuis. Je l'adore. On est en pleine émergence de la société de consommation et les innovations se multiplient à grande vitesse. Et puis dans cette maison, il y a des tas de petites innovations intelligentes. Remarquez les plinthes carrelées et incurvée. La saleté ne s'accumule plus dans les angles de la cuisine, la serpillère y passant bien plus facilement ... Tout est pensé à la perfection, comme l'explique ce journal de l'époque ... ... que l'on découvre posé sur la table de cuisine ... Derrière la table, notez la présence, toute nouvelle, du vide-ordure. On facilite la vie de la femme ... ... en lui expliquant comment concilier de longues heures au boulot et le reste à la maison ! ;o) Passons dans les chambres, maintenant, qui donnent non pas sur la rue mais sur la cour intérieure, bien plus calme. La chambre d'enfants est reconstituée d'après l'aménagement proposé par le décorateur Richard Gascoin en 1952. D'une surface de 16 m2, elle fait face au séjour et peut donc, si l'on n'a pas besoin de chambre supplémentaire, être transformée en salle à manger. On a ici une chambre pour deux enfants, avec un mobilier remarquablement bien étudié. Les lits sont l'un sur l'autre, celui du dessous se remontant à la même hauteur que l'autre en un rien de temps. Très novateur à l'époque. Comme partout dans l'appartement, on retrouve ces objets du quotidien posés ça et là ... ... comme si une famille vivait encore ici ... Ça, c'est la chambre des parents, avec le berceau du bébé au bout du lit. Madame a posé sa robe à fleurs sur le lit. Le trotteur et le bonnet pare-choc de fiston traînent sous la fenêtre ... De la chambre des parents, on accède à la salle de bain. Simple, pratique et entièrement carrelée, pour un entretien optimal. Les machines à laver entrent dans la maison. Ici, c'est le bureau. Pas sûr quand même que les sinistrés de la guerre relogés ici aient perçu comme nous le faisons aujourd'hui toute la beauté de ces innovations ! Mais moi, ça me subjugue ! Quand je pense à combien ces Trente Glorieuses nous ont simplifié la vie ... Allez, la visite se termine. Un excellent moment, avec une guide-conférencière qui maîtrise parfaitement son sujet. On ressort à regret et l'on va arpenter les rues du centre reconstruit ... On arrive assez vite à l'église Saint-Joseph ... La seconde chose que je veux absolument voir au Havre. L'église Saint-Joseph, c'est un ... ... phare au milieu de la ville. On la considère comme l'une des oeuvres architecturales majeures du XXème siècle. C'est la dernière grande idée d'Auguste Perret, à la fois lieu dédié au culte et hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale ... Les travaux débutent en 1951. Perret meurt en 1954 et la tour est achevée en 1956. L'église est inaugurée en 1957 et consacrée en 1964. La tour-clocher octogonale atteint 110 mètres de haut et repose sur un socle carré. À la façon d'une lanterne, elle laisse entrer la lumière grâce à des vitraux multicolores conçus par le maître-verrier Marguerite Huré. Les sept couleurs de base, déclinées en plus de cinquante nuances différentes, sont placées des plus sombres à la base aux plus claires au sommet. Les couleurs dominantes ne sont pas les mêmes selon l'orientation. Un impressionnant escalier en colimaçon ... ... grimpe jusqu'en haut du clocher. Les bancs des fidèles, dessinés par Georges Brochard, sont désormais classés. Les confessionnaux sont étonnants, immenses, tout en chêne ... Devant, les fonts baptismaux, énormes eux aussi. Toujours cette ossature bien visible et aucun pilier au centre de l'édifice. Un plan centré qui anticipe les réformes de Vatican II. Aucune peinture au mur mais ces jeux de lumières ... ... qui varient au fil de la course du soleil ... ... tout au long de la journée. C'est impressionnant, non ? Pour un peu, on se croirait à New York ! ;o) En sortant de l'église, on n'est pas très loin du front de mer ... Il fait plus beau que le jour où Eugène Boudin peignit ce tableau ... On a de la chance. ;o) Pas loin de la Société des Régates du Havre, nous grimpons dans un petit train touristique qui nous permettra de prendre un premier contact avec la ville tout en apprenant des tas de choses sur son histoire ... Très vite, le petit train s'engage dans l'avenue Foch, qui court de la Porte Océane à l'Hôtel de Ville. Comparable dans ses dimensions à l'avenue Foch et à celle des Champs-Élysées, à Paris, elle est encore aujourd'hui l'une des plus larges d'Europe. Elle est bordée d'immeubles de standing, de cinq étages, achevés en 1954. Les façades sont ornées de bas-reliefs représentants les "Gloires du Havre", personnages importants du Havre d'avant-guerre ... Grands noms des voyages, des Beaux-Arts, de la littérature, de l'architecture ou encore de l'industrie... On arrive sur la place de la mairie. ... superbe avec les jeux d'eau de ses fontaines ... On tourne dans la rue de Paris ... Vous reconnaissez sans doute les galeries-portiques et les colonnes dont nous parlions un peu plus tôt ... On passe devant l'imposant monument aux Morts ... ... et devant un drôle de bâtiment, en cours de réfection, dont nous reparlerons un peu plus loin. Voici l'un des monuments épargnés par les bombardements de la guerre, le Museum d'Histoire Naturelle. Et puis la cathédrale Notre-Dame du Havre ... ... et son étonnante dentelle de pierre ... Un bon coin pour prendre un petit café ... ... et une vieille maison de la fin du XVIIème siècle, appelée la Maison de l'Armateur, dont on m'a conseillé la visite. Elle abrite de surcroît une exposition qui me tente bien. Nous reviendrons demain ... On passe à nouveau devant des immeubles Perret, dont le béton a été lavé, laissant apparaître les graviers et créant ainsi un joli effet de matière. On rejoint le front de mer ... ... très fréquenté par les sportifs ... On passe devant le musée André Malraux, que nous visiterons demain matin ... On jette un coup d'oeil en passant aux caisses qui retransporteront bientôt les tableaux exposés en ce moment jusqu'à leurs collections respectives ... Tout près de nous, un porte-conteneurs rentre au port ... Retour à l'Office du Tourisme du Havre. Fin de la balade, très instructive, en petit train. On continue à pied. Nous voulons aller voir les plages. Il est près de 20 heures, la piscine est fermée, laissée aux mouettes locales ... Nous passons devant la porte d'entrée de l'avenue Foch ... ... et nous découvrons cette mini-fête foraine ... Ça fait de jolies photos, je trouve ... Un petit croustillon ? ... ou bien alors quelques frites ? Vous les croquerez en regardant une meute de jeunes gens faire des acrobaties dans ce skate-park ... ... ou bien en marchant sur la plage ... De l'autre côté de la route, vous jetterez un oeil de temps à autre ... Il y a là de très belles maisons. C'est que tout n'a pas été détruit, au Havre ... Il subsiste même de très