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Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen                  Monastère de Tatev Voilà les vacances finies, vacances riches en découvertes d’un pays totalement méconnu. Nous connaissons bien sûr tous des arméniens issus de la diaspora mais demandez autour de vous de placer l’Arménie sur une carte... peu de personnes sauront la placer correctement dans le Sud Caucase. Malgré une grosse amputation de son territoire, c’est un pays riche d’une histoire oubliée et pourtant passionnante. Fier d’être le premier pays chrétien, fier de ses savants, de son écriture et des ses monastères médiévaux, nostalgique d’un empire qui fut envahi, occupé, partagé au prix d’un génocide, avant de s’endormir sous le joug soviétique pendant 70 ans. Aujourd’hui, durement soumise au double blocus turque à l’Ouest et azeris à l’Est, elle renait doucement. Membre du Conseil de l’Europe, elle occupe une position stratégique entre l’Iran et la Russie et partage les valeurs communes de démocratie et de droits de l’homme. Déclarations internationales et loi française sur la reconnaissance du génocide arménien L’Arménie est donc passionnante car elle mêle un héritage médiéval important en étant au carrefour de la Perse et de la Méditerranée. On peut aussi bien visiter des monastères antérieurs à nos église romanes que des restes de caravansérails rappelant qu’elle se trouvait sur l’une des routes de la Soie, ou se contenter de regarder les montagnes de cette petite "suisse" caucasienne. Cimetière de Noradous dont les plus anciennes pierres khatchkars  datent de l'an 800. Observatoire de Zorats Karer, datant du megalithique (équivalent à Carnac ou Stonehenge) Faisant partie du Caucase, de hautes montagnes dont le Mont Ararat (5 137 m) symbole biblique et nationaliste des arméniens, paradoxalement situé en terre turque (que l’on appelle Arménie historique), elle est un pays de volcans et de terribles tremblements de terre. Si l’on considère que la rivière Araxe délimitant la Turquie et l’Arménie est la frontière naturelle entre l’Europe et l’Asie, alors Ararat serait le plus haut sommet d’Europe, devant le Mont-Blanc. Les iraniens voisins qui viennent nombreux faire du tourisme en Arménie, la considèrent comme une petite Europe. Lac Sevan, 1/5 de la superficie du pays, 15°C au mois d'août car il est à 2000 m d'altitude mais poumon vert pour les arméniens. Mais pour nous Européens de l’Ouest nous voyons aussi malheureusement les douloureux restes des soviets : usines à l’abandon, HLM vétustes, tuyaux de gaz apparents, antiques Lada et Volga cotoyant des 4x4 luxueux, personnes âgées démunies, voiries défoncées par le gel, jardins publics figés dans un autre temps... partout ce même constat de délaissement dans les pays satellites que j’ai pu visiter en Asie Centrale. Fort d'Amber, Eglise Sainte Mère de Dieu, à 2000 m d'altitude au milieu des alpages Mais l’Arménie est surtout un pays de cocagne, un pays de vergers d’où proviennent nos cerisiers et autres abricotiers que l’on appelait Prune d’Arménie. Le mythe de l’Arche de Noé échouée sur le mont Ararat (de nombreuses enquêtes passionnantes sont à lire sur ce sujet) est toujours vivace et le jardin où la vie aurait reprise, se trouve à ses pieds en Arménie. Mont Ararat caché dans les brumes d'un orage, seul le petit Ararat à gauche est visible Le pays croule littéralement sous les arbres fruitiers, les grenadiers (fruit symbole de l'Arménie mais qui murit en septembre) les noyers et églantiers et les marchés regorgent de fruits plus beaux les uns des autres : fruits rouges, muriers, fraises des bois, prunes, pommes, cerises, griottes, pêches et abricots en juin. Toute l’agriculture est bio, les hivers très rudes détruisant toute vermine. Les fruits sont transformés en fruits secs ou confits sublimes comme dans toute l'Asie Centrale. Les montagnes sont couvertes de fleurs et les abeilles sont reines. On y déguste donc une cuisine fraîche, influencée par la Perse et la Méditerranée: tous les plats sont présentés en même temps sur la table : salade de tomates et concombres, tabuleh, muttaball (caviar d’aubergine), houmous, dolmas (feuilles de vignes ou de chou farcies), brochettes de viandes et pommes de terre (Khorovadz), etc. Et toujours des herbes fraiches, du yaourt, de la crème double ou de la crème aigre, divers fromages proches de la féta. On mange aussi des céréales comme le boulghour, le sarrasin et le riz pilaf servi avec des fruits secs à la mode persanne. Ou des mantis, sortes de raviolis que l’on avait découvert en Ouzbekistan.   Bien sûr au marché d'Erevan vous trouverez toutes les épices de l'Orient. J'aime l'ironie de cette photo: la machine à moudre le café s'appelle Georges... Les hivers sont durs et la soupe khashlama, mélange de pomme de terre et boeuf, parfumée avec de l’aneth est un vrai réconfort (nous y avons gouté par 35°C). Le pain arménien Lavash accompagne tous les plats. Je l’ai trouvé délicieux sortant du four, un peu moins bon après plusieurs jours (il se conserve deux mois si les fines feuilles de pain sont régulièrement humectées avec de l’eau). Les arméniens aiment aussi la viande séchée et les saucissons de boeufs secs et parfumés. L’eau du robinet est potable mais sinon bière et vin arméniens méritent d’être essayés même si les standards vinicoles ne sont pas encore les nôtres. Nous avons gouté à la truite Ichkhan du lac Sevan et aussi à de l’esturgeon grillé terriblement fondant. Enfin les délicieuses pizzas arméniennes Lahmajoun sont inévitables pour un repas sur le pouce, arrosées de tan, boisson d’origine persane à base de yaourt liquéfié et parfois gazeux. A moins que vous ne préfériez la vodka, héritage russe, même si les arméniens semblent beaucoup plus sages avec l’alcool que les russes. Tout le pays est d’ailleurs très calme. Les arméniens sont chaleureux, paisibles et aimables, un brin indolents sous la chaleur écrasante du mois de juin. Erevan est l’une des villes les plus sûres au monde et les terrasses sont pleines à la mode espagnole. Petit déjeuner à Goris Le fromage, omniprésent sur toutes les tables arméniennes. Pour le dessert, ce sont souvent les délicieux fruits qui sont proposés mais baklavas et brioche à la pâte de noix nous ont aussi été servis. Les confitures sont très présentes notamment la confiture de rose ou de grenade. Les arméniens sont plutôt sveltes car ils consomment beaucoup de légumes et fruits. McDo, Starbucks, KFC ne se sont pas encore implantés en Arménie... Mais les yeux des arméniennes sont fixées vers l'idole américaine : Kim Kardashian, même si l'on reconnait sa vulgarité bling bling, elle est un modèle de beauté pour les filles d'Erevan. Nous avons mangé de délicieux taboulés tous différents les uns des autres mais notre coup de coeur a été pour celui du restaurant Le Cilicia. Un taboulé d’herbes frais et citronné, délicieux avec des brochettes dont j’ai librement imaginé la recette. Taboulé d’herbes comme au Cilicia pour 4 personnes 1 bouquet de persil plat 1 bouquet de coriandre 1 bouquet de menthe 2 gros citrons jaunes 1 cuillère à thé de sumac 2 petits concombres avec peu de pépins 2 tiges d’oignons frais 150 g de boulghour 300 g d’eau chaude 2 tomates bien mûres sel et poivre huile d’olive ou huile d’arachide Rincez le boulghour à l’eau froide. Placez le dans un saladier et versez de l’eau chaude afin de le couvrir d’environ 1 bon centimètre. Ajoutez 1jus de citron. Laissez le gonfler pendant 1h30, le grain doit rester ferme. Attention le grain de boulghour ne doit pas cuire. Equeutez les herbes, et hachez les. Placez les dans un saladier. Hachez la moitié de la menthe et versez la dans le saladier avec les tiges d’oignons finement émincées. Coupez le concombre en petits cubes. Coupez la tomate en petits cubes et ne conservant que la partie ferme et sans pépin. Mélangez concombre et tomates aux herbes. Assaisonnez avec peu de sel, poivre, le jus du second citron et 4 cuillères d’huile d’olive. Une fois que le boulghour a absorbé l’eau, essorez le avec les mains afin de le rendre le plus sec possible. Mélangez le aux herbes. Saupoudrez de sumac et servez bien frais (le sumac légèrement citronné apporte un côté piquant pétillant très agréable). Je ne sais pas si je vous ai donné envie de visiter ce pays mais si un jour vous êtes invités à dîner chez des arméniens, vous comprendrez un peu plus leur culture et leur histoire. Un grand merci aussi à Tigran et à Astghik, qui nous ont guidés à travers leur pays. Manger Arménien à Paris : La Cantine de la Maison de la culture arménienne - Elle se cache au fond d'une jolie cour du IXe mais il n'y a pas besoin de sésame pour venir y déjeuner. L'accueil est chaleureux, la cuisine familiale, les tables occupées par des habitués - souvent membres d'associations arméniennes - qui s'y retrouvent. Plat du jour (aubergines farcies ou brochettes de poulet, 8 €), petit croissant fourré en dessert, c'est bon enfant et plein de gentillesse, dans un cadre de salle à manger vieillotte, aménagée en réfectoire pour grands. 17, rue Bleue, IXe.Tél. : 01 48 24 63 89 (le Figaro).

Source: veryeasykitchen.blogspot.com

a Il y a juste un an, lors de notre voyage dans la région grenobloise à l'occasion de la Coupe Icare , nous rendions visite pour la première fois à la merveilleuse Agnès, plus connue sous le nom de Senga dans la blogosphère culinaire ... Une rencontre délicieuse, placée sous le signe de l'amitié et de la gourmandise ... Nous y avons pris goût, bien évidemment, et lorsque cette année, Agnès nous a annoncé les dates des festivités aériennes de Saint-Hilaire-du-Touvet en nous disant qu'elle nous attendait encore une fois, nous n'avons pas hésité longtemps ... Après tout, 5 ou 6 heures de route pour tout un week-end de félicité, ce n'est pas grand-chose ... ;o) Si en plus je vous montre ce qui nous attendait à l'arrivée, vous allez devenir très, très jaloux ... Imaginez seulement de chaleureuses retrouvailles, autour d'une succulente terrine de queue de boeuf, de merveilleux petits fromages locaux, d'un excellent pain de campagne ... ... d'un énorme jambon cru (merci les compétitions de bridge, et merci à Agnès et Michel d'être des joueurs talentueux ...) ... le tout arrosé d'un gouleyant Châteauneuf du Pape ... Avec en guise de douceur une ferme mais néanmoins divine tarte au sucre (on l'a adoré, même avec la pâte à pain, Agnès ... la preuve, il n'en est pas resté, non ? ) ;o)) Il y a des moments de grâce, dans les rencontres entre blogueuses, et celui-ci en fait encore une fois partie ... Une douce nuit dans la grande chambre aux murs finement rayés plus tard ... ... nous nous sommes réveillés sous un joli ciel tout bleu ... La météo nous avait annoncé de la pluie. Je suis heureuse qu'elle se soit trompée ! ;o) Au-dessus des arbres s'élevaient quelques montgolfières ... Après le festin de la veille, nous n'avons pas eu le courage de mettre le réveil à 6 heures pour aller admirer leur envol sur le terrain voisin de Lumbin ! Le chien de la maison que vous avez rencontré ici l'an dernier, Trump, nous attendait déjà au jardin pour une partie de football ... Il joue à la place du goal et il est imbattable. J'ai rarement rencontré un animal aussi ... humain ? ;o)) Les garçons s'y sont collés et moi, j'ai préféré faire un tour dans le jardin ... Un jardin tout en douceur ... La maison est douce aussi et le café y est délicieux ... Pour le déjeuner, Agnès s'est lancée dans la confection d'une terrine de lotte sortie d'un de mes livres de cuisine préférés, "Les Fêtes de mon Moulin" de Roger Vergé. En en parlant avec Agnès, j'ai appris qu'il faisait partie de ses favoris aussi ... comme un certain nombre de classiques dont elle a comme moi rempli ses étagères ... ;o)) Je me suis toujours sentie très proche de la cuisine conviviale d'Agnès mais je commence à entrevoir pourquoi ... ;o)) Ses tables sont des tables faites pour le partage, des tables jolies, élégantes mais sans chichis ... Des tables qui sont une invitation à des bonheurs simples comme je les aime ... Cette photo-là, je l'ai prise pour me souvenir longtemps de cette fabuleuse vinaigrette aux herbes ... des herbes littéralement confites, des lanières de tomates pelées fondantes ... L'autre sauce était un coulis de poivron, très bon, très parfumé ... Cette terrine est une pure merveille ... Pour ceux et celles qui n'ont pas ce livre d'exception, espérons qu'Agnès livrera vite ses secrets ... ;o) Le jambon a pris une bonne claque. Il faut dire qu'il était d'un fondant ! Les mini-olivettes sont vite parties aussi ... Un déjeuner au soleil, entourés par la charmille ... à défaut d'être en-dessous ... ;o))) L'après-midi, on a quand même eu l'énergie de se propulser jusqu'à Lumbin, pour assister à la fête des objets volants plus ou moins identifiés ... Enfin, pour être plus exacte, il me faut préciser que c'est Michel qui a eu le courage de nous propulser jusqu'à Lumbin ! ;o) L'occasion d'essayer son nouveau 4 x 4 ultra-confortable ! Il y avait plein de monde autour du terrain d'atterrissage ... Le royaume des photographes ... L'ambiance était, comme toujours, très festive ... L'Icarnaval est un évènement très attendu de la Coupe Icare ... Une troupe d'hippopotames venait d'atterrir lorsque nous sommes arrivés, suivie de peu par un gigantesque gâteau d'anniversaire ! Les parapentistes ont une imagination débordante lorsqu'il s'agit d'inventer les costumes dans lesquels ils se cacheront au moment de prendre leur envol ... Ce garçon venait de sauter, en biplace, avec un pygargue à tête blanche apprivoisé tournicotant autour de lui ... Leur vol de concert était tout simplement époustouflant et bien émouvant ... La maison de "Là-Haut" était ... en bas ... après un joli vol biplace aussi, pour lequel le passager avant était un jeune enfant, pas effrayé pour deux sous ... Un gros virus pas trop terrifiant courait sur le terrain ... sans réussir à attraper personne ... ... et Satanas a plus que jamais mérité son surnom de "Fou du Volant" ! ;o) Un énorme et très étrange engin constitué intégralement de matériaux recyclés a volé de longues minutes au-dessus de nos têtes avant de se poser ... assez délicatement, finalement, compte-tenu de son imposant gabarit ... Toute l'équipe du "Livre de la Jungle" a dansé sur le terrain, après un atterrissage assez collectif ... Dans le ciel, cet après-midi-là, le ballet des engins volants n'a pas cessé un instant ... Un jeune homme handicapé a même sauté dans un fauteuil et atterri un peu brutalement ... Plus de peur que de mal, fort heureusement ! La Protection Civile est venue faire quelques démonstrations de secours en montagne ... Dans un bruit et un souffle terribles, des hommes nous ont montré leur savoir-faire et leur incroyable efficacité ... Paul a repéré un pilote d'hélicoptère de l'émission Ushuaïa de Nicolas Hulot ... Je vous laisse admirer la cristalline Elliptobulle 150 ... Le soleil a commencé à descendre ... Le spectacle était encore plus magique ... Ce parapente avait une traîne de 400 mètres, vous imaginez ? Quand on est rentré, les yeux pleins d'étoiles, chez Agnès, on s'est vite réinstallé dans la cuisine. Il faut dire qu'elle est accueillante, la cuisine d'Agnès ! ;o)) Sur le gaz - pardon, sur les plaques à induction ... plus performantes mais moins littéraires ... ;o)- , cuisaient doucement de petites carottes ... Sur la grande table rouge, un spectacle terrifiant s'est soudain offert à nous ... ;o) Une vraie scène de crime, où la victime était un magnifique poulet de Bresse ... Et quand je dis crime, je choisis mes mots ! Une scène d'une rare violence, même ... puisque Agnès, enseignante de son état, il faut le préciser, a donné à mes deux grands enfants une leçon de ... vidage de poulet par un croupion encore bien congelé ! ;o))) Qu'est-ce qu'on a pu rire, pendant l'opération ... Clément a ensuite pu, toujours sous la direction de son professeur ... ... finir de régler son compte à ce volatile ... ... qui a été plutôt sympathique en nous laissant dévorer sans broncher (!) sa chair exquise, délicatement rôtie au four ! C'est dur, quand même, la vie d'un poulet de Bresse ! ;o) Agnès m'a également initiée à la divine cuisine de Jean Sulpice, dont elle nous a, ainsi que sa copine Mercotte, si bien parlé sur son blog ces derniers temps ... Une crème de carotte surmontée d'une ... ... très légère écume de sarriette ... Un régal incroyable, que je referai très vite à la maison ... Je crois que tous mes invités de l'année à venir y goûteront ! La nuit fut à nouveau très calme et très réparatrice ... après un coucher fort tardif ! ;o) Mais le réveil fut matinal pour ne pas louper encore une fois les montgolfières ... On a laissé Agnès dormir, croyant qu'elle avait renoncé à venir devant l'heure impossible à laquelle nous devions nous lever pour cette grand-messe ... mais en apprenant en rentrant qu'elle ne nous avait juste pas entendus nous lever, j'ai eu un peu honte ... Promis, Agnès, la prochaine fois, nous viendrons te tirer du lit en te chatouillant les pieds ! ;o)) Le spectacle était impressionnant ... Les vingt deux montgolfières se sont maintenues en une gigantesque grappe au-dessus des champs de maïs durant de longues minutes ... ... jusqu'au moment où l'un des appareils s'est élevé au-dessus de la masse, mettant fin à cette promenade groupée de 34 minutes à environ 2,50 mètres du sol, dépassant alors le record de 19 minutes obtenu en 2007 lors de l'avant-dernière édition de la Coupe Icare. Dès ce moment, les autres montgolfières ont pu commencer elles aussi à prendre de la hauteur ... ... offrant comme à l'accoutumée un tableau époustouflant ... Quelle belle sensation de liberté ... ... on doit avoir, là-haut ! À notre retour, comme d'habitude, Agnès était aux fourneaux ! Vous n'imaginez pas comme je trouve ça bon, une maison dans laquelle ronronnent les fourneaux dès le petit matin ... Voici notre Chef lancée dans la préparation d'élégants raviolis ... amusante et originale présentation pour nos feuilletés habituels ... Et dans le four, qu'y avait-il ? Pour le savoir, j'ai entrouvert la porte en douce ... Aussitôt, de succulentes effluves sont arrivées à mes narines ... Une nouvelle tarte au sucre, préparée cette fois avec une pâte à brioche, m'offrait des odeurs de crème chaude et de sucre tout à fait divines ... En-dessous cuisait une quiche aux girolles, adaptation de la quiche crémeuse aux morilles de Roger Vergé, encore lui ! Agnès ne pouvait me faire plus plaisir ... La quiche épaisse et fondante aux girolles ... ...et la terrine de lapereau à la tomate confite et à la tapenade ... ont fait très bon ménage, je peux vous l'assurer ... Le Châteauneuf du Pape Mas Saint-Louis de 1979 ouvert par Michel a sublimé le tout ... À ce propos, je ne crois pas vous avoir jamais parlé des incroyables compétences de Michel en matière de confection de cocktails. Eh bien croyez-moi, il peut rivaliser avec les grands barmen de ce monde. Oui, oui, vous pouvez me croire car j'ai eu l'occasion de goûter quelques-unes (!!!) de ses réalisations ... Un jour, il faudra qu'Agnès lui consacre un post entier, et qu'il nous livre ses meilleures recettes ! Et voici la seconde tarte au sucre, moelleuse et dramatiquement bonne ... ;o) ... surtout une fois qu'Agnès l'eût surmontée de petites brisures de caramel ... À la fin du repas, Clément a ressenti le besoin d'aller faire une partie de ballon avec Trump ... Les autres ont tous préféré faire une petite sieste ... ;o) Il a ensuite fallu repartir, la route étant encore longue jusqu'à Cannes ... On a encore un peu profité de la nature locale en chemin, avant de reprendre l'autoroute ... Ah, les noyers couverts de fruits ... On a salué cette si belle région ... ... avec un peu de tristesse, comme à chaque fois que nous quittons un endroit dans lequel nous nous sommes sentis vraiment bien ... Et comme l'an dernier, mes enfants ont répété plusieurs fois sur le chemin du retour "Ah, ils sont trop sympa, Agnès, Michel et Trump !". Je n'ai moi-même rien d'autre à ajouter, sinon mille remerciements supplémentaires pour ces heures de gentillesse que vous nous avez offert ! Et comme il nous faut une petite recette pour terminer en beauté un billet, je vais vous faire part d'une belle recette, empruntée au grand Chef Georges Blanc et préparée ce dimanche, pour tenter d'utiliser au mieux un pot d'une délicieuse crème de noix et d'orange placée dans mon sac par Agnès avant notre départ ... La recette originale n'utilise pas cet ingrédient, bien sûr. Je suis cependant sûre que si Georges Blanc avait eu sous la main cette merveille, il aurait fait comme moi ! ;o))) Je me suis replongée dans ce livre d'exception après l'avoir vu bien rangé dans la bibliothèque d'Agnès ... Quand je vous dis que nous avons des inspirations communes ... La recette qui suit est donc la recette originale du livre à laquelle j'ai rajouté, en rouge, mes adjonctions ... Faites comme bon vous semble ... et sachez que même sans crème de noix, ce dessert est divin ! Les poires farcies au chocolat amer, aux noix et à l'orange ... Ingrédients pour 4 personnes : - 4 belles poires Pour le sirop : - 250 g de sucre en poudre - 1 l d'eau - 1 jus de citron Pour la ganache aux noix et à l'orange : - 20 cl de crème - 200 g de chocolat amer - 100 g de crème de noix à l'orange - 150 g de pistache hachées nature - 1/4 l de crème anglaise - 2 cuillerées à soupe de liqueur de noix de chez Hoeffler, à Lobsann, au bon goût de pain d'épices Préparation : À faire la veille : Épluchez les poires soigneusement en conservant la queue. Mettez dans une casserole l'eau et le sucre pour préparer le sirop. Portez à ébullition en plongeant les poires pour les pocher dans le sirop. Comptez de 5 à 10 minutes suivant leur variété, leur taille et leur maturité. Gardez-les un peu fermes. Ajoutez le jus de citron. Laissez reposer dans le sirop, hors du feu, toute la nuit. Pour préparer la ganache : Faites bouillir la crème dans une casserole en inox puis, hors du feu, incorporez le chocolat coupé en morceaux. Laissez-le fondre complètement puis lissez bien au fouet la préparation. Ajoutez la crème de noix et refouettez bien l'ensemble . Réservez au frais Hachez grossièrement les pistaches. Le lendemain : Égouttez les poires sur un linge. Découpez la partie supérieure de la poire près de la queue, au quart de sa hauteur environ, pour dégager comme un couvercle. À l'aide d'un vide-pomme, évidez soigneusement l'intérieur de la poire en lui gardant sa forme originelle. Travaillez la ganache avec une spatule en bois dans un bain-marie doux pour lui rendre sa consistance souple comme une pommade. Remplissez une poche à douille munie d'une douille cannelée avec la ganache et farcissez chaque intérieur de poire en débordant légèrement pour qu'un bourrelet de ganache apparaisse lorsque l'on repose le chapeau. Disposez à l'aide d'une cuillère les pistaches vertes hachées sur la partie externe des poires. Replacez le chapeau, lui aussi roulé dans la pistache hachée. Dressez une poire sur chaque assiette, accompagnée d'un peu de crème anglaise dans laquelle vous aurez incorporé la liqueur de noix ... Avec le reste de la ganache, essayez de farcir des cerneaux de noix fraîches ... Avec celui de crème de noix à l'orange, confectionnez de petites tartelettes que vous cuirez à blanc et que vous remplirez de crème, en recouvrant l'appareil avec des volutes de ganache ... Et surtout, dégustez ces friandises en famille ou, en tout cas, en bonne compagnie ... Prenez-y du plaisir ... Quant à moi, je vous retrouve d'ici quelques jours pour une promenade dans la région d'Aix-en-Provence, au pays de Cézanne ... Bonne semaine !

Source: questcequonmange.blogspot.com

Qui a dit que le poisson était compliqué à préparer? Aujourd'hui je vais encore vous prouver le contraire avec cette recette, complète et parfumée, de lotte cuite au four avec des pommes de terre. C'est le plat que j'ai préparé dimanche, avec le poisson que mon mari m'avait rapporté de Sète. Il va quelquefois travailler dans ce secteur et ne manque pas, s'il a le temps, d'aller faire un tour à la poissonnerie à côté de la criée. Il me passe alors un coup de téléphone pour me dire quelles sont les arrivages du jour et je passe commande... J'ai mon poisson tout frais dès le soir et j'ai souvent prévu une recette pour le préparer. Quand j'en ai une grande quantité, comme dans le cas de cette lotte, je coupe des morceaux que je congèle à plat, puis je les mets en sachet pour pouvoir les sortir en fonction du nombre de convives. C'est bien pratique et cela permet d'improviser un plat au dernier moment. Ce dimanche, les morceaux de lotte ont été sortis du congélateur le matin puis cuisinés pour le déjeuner. C'est un plat unique qui cuit tout seul au four. La préparation prend tout au plus 10 minutes. Ensuite le plat cuit tranquillement, presque sans surveillance. C'est idéal quand on reçoit, cela permet de consacrer plus de temps aux autres plats, ou tout simplement de passer du bon temps avec les invités, sans stress! Alors, convaincus? Il ne vous reste plus qu'à mettre ce plat au menu et me donner vos impressions. A la belle saison, remplacez les tomates séchées par des tomates fraiches. Vous pouvez également ajouter des olives ou des câpres. Présentez en accompagnement quelques carrés de citron et n'oubliez-pas de mettre au frais une bonne bouteille de vin blanc. Si on veut rester dans le même terroir, on peut servir en accompagnement un Picpoul de Pinet , vin blanc sec fruité et parfumé, avec un rapport qualité-prix imbattable! Vous connaissez Sète ? C'est avant tout une ville ouverte sur la mer que l'on nomme aussi "Venise languedocienne". C'est le premier port de pêche du littoral français méditerranéen. De loin elle apparait comme une ile, coincée entre la mer et l'étang de Thau. Les abords de l'étang ne manquent pas non plus de charme et d'attractions diverses: les villages de Bouzigues, Mèze, Marseillan, avec leurs parcs à huitres et l'arrivée du Canal du Midi... et bien sûr Sète dominée par le Mont Saint-Clair (182 m) qui fait penser à une baleine surplombant la mer, célébrée par Paul Valéry et Georges Brassens... Les herbes aromatiques apportent un parfum extraordinaire à cette recette. Ici il n'y a qu'à se baisser pour trouver au bord des chemins, selon la saison, du thym, du romarin, du fenouil sauvage... Autre solution pour ceux qui habitent en ville, et bien mieux que les herbes sèches, les petits pots de thym, romarin, origan ou marjolaine que l'on trouve dans toutes les jardineries. J'en ai toujours quelques pots dans ma cuisine. C'est très décoratif et plus durable que les fleurs... j'adore y passer la main pour que leur parfum embaume! Lotte Safranée au Four, Parfums de Garrigue Pour 4 personnes: 800 g de filets de lotte 2 oignons rouges 100 g de tomates séchées 8 pommes de terre 2 gousses d'ail 1 citron 1 bouquet d'herbes aromatiques 1 pincée de filaments de safran 10 cl de vin blanc 10 cl d'eau tiède 2 c. à soupe d'huile d'olive Sel, poivre Allumez le four th 6/180°C.  Épluchez l'ail, les oignons et les pommes de terre. Découpez la lotte en gros morceaux. Mettez les tomates séchées à tremper dans un peu d'eau chaude. Dans un grand plat allant au four, réunissez les pommes de terre coupées en rondelles assez fines, les oignons émincés, l'ail haché, le zeste de citron râpé et les tomates coupées en petits dés. Ajoutez les herbes et l'huile d'olive, du sel et du poivre, mélangez rapidement avec les mains. Posez les morceaux de poisson sur les légumes. Diluez le safran dans l'eau tiède. Ajoutez sur le poisson avec le vin blanc, salez, poivrez. Faites cuire au four pendant 45 minutes. Imprimez la recette

Source: devousamoi-dominique.blogspot.com

En ce moment, et depuis quelques temps déjà, je suis plongé dans la lecture d e la sage de Georges R. R. Martin " A song of Ice and Fire " ("Le Trône de Fer" en français) qui a inspiré le nouvelle série de HBO (Games of Thrones). C'est une passionnante saga de 'dark fantasy', qui se situe au Moyen-âge d'un monde inventé. Les banquets sont nombreux dans la saga, et l'auteur prend souvent le soin de décrire ce qui est servi à table. Cette sauce médiévale au cumin qui accompagne à merveille le poulet grillé aurait tout à fait sa place lors d'un repas de la maison Stark à Winterfell. En tout cas, même si vous n'êtes pas amateur de ce genre de lecture, rien ne vous empêche de goûter cette sauce, que j'ai adapté du livre de Jeanne Bourin , qui l'a elle-même adapté du Viandier de Taillevent (XIVe siècle) . J'ai utilisé de la purée d'amande (qu'on trouve facilement en boutique bio) pour obtenir une texture lisse et crémeuse. Ingrédients: 1 bol de bouillon de poule 2 cuill à soupe de purée d'amandes 1/2 verre de vin blanc sec le jus d'1/2 citron 1 pincée de gingembre 2 cuill à café de cumin en poudre Préparation: Mélangez bouillon, purée d'amandes, vin blanc et sel. Faites chauffer à feu moyen, en remuant régulièrement (la purée d'amandes a tendance à se déposer au fond de la casserole). Délayez les épices en poudre avec le jus de citron, et ajoutez à la sauce chaude. Faites bouillir quelques instants et servez avec du poulet rôti ou bouilli. Bon appétit!

Source: gay-dans-les-coings.blogspot.com

C ela commerçait avec le moule à charlotte que j’avais vu (dans des livres !) – des moules á charlotte en fer blanc, grands et petits, très rustique je trouve avec des petites cœurs-poignées… Alors pour voir comment fonctionner, j’avais appris les recettes de charlotte, et je suis amoureuse, et ainsi amoureuse de la charlotte russe … Que j’en avais envie… mais ici je ne trouve nulle part un moule á charlotte (et on ne le connait pas). L’envie est donc devenu la désespérance, comme tout, alors qu'elle aurait dû revenir de plus belle... Il est à distinguer entre la charlotte et la charlotte russe . Les deux sont un dessert moulé, préparé d’une croûte faite de tranches de pain, ou le plus souvent de biscuits à la cuillère (ou des boudoirs) ou encore d'une génoise. La charlotte à l’origine, est un dessert aux fruits (pomme, poire, ou pêche) cuit et servi chaud, alors que la charlotte russe, qui vint plus tard, est frais, garnie d’une crème crue avec la gélatine En Angletterre... Charlotte is a corruption of the Old English word charlyt meaning a "dish of custard." There is a lot of doubt surrounding the origins of the name "charlotte." Meat dishes that were known as charlets were popular in the 15th century. La charlotte russe - Un dessert anglo-russe à mode française... Antonin Carême , alors Chef de Bouche du tsar Alexandre de Russie à Saint Pétersbourg, décide d’adapter une recette anglaise, la charlotte, qu’il a découverte alors qu’il était au service du prince régent, futur Georges IV. Cette pâtisserie semble avoir été créée au début du XIXe siècle, en hommage à la reine Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (1744-1818). épouse de Georges III (roi de Grande-Bretagne et l'Ecosse). Outre-Manche, la charlotte est réalisée à partir d’une compote de pommes, enveloppée dans des tranches de pain de mie grillées, puis beurrées. Antonin Carême propose de masquer le fond et les côtés du moule par une couche de biscuits à la cuiller, et nomme sa création '' charlotte à la parisienne'' , puis la rebaptise '' charlotte à la russe '' sous le Second Empire. Pour apporter légèreté et variété à la recette originale, Antonin Carême garnit sa charlotte d’abricots et autres fruits, de blanc-manger (sorte de flan au lait d’amandes), ou de ''fromage à la bavaroise''. Recette de jadis ... dans le texte 2nd Empire Dessert "Foncez un moule et garnissez-en les parois avec des biscuits à la cuillère ; remplissez le moule avec de la crème fouettée , et entourez le moule avec de la glace. Au moment de servir on frotte légèrement le moule, on le renverse sur un plat, la charlotte en sort , et on la sert aussitôt". (Extrait de : PERIGORD, A.-B., Le trésor de la cuisinière et de la maîtresse de maison, Paris, Comptoir des imprimeurs, 1852, p. 98-99) Recette d'aujourd'hui oOo Cour de Charlotte aux poires de ce matin Le prof nous a offert un cercle à entremet pour monter la charlotte La Charlotte est entourée de Biscuits à la cuillère La charlotte russe est fourrée d'une crème bavaroise (jadis la crème anglaise), et ma charlotte d'un bavarois aux poires (+ eau-de-vie Poire Williams et dés de poires),   blanche comme la neige de St-Pétersbourg... une charlotte (homemade aussi) que j'avais reçue de ma cousine      o                  O Ah mon moule à charlotte  !