beaux spécimens ! Et puis si vous aimez les cabines de bain, ce front de mer est fait pour vous. Peu de monde en ce début de soirée, bien sûr. Juste des mouettes. Paul commence à avoir faim, cela se voit ... Moi, je me délecte des photos, sur le thème de "Régates et canotage" exposées sur les fameuses cabines. Le ciel nuageux et le soleil qui se couche au loin donnent une très belle lumière ... Allez, je vous en montre encore quelques-unes, de ces cabines ... Ces enfants coiffés de grands chapeaux ne sont-ils pas charmants ? Personne sur le terrain de boules non plus, à cette heure ... Il n'y a que nous, en fait ... Nous et les mouettes, je vous le disais à l'instant ! ;o))) C'est bon, de se retrouver presque seul ... Déjà 20 heures ! Paul a faim mais pas mal des restaurants éphémères du bord de mer ne servent plus le soir. Tant pis, nous échouerons dans une agréable brasserie où nous nous régalerons de moules et de frites ... Délicieux dîner. J'en profite pour piquer l'idée de cette glace "Vallée d'Auge" qui me semble être des plus prometteuses ... ;o) Lorsque nous ressortons du restaurant, la nuit est tombée ... La lumière est magnifique ... L'église Saint-Joseph est si jolie ainsi éclairée ... ... que nous repassons devant en rentrant à l'hôtel. Cela vaut bien le détour ! Dimanche matin ... Non, nous ne nous précipitons pas dans les premiers WC publics venus, l'hôtel où nous avons dormi ayant tout le confort nécessaire à ce niveau, mais j'immortalise une vraie vespasienne, comme on n'en voit plus beaucoup en France ... Au Havre, ces édicules ont été sauvés, heureuse conséquence du retour en grâce de l'architecture des Années 50 ... D'où cette ravissante photo ! ;o))) On tourne autour du Volcan, la salle de spectacle construite par Oscar Niemeyer ... ... l'architecte qui construisit ... la ville de Brasilia. Une référence ! Pour les Parisiens, le siège du parti communiste, place du Colonel Fabien, est son oeuvre aussi. On quitte le quartier, pour nous diriger vers la quartier Saint-François, un des plus vieux quartiers du Havre. Une statue de François Ier nous rappelle qu'en 1540, c'est lui qui confia à l'architecte italien Girolamo Bellarmato ... ... ce grand projet qu'était l'urbanisation et la fortification de cette porte sur l'océan qu'est aujourd'hui le Havre. C'est marée basse. Philippe est comme d'habitude en extase ! ;o))) Nous, on va vers le marché au poisson. Il n'y a pas beaucoup de pêcheurs ... Les étals sont plutôt vides ... Mais pas tous. Heureusement. Ça fait un peu de spectacle. Au menu, des crevettes grises encore vivantes et de gros éperlans ... ... et puis de jolis carrelets. Les bateaux rentrent au port les uns après les autres ... Le temps de décharger, de traverser la rue et poissons et crustacés sont déjà à la vente. Les pêcheurs recousent leurs filets à bord ... Les mouettes surveillent un casse-croûte éventuel ... Pas folles, les ... mouettes ! ;o))) On essaye ensuite d'aller visiter la fameuse Maison de l'Armateur, construite en 1790 et acquise en 1800 par Martin-Pierre Foache, un riche négociant de la cité. Le nombre de visiteurs autorisés à visiter l'édifice étant malheureusement dépassé, nous ne pouvons entrer plus loin que le vestibule, déjà très joli et qui nous donne une bonne idée de ce qui nous attendra ... le jour où nous reviendrons. ;o) On retourne au bord de l'eau. En face de nous, le quartier Saint-François, dans la ville basse, a été réédifié après la guerre, lui, dans un style dit "régionaliste". Une grande halle aux poissons a été reconstruite dans les années 50. Il paraît que l'intérieur est impressionnant. Encore un truc à découvrir une prochaine fois ... Un clin d'oeil à l'oeuvre de Pissaro ... On rejoint le Front de mer Sud, dont vous pouvez lire les spécificités sur le panneau ci-dessous ... Toujours ces façades en béton lavé que j'aiment tant ... Décidément, cette visite du Havre se révèle encore plus riche en découvertes que je ne l'avais imaginé ! On se rapproche du port de commerce ... Je veux juste vous montrer cette jolie affiche ... Et puis surtout, cette belle exposition. Décidément, il y a des expositions partout, au Havre ... Oui, depuis que Monet l'a peinte ... ... la Seine a bien changé ! Ici, de grands panneaux racontent la vie du fleuve ... ... et de ses ports. Un ravissant et passionnant état des lieux ... Le ballet des gros navires continue derrière nous ... Remorqueurs ... ... et énormes bateaux se croisent et se recroisent ... Nous arrivons enfin devant le Muma ... ... ou Musée d'Art Moderne du Havre. On m'en a dit grand bien et en plus, l'exposition de l'été, Pissaro dans les Ports , est magnifique, paraît-il. Qu'à cela ne tienne, nous entrons. Les salles ne sont pas bondées. Chouette, nous allons pouvoir visiter tranquillement ... Et de fait, l'accrochage est juste somptueux. Je ne vous raconterai pas ici la vie ni l'oeuvre de Pissaro ... ... ni celle de Dufy ... ... ni celle d'Eugène Boudin ... ... ni non plus celle de Marquet. Pas non plus celle d'Henri de Saint-Délis ... ... même si je trouve ses toiles représentant Honfleur tout à fait ravissantes. Cela serait bien trop long ... Il y aurait tant à raconter! Juste un mot pour vous dire quand même que vous devez visiter ce musée, qu'il raconte à la perfection les rapports des peintres avec cette mer, que vous en prendrez plein les yeux et que vous ressortirez d'ici encore un peu plus amoureux de la Normandie. Pari tenu ! Vous aurez mal aux pieds, certes, mais vous serez comblés ! ;o) Bon, quoiqu'il en soit, nous, on ne va pas s'arrêter là. Il fait si beau que nous voulons encore profiter de la ville ... ... et de sa côte. Petit panneau didactique. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les bateaux ! Au loin, voilà l'entrée du port ... ... et son phare ... J'espère que vous aimez les bateaux ! ;o) Pour vous récompenser d'être arrivé juste ici, je vous propose une glace. C'est un met très prisé, la crème glacée, dans la région. Après, vous pourrez aller marcher jusqu'à la mer ... sans vous tordre les pieds dans les galets, en plus. Si vous aviez une cabine, vous pourriez aller vous y reposer ... Nous, on va déjeuner sur le Front de mer. Dans le restaurant Le France . Vous pouvez voir ces deux messieurs qui semblent bien studieux ... Ils font en fait les jeux pour les enfants de leurs sets de table ... ;o) Moi, je profite de la douce chaleur et de la jolie vue ... ... en me délectant de cette andouille, sauce à la moutarde. Genre fast food de luxe. Mais très bon. Après ça, j'hésite entre la sieste avec les copains ... Une partie de beach volley ... Ou bien encore une promenade. La digue Nord fait envie à Philippe. On s'incline bien volontiers. D'autant que de là, la vue est belle. On comprend avec ce genre de paysage que les peintres soient venus si nombreux au Havre ... Ne restons pas sur la