Source: delicesetcaprices.blogspot.com

Macarons de Boulay Les macarons sont toujours à l'honneur dans mon blog : aujourd'hui, voyage jusqu'en Moselle avec les macarons de Boulay . La recette fut mise au point par Binès Lazard et son épouse Françoise en 1854. Encore une variante de l'alliance blanc d'oeuf - sucre - amandes, assez légère, avec comme particularité le dressage à la cuillère. Ils étaient prisés par le Général de Gaulle, le roi Georges VI, et l'Empereur Guillaume II.    Ingrédients :   - 170 g d'amandes en poudre - 200 g de sucre en poudre - 2 blancs d'oeufs (70 g)   Recette :   1. Mélangez la poudre d'amande avec les blancs d'oeuf.   2. Mettez 50 g de sucre dans une petite casserole avec une cuillerée à soupe d'eau. Faîtes bouillir jusqu'à obtenir un sirop (105° C, environ 1 min d'ébullition). Versez sur le mélange d'amandes en remuant. Lorsque le sirop est entièrement absorbé, ajoutez le sucre restant.   3. Mettez une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson. Avec une petite cuillère, laissez tomber des tas espacés de pâte sur le papier. Laissez reposer 15 min avant.   4. Faîtes cuire dans un four préchauffé à 175°C pendant 15 min. Décollez après refroidissement.   Sources : site de vente des macarons de Boulay ; Frédéric Marie-Claire, La ronde des macarons , ed. First, p. 40.    Voir aussi : d'autres recettes lorraines sur recettes.de

Source: cc-cuisine.blogspot.com

Hier soir, premier apéro sur les toits de la saison !!! Quel bonheur pour moi !!! J’avais un Nuits-Saint Georges 1999 – offert par la fan de Garou, qui connaisseuse m’avait signaler qu’il fallait le boire. Donc j’ai convié Mêlée ouverte, Mât de cocagne, Monsieur Sam et Madame Gü, Antigirafle à venir prendre ce premier apéro de la saison. Monsieur Sam bossant jusqu’à 22h et Antigirafle étant sur la rédaction de sa thèse. Nous nous retrouvons à trois et c’est bien. J’ai donc un Nuits Saint Georges et un Hautes Côtes de Beaunes 2006 Avec le Nuits Saint Georges … qu’est ce qui s’accorde ? Je décide de faire plusieurs petites dégustations, en verrine ou petit ramequins – donc canard, champignon, abricot, mangue (la mangue se mariant aussi bien en théorie avec le Nuits Saints georges qu’avec le canard, j’ai pas d’aubergines alors je fais avec courgettes vertes et jaunes. Au final, à côté de quelques tomates cerises, des bâtons de carottes (avec deux sauces : une fromage blanc +chèvre frais sel poivre et l’autre fromage blanc frais citron aïl et basilic) et olives vertes et noires je propose : D es verrines de carpaccio de courgettes jaunes et des verrines de carpaccio de courgettes vertes Râper la courgette, parsemer de citron, huile d’olives et menthe. Réserver au frais. Servir très frais Carpaccio de champignons à l’estragon (couper les champignons très finement, ajouter sel et huile d’olive et estragon, réserver au frais une heure minimum) Un « tartare » de tomates, mangue Couper les tomates en dés et les faire dégorger avec du sel pendant un long moment. Couper les mangues en petits dés. Mélanger les tomates et la mangue avec du basilic et du vinaigre de mangue (j’en ai trouvé chez Casino sisisi) Des coupelles avec au fond un lit de confiture d’oignons, par-dessus une couche de mélange fromage blanc frais et chèvre frais (assaisonné sel poivre) et surmonter d’une petite tranche de canard. Des grains de raisin enrobés de tranche de canard Des verrines abricot chèvre : Toujours le mélange fromage frais et chèvre (assaisonné si vous voulez oser) une couche dans le fond, puis morceaux d’abricot, puis mélange fromage blanc chèvre, abricots, mélange fromage blanc chèvre et je les ai saupoudrées de pavot, mais des amandes éffilées et grillées doivent être aussi efficaces. Le Nuits Saint George tient ses promesses et c’est à regret que nous en laissons de côté pour Monsieur Sam qui doit passer après son boulot avec Madame Gü Le Hautes Côtes de Beaunes en revanche est moins... épatant mais fonctionne bien tout de même... on goûte un peu du Fixin amené par Mêlée ouverte mais il nous pique les papilles... du coup on les calme avec le saucisson amené par Mât de cocagne et ça va bien.. mais du coup on revient sur le Hautes Côtés de Beaunes. On profite bien j'ai lu Goebel "Les anomalies" et c'est un chouette livre, les personnages principaux sont tous atypiques et finalement carricaturaux en un sens et forment un groupe improbable de miscos... Le grand blakc chaussure blanche homo, la bombe blonde dasn un fauteuil roulant la petite gamine anar la mamie avec ces bottes et son t-shirt ... Le récit est l'alternance des voix de ces personnages et parfois de ceux qui les regardent et c'est très riant comme livre Je lis Je reprends donc mon programme annuel "lisons joyeusement les classique l'été" et au programme de cette année Tourgueniev, Tolstoï, zola, Dostoïevski notamment les "frères Karamazov" J'écoutes Strange fruit plusieurs versions pour faire honneur à la superbe chronique de numanuma sur critiques libres.com

Source: foliealdente.blogspot.com

Macarons de Boulay Les macarons sont toujours à l'honneur dans mon blog : aujourd'hui, voyage jusqu'en Moselle avec les macarons de Boulay . La recette fut mise au point par Binès Lazard et son épouse Françoise en 1854. Encore une variante de l'alliance blanc d'oeuf - sucre - amandes, assez légère, avec comme particularité le dressage à la cuillère. Ils étaient prisés par le Général de Gaulle, le roi Georges VI, et l'Empereur Guillaume II. Ingrédients : - 200 g d'amandes en poudre - 200 g de sucre en poudre - 2 blancs d'oeufs (70 g) Recette : 1. Mélangez la poudre d'amande avec les blancs d'oeuf. 2. Mettez 50 g de sucre dans une petite casserole avec une cuillerée et demi à soupe d'eau. Faîtes bouillir jusqu'à obtenir un sirop (105° C, environ 1 min d'ébullition). Versez sur le mélange d'amandes en remuant. Lorsque le sirop est entièrement absorbé, ajoutez le sucre restant. 3. Mettez une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson. Avec une petite cuillère, laissez tomber des tas espacés de pâte sur le papier. Laissez reposer 15 min avant. 4. Faîtes cuire dans un four préchauffé à 175°C pendant 15 min environ. Décollez après refroidissement. Sources : site de vente des macarons de Boulay ; Frédéric Marie-Claire, La ronde des macarons , ed. First, p. 40. Voir aussi : d'autres recettes lorraines sur recettes.de

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Infos pratiques: - Quantité : 6 personnes - Difficulté : ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ - Préparation : 30 minutes - Cuisson : 35 minutes La liste de courses : - 1 kg de topinambours, - 4 pommes de terre, - 10 cl de crème fraiche liquide, - 6 tranches de bacon, - Huile d'olive (pour la décoration), - Sel et poivre. La liste des ustensiles : - 1 grande casserole, - 1 poêle, - 1 économe, - 1 mixeur plongeant. Ça faisait longtemps que je n'avais pas posté du salé, par ici... Malgré le retour du soleil, il fait encore nuit relativement tôt et la fraicheur s'invite encore régulièrement chez nous. Pour réchauffer un peu l'atmosphère, je vous propose une soupe (oui, encore une soupe, mais la soupe c'est bon, c'est facile à faire et ce n'est pas cher ! Comme dirait Georges, "what else ?" . Et puis, moi, la soupe c'est un peu ma marotte) . J'ai déterré cette recette d'un vieux magazine (sur les soupes, bizarrement) que j'avais acheté il y a plusieurs années ! C'est du Cyril Lignac, ce jeune chef aussi médiatique que sympathique et à l'accent chantant de l'Aveyron. Pas de tour de passe-passe ici, c'est simple mais succulent. Le topinambour est un vieux légume oublié au léger goût d'artichaut. Pendant la deuxième guerre mondiale, c'est lui qui remplaçait les pommes de terre et, depuis, il est un peu tombé dans l'oubli et c'est bien dommage... A la maison, tout le monde a vraiment adoré ce velouté original à la saveur si délicate que j'ai déjà refait plusieurs fois (et que je referai encore avant le retour des beaux jours !) ! Concrètement, cuisinons... 1. On commence par éplucher les topinambours et les pommes de terre, on les coupe en morceaux, on les rince et on place le tout dans une casserole remplie d'eau salée (pour l'eau, on en met juste assez pour recouvrir les légumes) . On porte à ébullition et on laisse cuire une petite demi-heure à feu doux : c'est prêt quand les légumes sont cuits. 2. On mixe la préparation jusqu'à obtenir une consistance très onctueuse. On ajoute alors la crème liquide et on remet un coup de mixeur. On rectifie l'assaisonnement. 3. Au moment de servir, on fait chauffer une poêle à blanc, c'est à dire sans matière grasse, et on fait faire un aller-retour à nos tranches de bacon que l'on réserve sur du papier absorbant pour ôter l'excédent de graisse. On découpe le bacon en lanière. 4. Dans l'assiette/le bol, on verse le velouté, on dépose quelques gouttes d'huile d'olive et les lanières de bacon. Servez bien chaud ! Astuces : - Cyril Lignac conseille, pour "plus de gourmandise" de servir ce velouté avec une chantilly au bacon (on mixe la crème liquide et le bacon et, ensuite, on monte tout simplement la crème). - Cette soupe est très simple à réaliser mais relativement longue. Qui ne s'est jamais attelé à l'épluchage de topinambours ne peut pas comprendre le pourquoi du comment... Ces petits tubercules tout biscornus sont une vraie plaie à éplucher. - Si on veut transformer ce velouté en soupe végétarienne, il suffit de ne pas ajouter le bacon au moment du service. On peut aussi imaginer en faire une entrée végétalienne, en n'ajoutant pas de crème. C'est excellent aussi et le goût de topinambour n'en sera que renforcé. En conclusion, dégustons !