grève ... ... et avançons sur la digue. Quel ouvrage ! Land art ou vestige ? Le ciel est magnifique. ... e t l es dizaines de pêcheurs s'en donnent à coeur joie lorsque les bancs de maquereaux arrivent. Ils en attrapent en général cinq ou six en même temps. Incroyable ! Moi, je regarde le ballet incessant des navires. Tous plus énormes les uns que les autres ... Ça plaît aux garçons, aussi ... L'heure tourne et il nous faut bientôt quitter le Havre. On y serait bien resté une ou deux journées de plus. Et il y a tant à voir encore dans la région. Sur le chemin du retour, nous faisons un détour par Sainte-Adresse, la mignonne station balnéaire juste au-dessus du Havre, si souvent représentée par Monet ... Voyez par exemple ce tableau-là ... Les "régates à Sainte-Adresse". Mais il en existe beaucoup d'autres ... Située au bord des falaises, la ville est couverte de très belles maisons. Un endroit chic, qui fut de surcroît la capitale administrative du Royaume de Belgique durant la 1ère Guerre mondiale, alors que la Belgique était presque entièrement occupée par les Allemands. Si cette période de l'histoire vous intéresse, j'ai trouvé un joli site, c'est ici , qui vous montrera en images cette période où Sainte-Adresse fut un peu belge ... En haut de la falaise, la chapelle Notre-Dame-des-Flots, actuellement en cours de rénovation. Elle fut construite en 1857 et protège les marins. Juste en-dessous de la chapelle, le Pain de Sucre, un monument édifié par Stéphanie Rolllier, une cousine de Napoléon Ier, dont le mari, le Général Lefebvre Desnoettes avait périt dans un naufrage au large des côtes irlandaises le 18 avril 1822. Ce monument devait servir de repère aux marins. De là-haut, le panorama est ravissant. Au loin, je reconnais l'église Saint-Joseph, autre "phare-repère" de la ville ... Et que de navires à l'horizon ! Bon, il est plus que temps de se mettre vraiment en route. Sinon, à quelle heure arriverons-nous à Paris ? ;o) Oui, ça, c'est dans l'absolu. Parce que quand même, un crochet à Étretat pour voir le soleil se coucher, ce serait sympa ... J'y suis allée souvent, à Étretat, mais c'est toujours avec le même plaisir que je déambule dans ses rues bordées ... ... de superbes maisons. J'aime bien me promener dans cette belle halle. Les magasins qui y ont trouvé refuge manquent un peu d'intérêt mais la structure toute en bois est impressionnante ... C'est une ville sympathique, une station balnéaire très appréciée en été ... Pas mal de touristes mais cela rend la ville un peu vivante. L'hiver, c'est tout autre chose ... Voici la fameuse porte d'Aval, cette arche naturelle, creusée par l'érosion d'une rivière souterraine et de la mer, et son aiguille, reliquat de la falaise, que l'on peut apercevoir juste derrière ... Les amateurs d'Arsène Lupin la connaissent bien. Monet l'a peinte ... Mais que n'a-t-il pas peint dans la région ? ;o) Le tableau est conservé au musée des Beaux-Arts de Dijon ... Quel beau panorama ! De l'autre côté de la plage, un autre spectacle, représenté encore une fois par Claude Monet. Vous savez qu'il aurait peint plus de 80 tableaux, son chevalet posé sur les galets de la plage d'Étretat ? Il n'avait pas choisi le plus moche endroit ... ;o) On termine la journée ... et notre périple normand, au Chatbada, un salon de thé accueillant ... Pas bondé comme les bistrots du bord de mer et des propriétaires sympa comme tout. Paul se laisse aller à son penchant pour les moelleux au chocolat ... Au revoir, Étretat ... ... et à très vite, la Normandie ! Cette promenade a dû vous donner faim. L'automne arrive doucement et voici deux plats normands qui réchaufferont vos dîners d'ici quelques semaines ... On commence par un sauté de porc aux pommes ... Sauté de porc aux pommes et au calvados ... Pour 4 personnes : - 1 kg de sauté de porc (prenez un bon porc fermier, qui ne disparaîtra pas à la cuisson ! ;o)) - 6 échalotes épluchées et émincées finement - 20 g de beurre - 1 cuillerée à soupe d'huile - 1/2 verre de calvados - 2 verres de vin blanc sec - Du bouillon de volaille - 6 feuilles de sauge - 2 branches de romarin - Sel, poivre - 200 g de crème fraîche épaisse - Persil haché pour servir Pour les pommes ... - 6 pommes un peu acides, de type Granny Smith - 20 g de beurre - Sel, poivre Préparation : 1. Faites fondre 20 g de beurre avec la cuillerée à soupe d'huile dans une cocotte en fonte. Jetez-y les échalotes émincées et faites-les fondre doucement. Retirez-les de la cocotte, réservez-les et placez les morceaux de porc dans la cocotte. Faites dorer la viande de tous les côtés. Lorsqu'elle est joliment brune, déglacez avec le calvados, flambez si vous l'osez. ;o) Sinon, laissez réduire presque à sec. Ajoutez 2 verres de vin blanc sec (vous pouvez mettre du cidre à la place. C'est bon aussi mais je préfère me servir de vin blanc, plus sec et moins sucré). Couvrez juste la viande avec du bouillon de volaille. Ajoutez la sauge et le romarin, un peu de sel, du poivre et laissez cuire 1 heure à couvert. En fin de cuisson, découvrez la cocotte pour faire réduire le jus. 2. Pendant ce temps, faites sauter les pommes épépinées (je les garde avec leur peau) et coupées en quartiers un peu épais dans le beurre. Laissez-les dorer en les retournant à mi-cuisson. Gardez-les assez fermes pour qu'elles ne s'écrasent pas lorsque vous les rajouterez au plat de viande. Salez, poivrez bien. 3. Ajoutez alors la crème, remuez, laissez réchauffer mais ne faites plus bouillir la sauce. Ajoutez alors au plat les pommes sautées au beurre. Mélangez délicatement, parsemez de persil haché et servez, avec une purée de pommes de terre maison, bien beurrée (eh, on est en Normandie ou pas ?!) et assaisonnée de muscade ... Régalez-vous ! Et puis pour terminer sur une note très classique dans ce coin de pays, je vous laisse la recette de la teurgoule ... Un gâteau de riz au lait qui vous sera utile pour réchauffer la maison en plein hiver ... et pour vous réchauffer le corps par la même occasion. Lisez la recette et vous verrez pourquoi ! ;o)) La Teurgoule ... Pour 4 personnes ... - 2 litres de lait entier - 150 g de riz rond - 180 g de sucre en poudre - 1 pincée de sel - 2 cuillerées à café rases de cannelle en poudre Préparation : 1. Préchauffez le four à 150°C. 2. Mettez le riz au fond d'une terrine en terre. Ajoutez dessus le sucre, la pincée de sel et la cannelle. Mélangez le tout. 3. Versez doucement le lait sur le riz sucré. Ne remuez pas. Enfournez. Laissez cuire 1 heure à 150°C puis baissez le feu à 110°C. Laissez cuire durant 5 heures (vous voyez que la maison a le temps de chauffer !). Il se forme une belle croûte dorée, le riz a absorbé le lait, qui s'est concentré durant cette longue cuisson à feu très doux. La teurgoule doit être moelleuse mais pas sèche ... Laissez refroidir ... si vous savez résister. Et maintenant, savourez ...

Source: questcequonmange.blogspot.com

Ici point de "poularde de Bresse au vin jaune et aux morilles" façon Georges Blanc... Dommage ! Mais pour me consoler de ne pas pouvoir en manger chez lui, voici au poulet au vin blanc et aux champignons de Paris : avec un poulet... banal, du vin... pas jaune, et des champignons des plus communs. Mais c'était quand-même délicieux. Non mais ! Ingrédients : - 4 cuisses de poulet - 330 ml de vin blanc - 600 g de champignons de Paris frais - 1 échalote - 1 cs d'huile d'olive - 20 cl de crème fraîche liquide * Dans une sauteuse avec 1 cs d'huile d'olive marquer les morceaux de poulet. Les réserver dès qu'ils sont dorés. * Faire revenir l'échalote finement ciselée dans la même sauteuse 3 minutes. * Ajouter les champignons émincés, et leur faire rendre leur eau de végétation. Les réserver. * Remettre le poulet et déglacer avec le vin blanc. * Ajouter la crème fraîche. Laisser mijoter 25 minutes à feu doux et à couvert. * Remettre les champignons. Finir la cuisson encore 5 minutes; * Servir bien chaud avec quelques pâtes.

Source: atable.blogspot.fr

Infos pratiques: - Quantité : 6 personnes - Difficulté : ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ - Préparation : 30 minutes - Cuisson : 35 minutes La liste de courses : - 1 kg de topinambours, - 4 pommes de terre, - 10 cl de crème fraiche liquide, - 6 tranches de bacon, - Huile d'olive (pour la décoration), - Sel et poivre. La liste des ustensiles : - 1 grande casserole, - 1 poêle, - 1 économe, - 1 mixeur plongeant. Ça faisait longtemps que je n'avais pas posté du salé, par ici... Malgré le retour du soleil, il fait encore nuit relativement tôt et la fraicheur s'invite encore régulièrement chez nous. Pour réchauffer un peu l'atmosphère, je vous propose une soupe (oui, encore une soupe, mais la soupe c'est bon, c'est facile à faire et ce n'est pas cher ! Comme dirait Georges, "what else ?" . Et puis, moi, la soupe c'est un peu ma marotte) . J'ai déterré cette recette d'un vieux magazine (sur les soupes, bizarrement) que j'avais acheté il y a plusieurs années ! C'est du Cyril Lignac, ce jeune chef aussi médiatique que sympathique et à l'accent chantant de l'Aveyron. Pas de tour de passe-passe ici, c'est simple mais succulent. Le topinambour est un vieux légume oublié au léger goût d'artichaut. Pendant la deuxième guerre mondiale, c'est lui qui remplaçait les pommes de terre et, depuis, il est un peu tombé dans l'oubli et c'est bien dommage... A la maison, tout le monde a vraiment adoré ce velouté original à la saveur si délicate que j'ai déjà refait plusieurs fois (et que je referai encore avant le retour des beaux jours !) ! Concrètement, cuisinons... 1. On commence par éplucher les topinambours et les pommes de terre, on les coupe en morceaux, on les rince et on place le tout dans une casserole remplie d'eau salée (pour l'eau, on en met juste assez pour recouvrir les légumes) . On porte à ébullition et on laisse cuire une petite demi-heure à feu doux : c'est prêt quand les légumes sont cuits. 2. On mixe la préparation jusqu'à obtenir une consistance très onctueuse. On ajoute alors la crème liquide et on remet un coup de mixeur. On rectifie l'assaisonnement. 3. Au moment de servir, on fait chauffer une poêle à blanc, c'est à dire sans matière grasse, et on fait faire un aller-retour à nos tranches de bacon que l'on réserve sur du papier absorbant pour ôter l'excédent de graisse. On découpe le bacon en lanière. 4. Dans l'assiette/le bol, on verse le velouté, on dépose quelques gouttes d'huile d'olive et les lanières de bacon. Servez bien chaud ! Astuces : - Cyril Lignac conseille, pour "plus de gourmandise" de servir ce velouté avec une chantilly au bacon (on mixe la crème liquide et le bacon et, ensuite, on monte tout simplement la crème). - Cette soupe est très simple à réaliser mais relativement longue. Qui ne s'est jamais attelé à l'épluchage de topinambours ne peut pas comprendre le pourquoi du comment... Ces petits tubercules tout biscornus sont une vraie plaie à éplucher. - Si on veut transformer ce velouté en soupe végétarienne, il suffit de ne pas ajouter le bacon au moment du service. On peut aussi imaginer en faire une entrée végétalienne, en n'ajoutant pas de crème. C'est excellent aussi et le goût de topinambour n'en sera que renforcé. En conclusion, dégustons !