Source: letabliergourmet.blogspot.com

Eh oui, Londres nous appelait depuis quelques mois ... En fait, depuis notre dernier séjour il y a deux années déjà. C'est un fait, Londres est une ville si attachante qu'on a du mal à ne pas y retourner toujours ... C'est chose faite ... et nos envies sont un peu calmées ... pour quelques mois supplémentaires, dirons-nous. ;o) Je vous en fais profiter ? Allons, partons-donc à la découverte pour certains ... à la redécouverte pour d'autres, de cette ville sublime ... Nous procéderons de façon chronologique, comme d'habitude dans nos découvertes de villes étrangères, de façon à ce que ces billets puissent aussi servir de guide touristique à qui voudrait emboîter nos pas ... On your mark ... Get set ... Go ! Samedi 27 Octobre 2012, 8 heures du matin ... Nous voilà à l'aéroport de Nice, grâce à l'extrême gentillesse de mes copains Michel et Rachel qui ont accepté de se lever de fort bonne heure pour conduire les cinq voyageurs que nous sommes ... ainsi que toutes leurs valises, presque vides, il faut le dire, jusqu'à leur avion ! C'est donc un peu "la tête dans le derrière", du fait d'un réveil matinal par trop inhabituel pour certains, que nous voilà lâchés dans l'aérogare ... Le vol est prévu à 9h50 ... On a donc tout le temps d'aller boire un café avant l'embarquement ... Heureusement qu'avant de partir, on a l'excitation du voyage qui nous tient car je ne sais pas comment je supporterais autrement ces attentes interminables ! ;o) Bon, l'avion est là ... On embarque ? Très vite, nous survolons les Alpes. Les vols d'hiver au petit matin sont souvent très beaux, depuis Nice ... Pour ce qui est du vol en lui-même, je suis coincée entre Philippe et Paul. Chacun ayant ses écouteurs sur la tête, la conversation est vite faite ... Une solution ? le "Tell it to the hand", comme disent les Anglais ! On se fait les compagnons de voyage qu'on peut ! ;o))) Heureusement, j'ai quand même de quoi m'occuper ... Un bon guide, un bon Earl Grey ... payant chez Easy Jet mais excellent ... alors je préfère payer, finalement ... Et puis aussi, puisque l'on joue tous les autistes, les deux derniers épisodes de la série anglaise ... et presque italienne ... "Nigellissima", fort opportunément installés sur mon Ipad avant de partir ... Les deux heures de vol passent donc très bien ... On survole la Manche, plutôt agitée ... On est très vite en Angleterre ... Voici la Tamise. On va atterrir. La sortie de l'avion est venteuse en diable ... Ça fait rire tout le monde. On a tous oublié de prendre bonnets et gants, comme à chaque fois ! ;o) Welcome to England ? Thank you very much. Londres, nous arrivons ! ;o) Pendant que Paul et Philippe vont chercher les bagages, Clément a repéré une machine à glaces amusante. D'abord, les parfums, comme toujours chez Ben & Jerry's, sont incroyables ... Ensuite, une fois que l'on a introduit sa monnaie, il se passe de drôles de choses dans la machine. Des tiroirs s'ouvrent, un grand bras métallique va attraper la glace que l'on a choisie ... Un peu comme à la foire, vous voyez ? Alors, malgré le froid de canard, et sans doute parce qu'il rêve d'une grosse part d'apple pie couverte de custard brûlante, Clément choisit ce parfum-là ! ;o) Délicieuse ! Je peux vous le dire car cette glace, on va se la partager à cinq. Il fait vraiment trop glacial pour manger des glaces aujourd'hui, je vous le dis ! ;o) Bon, sinon, à peine le pied posé sur le sol anglais, on ne peut manquer de s'apercevoir que la nourriture est partout ! À chaque endroit où l'on pose l'oeil, il y a quelque-chose à manger. De la vraie British food ... Et force est de constater que ces étals présentent souvent des produits de très bonne qualité. Le "free range" semble être de règle, même ... Alors vive les saucisses anglaises, ces " bangers" que j'aime tant ... Vive les petits pâtés de Cornouailles, qui servaient de déjeuner aux pêcheurs, petites poches de pâte farcies de boeuf, pomme de terre, navet et oignon ... Un pot-au-feu en croûte, en quelque sorte ... Mais sans carottes ! Il paraît que ce serait un sacrilège que d'en mettre dedans ! ;o) Bon, ce n'est pas encore l'heure de déjeuner. Le décalage horaire nous a fait perdre une heure. On a encore un peu de temps devant nous. Une navette et un train plus tard, nous voici à la gare de Saint-Pancrace. On prend le métro, maintenant ! ;o) Rhooo ... Même dans le métro, il y a de bonnes choses à manger ... Incroyable ! De vrais petits pâtés du Devon ... ... et des "scotch eggs" de toute sorte ... Entourés classiquement de chair à saucisse bien assaisonnée, ou bien de boudin noir, ou encore d'un mélange végétarien de haricots noirs et blancs ... Le principe est simple. Un oeuf mollet couvert de d'une épaisse couche de farce, passé dans une panure croustillante puis dans une friture brûlante ... On les déguste chauds ou froids. C'est sympa en pique-nique ou en casse-croûte au boulot ... ou à la mine, c'est selon ... ;o) Je vous montrerai un peu plus loin comment on les déguste, photos à l'appui ... Un petit fruit pour vous rincer le bec ? ;o) Bon, de toute façon, on arrive à notre destination. Shepherd's Bush ... Un quartier plutôt populaire de l'Ouest de Londres, très agréable, pas loin de Notting Hill, en fait. On traverse le marché ... ... et l'on est tout de suite chez notre logeuse Anna, sur Shepherd's Bush Road ... Non, Paul, pas le temps de dormir. Maintenant, il fait sérieusement faim ! ;o) La tradition veut que l'on prenne notre premier déjeuner chez Cooke, au 48 Goldhawk Street ... C'est agréable de marcher dans les feuilles mortes; On ne connaît pas ça, à Cannes ... Elles restent sur les arbres, sans dorer joliment comme celles-ci, et puis tombent toutes en une fois à la première tempête de pluie ... Pas drôle .. Pas joli ... Là, on profite de notre petite marche parmi les jolies maisons victoriennes du quartier ... D'autres rues ont des maisons au style plus industriel ... J'aime bien aussi. Cette maison-là est vraiment étroite, vous ne trouvez pas ? ;o) Philippe a trouvé sa prochaine voiture. Mignonne. Dans quelques jours, ce sera Halloween ... et ça se voit déjà ... Tout le monde semble s'y préparer. C'est encore plus net qu'à New York, l'an dernier ... Nous voilà enfin devant Cooke's. Vous avez déjà visité ... Je vous remontre, c'est trop tentant ... Une vraie enclave historique et gourmande dans un quartier à la population aujourd'hui bigarrée ... Une clientèle d'habitués vient s'y restaurer chaque jour à l'heure du déjeuner de grandes assiettes fumantes et délicieuses ... De la vraie cuisine anglaise à l'ancienne ... Pas de chichi. Les plats sont bons, copieux et roboratifs. Moi, je ne demande rien de plus ... Surtout avec les températures du jour ... ;o) Pour moi et ma maman, ce sera un vrai "steak and kidney pudding with mash, peas and gravy" ... La totale, quoi ! ;o) Un excellent ensemble. Rien à dire sinon un grand bravo ! Paul prend un truc plus compliqué ... ;o) Un pie au boeuf, avec de la purée, une sauce au persil (demandez "with liquor" ...) ... et des tronçons d'anguille ... C'est lui le plus traditionaliste de la bande ! ;o) Philippe et Clément prennent la même chose ... mais sans les anguilles ... Trouillards, va ! ;o) On arrose ça d'une "cuppa", ou tasse de thé ... noyée dans le lait ! ;o) Il n'y a qu'ici que je boive ça ! ;o) On se partage un Sticky Toffee Pudding with custard ... J'adore ce truc-là ... C'est sucré comme tout, servi chaud avec une crème à la vanille brûlante ... Parfait pour la saison ! ;o) On repart en se disant que si l'on avait ces belles bottes aux pieds, on aurait un peu plus chaud ... ;o) Je m'arrête dans un charity shop pour y acheter une paire de mitaines en laine ... En laine parce que c'est chaud ... et mitaines car avec de vrais gants, je ne pourrai jamais prendre de photos correctement ! ;o) Mes garçons les trouvent affreuses mais je suis bien contente quand même ! Et nous repartons tranquillement ... ;o))) ... le long des mignonnes rues tranquilles. On va prendre le métro à la station Shepherd's Bush. Il nous faut toujours une journée pour nous adapter aux transports londoniens ... Le métro, c'est simple, le bus, on verra demain ... ;o) On ressort à Notting Hill Gate ... On est là dans les très beaux quartiers. Pour une fois, on ne se jette pas tout de suite dans la foule de Portobello Road mais on part explorer les rues alentours ... Ici, c'est Pembridge Gardens ... Des alignements de maisons énormes ... ... très anglaises ... ... avec de très, très belles entrées ... Ces maisons donnent souvent sur de ravissants jardins privatifs, qu'il est difficile d'apercevoir ... sauf si un jardinier en laisse la porte entrouverte ... ;o) Celui-ci m'a l'air un peu plus "public" ? C'est Pembridge Square ... Sur Pembridge Square, je trouve aussi ma future maison, avec cette jolie verrière ... ;o) On finit par arriver sur Portobello Road ... La rue aux jolies petites maisons en couleurs ... Des portes comme on les imagine en Angleterre ... On croise Portobello Mews. Les mews, ce sont de petites impasses, de part et d'autre desquelles se trouvaient des rangées d'écuries. Elles sont souvent fermées au public, elles aussi ... Dommage, les écuries sont devenues de ravissantes maisons, en général ... Mais nous en reverrons d'autres ... Arrêtons-nous chez Charlie's, un joli café niché dans une minuscule cour ... Il y fait bien chaud. J'enlève mes mitaines. Je sors les livres achetés quelques instants plutôt dans la librairie Book Warehouse, à la station de métro Notting Hill Gate ... C'est presque Noël, ici, à Londres ... ;o) Je me contente de regarder les jolies pâtisseries dans mon bouquin, choisissant déjà celles que nous ferons à Noël, et déguste un vraiment très bon café. On est bien ... Quelques Londoniens boivent leur thé à l'extérieur. Les malades ! ;o) On ressort et on continue notre route. Encore une heure et il fera nuit. En attendant, on se délecte des façades aux couleurs de bonbons anglais ... Voilà Denbigh Mews, un peu plus loin ... Ravissante courette ... Allez, on entre un peu dans les boutiques, qu'elles soient consacrées aux gadgets en tous genres ou aux antiquités ... vraies ou fausses ... ... aux jolies fringues ... Arrêtez-vous chez Stumper & Fielding, au 107 Portobello Road ... Vous aimerez. Autre arrêt obligatoire, derrière cette jolie vitrine aux couleurs d'Halloween ... La minuscule boutique de la Hummingbird Bakery. Un vrai endroit de perdition. Le royaume du cupcake ... Si vous ne savez pas vraiment si vous aimez ces petites pâtisseries, c'est ici qu'il faut vous arrêter. Que leur base soit à la vanille ou au chocolat, ils sont aériens, moelleux et divins ... Le glaçage est une vraie tuerie ... Difficile d'y résister, que ce soit en les consommant sur place, debout devant un bout de comptoir ... ... ou en les emportant dans ces jolis petits paniers à anses ! C'est sympa, non ? Lorsque l'on ressort, la nuit enveloppe la rue. Les boutiques sont encore ouvertes, heureusement. Nous avons encore quelques heures avant d'aller nous coucher ! ;o) Les garçons se précipitent chez American Apparel. Le Petit Chaperon Rouge est avec sa grand-mère et le loup, dans la vitrine. On repère un sweat-shirt comme celui des garçons, mais pour chien. Il fera un parfait petit cadeau pour le Beluga de ma copine Rachel. Quelques achats plus tard, on retrouve Portobello Road ... Cette fois-ci, c'est moi qui vais faire une razzia chez Cath Kidston . Incontestablement mon enseigne préférée à Londres ... avec Selfridges, quand même ... ;o) Ce charity shop FARA est fermé ... Il y a des trucs sympa dans la vitrine ... Tout ferme, en fait ... On va quitter le coin, plutôt mort le soir ... Le quartier est résidentiel ... ... et après 19 heures, mieux vaut se rapatrier ailleurs ! Comme on ne veut pas redescendre vers Notting Hill, on prend le métro à Ladbroke Grove. Notre pass Travel Card sera vite amorti ... ;o) On descend à Hammersmith. Hammersmith, c'est la première banlieue de Londres, à l'Ouest. Plutôt chic, comme ville. On aime bien et l'hôtel est situé tout à côté, dans Londres, encore, cependant. On a faim, maintenant. Clément serait pour dîner d'un "fish and chips" dans un pub ... Le Swan serait un bon choix. On adore les pubs de Londres. On y boit de la bonne bière en y mangeant souvent très bien. Mais non, ce soir, comme nous sommes à Hammersmith, nous irons dîner à nouveau au Sagar, un excellent restaurant végétarien qui propose une superbe cuisine d'Inde du Sud. Ceci est notre seconde visite et l'on se prend à saliver rien qu'en arrivant devant la vitrine. On commence par croquer quelques poppadums avec de petites sauces et des condiments délicieux. ... avec un lassi salé, pour moi. Les tali arrivent ... ... chargés de nourritures épicées et réconfortantes ... Ma maman et Paul préfèrent aux tali un curry d'aubergines de toute beauté ... mais bien piquant. Tous les riz que nous essayons sont à tomber. On fait un fabuleux repas, comme toujours. Je pense que plus un séjour à Londres ne se fera sans un dîner ici ... ;o) On rentre tranquillement à l'hôtel, en léchant les vitrines de King's Road ... Celle de Marks and Spencer me semble des plus prometteuses ... Il y a plein de belles boutiques. Celle-ci offre un choix de lampes extraordinaires. Walk or Don't walk ? Pour l'instant, c'est Don't Walk ... and go to bed ! ;o) Deuxième journée ... On se lève difficilement, mais de bonne heure quand même ... J'aime bien la vue depuis les fenêtres de la maison. L'envers du décor, en quelque sorte, loin de l'alignement parfait des façades le long des rues anglaises. ;o) J'habiterais bien une maison de ce genre. La première famille chez qui j'ai été hébergée an Angleterre dans ma vie avait une maison comme ça, tout en hauteur. Pour l'instant, il faut aller prendre le petit-déjeuner génial que nous prépare Anna tous les matins. On profite de la petite attente pour discuter de l'itinéraire du jour ... Quand nos assiettes arrivent, c'est le bonheur ... Fried eggs ... ... ou scrambled eggs ... Que prendrez-vous ? De quoi en tout cas supporter la fraîcheur des matins automnaux londoniens ! ;o) C'est beau, l'automne à Londres, mais ça caille ! ;o))) Un petit saut de puce en bus à deux étages, avec de jolies vues sur les immeubles qui bordent Bayswater Road ... ... et l'on arrive très vite à Hyde Park. Paul prend un chocolat chaud et moi un thé brûlant ... ... au kiosque de Speakers' Corner ... Mais comme il fait froid, les orateurs sont peu nombreux ... Ce gars-là est un grand malade, avec son bandeau SS autour du bras, vantant les mérites de la race blanche, des cheveux blonds et des yeux bleus ! Rien à voir avec les extraordinaires ... et très drôles ... illuminés religieux que nous avions eu l'occasion d'écouter longuement il y a deux ans, en été. Là, de toute façon, les élucubrations malsaines de ce timbré n'attirent pas vraiment leur monde ! Tant mieux. On file donc assez vite ... ... vers Marble Arch. On se recueille un instant à l'emplacement de l'arbre de Tyburn, à l'endroit-même où l'on pendait les félons durant le Moyen-Âge ... L'arche de marbre, elle est là ... Placée au bout du Mall à son origine (1828) pour en faire l'entrée triomphale de Buckingham Palace, elle fut transportée ici en 1851. La Reine Victoria le trouvait hideux et de toute façon, elle s'était fait fabriqué un carrosse si gros qu'il ne passait pas sous l'arche ! C'est vrai que cette oeuvre de l'architecte John Nash n'est pas le plus joli monument du Monde ... ;o) On reprend le métro ici ... La Central Line, vers l'Est. On descend à Liverpool Street Station, dans la City, le quartier financier de Londres. Elle dessert une gare très fréquentée, et elle est très belle, cette gare. Comme toujours dans le métro londonien, les escaliers roulants sont affreusement pentus et fichent un peu la trouille lorsqu'il faut se précipiter dedans au milieu d'une foule qui marche à toute vitesse. Surtout quand on les prend dans le sens de la descente ! ;o) Dans la montée, comme ici, ça craint moins ... Le quartier est assez impressionnant, mêlant, avec une certaine harmonie, je dois l'avouer, vieux bâtiments et buildings ultra-modernes. Oui, c'est étonnant ! Nous, on adore ! Les petits immeubles à trois étages côtoient sans complexes les tours les plus hautes. Le pub Dirty Dicks, sur Bishopsgate, est bien connu. On raconte que la maison appartenait au XVIIIème siècle à un marchand appelé Nathaniel Bentley, alias Dick, qui refusa de se laver jusqu'à la fin de sa vie après que sa fiancée mourût le jour de leur mariage ... Quelle belle preuve d'amour ! ;o))) Le pub installé ici sent plutôt bon ... Vive les sunday roasts comme désodorisants ! ;o) Juste le long du pub, une petite impasse dans laquelle je n'aurais pas aimé rencontrer Jack l'Éventreur ... ;o) C'est Swedeland Court. Étroite, la ruelle ... ... et un éclairage de tout premier ordre ! Heureusement, il y a là de quoi se réconforter. On picole sec, au Dirty Dicks ! ;o) En face, un bel immeuble impressionnant. Dans le genre mélange de styles, il tranche avec ce vieux pub élégant de 1863 où se retrouvaient les marchands des marchés de Spitalfields et Petticoat Lane ... ... ou avec celui-là. On arrive devant le marché de Old Spitalfields ... Un pâté de maisons classées datant de 1740 abrite deux belles boutiques. Chez Verde and Co, on peut se restaurer de bons petites choses et l'on y vend les excellents chocolats de chez Marcolini, à Bruxelles ... Mais mon vrai coup de coeur va à A. Gold , une petite épicerie dont la vocation est de faire connaître les vrais produits anglais d'antan. La boutique nichée dans cette maison chargée d'histoire est une vraie merveille ... Je vous mets le lien vers le site de la boutique . C'est vraiment mon coup de coeur dans ce voyage à Londres ! Avant d'être ce petit bijou de nostalgie gourmande, le bâtiment fut dédié aux entraînements des artilleurs d'Henry VIII, puis il accueillit un tailleur de diamants, un fourreur, un fabricant de bottes, un drapier, un relieur et pour finir, une modiste qui répondait au nom d'Amelia Gold ... Le magasin porte encore son nom et l'enseigne d'origine est toujours en place ... En matière de "traditional British food", on trouve ici un choix incroyable de sucreries ... Je retrouve celles que nous mangions quand, alors collégienne, je venais passer mes vacances en Angleterre ... Les mint balls d'"Uncle Joe" faisaient partie du lot ... Tout comme les souris en sucre ... plus jolies à regarder qu'à manger, il me faut bien l'admettre, sauf si on est un fou passionné de fondant ... Il y en a, j'en connais, cela dit ! ;o) Et elles sont tellement jolies ! Je m'étais essayé à en faire, après un de mes séjours là-bas ... La recette venait de ce carnet où je rangeais toutes mes recettes découpées dans des journaux, sur place. Déjà à l'époque, la cuisine me titillait. J'avais 14 ou 15 ans ... ;o) Et les candy canes, ce n'est pas bon, ça ? Les vraies bonnes, aux arômes bien mentholés, que l'on laisse fondre dans la tasse de chocolat chaud à Noël ... Oui, il y a tout cela chez A. Gold. En matière de "savoury", ou choses salées, on a le choix aussi ... Et quel choix ! Imaginez que les scotch eggs sont faits chaque jour sur place ... On fait la queue pour les déguster ... Parfois, il n'y a pas de scotch eggs. Il paraît que c'est lorsque les propriétaires ont décidé de faire des sausage rolls à la place ... C'est bon aussi ... ;o) J'allais oublier le fudge maison ... Il est à tomber, celui-là ... Et c'est tellement agréable, de le voir présenté dans ces grands bocaux de verre ! Le thé Campbell, qui vient de Dublin, est très attirant, dans ses jolies boîtes jaunes ... Quant au fridge cake ... Je ne vous dis que ça ! ;o) Sur la cheminée, à côté de la grosse théière ronde cachée sous son tea cosy en crochet (j'adore les tea cosies ... Tous les tea-cosies, du plus raffiné au plus kitsch ... J'en possède déjà quelques-uns et je ne m'en lasse pas ... ), s'empilent de délicieux produits. Un comptoir réfrigéré sert, lui, à alimenter les sandwiches qui seront préparés avec application juste devant vous ... Fromages et charcuteries sont anglais et de belle facture. Ici, on tient à ne présenter que du vraiment bon. Nous nous devons de goûter le scotch egg, que l'on nous sert tiédi, coupé en deux et tartiné d'une fine couche de moutarde anglaise ... J'achète aussi quelques bricoles gourmandes et un très joli plat. Une terrine Mason Cash ... Superbe, je vous la montrerai quand je déballerai pour vous mes achats ... tout à la fin de ce voyage ... ;o) Pour l'instant, on se régale en partageant deux de ces oeufs, parfaits, comme je m'y attendais ... ... et l'on s'apprête à entrer dans le marché de Old Spitalfields. On est dans le quartier du commerce. Ce beau bâtiment blanc fut en son temps le "London Fruit Exchange" et le "London Wool Exchange" ... Ce marché magnifique était il y a quelques années voué à la démolition. Heureusement, on a trouvé un moyen de le reconvertir et c'est une très bonne chose car détruire cette halle victorienne de toute beauté aurait été un crime. La réhabilitation est belle, les anciens bâtiments sont reliés aujourd'hui à l'ancienne halle par des verrières immenses et le monde qui s'y presse le week end est la plus belle des récompenses ... Tout ceci donne au marché un cachet tout particulier. Ici, on vend plein de bricoles, des plutôt belles et des trucs vraiment moyens ... Mais au moins, la halle existe encore ... Il y a en tout cas, comme sur tous les marchés londoniens, des étals de street food tout à fait époustouflants. Ici, le choix de biscuits, gâteaux, pains en tout genre est juste incroyable. Les gens se pressent autour de l'étal et je peux vous assurer que ça débite. On continue notre déjeuner en se partageant ... ... un de ces pains roulés aux épinards ... Absolument délicieux. Vous avez pu constater qu'on partage tout ce que l'on mange. C'est sympa, de partager, et indispensable, surtout, lorsque l'on veut essayer plein de trucs ... Si l'on s'attable pour faire un gros repas, on n'a plus faim pour essayer un cupcake dans une pâtisserie, une tourte dans un pub et un sheperd's pie sur un étal de marché dans l'après-midi ... Alors que prendre une chose et la couper en 5, ça permet de goûter à tout, toute la journée ... Après de nombreux voyages depuis que j'ai ce blog, on a appris à faire ça ... et c'est assurément la meilleure des solutions ! ;o) Bon, des fois, un de mes garçons à une grosse faim. Il faut dire que marcher douze heures par jour dans le froid, ça peut creuser l'estomac des ados ... Et quand la tentation se fait trop grande, il y en a souvent un qui succombe ... Ici, nous nous trouvons devant un stand étonnant. Dans ces grands plats, des dizaines de mélanges incroyables de légumes ... On choisit ce que l'on veut et la sympathique vendeuse vous empaquette tout dans un wrap moelleux. Et celui-là, Clément fait la grimace quand on lui demande de nous laisser goûter ! ;o) Paul profite de la balade pour nous offrir à tous des étuis à carte de transport. C'est une excellente idée car ces petites bêtes-là se démagnétisent très vite, quand on les range sans précaution ... J'aime beaucoup le mien, vous pouvez l'imaginer. Ressortons du marché, maintenant. Profitons-en pour regarder les beaux bâtiments Victoriens de l'extérieur ... En face du marché, sur Commercial Street, l'enseigne du pub The Ten Bells, célèbre pour avoir été fréquenté par les deux dernières victimes de Jack l'Eventreur ... Le nom de l'établissement se réfère aux cloches de l'église ... ... the Christ Church, sise juste en face et que voilà en photo. Remontons Commercial Street et bifurquons à droite sur Toynbee Street ... Voilà un bâtiment intéressant. Comme nous avons croqué dans de délicieuses bricoles debout et sans rien boire, il est temps de s'arrêter un peu ... et de s'hydrater, surtout ! ;o) Ce pub est assez tentant, à l'angle de Toynbee Street et de Brune Street ... Poussons la porte ... Voilà un vrai pub à l'ancienne, pas rénové comme la plupart de ceux qui font partie des chaînes des brasseurs "Nicholson's" ou "Truman" ... Je dis ça sans dénigrer ces derniers parce que les pubs ainsi rénovés sont en général superbes et accueillants. On y mange bien, en plus ... ;o) Une moquette un peu élimée ... J'aime bien ... Make yourself at home devant une pinte, ou une demi-pinte, seulement ... de Guinness. On peut l'avoir "extra-cold", maintenant, et c'est bien ! ;o) La mousse de la Guinness est d'une exquise douceur ... Je profite de la pause pour explorer le quartier ... sur plan ! ;o) Chacun ses occupations ! ;o) Allez, on termine nos bières ? Il faut ressortir. Le quartier est intéressant et les journées bien courtes ... Ressortons-donc dans Brune Street. On y retrouve bien l'ambiance industrielle qui fut celle de ce quartier. ... et puis surtout, il y a cette façade d'immeuble, incroyable elle aussi ... Le bandeau indique "Soup Kitchen for the Jewish Poor" ... Une porte Way in, une autre Way out ... On imagine bien la scène. Mon oeil est attiré par une série de hauts immeubles de briquettes. C'est amusant, chaque appartement a une jolie porte en bois. Chacun la sienne, toutes différentes. En fait, il s'agit d'un grand ensemble, qui abrite outre tous ces appartements, une importante mosquée. C'est la plus proche mosquée de la City, paraît-il, et la prière du vendredi midi y est un grand événement. Allez jeter un oeil sur le site du Daily Mail , vous verrez à quoi cela ressemble. Impressionnant ... L'autre nom du quartier ... ... c'est Banglatown ... ;o) Quand on se trouve dans Toynbee Street, voilà la vision que l'on a de Brune Street : Elle est incroyable, non, cette rue ? Surplombée par ces ces grandes tours de verre et acier, ça fait un spectacle extraordinaire ! Juste à côté, le marché de Petticoat Lane bat son plein. Un petit marché de fringues bon marché. Rien d'exceptionnel sauf l'ambiance ! ;o) Toynbee Street est en piteux état. Cette rangée de maisons abritait des magasins de textiles de toutes sortes ... Tout ceci est voué à la démolition. L'idée est triste mais il faut bien évoluer. Et honnêtement, en y regardant à deux fois, il n'y a pas grand-chose à conserver dans ce pâté de maison-là ! ;o) Sauf cette drôle d'ambiance, comme si l'on avait fait un saut dans le passé ... Espérons quand même que tout ne tombera pas. Il faut quand même garder cela ... Sinon, les amateurs de street art sont à la fête, à Londres. Surtout dans ce quartier. Ces carottes sont de l'artiste de rue Nemo Tibi Amat ... et moi, j'aime ces carottes ! ;o) J Prenons Whitechapel Road et n'hésitons pas à entrer dans les petites impasses. Vous savez, toutes celles ... ... où Jack l'Éventreur aurait eu des chances de vous coincer ? ;o) Et puis regardez ces longues allées d'ateliers. Ce sont ceux qu'occupaient les tisserands huguenots qui affluèrent en masse à Londres, dès 1660, pour fuir les persécutions françaises, apportant avec eux un savoir-faire précieux, qui va dès lors permettre à Londres de surpasser Lyon en matière de travail de la soie ... Je suis assez émue de me promener dans ces rues-là. Une petite pause gourmande ? Il y a ici une boutique aux victuailles bien alléchantes ... Sandwiches, quiches, pâtisseries de toute sorte ... dont un excellent "bread and butter pudding", que l'on nous sert tiède. Très anglais. Réconfortant. Délicieux. Après ce petit en-cas, il est temps de rentrer dans Whitechapel Gallery. Une des grandes galeries d'art contemporain anglaise ... Inaugurée en 1901, c'est depuis 1923 une association à but non lucratif, financée par des fonds publics. Y furent présentées des expositions majeures... En 1939, on y montra le "Guernica" de Picasso, en soutien à la République espagnole. En 1956, on présenta les oeuvres de ceux qui allaient devenir les maîtres du Pop Art. Puis Jackson Pollock y installa sa première exposition londonienne, comme, un peu plus tard, Mark Rothko. David Hockney, Frida Kahlo, Lucian Freud eurent également droit à de beaux accrochages ... Bref, un lieu à ne pas manquer. Et totalement gratuit, avec ça. Puisque nous parlons art contemporain, un peu de Street Art, comme je vous l'ai annoncé plus haut ... Il y a de la recherche ... ... et les artistes commencent à être reconnus. Cartrain, par exemple, qui nous offre ce si curieux portrait de Bush, est l'un d'entre eux ... Raison de plus pour emprunter les plus petites ruelles, surtout dans ce quartier de l'Est de Londres ... D'autant plus que l'on arrive dans un quartier étonnant et très dépaysant, Brick Lane. Sur cette longue rue qui court, en gros, entre Swanfield Street et Whitechapel High Street, on est au coeur de "Banglatown" ... Il ne faut pas pour autant hésiter à bifurquer de temps à autre pour découvrir d'autres aspects du quartier. Car ce dernier ne fut pas toujours aux mains des Bengladais, loin s'en faut. On le voit d'ailleurs bien à l'architecture des maisons, qui signe un quartier populaire bien anglais, au départ. Entrez dans Fashion Street, par exemple ... Même si le nom de la rue est inscrit en bengali, vous pouvez vite vous imaginer ce qu'était le quartier il y a un siècle de cela ... Et pourquoi ce nom de Brick Lane ? Imaginez-vous au milieu des champs, en plein XVème siècle ... De ces champs, on extrayait une terre qui servait ensuite à la fabrication de briques et de tuiles. Une fabrique fut installée dans le coin et dès le XVIIème siècle, on commença à construire le long de cette voie, en partant du Sud et en remontant vers le Nord. Arrivèrent alors des vagues successives d'immigrants. Les Huguenots, d'abord, dont nous parlions tout à l'heure en passant devant les anciens ateliers de tissage de Spitalfield ... Il furent suivis par de nombreux Irlandais, et puis des Juifs Ashkenazes, bien sûr. Prenons Fournier Street, par exemple ... Fournier Street est une rue le long de laquelle s'alignent des rangées de belles maisons de style georgien. Au fond, la Christ Church devant laquelle nous sommes passés tout à l'heure, sur Commercial Street. Cette architecture georgienne, très fréquente en Angleterre entre 1720 et 1830, fut ainsi nommée d'après le nom des monarques Georges I, II, III et IV, qui régnaient à ces époques ... Un style néoclassique qui succéda au style baroque cher à l'architecte Christopher Wren (Celui de Saint Paul's Cathedral). Plus récemment, ce fut la grosse immigration en provenance du Bengladesh que l'on connaît. Le quartier devint un centre important pour le tissage et la confection mais avec, contrairement à ce qui se passait au temps de l'arrivée des Huguenots, une main d'oeuvre souvent illégale et assez peu qualifiée ... Continuons à remonter la rue ... On arrive à l'angle de Brick Lane et de Princelet Street ... Ici se trouve une des grandes mosquées de Londres. La plupart des Bengladais vivant ici sont en effet musulmans. Mais parlons un peu de l'histoire du bâtiment en lui-même ... En 1742, la "Neuve église", une chapelle huguenote, fut construite à l'angle de Brick Lane et de Fournier Street. En 1809, elle devint la "Chapelle des Juifs", avec pour vocation de promouvoir le christianisme chez les immigrants juifs qui arrivaient d'Europe de l'Est. Elle devint ensuite une chapelle Méthodiste en 1819, puis fut consacrée en 1898 comme la "Machzikei HaDath", ou Grande Synagogue de Spitalfields. En 1976, enfin, elle devint la London Jamme Masjid, une mosquée. Drôle de destin pour ce bâtiment maintenant classé monument historique. L'élément métallique est plus récent. Ciselé de fleurs, c'est plutôt une réussite. Comme je vous le disais, le quartier est connu pour ses graffitti. Sur Princelet Street, il y a aussi de très chouettes maisons du XVIIIème siècle ... Ici, on fabriquait des soieries ... aujourd'hui, ce sont des saris ... :o) La main d'oeuvre n'est plus la même mais la vocation du quartier n'a guère changé ... Le numéro 11 ... ... est aujourd'hui occupé par une galerie dédiée aux Beaux-Arts, à l'Architecture et au Design. Elle est visitable seulement sur rendez-vous du mardi au dimanche ... ... Mais il a une histoire que l'on peut lire sur cette plaque commémorative et qui nous raconte que la maison fut à son origine habitée par un des peintres du quartier, Daniel Bray, qui dût hypothéquer sa maison quelques mois plus tard pour rembourser 105 £ ( ce qui, à l'époque, devait faire une belle somme quand même !) à un fabricant de savon de Saint-Martin-in-the-Field. En 1724, ce fut au tour d'un homme d'église de l'occuper. En 1766, un charpentier vécut ici. Voilà donc le genre de plaques qui m'enchantent et rendent les visites bien plus agréables ! La plaque du 17 est amusante ... Décidément, cette rue me plaît. Le rez-de-chaussée de cette maison est assez atypique et mignon, tout en briques. . Le parcours est jalonné de ces plaques qui célèbrent l' "English Heritage". Oui, la ville de Londres est vraiment chargée d'histoire ... et d'histoires ! ;o) Tout au bout de Princelet Street, voici Wilkes Street. Il faudra revenir un jour l'explorer. Encore ces alignements d'ateliers de tissages, avec les verrières du dernier étage, qui inondaient les pièces de lumière et permettaient ainsi d'éclairer convenablement les métiers à tisser ... et qui donnent au quartier son cachet particulier. Pour l'heure, retour sur Brick Lane ... Un graffiti de l'artiste britannique Stik ... Petite exposition en plein air. Quelques courses (du matériel de cuisine, en fait), aux Taj Stores ... Il paraît que c'est là que Jamie Oliver se fournit en produits exotiques ... De fait, le choix est large ... Et c'est chargés de plein de paquets que l'on entre dans cet énorme marché du vêtement vintage, pour faire plaisir à Paul, surtout ... On le retrouve au milieu de portants chargés de vêtements en tout genre ... ... du classique Levi's 501 ... ... aux pièces les plus étonnantes ! Paulo ressortira avec une belle veste en cuir et Clément, avec deux tee-shirts créés par des gars talentueux ... Allez voir leur site si vous avez un moment. Leur travail vaut le coup d'oeil ... C'est graphique et superbe ! Allez, je vous fais entrer dans un endroit extraordinaire, juste au-dessus du marché vintage ... Il y a des amateurs, je vous préviens ! Nous voilà au coeur d'un vrai marché - couvert - de street food ... De l'exotisme à la louche ... Il y en a pour tous les goûts ... Malgré le monde et les queues en apparence interminables ... ... ça débite assez vite ... Amateurs de choses sucrées ... ... ces crêpes malaises sont pour vous ! Moi, je repère très vite ces Caribéens ... Ca sent vraiment bon devant chez eux ... Un monsieur fait frire de grosses tranches de banane plantain devant nous ... ... et les plats sont juste irrésistibles. Je succombe ... Après tout, le demi-scotch egg de midi est loin ... ;o) Je me félicite de mon choix, c'est succulent ! Je le mange en marchant mais au cas où vous voudriez vous arrêter, il y a une "salle" au sous-sol. Pas super-folichonne mais pratique en cas de pieds qui brûlent ... Et puis son côté décalé est bien londonien, finalement ... ;o))) On est ici à l'angle de Brick Lane et de Hanbury Street ... Encore un peu d'histoire ... Ces marchés se trouvent dans une ancienne brasserie. Dans le quartier de Brick Lane se trouvaient des brasseurs de bière. On extrayait l'eau depuis des puits très profonds. Joseph Truman fut le premier brasseur répertorié. C'était en 1683. Aujourd'hui, l'ancienne brasserie Truman a été reconvertie en marchés divers. Elle occupe une bonne partie du quartier et est un lieu de rencontre autant pour les Londoniens que pour les touristes. Son symbole est un aigle noir ... ... que l'on retrouve sous plusieurs formes ... Désolé pour les photos de nuit mais le jour ne dure pas longtemps, à Londres ... Surtout une fois que l'on est passé à l'heure d'hiver ... Bon, remontons le temps de quelques minutes pour que je vous montre Hanbury Street de jour ... Encore des maisons intéressantes ... ... et surtout une ambiance un peu bohème ... Le quartier est connu pour son street art ... Un grand héron est sorti du bestiaire de l'artiste belge Roa ... Là, ce sont des chouettes, les modèles de prédilection de l'Anglais Dscreet ... Je les aime bien, ces bestioles, et il n'est pas rare de croiser quelques-unes de leurs copines sur les murs londoniens ! ;o) Quant à ce petit bonhomme-là, on hésite sur ce qu'il fait vraiment ... Il est l'oeuvre d'un graffeur brésilien, Cranio. On peut retrouver les aventures de ce petit Indien sur pas mal de murs de la ville. J'adore le Street Art à Londres parce que dès lors qu'on connaît un peu les différents artistes et leur travail, on est sans cesse à l'affût de petits signes ... ou de beaucoup plus grands ... qu'ils laissent un peu partout. Un vrai jeu de piste qui agrémente les visites de façon significative ... Là, c'est Ben Slow qui signe un véritable tableau pour l'association caritative "The Calm Zone" ... C.A.L.M., cela veut dire "Campaign Against Living Miserably" ... L'association s'occupe de lutter contre le suicide des hommes jeunes au Royaume-Uni, qui est vraisemblablement un problème majeur. Le "Police Pig" du graffeur brésilien Chivitz, est un peu plus léger ;o) Un jeu de mot en image, "pig" étant un des moyens pas très élégants de nommer les policiers ... Voici le travail de Jana Und JS, un couple d'artistes franco-autrichien ... Et puis cette fresque que je trouve belle comme tout ... Inscrite dessous, la phrase ... "Less than 500 ethiopian wolves ... 