Source: letabliergourmet.blogspot.com

Qu'il s'agisse de vins, de champagnes ou de spiritueux, il est toujours difficile de faire un choix. Il m'arrive souvent d'être déçue, comme tout le monde j'imagine. C'est pour cela que j'ai choisi aujourd'hui de vous proposer une sélection de vins, champagnes et spiritueux sûrs et parfaits - pour toutes les bourses, pour toutes les occasions -, qui ont été testés et approuvés par mes soins :-) Je précise que l'ordre de présentation est aléatoire, il ne correspond pas à un classement par préférence (même si je mets 25/20 au premier champagne de la liste). 1 - Champagne Cattier - Clos du Moulin - Brut Rosé - Multi Vintage Premier Cru (cuvée spéciale limitée et numérotée) - 69 € Caractéristiques : Assemblage : 60% Pinot Noir, 40% Chardonnay. Élaboration : Issu exclusivement de la parcelle du Clos du Moulin (2.20 hectares) située à proximité de Chigny les Roses. Cette cuvée est toujours composée de 3 millésimes sélectionnés pour leur qualité et leur capacité de vieillissement. La production de cette cuvée est d’environ 4 000 bouteilles toutes numérotées. Dosage : 8 grammes de sucre / litre Description : Robe lumineuse et très légèrement saumonée. Champagne léger, aérien, beaucoup de fraîcheur, belle longueur en bouche, bulles très fines. Nez tendre, délicatement fruité. Arômes de fruits rouges (framboise, fraise et groseille), notes de cranberries. Accord Mets et Vins : Aussi agréable à consommer à l’apéritif qu’en accompagnement d’un repas : homard, risotto, saint-jacques, tartare de saumon, carré d’agneau rôti ou avec un dessert à base de fruits. Température de service : 8 à 10° C Conservation : Potentiel de garde exceptionnel Taille : Existe uniquement en bouteille Ce champagne majestueux est issu d'un vignoble qui fut autrefois propriété d'un officier du Roi Louis XV , personnage considéré comme l'un des premiers producteurs de Champagne à Reims. Il est le fruit d'un assemblage 60% de Pinot Noir et 40% Chardonnay issus de trois grands millésimes (2004, 2005 et 2006). Déjà, pour commencer, ce champagne sent particulièrement bon, ce qui invite au plaisir dès le bouchon retiré. Il est parfait pour vous guider vers des sommets d'extase. Ses délicates notes de fruits rouges (groseille notamment), sa noblesse gustative Brut d'une douceur soyeuse, son caractère papal (d'une autorité indiscutable), sa robe chaleureuse sortie tout droit d'un tableau de Gaughin font de lui un pur nectar inoubliable, idéal pour les mariages . Il comporte autant de Pinot noir que de Chardonnay, le parfait équilibre pour un champagne, d'où s'exhalent des couches de profondeur de goût délectables ! Une telle qualité est inimitable, à l'image des modèles de voitures prestigieuses. Astuce pour déguster le Champagne rosé : servi sur une rivière de glace (un glaçon suffit), il révélera pleinement ses saveurs, royales ici. Ma suggestion de dessert pour l'accompagner : la pêche Melba Ma note : 25/20 ! 2 - Champagne Henriot - Brut Souverain - 29,50 € Caractéristiques : Dégustation : Nez brioché, épanoui. Bel équilibre, corsé, plein, ample, minéral, belle allonge sur des bulles crémeuses. Alliances mets et vin : Apéritif, quenelles de brochet Voici encore un Champagne parfait , dont l' attaque corsée vous saisit avec bonheur . Souverain est sans nom, il le porte bien. Depuis 1808, la famille Henriot se transmet les secrets d'un style unique de vins élégants et ciselés. Le Brut Souverain séduit par un nez aux notes de fleurs blanches et d' agrumes , puis par un palais équilibré et harmonieux. Quelques gorgées de ce Champagne vous procureront une belle sensation d'évasion au large des côtes californiennes, pour un plaisir paradisiaque total . Idéal pour prolonger le goût des vacances et des rêves bullés ;-) Je vous le conseille vivement avec un plateau de fruits de mer ou un tiramisù traditionnel (sans alcool s.v.p). Je souhaite vous conseiller également leur Champagne Blanc de Blancs (pétillant, au goût très léger). Ma note : 20/20 ! 3 - Champagne Dom Caudron - Prédiction - 19,90 € Caractéristiques : Composition : 100 % Meunier Fermentation malolactique complète Dosage : 9 g/l Température de dégustation : 8-9°C À déguster dès maintenant Existe en demi-sec. Prédiction est un 100 % Meunier issu d’une vinification traditionnelle. Il dispose en moyenne de 2 ans d’élevage sur lattes. Cette cuvée est la première création du Champagne Dom Caudron, celle qui incarne l’identité du terroir de Passy-Grigny et la particularité de son cépage Meunier… Ses notes d’agrumes et de miel en sont les attributs typiques. Un champagne de convivialité et de plaisir. Les associations gastronomiques : C’est un vin qui s’accorde à tous les instants, même si évidemment, il se révèle parfaitement au repas avec un pavé de saumon en sauce. Quand il faut sortir des sentiers battus, une tarte meringuée au citron est idéale. Champagne - parfait là encore - à la saveur printanière rafraîchissante, avec un arrière-goût de fruit jaune très léger, agréablement subtil. Son goût de "revenez-y" ne laissera pas insensibles les amateurs de plaisir à bulles ;-) Je le conseille fortement avec une tarte Tatin (vous pouvez retrouver la recette de la tarte Tatin dans mon livre La Main à la pâte - Pâtisserie Mode d'emploi ) ! Ma note : 20/20 ! (j'y tiens : panel de 4 personnes, dont un fin connaisseur en matière de bons champagnes) 4 - Champagne Gallimard Père & Fils - Cuvée Prestige (Millésime 2009) - Médaille d'Or Paris 2015 - 17 € Caractéristiques : ISSU DE LA RÉCOLTE 2008 Cépages : 65 % Pinot noir et 35 % Chardonnay Millésime 2009, exclusivement élaboré à partir de Chardonnay et de Pinot noir provenant du terroir des Riceys. Cette cuvée prestigieuse a profité de quatre années de vieillissement dans nos caves. Le Champagne Gallimard , maison familiale depuis cinq générations, élabore ses champagnes dans le plus grand respect de la tradition et de l’œnologie moderne. Cette cuvée révèle une petite note d'acidité (pamplemousse rose ?) riche au palais, audacieuse, parfaitement dosée et bienvenue ! L' attaque pétillante , mêlée à une pointe d'amertume , laisse place ensuite à une texture ronde en bouche comme un fruit de la passion amoureuse. A déguster au coin de feu (l'hiver arrive, préparez-vous). Il pourra être apprécié avec une meringue recouverte d'un coulis de fruits rouges (vous pouvez retrouver ma recette des Petites meringues cherry fluff dans mon livre La Main à la pâte - Pâtisserie Mode d'emploi ). Je vous conseille également leur champagne rosé brut ! Ma note : 18/20 ! 5 - Vin blanc - Berticot - Côtes de Duras - Sauvignon - Sec - Vieilles vignes - 2012 - 5,95 € Caractéristiques : Élaboré à partir de sélections de parcelles de vignes âgées de plus de 15 ans, ce sauvignon ample et généreux saura vous séduire. Macération pelliculaire, thermo-régulée. Élevage sur lies. Dégustation : Robe aux reflets dorés et brillants. Au nez, les notes miellées s'entremêlent avec des arômes d'agrumes (citron). En bouche, ce vin à l'attaque franche et aromatique - avec beaucoup de gras et de rondeur - reste persistant en finale. A servir idéalement à 10°C - 12°C. A boire dès à présent ou d'ici 2 à 3 ans. Léger en bouche, ce vin est très agréable au palais. Il découvre une belle pointe d' acidité iodée , aux bonnes grappes de vent marin :-). Bien frais, il pourra vous faire oublier une sale journée en vous replongeant dans vos souvenirs de Normandie ou d'Arcachon, ou rendre un apéritif hors du commun. Je vous le conseille soit avec un beau plateau de fruits de mers, soit avec mon ragoût de poissons ★★★★★ . Ma note : 20/20 ! 6 - Vin rouge - Berticot - Côtes de Duras - Cuvée Marguerite Duras - 2012 - 7 € Caractéristiques : Pour un coup d'essai avec le millésime 2003, ce fut en réalité un coup de maître pour cette première cuvée unique au monde par son concept. Nous avons tout mis en œuvre à partir de ces terres du Pays de Duras et d'en extraire l'essence même. Merlot - cabernet sauvignon. Vinification traditionnelle sur des raisins choisis de vieilles vignes âgées de plus de 15 ans. Dégustation : Doté d'une jolie robe d'un rouge sombre, ce vin épanoui sur un nez fruité de mûre et de réglisse s'affirme en bouche grâce à la chair et au volume. La saveur exquise, à dominance de cacao, délicatement soutenue par des tanins souverains (souples et d'une belle persistance), signe la plénitude de cette cuvée unique. A servir idéalement à 16°C. A boire dès à présent, ou d'ici 2-3 ans. "Le vin de Duras n'est pas rouge, il est couleur de la nuit de l'écrit, profond comme un bleu de minuit, aux rutilances de soleils noirs", nous indique l'étiquette. Nous continuons avec les cuvées des Côtes de Duras car ils sont une valeur sûre en matière de vin ! Celui-ci a une attaque de mûres sauvages éthérées, s'ouvrant sur un subtil goût de mûre poirée. Excellent, long en bouche, d'une infinie délicatesse et légèreté, il est parfait pour une dégustation à l'ombre de l'été indien, accompagné d'un livre de Marguerite Duras bien sûr. Profitez-en pour le savourer avec une bonne côte de porc à la Sicilienne (dont vous pouvez trouver la recette dans mon livre Recettes Traditionnelles et Revisitées ). 7 - Vin rouge - Georges Duboeuf - Moulin-à-Vent - La Clef du Bief - 2011 Caractéristiques : Notes de dégustation : De couleur intense, la robe oscille entre un grenat sombre et un rubis profond. Ce Moulin-à-Vent évoque la fleur et le fruit, avec une dominante de violette soutenue par une note de cerise. Tannique et charnu, subtilement épicé, ce Moulin-à-Vent développe en bouche des saveurs complexes, mêlant finesse et harmonie. Il se caractérise par une longueur en bouche remarquable. Et voici le meilleur pour la fin en matière de pierres précieuses viticoles ! Je le dis tout de suite, je ne connaissais pas les vins Georges Duboeuf - qui ont pourtant une renommée internationale -, et je dois dire qu'ils sont vraiment un très gros Coup de coeur ! Je vais donc vous présenter, ici et dans les parties suivantes, une petite sélection de leurs vins car ils sont tous excellents et incroyablement doués pour le bonheur ! Leur réputation n'est pas usurpée, je peux vous l'assurer. Star mondiale du vin rouge à prix largement accessibles , Georges Duboeuf nous propose des bouteilles qui ne payent pas de mine mais le contraste est d'autant plus saisissant : c'est bien simple, pas une bouteille n'atteint pas l'excellence ! Comme quoi les "petits prix" (compter à partir de 6 euros une bouteille) en vins ne sont pas forcément signe de qualité médiocre, bien au contraire. Surprenant par son zéro défaut, ce vin chevaleresque vous livre le secret de la vigne, vous allez aimer les Moulin-à-Vent ! Merci Georges ;-) Ma note : 21/20 ! 8 - Rhum Don Papa - Côté apéritif - 36,90 € Caractéristiques : Don Papa est un rhum des Philippines à base de mélasse, distillé et élevé pendant au moins 7 ans dans des fûts de bourbon. Gourmand et très aromatique, il tire son nom d’une figure emblématique de la révolution philippine du XIXème siècle, Dionisio Magbuelas, surnommé Papa Isio. A la fois contremaître dans une plantation sucrière et guérisseur, Papa Isio est devenu l’un des leaders de la révolte philippine en 1896. Don Papa, 7 ans, est issu de la fermentation d’une mélasse très riche en sucre qui est ensuite distillée dans des alambics à colonnes. Le rhum est ensuite vieilli sur l’île de Negros, au pied du volcan Kanlaon, dans des anciens fûts de bourbon. Élu meilleur nouveau produit de l’année 2013 au Cocktail Spirits Awards , c'est un rhum très fruité et vanillé avec de belles notes pâtissières. Pour terminer cette sélection, je vous propose de découvrir un excellent rhum ! Le packaging a changé. Je préférais de loin le packaging noir, plus sobre, plus élégant, plus esthétique. Mais peu importe le flacon, pourvu qu'on ait le rhum fatal ! Car la saveur de celui-ci vous fera oublier ce genre de détail :-) La note vanillée , couplée à une touche orangée , fait principalement la différence de cet élixir , tant il hantera votre bouche de ses lampées exotiques. Si l'on n'a pas bu au moins une fois dans sa vie du Don Papa, alors on n'a jamais bu de rhum ! Il s'agit de l'un des meilleurs jamais goûtés, vraiment, voilà un Papa pas comme les autres ;-). A savourer avec un dessert très simple, comme une charlotte aux pêches. La partie 2 de cette sélection " 50 nuances de vins, champagnes et spiritueux" arrivera très prochainement. A très vite ;-) Katy