8 174 100 London humans ... 15 000 cheetahs" ... D'ailleurs, tout le monde se retourne dessus ... Une fois la nuit bien tombée, on se rabat sur les magasins ... L'excellent Rokit ... Pour les fringues vintage, c'est le bon endroit .. Une belle librairie ... Une jolie boutique d'objets en tout genre ... JOY, c'est son nom ... ... et de fait, c'est une véritable joie que d'entrer la découvrir. On en profite pour acheter des bricoles pour ma copine Rachel ... Amateurs de bagels, cet endroit est pour vous. Nous l'avions déjà fréquenté à notre dernière visite mais il fait partie de ces endroits où l'on aime revenir encore et encore ... On est tout en haut de Brick Lane et pour une petite faim, ou juste par gourmandise, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, vous pouvez ici vous régaler d'un bagel juste sorti du four ... ... ou de plusieurs, c'est au choix ! ;o) On vous les fourre à votre convenance ... ... de saumon fumé et de cream cheese ... ... ou bien, mon préféré, de "hot salt beef", ou boeuf salé chaud. Un vrai régal que cette viande saumurée puis cuite lentement ... Un genre de pickelfleisch, en fait ... Ici, la viande est tenue au chaud sous une lampe à infra-rouges. La serveuse nous en découpe de gros morceaux qu'elle coince entre deux moitiés de bagel. On s'en partage deux sur un coin de comptoir ... On croque dedans ... C'est juste indescriptible tellement c'est bon ! Pour un peu, on se croirait à New York ! ;o) Fin de la balade sur Brick Lane à la découverte de nouvelles fresques. Celles-ci sont à l'entrée de Bacon Street, si je me souviens bien. Impressionnantes ! Celle-ci est intitulée "Grizzled", et elle est l'oeuvre de l'Australien James Cochran, plus connu dans le milieu du Street Art comme Jimmy C. Ses peintures sont étonnante, de pointillisme à la bombe, en fait ... et un résultat splendide, en tout cas ... Celle-ci, du même auteur, représente Charlie Burns, un vrai East Enders qui vécut dans le quartier pendant 96 ans et dont l'activité de ses dernières années ... il est mort il y a juste quelques mois ... consistait à s'asseoir à la place passager de sa voiture et à regarder la vie se dérouler dans le quartier ... Les locaux s'accordent à dire que c'était un vrai grand bonhomme ! Et ce portrait de Jimmy C. est un très bel hommage ! Ces gars-là sont vraiment de grands artistes, décidément. Et Brick Lane est une galerie à ciel ouvert ... Nous voilà arrivés sur Bethnal Green Road ... À l'entrée de Redchurch Street, un autre chouette portrait de Jimmy C. ... On quitte le quartier. Il va falloir occuper notre soirée, maintenant ... ;o) On se déporte donc jusqu'à Oxford Circus, où nous allons nous livrer à une activité que nous aimons tous beaucoup, le "léchage" des vitrines de Noël ... Enfin, dans celle-ci, c'est plutôt Halloween qui est à l'honneur. Bien vu, nous sommes le 28 Octobre, jour de naissance de Paul, et Halloween, c'est dans juste trois jours ... ;o) On commence donc par celles de John Lewis ... Superbe magasin, superbes vitrines ... Et dans un style qui nous conviendra bien à tous et toutes, n'est-ce pas ? La gourmandise est à l'honneur ... Le style "années 50" est de retour ... "Create a home to love Christmas" ... Je crois que c'est ça la clé du truc pour aimer Noël ... Un peu de décor, ça met le coeur en fête ... Le souci, c'est que moi, j'achèterais tout ... et que M. Easyjet n'est pas trop d'accord pour que je revienne à la maison avec 30 valises ... ;o) Tant pis, ça nous forcera à revenir ... Continuons notre déambulation sur Oxford Street ... La boutique Intimissimi a en vitrine cette petite chose tout à fait étonnante ... Une belle tenue de Réveillon, isn't it ? ;o) Bon, on commence à traîner la patte ... On avait promis à Paul un dîner d'anniversaire chez Wagamama ... Nous voilà donc chez Wagamama, celui de Wigmore Street ... On l'avait bien aimé, la dernière fois ... Au menu, une soupe pour la plupart d'entre nous ... Forcément, l'appétit nous manque un peu. Mais si nous n'avalons rien, j'ai peur que les estomacs, ceux des garçons tout au moins, ne se rebellent pendant la nuit en réclamant très fort de quoi se remplir ... Je les connais, ces animaux-là ! ;o))) Soupe pour ... presque ... tout le monde, donc ... Avec des pâtes, quand même ... Donc "chicken ramen" pour la plupart des convives ... Miso ramen pour ma maman ... ... et quand même du plus solide pour Clément, qui reste fidèle à son "chicken katsu curry" ... Une bonne soirée, même si nous sommes totalement claqués. Joyeux anniversaire, Paulo ! ;o) Petite photo-souvenir sur Duke Street en sortant, Paul se faisant photographiant depuis bien des années dans ces cabines téléphoniques anglaises constellées de petites cartes montrant de jeunes femmes ... très déshabillées ! ;o) Mais où vont se nicher les traditions ? Une belle vitrine de Duke Street ... Une collection de casseroles et couvercles, savamment installés ... ... pour former finalement un immense escarpin ... Une oeuvre étonnante ... Je piquerais bien un set complet de marmites, casseroles et couvercles ... Il y en a tant que ça se remarquerait à peine ... Sous la semelle, peut-être ? ;o) En tout cas, une oeuvre d'art remarquable, surtout pour nous blogueurs et blogueuses culinaires, mais pas fastoche à placer dans son salon ... ;o) La soirée s'étire tout doucement. Nous allons penser à rentrer ... On retourne prendre notre bus dans Oxford Street en longeant les vitrines de Selfridges, cette fois-ci ... Le bâtiment a déjà sorti ses éclairages de fête ... C'est sympa pour les visiteurs des vacances de la Toussaint ! Sous ce crachin, léger mais plutôt glacial, on se glisserait bien dans une de ces vitrines-là ... Voilà un joyeux festin de Noël ... ... sur le thème de "Casse-Noisette et le Roi des Souris, le conte d'Hoffmann" ... Les éléments du conte d'Hoffmann sont bien là, si vous connaissez l'histoire ... La petite Marie, son vaillant soldat ... mais la scène se passe à Londres, et non plus en Allemagne, si l'on en croit le décor ... La soirée de Noël est bien engagée, avec les traditions anglaises, cette fois-ci, forcément ... La dinde est là, prête à être dévorée ... Un convive vient de succomber aux charmes de son "cracker" ... Le Père Noël et ses rennes se sont posés sur un Buckingham Palace ... tout en pain d'épices ! Peut-être pour partager a nice cup of tea avec la Reine ? Le Christmas pudding attend qu'on l'entame, caché sous le sapin ... Pour l'instant, je me contenterais bien d'un de ces mince pies posés tout à côté ... Il est minuit, si l'on en croit tous ces petits réveils ... On peut en profiter, le Père Noël s'est assoupi ... dans cet énorme escarpin argenté ... Si c'est celui que Marie jette à la tête des souris qui l'assaillent, ça doit faire un carnage, c'est sûr ... Pas étonnant que le Roi n'y survive pas ! ;o) Autres symboles londoniens, les Corgis de la Reine veillent sur les toits de cette autre belle maison en pain d'épices .. Et voici un Pearly King très chic ! Dommage qu'il semble muet et que l'on soit privé de son accent Cockney ... Si vous ne connaissez pas les Pearly Kings et les Pearly Queens, sachez qu'ils font partie d'une association caritative dont les origines remontent au début du XXème siècle ... Leurs habits sont parsemés d'une multitude de boutons nacrés, d'où leur nom ... Pour ceux qui voudraient en savoir plus, il y a plein de sites consacrés à ces étonnants personnages ... Sinon, vous pouvez juste vous asseoir et regarder un de ces programmes ... ;o) Fin des vitrines de Selfridges ... On saute dans notre bus et l'on rentre dormir un peu ... Demain sera encore une loooooongue journée ! ;o) On se lève de bonne heure ... ... et dès 9 heures, on est dehors, prêts à affronter la ville ... En route pour de nouvelles aventures ! ;o) Tous les moyens de transport sont bons pour écumer la ville ... Vous reconnaissez ce bel immeuble ? Je vous l'ai montré tout éclairé hier soir ... Non, nous ne sommes pas à New York et celui-ci n'est pas le Flat Iron ... On descend du bus à Marble Arch, on prend Oxford Street ... sans même nous arrêter chez Marks and Spencer ... ... ni même chez Selfridges ! De toute façon, ces magasins-là, il vaut mieux les fréquenter en fin de journée ... Vu le nombre de paquets avec lesquels on ressort, mieux vaut ne pas se les coltiner toute la journée ! ;o) Bon, je me laisse quand même entraîner chez Primark "juste pour voir, Maman, on reviendra" ... ;o) "Pour juste regarder" ... ils repasseront ! ;o) On repart avec de gros sacs, que l'on cale comme on peut dans nos sacs à dos ... Et dire que la journée ne fait que commencer ... Pour vous situer, voici un plan du quartier. Nous commençons par arpenter les rues de Mayfair ... Le nom de "Mayfair" vient d'une foire au bétail qui se tenait dans ce quartier chaque année au mois de mai, ceci jusqu'en 1706. Elle fut supprimée par le roi Georges 1er à cause des débordements qu'elle occasionnait. On tourne à droite sur Gilbert Street ... Dans Mayfair, il y a plein de ces gros immeubles Victoriens en briques rouges ... ... jadis construits pour la haute société. Ils possèdent de beaux petits jardins ... On tourne à gauche dans Saint Anselm's Place ... Un grand chantier dans le quartier, pour le nouveau métro, mais il reste quand même de jolies petites maisons ... avec de belles portes colorées ... De nos jours, Mayfair est toujours un quartier très prestigieux, truffé d'ambassades, de boutiques de luxe et de grands hôtels ... Ici, Clément pose devant le Claridge ... ... dont les cuisines sont supervisées par le grand Gordon Ramsay. Nous voici dans Brooks Mew, devant la maison dans laquelle Georges Handel vécut les 36 dernières années de sa vie. Il y mourut en 1759. La petite cour est ravissante. Nous ne visiterons pas la maison cette fois-ci mais elle est déjà sur ma liste pour notre prochain voyage. Regardez bien autour de vous. Derrière vous, il y a cette ruelle étroite, occupée aujourd'hui par les terrasses de restaurants. Il s'agit de Lancashire Court. C'est un endroit bien caché ... On y a laissé les drapeaux du Jubilé ... On ressort sur New Bond Street ... Les drapeaux y sont beaucoup plus gros ! ;o) ... et les boutiques, impressionnantes. Petit clin d'oeil à la France ... ... et retour immédiat en Angleterre ! Paul se livre encore une fois à son activité favorite ! ;o))) On atteint Regent Street. Les décors de Noël sont déjà en place. Cette année, les "twelve days of Christmas" de la comptine anglaise sont à l'honneur ... Ici, nous sommes au deuxième jour et le deuxième jour de Noël, on reçoit quoi ... Deux tourterelles, me semble-t-il me souvenir ... ;o) Jetez un coup d'oeil à la vitrine de Banana Republic, à l'angle de Regent Street et Great Marlborough Street ... ... New York y est à l'honneur. En face, on change de style avec le le magasin Liberty et son style Tudor incroyable. ! Le magasin existe depuis 1875 mais cette façade date de 1924. Le bois des colombages provient ... ... de deux goélettes de la Royal Navy, HMS Hindustan et HMS Impregnable. Il faut absolument visiter ce magasin. Construit comme une maison, autour de puits de lumière, il permet de déambuler dans de petites pièces comme si l'on était chez soi ... Un grand chez-soi, quand même ... ;o) En face, sur Argyll Street, voici Palladium House, un joli théâtre ... ... qui accueille pour la période de Noël la comédie musicale "Scrooge" basée sur la nouvelle de Dickens "a Christmas Carol" ... La prochaine fois que je viens à Londres, je prends des places pour un "musical" ... À chaque fois, on a la flemme parce qu'on est fatigué en fin de journée mais quand même !!! ;o) On pourra alors boire une bière dans ce pub ... "The Argyll Arms" est un vrai pub Victorien et il paraît qu'à l'intérieur, c'est de toute beauté ... On reprend le bus, direction la City ... On profite de la vue, du haut du bus, en reposant un peu nos pieds. C'est l'occasion aussi de jeter à nouveau un oeil sur guides et plans, pour être sûr de ne rien louper ... Toute une organisation, je vous dis, mais qui ne me pèse pas. Tout est question d'habitude et je jongle bien entre bouquins et appareil photo ... Oups, le bus dépasse une belle fresque, sur New Oxford Street ... Vite, on saute du bus ! Mr. Brainwash expose dans le Old Sorting Office, l'ancien centre de tri de la Royal Mail ... M. Brainwash, c'est Thierry Guetta, un français qui vit depuis "presque toujours" à Los Angeles et dont la notoriété est immense ... et très controversée, venue d'un buzz immense créé à l'aide d'un autre artiste de rue renommé, Banksy. Passionné de Street Art, Thierry Guetta filme pendant des années les graffeurs au travail. En 2008, il organise une exposition appelée "Life is Beautiful", y présentant des oeuvres mêlant différentes techniques ... Il détourne des images ou des personnages célèbres, réels ou virtuels, les transformant à l'aide de logiciels informatiques ou carrément en projetant dessus de la peinture, ce qui leur donne vite un petit air "Pop", à la Warhol ... Cela dit, on dit que ses oeuvres sont réalisées par ses assistants ... Ce portrait géant de Kate Moss sur le mur du "Old Sorting Office" est un exemple de détournement d'image "Popisé" ! ;o) Les messages qu'il diffuse sont en général optimistes, et j'aime bien ça ... Et puis je trouve ça joli, moi ... même si ses oeuvres sont réalisées par d'autres, ce qui agace plus d'un de ses pairs ! ;o) Il a de la chance, le public se presse à son exposition et il commence à vendre des toiles à des prix incroyables ... tout ça presque par hasard ... Il réalise la pochette de la compilation "Celebration" de Madonna ... Il est maintenant célèbre. Il est ensuite le sujet d'un film de Banksy, "Exit to the Gift Shop" ... C'est là que l'idée que Mr. Brainwash serait un canular organisé par Banksy lui-même commence à faire surface, déchaînant les passions ... Si l'on doute au début que le personnage existe, ses toiles se vendent toujours très cher ... Alors s'agit-il vraiment d'une tentative de "lavage de cerveau" destinée à se moquer du manque de discernement du milieu artistique ? Ou bien s'agit-il de crééer un buzz pour que les toiles d'un inconnu atteignent des prix inimaginables ? Quoiqu'il en soit, le résultat est là ... On parle de l'oeuvre de M. Brainwash et moi, en plus, j'aime beaucoup ... Malheureusement, l'exposition était ouverte hier, mais plus aujourd'hui ... On se contentera donc des fresques peintes sur les murs du bâtiment ... C'est déjà bien ... Mais bon, un peu frustrant quand même, de ne pouvoir glisser qu'un oeil au travers de la double-porte qui ferme mal ... Et l'on ressaute dans le bus. Hop on-Hop off ... Nous sommes des spécialistes ... Les bus ne nous effraient plus, avec notre TravelCard toujours à portée de main ! ! ;o) Descente derrière la Cathédrale Saint-Paul ... On traverse les jardins, un peu détrempés, je dois dire, mais ravissants avec leurs vieilles tombes disséminées parmi les herbes folles ... On commence à avoir faim et on raffole ... de la crypte de cette église ! C'est un fait assez courant, à Londres, que de pouvoir aller se restaurer dans les cryptes des églises ... On y installe cafés et restaurants ... La crypte de Saint-Martin in the Field, près de Trafalgar Square, est réputée pour cela dans les guides mais celle de Saint-Paul nous plaît tout particulièrement ... Nous y fréquentons le Café, pas le restaurant, pas mal plus cher et trop copieux pour un déjeuner rapide ... Par manque de luminosité, ma photo du buffet des choses salées est loupée ... Il y en a une sur cet ancien billet-là , cela dit ... Pour l'instant, vous devrez donc vous rabattre sur celles qui représentent les douceurs mais je pense que ça vous donnera envie d'aller y faire un tour, si vous passez par là ... Vous prenez un plateau et l'on vous sert ce que vous voulez ... On n'attend pas et il y a beaucoup de tables et un bon turnover dans la crypte ... Et puis après, qu'est-ce qu'on est bien ! Ma maman a pris une soupe ... On la sert avec du pain et du beurre ... ça sent bon et ça réchauffe ... Je reste sur mon "sausage roll" habituel, mais je demande cette fois-ci parmi le choix de salades un mélange de légumes rôtis ... Excellent ... et trop copieux, comme d'hab ! Les garçons ont envie d'un sandwich ... Ils sont exaucés et il paraît que leur "roastbeef-horseradish" est divin ... même si le raifort se fait très, très piquant ! ;o) On se choisit un assortiment de desserts pour accompagner le café ... On se restreint à trois morceaux mais on aimerait bien tout essayer ... On se partage donc une part de Victoria sandwich ... S'il ne me fallait garder qu'une pâtisserie dans ma vie, ce serait sans doute celle-là ... Ma "madeleine" à moi, en quelque sorte ... En y réfléchissant bien, le Chelsea Bun pourrait bien, d'ici pas longtemps, ravir la première place de mon palmarès ... Ce petit pain truffé de fruits secs est un régal ... Une chance, on en trouve partout à Londres et tout ceux que j'ai goûtés étaient bons ! ;o) Les autres ont envie de chocolat. Paul a donc choisi un moelleux bien appétissant. Il révèle un coeur coulant au centre ... Tout le monde s'accorde à la trouver très bon aussi ... Après cela, il va falloir retrouver le froid ... et marcher ! ;o) Quand on quitte les marches de Saint-Paul, j'aperçois au loin une drôle de pointe en forme de mitre d'évêque ! Voilà un zoom de la chose ! Il s'agit en fait du haut d'une tour qui était en construction durant l'été 2011. Je l'avais prise en photo à cette époque ... C'est la London Bridge Tower. On l'appelle The Shard, ou l'"esquille", et ce depuis que l'équivalent des Monuments Historiques au Royaume-Uni l'a critiquée en la qualifiant d'"éclat de verre transperçant le coeur du Londres historique" ... À son inauguration, le 5 Juillet 2012, elle est la plus haute tour d'Europe. Son architecte est italien, Renzo Piano, qui travailla à la création du Centre Pompidou, à Paris. Nous voilà en plein coeur de la "City" ... ... en plein vrai coeur historique de la ville de Londres. Ce quartier n'est pas très touristique mais il est très agréable, surtout en semaine. Durant le week end, en effet, tout est fermé et le spectacle est infiniment moins intéressant. Vous ne couperez pas, comme d'habitude, à quelques explications importantes ... ;o) Ce que l'on appelle la "City" correspond grossièrement à ce qu'était la ville de Londres à sa fondation, une zone de un mile carré (d'où son autre nom, le Square Mile) encerclée par un mur de 18 pieds de haut, soit près de 5,5 mètres et un fossé ... Ce mur a disparu depuis longtemps, même s'il en reste de petits bouts par endroits. La City est l'un des plus importants centres financiers au monde. Elle abrite les plus grandes banques et firmes d'Angleterre. Elle a un statut spécial d'indépendance et est administrée par la Corporation de la Cité de Londres, avec à sa tête un maire, le Lord Mayor, élu chaque année. Seule deux enclaves, le Inner Temple et le Middle Temple, deux des instances juridiques de Londres, ne dépendent pas de cette administration. Elles font partie des quatre juridictions des Inns of Court , organismes chargés de la formation et de la réglementation du métier d'avocats en Angleterre et au Pays de Galles. La City a même sa propre police. Sa devise : "Domine dirige nos" . Dieu nous dirige. Promenons-nous un peu dans ces ruelles bordées de belles maisons, en nous souvenant que cette Cité n'a pas eu un passé facile ... Rappelez-vous que le Grand Feu de 1666 détruisit presque entièrement la City. Les rues étroites étaient bordées d'immeubles serrés les uns contre les autres. Les étages élevés des immeubles en vis-à-vis se touchaient quasiment. Les flammes n'eurent donc aucun mal à passer de l'un à l'autre et à ravager la ville. On confia très vite à l'architecte Sir Christopher Wren la reconstruction de la ville. Il fut en particulier chargé de reconstruire 51 des 88 églises détruites, dont Saint-Paul's Cathedral. Chacun s'occupa de reconstruire ce qu'il avait perdu, sensiblement aux mêmes emplacement qu'avant - on dut quand même créer une instance composée de 22 juges pour trancher lors de disputes entre propriétaires - et la ville retrouva peu à peu son statut de plus important centre financier de Monde. Trois siècles plus tard, lors de la Seconde Guerre Mondiale et de son terrible Blitz, où la ville fut bombardée sans arrêt pendant de nombreux jours, la City fut à nouveau très esquintée. On reconstruisit à nouveau, ce qui explique le style éclectique mais non dénué de charme que l'on peut voir aujourd'hui. Les nouveaux architectes ont pour nom Sir Terry Farrel, The Gilbert Scotts, Norman Foster, Richard Rogers ... Le mélange des genres n'est pas désagréable, bien au contraire ... Tiens, encore un souvenir du Jubilé de la Reine ... Forcément, il y a plein de pubs dans le coin, fréquenté par quantité de messieurs en costume et cravate. On ne voit plus guère de chapeaux melons par ici et c'est bien dommage ... Ah, le progrès ! ;o) Puisque nous parlons de vêtements, je vous entraîne dans une petite cour un peu cachée appelée Wardrobe Place ... C'est ici ... ... que le Roi Edouard III installa en 1361 sa garde-robe. Le site fut, comme beaucoup d'endroits, reconstruit après le Grand Feu. Cela dit, l'endroit est ravissant et reposant ... En regardant bien, on trouve quelques signes du passé ... Snashall and Son ... Printers, Stationers & Account Book Manufacturers ... Un imprimeur/papetier travaillait par ici ... Il fabriquait des livres de compte ... Normal dans un quartier financier ... Il ne reste de lui que ces quelques lignes presque disparues ... Les voici immortalisées ...;o) Et ces portes, devant lesquelles Paul pose volontiers, ne sont-elles pas ravissantes ? Dans ce coin, il y a plein de petits jardins ... Les employés de la City viennent y faire des pauses ... ... et s'asseyent sur ces bancs de bois, entre les vieilles pierres tombales ... Nous voilà sur Ireland Yard. Ici vécut Shakespeare durant ses dernières années ... Là se trouvait l'entrée de l'ancien monastère de Blackfriars ... Ce pub, le Cockpit, tient sans doute son nom des combats de coqs qu'il accueillait. Il est haut sous plafond et des galeries accueillaient les parieurs qui se pressaient lors des combats. Cette activité fut interdite en 1849 mais le nom resta ... Prenez garde. On n'entre pas ici comme on veut ! ;o))) Et ne vous prenez pas les pieds dans cette trappe en sortant, si vous avez un peu trop bu ... Ce quartier est vraiment émouvant. Une percée dans le Londres d'antan ... ... avec de bien beaux bâtiments. Puisque l'on parle de beaux bâtiments, en voilà un autre, perché sur une petite terrasse au-dessus de Queen Victoria Street. Saint-Andrew by the Wardrobe, qui appartient à l'Église d'Angleterre, était la paroisse de William Shakespeare ... Détruite pendant le Grand Feu, elle fut reconstruite par Christopher Wren. Détruite à nouveau pendant le Blitz, il ne resta que la tour et les murs ... Sa dernière reconstruction date de 1961 ... Mais où est donc la clef de l'échelle de secours ? Nous arrivons au bout de Queen Victoria Street ... Nous trouvons là un endroit que j'avais très envie de visiter ... Encore un pub, me direz-vous ? ;o) Oui mais quel pub ! Vous avez vu ce drôle d'immeuble ? On dirait un mini "Flat Iron" ... Le pub est construit au bord de la Tamise, sur le site d'un monastère dominicain du 13ème siècle (les Black Friars étaient les Frères Dominicains ...) Bien que le pub ait été construit en 1875, ses façades ont été remaniées par Henry Poole en 1903. Voyez ces mosaïques d'inspiration Art Nouveau ... C'est un joli endroit. À l'entrée, une plaque retrace l'histoire de l'établissement. On apprend que sa drôle de forme vient du fait que tous les immeubles du coin ont été démolis et que seul le Black Friar a échappé à la démolition ... Quant aux intérieurs, de style Art Nouveau également, ils sont l'oeuvre de H. Fuller Clark en 1905. Les moines sont au centre des représentations, de façon souvent humoristique. En tout cas, c'est un endroit sympa pour boire un verre ... Il y a plein de bonnes bières à la pression ... ... et ce que les gens ont dans leur assiette a l'air délicieux. Dommage que plus personne n'ait faim pour essayer cet apple-pie. Et puis déjeuner dans un tel cadre, c'est un vrai privilège. La cheminée dans la grande salle ... Le boudoir du fond ... ... avec ses banquettes recouvertes de velours écarlate ... ... ou ses petits tabourets de bois posés sur une moelleuse moquette ... Existe-t-il plus joli lieu pour déguster un petit café ? En levant la tête, vous pourrez lire quelques maximes amusantes ... ... et constater que ces Frères Dominicains savaient bien vivre, quand même ! Qu'en pensez-vous ? Ce lieu vaut bien une petite visite, non ? N'hésitez pas à vous y aventurer. L'expérience est plaisante et le quartier est à découvrir, assurément ! Nous sommes maintenant sur Ludgate Circus, au bout de Fleet Street ... Fleet Street est une rue de Londres situé au Nord de la Tamise. Elle est parallèle à celle-ci et tient son nom d'un affluent du fleuve, qui s'écoulait du Nord au Sud au niveau de Ludgate Circus et qui est aujourd'hui recouvert. Les principaux journaux anglais ont longtemps eu leur siège dans Fleet Steeet. Le premier quotidien britannique - The Daily Courant - parut dans la rue le 11 mars 1702. 1986 fut le début d'un exode - les journaux quittèrent le quartier les uns après les autres - qui se termina en 2005 par le départ de l'agence Reuters vers Canary Wharf. Je vous emmène malgré tout vous promener le long de Fleet Street ... Il y a beaucoup à voir. Une visite n'y suffira pas ! Au n°107, donc, voici Ludgate House ... Construite au milieu du 19ème siècle, elle fut au départ le siège du groupe touristique Thomas Cook, précurseur du voyage organisé tel que nous le connaissons aujourd'hui ... Remontons Fleet Street ... sans nous arrêter devant aucun de ces pubs ... ... qui pourtant nous tendent les bras avec insistance. On laisse aussi de coté les pastries en tout genre ... On se rit de ce monstre orange grimaçant auprès de pucelles bourguignonnes ! ;o) On s'arrête plutôt devant cet immeuble ... Mersey House ... Avec sa belle façade incurvée et cette superbe porte, le bâtiment date de 1904 et fut construit à l'origine pour abriter les bureaux londoniens du Liverpool Daily Post ... Juste à côté, ce monumental morceau connu sous le nom de Peterborough House ... C'est lui qui hébergea, dès 1928, le fameux Daily Telegraph ... Dans les années 80, le journal quitta le bâtiment et c'est aujourd'hui Goldman Sachs International qui occupe la place. Cette façade gigantesque, avec ses énormes colonnes d'inspiration égyptienne et sa pendule Art Déco,, est tout à fait étonnante ... En remontant un peu encore, on passe devant ce buste de T. P. O'Connor, (1848-1929) qui fut à la fois un journaliste connu (il travailla au Daily Telegraph, dont nous venons de voir les bâtiments), un membre influent de l'UIL, ou United Irish League, un parti nationaliste Irlandais et surtout, un député de la Chambre des Communes durant près de 50 ans ... Voilà comment on peut entrer dans l'Histoire du Royaume-Uni juste en arpentant les rues de Londres ... et en s'intéressant un peu à ce que l'on rencontre, bien sûr ! ;o) Sur Fleet Street, on trouvait aussi autrefois plein d'imprimeurs et d'éditeurs ... Imaginer que Dickens apportait ici ses manuscrits est quand même impressionnant, non ? William MakepeaceThackeray, si vous ne le connaissez pas, était un romancier britannique (1811-1863) dont une des oeuvres "The Luck of Barry Lindon", parue initialement sous forme de feuilleton dans le journal a été ensuite transposée à l'écran par Stanley Kubrick. J'avais adoré ce film. Vous vous souvenez ? Cet immeuble gothique est amusant. Il rend hommage à Marie Stuart (1542-1587), autrement appelée ... ... Mary, Queen if Scots ... Mary, Reine des Écossais ... et Reine de France pendant quelques années, mariée à François II (petit-fils de François Ier et fils d'Henri II, il ne régna qu'un peu plus d'un an) à l'âge de 17 ans ... Comme quoi on peut aussi apprendre l'histoire de France en parcourant les rues de Londres ! ;o) Pour la partie anglaise de l'histoire, sachez qu'elle fut la grande rivale d'Elisabeth Ière d'Angleterre, qui la fit emprisonner et décapiter pour trahison ... Dure, dure, la vie des reines ... Kings and Keys ... Le Cross Keys et le Three Kings étaient deux vrais vieux pubs, qui s'associèrent un jour ... pour définitivement fermer en 2008 ... Le mexicain qui est installé à la place est paraît-il bien nul ... Je vous montre juste ce qu'il reste de l'endroit ... Encore un souvenir ... Bon, voyons donc ce qui s'est passé ici, maintenant ... et parlons un peu de cette fameuse "anti-corn law" ... ou loi anti-maïs ! ;o) Le Corn Law Act fut une loi promulguée en 1815 pour encadrer les importations de céréales au Royaume-Uni. Cette mesure protectionniste fut largement combattue par les libéraux de l'époque, qui souhaitaient le libre-échange. À partir de 1838, ils se réunirent en une ligue qui se mit à utiliser des techniques de propagande tout à fait novatrices pour convaincre l'opinion publique du bien-fondé de leurs idées. En 1844, ils s'installèrent ici, sur Fleet Street, et en 1846, ils obtinrent gain de cause ... Allez, faites une pause si vous n'en pouvez plus. Ce boiled bacon m'intrigue ... Encore un truc à essayer une prochaine fois ... ;o) Moi, je vous emmènerai plutôt prendre les chemins de traverse ... Il y a par ici plein de petits "courts" tout à fait étonnants ... Celui-ci, c'est Wine Office Court. Il monte vers le Nord depuis Fleet Street. Wine Office Court a son histoire, et de grands hommes l'ont arpenté encore et encore ... Ces petits passages sont partie intégrante de la vie de Londres ... Même minuscule, Wine Office Court est bordé de belles maisons. On y trouve aussi un très vieux pub ... Ye Old Cheshire Cheese ... toujours hanté par les fantômes célèbres qui le fréquentèrent assidûment ... Charles Dickens, Mark Twain, Arthur Conan Doyle, que du beau monde ... 1667, ça commence à dater, quand même, dans cette ville où le Grand Feu et le Blitz détruisirent tant d'endroits. Le premier Cheshire Cheese a quand même dû brûler pendant le Grand Feu de 1666, puisqu'on nous le dit reconstruit en 1667. On peut y manger et les critiques sur le net semblent plutôt bonnes. Mmmmm ! Un cottage pie fumant pour se réchauffer au beau milieu d'une découverte hivernale de Fleet Street et de ses environs ! ;o) Entrons donc sans hésiter dans Wine Office Court. On découvre vite au fond de la ruelle une très jolie cour bordée d'immeubles de briquettes rouges et de grandes fenêtres blanches ... C'est Gough Square. De hauts becs de gaz noirs ... Une belle pendule sur "Boswell House " ... On dirait un décor de film ... Boswell House, du nom de James Boswell (1740-1795), sans doute, un avocat et écrivain écossais surtout connu pour la biographie qu'il écrivit sur Samuel Johnson, considérée aujourd'hui comme l'un des chefs d'oeuvre de la littérature anglaise du XVIIIème siècle. On le connaît aussi en Corse, figurez-vous ... Au cours d'un voyage en France, il rencontre Voltaire et Rousseau. Sur les conseils de ce dernier, il va visiter la Corse et se lie d'amitié avec Pasquale Paoli, qui se bat pour l'indépendance de l'île. Il se fait porte-parole de la cause Corse auprès de l'Europe des Lumières . et publie à son retour, en 1768, l'ouvrage "Account of Corsica, The Journal of a Tour to that Island and Memoirs of Pascal Paoli". La maison abrite un cabinet d'avocats ... qui travaillent dans un joli environnement. Au N°6 Gough Square, un porche en forme de conque ... Étonnant ! Au milieu de la cour, la statue d'un chat nommé Hodge ... Le chat de l'écrivain Samuel Johnson, en fait ... "A very fine cat indeed", comme disait de lui son maître ... Il est assis sur un exemplaire du fameux dictionnaire et a devant lui deux coquilles d'huîtres ... Johnson allait souvent lui acheter des huîtres et Hodge adorait ça. En même temps, l'huître n'était à cette époque-là pas un produit de luxe. L'Angleterre étant entourée de côtes, les huîtres étaient un produit plutôt banal ... Quelle chance ! ;o) Au fond de la cour, voilà une autre maison ... Une vraie maison du début du 18 ème siècle ... Ici habitait justement l'écrivain Samuel Johnson (1709-1784). Ces plaques commémoratives sont vraiment pratiques ! ;o) Elle peut se visiter. On y découvre cinq étages d'une maison dans laquelle le temps se serait arrêté. C'est ici que l'écrivain s'attela, durant 9 ans, à la rédaction du célèbre Dictionary of English Language qui fit autorité jusqu'à la parution de l'Oxford English Dictionary en 1928. Il reste l'un de plus importants auteurs anglais, à la fois poète, essayiste, biographe,traducteur, journaliste ... Il fut aussi un critique littéraire réputé et ses travaux sur Willliam Shakespeare sont toujours très respectés, paraît-il. C'est aussi, après Shakespeare, l'auteur le plus cité, en Angleterre ... La petite phrase ci-dessous, vous la connaissez sans doute, d'ailleurs ... "Quand un homme est fatigué de Londres, il est fatigué de la vie ..." ... Un autre court ... Cheshire Court ... Et puis plein d'autres encore, à revenir explorer une autre fois ... Je suis sûre qu'il y a dans chacun d'eux quelques belles histoires cachées ... Ressortons sur Fleet Street ... Il nous faudrait des jours pour tout explorer. Tout au fond, c'est Saint-Paul, vous voyez ? Continuons à arpenter la rue vers l'Ouest ... N'oublions pas de lever la tête. Malgré ce que l'on a tendance à croire, il n'y a pas que du shopping, à faire à Londres ... ;o) Jetons un oeil sur Red Lion Court ... Encore plein de cabinets d'avocats ... On était dans le quartier de la presse ... On s'approche du quartier de la justice, c'est sûr ... Je repère une belle devanture ancienne. Un marchand