Source: katyseats.blogspot.com

Champagne Brut Millésime 2008 - Michel Hoerter Exquis, suave, avec une note de compotée d'abricots pour procurer une douceur inoubliable aux tablées des fêtes de fin d'année. La robe or dorée retient à peine les bulles fines à l'ascension lente, formant un cordon délicat. Les arômes de noisette, crémeux et beurrés, soulignent une expression charnue de fruit jaune , caractéristique d'une cuvée à son apogée . Du velours liquoreux en flûte ! En flûte majeure ! ;) A déguster avec la bûche de noël ou des tartelettes au sirop d'érable . Vin blanc de Savoie Chignin Bergeron 2014 - Jean Perrier et Fils Ce vin est très doux , pas amer pour un sou ! Rien ne peut perturber le plaisir de sa dégustation, c'est l'éclat pur. Robe : Or jaune limpide et brillant.. Nez : Très intense d’abricot et de violette, pâte d’amande. Bouche : Attaque franche et ronde. Arômes puissants d'abricot et de pain grillé. Superbe équilibre entre la rondeur et le fruit. Finale persistante et franche. A déguster avec l'album de A-ha Cast in Steel et une cassolette des mers ou un bami maison . Je vous conseille également un autre délicieux vin blanc de Savoie , le "Château de Monterminod" (Roussette de Savoie - 2013) : léger, fleuri, avec une finale en goutte de sel sortie de la mer de la tranquillité ;) Un vin tombé du ciel, douceur exquise pour le palais. De toute évidence, il sublimera en accompagnement des huîtres citronnées. Vin rouge Fleurie Reine des Grès 2011 - Georges Duboeuf Son subtil arrière-goût de kirsch , très discret, nous procure une sensation liquoreuse suave , du meilleur effet. Un vin rouge doux et voluptueux, majestueux (et davantage encore), il sera la star de votre table ! La trame aromatique de ce Fleurie est menée par un bel acidulé où se greffent des notes de cerises de pivoine, un ravissant ensemble sur une impression de légèreté. Perfection abordable , la cuvée sera appréciée de tous et sera à accompagner d'un terrine maison. A déguster avec une tourtière de Noël à la viande et ses canneberges cidrées . Je vous conseille également, dans les fantastiques vins Georges Duboeuf (jamais décevants), leur Morgon "Côte du Py" 2013 - souple et doux, avec un arrière-goût de cassis -, leur Régnié 2013 , leur Beaujolais-Villages "Cœur de presse" 2014 (joliment fruité - intenses et éclatants arômes de fruits noirs - et pimpant, élaboré avec le jus de presse, appelé aussi "Paradis" en Beaujolais... une cuvée des dieux pour ma part !), leur rouge Juliénas "Château des Capitans" 2011 à l'arrière-goût de bleuets (douceur inégalable, totale et continue), leur rouge Brouilly "Château de Nevers" 2014 , leur blanc Pouilly-Fuissé "Clos Reyssié" 2013 et leur blanc au nez printanier Mâcon-Villages 2014 (qui a remporté la Coupe Perraton, récompense accordée au meilleur Mâcon-Villages 2014 ) ! Vin rouge Grand Vin 2010 - Château de Chambert Le Grand Vin est issu de la sélection des plus vieilles parcelles du domaine composées des trois types de sols majoritaires à Chambert (alliance unique de sédiments calcaires kimméridgiens, d'argiles et d'oxydes de fer rouge). Son odeur de myrtille annonce un agréable arrière-goût de... myrtille ;) L'attaque est forte, d'une consistance veloutée. Elle est éclatante et détermine tout le reste : la majesté du goût. Seules les grappes avec une parfaite concentration en arômes et tanins sont sélectionnées pour produire ce vin d’exception. Elles fermentent avec les levures naturelles indigènes qui se trouvent sur les peaux des raisins. Ce vin est 100% Malbec , le cépage emblématique de Cahors . A déguster avec un magret de canard poêlé au vif ou un goulasch à l'allemande . Egalement issus de la région de Cahors, les vins Rigal nous régalent ! Je vous conseille plus particulièrement deux cuvées : Les Terres Rouges de Rigal - 2012 - Grand Prix d'Excellence aux Vinalies 2015 Son bouquet de groseillier annonce une attaque aux notes de groseille . Sa pointe de cerneaux de noix en bouche nous transporte agréablement. Un caractère qui sent bon le terroir. Le Vin Noir de Rigal - 2014 Rien qu'à son bouquet, ce vin de Malbec s'annonce parfait pour accompagner un bœuf bourguignon. Les raisins à peine récoltés ont été introduits en fûts de chêne et c'est ce contact permanent du bois et du vin qui confère au Vin Noir de Rigal un équilibre harmonieux et une souplesse veloutée . Vin rouge Hommage - Côtes du Roussillon 2011 - Cazes Cette liqueur ouatée est un pur duvet en bouche ! Pour ma part, c'est du 20/20 ! Des notes de grain de café ressortent au nez et laissent place à l'aération au fruit ensoleillé du Roussillon. Un équilibre entre le fruit et l'acidité qui rend le vin digeste. On apprécie sa trame au tanin fin qui signe une finale salivante. A déguster avec une dernière part de bûche aux fruits et meringues ou un dos de cabillaud citronné aux pousses d'épinard en crème ou un pot-au-feu marronnier sur son nuage estival . Vin rouge La Cuvée Sans Nom 2010 - "Pièces Nobles" - Berticot Cette cuvée exceptionnelle n'est élaborée qu'à partir de grands millésimes. Elle divulgue d'emblée sa richesse, drapée d'une robe rubis soutenu . Le nez subtil, délicat et élégant révèle des notes de fruits mûrs et d'épices soulignées d'arômes grillés intenses. La bouche harmonieuse, charnue et d'une très belle douceur, apporte toute la délicatesse à cette cuvée. A déguster avec un rôti de bœuf aux herbes ou un poulet à la Marilyn . Champagne Fascinante - Dom Caudron Une merveille en bouche, comme sirotée légèrement à la framboise... les sens sont en éveil ! Une douceur sans nom. Sa subtile conjugaison au Chardonnay élevé finement en fût lui apporte fraîcheur et complexité . Mais ce n'est pas tout, entre autres excellents champagnes, Dom Caudron nous propose également le Blanc de Noirs Cornalyne : Cornalyne est un vrai joyau ! Une mise en lumière du Meunier vinifié à 50% en fûts de chêne. Bouleversant d’originalité ! Bien sûr, ce Blanc de Noirs original se réserve aux fins palais ! A déguster avec une tarte du potager au parmesan . Champagne Brut Blanc de Noirs - Fleury Voici un délicieux et doux champagne à la très légère pointe d'agrumes (citron vert), d'où la fraîcheur imparable en bouche . "Blanc de Noirs Brut" est une cuvée de pure tradition Fleury. Cette Cuvée de pinots noirs, issus de plusieurs récoltes, n'a jamais cessé d'être élaborée par la famille depuis sa création en 1955 par Robert Fleury. Elle offre une qualité constante. L'équilibre du vin est subtil, alliant rondeur et souplesse. Ce champagne issu de l' agriculture biologique est un grand séducteur, très vineux sans être lourd. A déguster avec une tarte à la mousse d'abricot et son miroir de framboises . Champagne Prestige Brut Rosé de Saignée - Charlier & Fils Vous serez immanquablement attirés par cette robe rose . Un nez de fruits rouges qui laissent notre imagination passer de la framboise à la fraise. La bouche est vineuse avec des notes de cerises . Un champagne à boire sur tout un repas. Il est obtenu par macération de raisins noirs , c'est un rosé "de saignée", son goût fruité et corsé conviendra à merveille à l'apéritif également. A déguster avec un fraisier traditionnel . Je vous conseille également leur Champagne "Spécial Club" Millésime 2004 (on dirait du Champomy pour adultes, avec un goût prononcé de pomme sublimée , son côté sucré pétillant fait de lui un champagne très féminin ) ainsi que leur Brut "Carte Noire" . Champagne Zéro Brut Nature - Tarlant Œil : Robe couleur or aux reflets verts, fines bulles. Nez : Bouquet franc, fin et frais qui révèle des arômes de cire, miel, citron et mandarine. Bouche : Vive, longiligne et franche à fraîcheur d'agrumes. A déguster avec des macarons au duo saumon-carotte .

Source: katyseats.blogspot.com

C'est par un beau samedi matin ensoleillé que nous avons pris l'autoroute 65 Nord direction Nashville! Une fois passé la Cumberland River, nous arrivons directement au centre-ville pour ensuite nous diriger vers l'hôtel. Se trouver une chambre ne fut pas une mince affaire puisque la plupart des hôtels affichaient complet ce weekend-là à cause des multiples congrès et touristes venus de partout pour, entre autres, festoyer dans la ville où la musique ne s'arrête jamais. Alors, prenez bonne note qu'il ne faut pas attendre jusqu'à la dernière minute pour trouver un endroit où dormir. Nous avons donc choisi le Sheraton qui nous offrait bien des avantages, dont celui d'être situé à 5 minutes à pied du centre névralgique de la ville, la rue Broadway. J'ai d'ailleurs été très charmée par cet hôtel tout blanc, par sa tour intérieure d'où l'on pouvait apercevoir tous les étages ainsi que les lits très confortables. Une fois bien installées, nous sommes sorties pour aller casser la croûte. Je n'avais que quelques pas de fait que déjà mes narines étaient chatouillées par les bonnes odeurs de barbecue qui envahissaient les rues. Comme je devais me rendre au comptoir touristique afin de récupérer une passe qui me permettrait de visiter quelques musées, j'en ai profité pour demander quelques conseils sur les restaurants des environs. Nous avons eu droit à différents avis venant de deux générations différentes. Nous avions le choix entre le Jack's Bar-B-Que pour l'équipe des 50 ans et plus, ou bien le Puckett's Grocery & Restaurant , de l'équipe des 30 ans et moins. Notre choix s’est arrêté sur l'équipe des jeunes. Le Puckett's se trouvait à un coin de rue des sentiers touristiques. L'endroit était plein à craquer sauf pour 2 petites places qui nous attendaient au bar. Nous avons donc cassé la croûte avec un bon nacho au porc effiloché, simple, mais qui a su remplir sa mission sans difficulté.Nous avons accompagné le tout d'un Bloody Mary bien relevé pour mon amie ( papilles sensibles vous abstenir de demander un cocktail bien relevé! ) et pour moi, une bonne Jackalope bien fraîche, soit la bière locale de Nashville. Une fois bien rassasiées, nous sommes descendues sur la 5e avenue jusqu'au Walk of Fame Park pour aller voir les étoiles de mes chanteurs country préférés. Oui, je l'avoue, j'aime bien la musique country. Sans en être une érudite, j'ai toujours aimé Dolly Parton en secret et j'adore la voix profonde de Johnny Cash. D'ailleurs, c'est vers le musée de ce dernier que nous nous dirigions. Nous avons continué sur la rue Demonbreun pour ensuite tourner à gauche sur la 3e avenue. Sur cette rue, on y retrouve bien des choses comme une belle boutique de bottes de cow-boy et le fameux Goo Goo Shop ! Cette friandise, plus que centenaire, est devenue l'emblème sucré de la ville. Elle est composée de caramel, de guimauve, de nougat, d'arachides grillées, le tout recouvert de chocolat au lait et est un pur délice. Son nom viendrait des premiers gazouillements d'un bébé ( donc facile à prononcer pour les petits comme pour les grands ) et elle a marqué l'histoire de la ville. De l'autre côté de la rue, face à la confiserie, se trouve le musée de Johnny Cash. Là, vous pourrez y voir des costumes, des albums photos, des vidéos et même le tout dernier poème qu'il a écrit pour les funérailles de sa June. Le musée n'est pas très grand, mais vaut la peine d'être visité pour qui connait ou non l'histoire de ce ténébreux chanteur. Par la suite, nous avons remonté la 3e avenue jusqu'à Broadway pour nous diriger vers la Cumberland River. À la toute fin de la rue Broadway se trouve l'édifice de Acme Feed & Seed qui a été classé au registre National des bâtiments historiques des États-Unis. Autrefois, l'endroit était un magasin général très connu. Maintenant, on y retrouve un bar sur 3 étages en plus d'une terrasse sur le toit. Chaque étage est vaste et propose un service de bar, de restauration ainsi qu'une scène pour les spectacles. Si vous n'en pouvez plus de la cuisine sur charbon de bois, sachez qu'un petit comptoir à sushis se trouve tout au fond du 3e étage comme si on avait honte de manger du poisson cru ( je blague...à peine ). Nous avons pris un petit apéro qu'il m'est impossible de vous décrire puisque même le barman en était incapable, ayant créé le cocktail sur le moment en utilisant beaucoup trop de types d'alcool, finalement j'aurais dû m'en tenir à la Jackalope. Nous sommes sorties à l'extérieur le temps de faire quelques clichés du pont pédestre et du monument rouge nommé The Ghost Ballet for the East Bank Machineworks . Nous n'avions malheureusement pas le temps de prendre le pont de la rue Shelby pour nous rendre jusqu'au Cumberland Park car une autre expérience nous attendait. The Husk se trouvant en retrait des quartiers achalandés nous avons dû prendre un taxi pour une petite course d'environ 5 minutes pour finalement se retrouver dans un quartier résidentiel. Le chef du restaurant se nomme Sean Brock . Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais, rassurez-vous, c'est normal. Moi même je ne le connaissais ni d'Ève ni d'Adam avant que l'on me recommande son restaurant, depuis, je n'arrête pas de voir son nom partout. Le chef est reconnu comme un ardent ambassadeur de la cuisine sudiste et on parle de plus en plus de lui dans les médias. D'ailleurs, The Husk, présente une version gastronomique de la cuisine sudiste tout en gardant l'essence de celle-ci soit en offrant des produits du marché. Nous avons bien essayé d'obtenir une réservation, mais la mission s'avéra impossible. Notre seule chance de pouvoir goûter à la cuisine de Sean Brock était de nous rendre au restaurant dès son ouverture afin d'essayer d'obtenir une place au bar, seul endroit du restaurant où il est impossible de réserver. C'est donc dès 17h que nous nous sommes présentées au restaurant. La chance était de notre côté puisque seulement quelques sièges étaient encore disponibles. Je me suis empressée d'étudier le menu pendant que je sirotais tranquillement un negroni. Nous avons débuté par une petite douceur se présentant sous la forme d'une Rappahannock, une huître qui vient d'un cours d'eau du même nom et qui est situé en Virginie. Cette dernière était garnie de pulpe de concombre grillé et de grains poivre noir fumé. Nous avons ensuite partagé un bol de peaux de poulet panées et frites qui étaient accompagnées d'une sauce BBQ maison et de thym, ceci étant la vraie touche sudiste du repas. Je dois d'ailleurs vous dire que côté gras saturé, c'est le comble du comble. Puis nous nous sommes initiées à un autre classique de cette région, le Shrimps & Grits qui consiste en une sorte de gruau salé à base de maïs servi avec des crevettes. C'était bien, mais je ne peux pas dire que j'ai eu un coup de cœur, surtout à cause de la texture. Par contre, je m'estime chanceuse d'avoir pu goûter à celui fait par un spécialiste de ce plat ce qui fait que si l'occasion se présente à nouveau, je goûterai à une autre version afin de me faire une vraie idée des textures et des saveurs. Sinon, côté coup de cœur il y a eu le tartare de bœuf vieilli 56 jours, assaisonné au nduja, un saucisson piquant que l'on peut tartiner et qui est originaire de Calabre en Italie ce qui donnait au boeuf son bon goût relevé. Des baies de sureau apprêtées comme des câpres, des grains de maïs hominy ainsi qu'un jaune d'œuf salé, séché et râpé terminaient l'assaisonnement, ce qui en faisait un plat délicieusement bon ! Puis il y a eu la merveilleuse côte levée caramélisée, garnie d'oignons verts grillés et d'arachides qui m'a fait perdre mes mots. Le mélange sucré et salé étant plutôt inattendu, mais le résultat était gagnant ! J'ai également eu droit à une autre initiation locale soit à celle du bourbon. Le sympathique barman m'a fait goûter au Belle Meade provenant d'une distillerie située à Nashville. J'ai toutefois eu une révélation lorsque j'ai goûté au Georges Dickel Barrel Select au bon goût de fumée de charbon de bois. C'est sur cette dernière note que nous avons quitté le restaurant non sans me faire une promesse à moi-même, soit celle d'y revenir. Le lendemain, un dernier arrêt touristique nous attendait. Il est impossible de quitter la ville sans aller visiter le Country Music Hall of Fame , un musée où l'on y retrouve toute l'histoire de la musique country. C'est plutôt impressionnant de voir le nombre d'artistes connus que l'on y retrouve et j'ai été surprise de voir combien je pouvais en connaître. C'est encore plus incroyable de voir tout l'argent que cette industrie peut rapporter ainsi que les folies qu'elle peut provoquer comme le fameux « Silver Dollar convertible » du chanteur Webb Pierce qui est couvert de monnaie et de fusils. C'est aussi à ce musée que vous pourrez voir la célèbre Cadillac blanche et or de Elvis. Vous y trouverez aussi une énorme collection de costumes de scène allant de Patsy Cline à Taylor Swift, bref, un monde fascinant à découvrir. Mon séjour s'achevait, mais je ne pouvais quitter le Tennessee sans faire l'expérience des « Drive Thru BBQ ». Plusieurs bannières existent, mais nous, c'est au service à l'auto du Lawler's que nous sommes allés faire une commande de porc effiloché, de côtes levées, de salade de chou, salade de patates, de macaroni au fromage et de pomme de terre ultra garnie pour emporter ! Le tout étant surprenant bon ! Toutefois, côté dessert, le Lawler's tombe dans la décadence avec sa tarte au chocolat et à la crème dont une bouchée a suffit pour que je tire ma révérence. Voyez-vous, c'était beaucoup trop de sucre pour moi dans une seule cuillerée ! L'heure était maintenant venue de quitter, et c'est non sans tristesse que je suis allée retrouver mon Québec adoré. Toutefois, le Tennessee n'a qu'à être un peu patient, car j'aurai certainement l'occasion d'aller lui rendre visite à nouveau au cours des prochaines années. ******************************* Merci à Nashville Convention and Visitors Corp, de m'avoir offert donné accès aux musées gratuitement. Adresses: Puckett's Grocery & Restaurant 500, Church Street Nashville, Tennessee Tél.: +1 615.770.2772 Site Web Goo Goo Shop 116, 3rd avenue S. Nashville, Tennessee Site Web The Johnny Cash Museum 119, 3rd avenue S. Nashville, Tennessee Site Web Acme Feed & Seed 101, Broadway Nashville, Tennessee Site Web The Husk 37, Rutledge Street Nashville, Tennessee Tél. +1 615.256.6565 Site Web * Réservation très fortement recommandée si vous désirez avoir une table. En ce qui concerne le places au bar, c'est premier arrivé, premier servi. Country Music Hall of Fame 222, 5th avenue S. Nashville, Tennessee Site web Lawler's 1301, N Ellington Phwy Lewisburg, Tennessee Site web

Source: misspapila.blogspot.com

Le mot Tiramisu a toujours été synonyme pour moi de calories, alors comme à mon habitude j'ai essayé d'alléger la recette en remplaçant le mascarpone par du fromage blanc à 0%.... succès garanti!! Mes invités sont toujours surpris quand je leur confie ma touche perso :) Temps de préparation: 20 min Nombre de parts: 6 Ingrédients: 250 grs de fromage blanc 0% 12 biscuits Cuillère 25 cl de café 2 cc de miel 2 cl de liqueur de café 3 oeufs 100 grs de sucre cacao non sucré en poudre Préparez un café très fort et laissez le refroidir; personellement j'utilise 2 capsules de Ristretto de chez Georges :) Dans un bol, mélangez les oeufs avec 80 grs de sucre et le miel. Travaillez énergiquement jusqu'à obtenir une crème onctueuse. Incorporez le fromage blanc. Dans une assiette creuse, mélangez le café avec le reste de sucre et la liqueur de café. Déposez un biscuit imbibé de café au fond de chaque verrine, recouvrir avec la moitié du mélange, ajoutez à nouveau un biscuit imbibé de café et terminez avec le reste du mélange. Laissez reposer au frais au moins 3h. Saupoudrez de cacao avant de servir. Partager / Share:

Source: dimsum-et-tartiflette.blogspot.com

Peu à peu le printemps s'installe, notre environnement change et en cette fin de semaine nous allons changer d'heure. Dans les jardins les corolles jaunes et blanches des narcisses se balancent, les yeux des pissenlits commencent à jaunir les prés et les petites paquerettes étirent leur pétales. Dans 2 semaines nous fêterons Pâques, fête du renouveau de la victoire de la vie sur la mort, même si l'on n'est pas croyant, on ressent au fond de soi cette transformation. On a besoin d'air frais, de couleurs tendres, de chants d'oiseaux, de terre retournée, de draps qui claquent au vent, de bourdonnement d'abeilles. On traque la poussière dans les moindres recoins de notre "home sweet home". Pinceaux et chiffons sont pris d'une grande frénésie. Toute cette agitation se retrouve aussi en cuisine. On éprouve le besoin de changer la vaisselle du dimanche - pour moi ce sera un lilas très doux et un vert tendre - on fait voler les nappes fleuries ou unies, et les premières fraises vont bientôt faire notre délice, charlottes et tartes seront les desserts roi des dimanches après-midi. N'oublions pas les radis croquants, les asperges blanches ou vertes, les jeunes salades, rien que d'y penser mon estomac gargouille. Ma devise pour le printemps : Comblons nos envies, croquons la vie...! Voici une petite recette d'entrée printanière pour deux ou trois personnes. Mais cette recette peut aussi servir de souper frugal. * On épluche l’oignon doux et on le tranche en fines rondelles. * On coupe en longues lanières le blanc de poulet. * On prépare le bouillon de poulet, dans l’eau froide on met les 120 g de légumes printaniers congelés (petits pois, haricots verts, jeunes carottes) on rajoute le bouillon cube, on amène à ébullition, on réduit le feu. * Dans une poêle on met les 2 cuillerées d’huile d’olive à chauffer, on rajoute l’oignon doux et le blanc de poulet coupé en lanières, on fait bien revenir le tout, on ajoute le riz arborio, on remue bien quand le riz est translucide on verse une première louche de bouillon, on remue doucement, quand elle est absorbée par le riz on recommence, ainsi de suite jusqu’à ce que le riz ait absorbé le bouillon en totalité, (il faut compter environ 20 minutes) toujours remuer doucement. Au fur et à mesure les légumes auront décongelé et seront inséré au riz avec le bouillon * Au dernier moment rajouter les 50 g de gruyère râpé, saler à votre convenance et remplacer le poivre par une pointe de piment d’Espelette. Un risotto printanier. Assiette aux abeilles de la faiencerie de Varage dans le Var, set de table Lin Vosges  Un verre de vin blanc sera un accompagnement parfait, on choisira un vin de pays de Loire ou un vin d'Alsace. Je vous souhaite une belle journée profitez du temps qui passe, car il ne se rattrape jamais. Ce soir je vais voir la Cie des frères Louret à Monclar "Les baladins en agenais" donc soirée théâtre avec trois pièces courtes des deux Georges : Feydeau et Courteline. Soirée théâtrale précédée d'un repas, j'aime bien cette formule souper-spectacle. http://www.baladinsagenais-monclar.com/index.htm Bonne soirée à tous...

Source: canotte.blogspot.com

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