de vin établi à Londres depuis près de 150 ans ... Encore un immeuble à histoire ... Une agence de photographies, je crois, comme il en fleurit tant sur Fleet Street après la Guerre ... ... Au 37 Fleet Street, ce bâtiment-là est une banque ... C'est l'immeuble de C. Hoare & Co, la plus ancienne banque privée de Grande-Bretagne. Fondée en 1672 par Sir Richard Hoare, elle est toujours la propriété de ses descendants ... Sur une façade d'en face , une grosse horloge, encore une ! ;o) Notez que la numérotation de la rue a dû changer, depuis l'établissement de la banque. Continuons avec un bel immeuble Tudor, un peu plus bas dans la rue ... Et cette drôle de petite maison au toit pointu, coincée entre deux immeubles de pierre ... C'est le pub "Ye olde cock tavern". Construit initialement au XVIIème siècle de l'autre côté de la rue, il fut détruit dans les années 1880 et remplacé par une filiale de la "Bank of England" ... On le reconstruisit à l'identique, intérieur comme extérieur, là où il se trouve aujourd'hui. Après avoir brûlé dans les années 1990, il a été restauré d'après des photographies et reste donc vraiment typé ... Samuel Pepys, Alfred Tennison et Charles Dickens fréquentèrent Ye Olde Cock Tavern en leur temps ... Voici une boutique spécialisée dans les livres de Droit ... On s'approche des tribunaux ... Au 19 Fleet Strret, ces trois écureuils annoncent une autre banque historique, la banque Goslings ... Elle est ici depuis 1650 et appartient désormais au groupe Barclays & Co. Encore plus bas, Goldmith Building ... Ce bel et imposant immeuble abrite ... je vous le donne en mille ... des cabinets d'avocats ! ;o) Ce bel homme alangui repose dans un petit jardin derrière le bâtiment ... C'est le poète Anglo-Irlandais Oliver Goldsmith qui donna son nom à l'allée et qui fut enterré à Temple Church en 1774 ... On ne passe pas par là ... Mais qu'est-ce que cette Maison du Maître ? De quel "Maître" parlons-nous donc ? Du Maître du Temple, en fait ... Quelques explications ? Ce quartier du "Temple" est important dans l'histoire de Londres et il y a quand même quelques petits trucs à savoir lorsque l'on passe par ici ... L'église du Temple est une église du XIIème siècle, située entre Fleet Street et la Tamise, construite par les chevaliers du Temple. Consacrée le 10 février 1185 par Heraclius, Patriarche de Jerusalem, Temple Church est au coeur du site des Templiers à Londres. Trop à l'étroit dans son quartier général de Holborn au milieu du XIIème siècle, l'Ordre des Templiers achète le terrain où se situe aujourd'hui l'église. Il veut y implanter le siège de l'Ordre. La nouvelle enceinte comporte, outre l'église, des résidences, des espaces consacrés à l'entraînement militaire et des aires de repos pour frères novices et militaires. On ne rentre pas dans la ville sans autorisation du Maître. L'Ordre du Temple est alors très puissant en Angleterre. Le maître du Temple siège au Parlement comme "primus baro" (premier Baron du Royaume). Henry II est présent à la cérémonie de consécration de l'église. Quant à Henry III, il voudra s'y faire enterrer, même si finalement, c'est à l'abbaye de Westminster qu'il repose aujourd'hui. Très tôt, le Temple sert de banque de dépôt pour les riches anglais, ce qui fait parfois grincer les dents de la Couronne. Après l'abolition de l'ordre du Temple en 1307, Edouard II prend les commandes de l'église devenue possession de la couronne. Par la suite, elle sera cédée à l'Ordre de Malte, qui louera le Temple à deux universités d'avocats, "Inner Temple" et "Middle Temple". En 1540, l'église redevient propriété de la couronne lorsque Henry VIII supprime l'Ordre de Malte en Angleterre et lui confisque ses propriétés. À la suite d'un accord conclu par Jacques Ier d'Angleterre en 1608, les deux "Inns of Court" obtiennent le droit perpétuel d'utiliser l'église comme leur chapelle, ce qui est encore le cas aujourd'hui. En retour, elles s'engagent à en assurer l'entretien. Aujourd'hui, les membres des deux Inns of Court, Inner Temple et Middle Temple, peuvent utiliser l'église pour se marier. Elle a toujours été lieu de culte royal et est donc sous l'autorité de la Couronne d'Angleterre et non pas sous celle de l'Évêque de Londres. Pour l'anecdote et pour les fans de Dan Brown, on parle de l'église du Temple dans le roman "Da Vinci Code" ... Épargnée par le Grand Feu de Londres en 1666 mais très abîmée par le Blitz, Temple Church sera en grande partie reconstruite. Le quartier qui entoure l'église du Temple est connu sous le nom de "Temple". Ça va, on suit ? ;o))) Retour sur Fleet Street ... Levons la tête et regardons cette façade aux quatre énormes colonnes ... Il ne s'agit pas juste d'un bâtiment mais de l'entrée d'une petite ruelle derrière laquelle se cache Middle Temple Inn, l'une des institutions dont je vous parlais tout à l'heure. Je découvre alors, juste à l'entrée de Middle Temple Lane, ce petit magasin, Thresher & Glenny. Il s'agit d'un tailleur. Un vrai tailleur à l'ancienne, établi à Londres depuis 1683 pour habiller les plus chics gentlemen anglais, qui bénéficie de la Garantie Royale depuis Georges III, en 1783. Une référence, le vrai Chic anglais ! Mais à quel prix ! ;o) De l'autre côté de la rue, voici Bell Yard ... Si vous connaissez l'histoire horrible de Sweeney Todd, ce barbier démoniaque établi à Fleet Street devenu serial killer après avoir été déporté en Australie pour des crimes qu'il niait avoir commis, c'est ici, dans Bell Yard, que Mrs Lovett, sa complice fabriquait dans son magasin les délicieux pies ... farcis de la viande prise sur les malheureuses victimes ! Légende ou réalité, quoiqu'il en soit, l'heure du dîner approchant ... je vous souhaite un bon appétit ! ;o))) Voilà, nous sommes arrivés aux limites de la Cité de Westminster ... On est maintenant sur le Strand, et plus sur Fleet Street ... Arrêtons-nous un peu devant Somerset House, une très belle demeure ... N'hésitez pas à passer le porche, ce que vous verrez de l'autre côté est juste superbe ! Le bloc central du bâtiment est de style Néoclassique, construit par Sir Willliam Chamber entre 1776 et 1796. De part et d'autre, les ailes Victoriennes ont été rajoutées plus tard. Somerset House abrite, outre la joie patinoire que l'on voit sur la photo ci-dessus, la célèbre Courtauld Gallery, qui possède un important fond de peintures Impressionnistes et post-Impressionnistes ... Et un très chouette magasin, aussi, où l'on peut faire de très belles emplettes. Idéal pour les cadeaux de Noël ! ;o) Toujours en forme pour attaquer le Strand ? Nous voilà maintenant devant l'entrée principale de la Cour Royale de Justice. Ce bâtiment de style Néogothique caractéristique du règne de la Reine Victoria fut inauguré le 4 décembre 1882. Il est impressionnant et se visite mais là, il est un peu trop tard et il vient juste de fermer. Dommage, j'aurais bien assisté à un petit bout d'audience en écoutant plaider les avocats perruqués ! ;o) Bon, on continue ? Ou peut-être avez-vous besoin d'une petite pause ? Nous, comme un fin crachin se met à tomber, on n'hésite pas à aller s'abriter chez Twinings, le célèbre marchandt de thé anglais, établi ici depuis 1717 ... A nice cuppa ne serait pas de refus ! ;o) La boutique est belle ... ... et je dois dire que la dégustation d'un chocolat chaud dans lequel on a fait infuser un sachet de thé à l'orange et à la cannelle est des plus agréables ... Inutile de dire que l'on ressort en plus de là un moment plus tard avec un grand sac rempli de choses délicieuses ... ;o) Ça crachine toujours et en plus, la nuit est tombée ... Le quartier prend un tout autre aspect ... Et nous, on se met à regarder tout ce qui ressemble à un endroit où l'on sert à dîner ! ;o) Bar à vins ... ... ou rôtisserie ... Tout nous conviendrait ! Mais il est encore un peu tôt. Et puisqu'on parle découpage ... ;o) Allez, on va faire "court" et on saute de flaque en flaque jusqu'au marché de Covent Garden. Voilà enfin un endroit bien touristique ! ;o) Touristique, oui, mais sympathique ! Cette grande halle décorée d'énormes boules de Noël abrite des boutiques de toute sorte. Et puis, tout en bas, un café où l'on peut de restaurer ... Tout en écoutant de la musique ! Aujourd'hui, on peut même avaler une grosse assiette de paella. Je ne sais pas si c'est bon mais en tout cas, ça dégage une délicieuse odeur ... Sinon, c'est plein de cafés mais attention, ils ferment parfois tôt. Clément découvre une boutique grande comme un mouchoir de poche. Cupcake Bakehouse, c'est son nom ... Il n'y a presque plus rien en vitrine mais on repère un joli cupcake au potiron ... On n'hésite pas longtemps ... Et on croque dedans à belles dents ! Croquer dans un pumpkin cupcake moelleux sous un ciel comme celui-là, ça s'appelle une vraie chance, on en a tous conscience ! ;o) On ressort de Covent Garden et on se dirige vers Leicester Square ... On passe devant les boutiques qui vendent à prix réduit des places pour les pièces de théâtre et les comédies musicales qui auront lieu le soir-même. J'en vois quelques-unes qui me tenteraient bien ... Top Hat, j'avais adoré le film et je l'ai vu une bonne dizaine de fois. Let It Be, c'est pour Philippe, plutôt ... Quant à The Book of Mormon ... ... c'est ma maman qui craque pour lui ! ;o))) Notez la devanture joliment Victorienne du pub le Salisbury ... Toujours debout depuis les années 1890 ... Pas de bière pour l'instant mais une visite dans le magasin M&M's de Leicester Square, pour nous rappeler New York il y a juste un an ... Le décor est bien sûr différent de celui de Times Square ... Mais l'agitation est similaire ... ... et le boucan, tout aussi insupportable ! :o))) On croise quelques célébrités ... Il y en a certaines que je rencontrerais en vrai volontiers, mais pas chez M&M's ! ;o) Vous avez vu Skyfall ? Moi, j'ai adoré ! Si vous êtes plus classique, l'Oncle Vania de Tchekov sera pour vous. On passe sans s'arrêter à Picadilly Circus, vraiment trop touristique ... et l'on repart prendre notre métro. Arrêt à Hammersmith ... Là, le moment est grave, il faut dîner sans quoi nous nous coucherons le ventre vide ! ;o) Heureusement que nous avons remarqué depuis quelques jours le Swan, un pub à la très belle devanture. Nous rentrons, en espérant que l'on ne nous fera pas sortir parce que Paul n'a pas 18 ans ! ;o) On rentre sans problème et l'on nous invite même à monter à l'étage pour voir s'il resterait par le plus grand des hasards une petite place ... Coup de chance, il reste une table, une seule table ... L'ambiance est calme et sympathique ... On a très faim, maintenant ! Clément redescend commander au comptoir. En attendant, j'en profite pour vous montrer quelques produits indispensables dans un pub ... Lala et Clem passent en revue les photos prises dans la journée ... Moi, je me lèche les babines devant ma Guinness, en attendant le fish and chips que je mangerai arrosé de vinaigre de malt ... Philippe, lui, attend patiemment. Et voilà notre dîner. Le poisson est divinement moelleux. La pâte qui l'enrobe est légère comme tout, avec un petit goût de bière ... Les frites sont parfaites et la sauce tartare est un indispensable ... Derrière le poisson, vous voyez des mushy peas ... De gros pois verts secs juste cuits et grossièrement écrasés. J'adore les mushy peas ! Bon appétit ... et bonne nuit ! ;o))) Il va maintenant vous falloir patienter "quelques" jours avant la suite de notre épopée londonienne ... En attendant, je vous propose de quoi grignoter à l'anglaise ... La première chose que je vous propose est un classique britannique. La recette vient de cet excellent livre de Gordon Ramsay ... C'est celle des Cornish Pasties ... Ce sont de délicieux petits pâtés au bœuf et aux légumes ... Un vrai bon souvenir de mes premières vacances anglaises ... il y a déjà "quelque" temps ... Alors filez sans plus tarder au marché ... Faites vos courses ... Arrêtez-vous dans un petit café ... S'il a des banquettes en skaï rouge, c'est encore mieux ! ;o) Dégustez un petit verre de vin blanc bien frais ... Un Bourgogne Aligoté fera parfaitement l'affaire ... Avec une tartine de terrine de campagne, c'est juste un rêve ... Rentrez chez vous, sortez vos provisions et passez en cuisine. Les Cornish Pasties à la manière de Gordon Ramsay ... Ingrédients pour faire 4 grands pâtés, suffisants pour nourrir 8 personnes ... - 900 g de pâte brisée (je la prépare pour cette recette avec moitié saindoux et moitié beurre) - 400 g de pommes de terre - 400 g de rutabagas ou de navets (navets pour moi, plus faciles à trouver ici ...) - 1 gros oignon un peu doux - 400 g de bavette - Sel - 2 cuillerées à soupe de poivre fraîchement moulu - 1 cuillerée à soupe d'huile d'olive - 20 g de beurre - 1 oeuf battu Préparation : 1. Pelez les pommes de terre, les navets et l'oignon. Coupez-les en dés de 1 cm de côté. Coupez le boeuf de la même manière et assaisonnez avec une grosse pincée de poivre et une autre de sel. Faites chauffer l'huile d'olive et la moitié du beurre dans une poêle. Quand le mélange est chaud, faites sauter les dés de bœuf de 1 à 2 minutes, en plusieurs fois si nécessaire, pour les avoir bien dorés. Transférez sur une assiette. 2. Ajoutez le beurre restant dans la poêle et faites sauter les dés de légumes pendant 5 à 7 minutes, pour qu'ils commencent à s'attendrir et qu'ils prennent un peu de couleur. Récupérez les jus de la viande. Versez-les dans la poêle et laissez cuire jusqu'à ce que les légumes soient tendres. Ajoutez ensuite les dés de viande et laissez refroidir . 3. Préchauffez le four à 220°C. Divisez la pâte en 4 portions. Roulez chaque boule sur une surface légèrement farinée en un grand cercle de 3 ou 4 cm d'épaisseur. Découpez un cercle net de 25 cm de diamètre dans chaque, en utilisant une grande assiette comme guide. Répartissez équitablement la farce (qui doit impérativement ne plus être chaude, ni même tiède !) sur les quatre cercles. Saupoudrez encore une fois d'une pincée de poivre. 4. Passez un peu d'œuf battu avec un pinceau sur les bords des cercles. Repliez-les en deux pour obtenir des demi-cercles. Veillez à ce que la farce soit bien emprisonnée. Avec le bout de vos doigts, pincez et tournez la pâte pour sceller les pâtés hermétiquement. 5. Transférez les pâtés sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Badigeonnez d'œuf battu. Enfournez à 2200C pour 10 minutes puis à 180°C pour encore 20 à 25 minutes. Si les pâtés ont l'air de dorer trop vite, couvrez-les d'une feuille de papier alu. Les pâtés se mangent normalement chauds mais ils peuvent aussi très bien se servir à température ambiante. Pour un pique-nique, juste, faites-en plutôt des individuels ... C'est plus pratique à manger ... ;o) Pour le goûter, invitez quelques amis ... It's 5 o'clock and it's teatime ... Sortez de la jolie vaisselle, installez sur la table quelques bonnes pâtisseries et passez du bon temps, surtout ! ;o) Sur la table, des Christmas buns, d'après une recette du boulanger anglais Paul Hollywood ... Si vous ne connaissez pas Paul Hollywood, sachez que c'est lui qui anime, conjointement avec la papesse de la pâtisserie anglaise Mary Berry, le superbe programme "The Great British Bake Off" ... De quoi tomber amoureux du british baking pour le reste de vos jours ... ;o) Chelsea buns with a Christmas Twist ... d'après Paul Hollywood ... Ingrédients pour 9 brioches ... - 300 g de lait entier - 40 g de beurre non salé, mou - 500 g de farine blanche type 65 - 10 g de levure de boulanger instantanée - 10 g de sel fin - 1 œuf moyen légèrement battu Pour la farce ... - 25 g de beurre mou - 75 g de sucre roux - 2 cuillerées à soupe de cannelle moulue - 100 g d'airelles séchées - 100 g d'abricots secs moelleux coupés en petits morceaux - J'ai rajouté 50 g d'écorce d'orange confite, coupée en petits dés aussi Pour le glaçage : - 75 g de confiture d'abricot (j'ai pris de la gelée de coing) - le zeste d'1/2 citron non traité - 1 cuillerée à soupe d'eau - 100 g de sucre glace Préparation : 1. Faites tiédir le lait et le beurre dans une casserole. 2. Versez la farine dans un grand saladier. D'un côté, mettez le sel, de l'autre, la levure. Ajoutez le mélange lait+beurre tiède et l'œuf. Mélangez l'ensemble avec vos mains pour faire une pâte grossière. Vous aurez peut-être besoin d'ajouter un peu de farine. 3. Renversez la pâte sur une planche farinée et commencez à la pétrir. Continuez pendant une dizaine de minutes. La pâte doit devenir bien élastique. 4. Quand la pâte est lisse et soyeuse, mettez-la dans un saladier légèrement huilé. Couvrez d'un torchon propre et laissez lever jusqu'à ce qu'elle ait doublé de volume, soit au moins une heure, en sachant que deux ou trois, c'est mieux ! ;o) 5. Tapissez la plaque du four ou un plat à rôtir avec du papier sulfurisé. 6. Renversez la pâte sur une planche farinée à nouveau, sans la brutaliser, et roulez-la en un rectangle de 5 mm d'épaisseur. Écrasez l'extrémité la plus proche de vous sur la planche, ce qui vous permettra ensuite de faire un rouleau bien serré. L'astuce est toute simple et pourtant, ça aide bien ! ;o) Badigeonnez la surface de beurre fondu, saupoudrez de sucre roux et répartissez ensuite vos fruits secs sur toute la surface de la pâte. Roulez en un cylindre serré ... ... et coupez en 9 tranches d'égale épaisseur ... ... que vous placez dans le plat choisi en laissant un peu d'espace entre elles. 7. Couvrez d'un linge propre et laissez lever encore 30 minutes. Pendant ce temps, préchauffez votre four à 190°C. 8. Faites cuire les buns pendant 20 à 25 minutes jusqu'à ce qu'ils soient bien levés et dorés. Réchauffez la confiture avec une goutte d'eau, passez au tamis et brossez les buns encore chauds. Laissez refroidir complètement sur une grille. 9. Quand les buns sont froids, mélangez l'eau, le sucre glace et le zeste de citron pour obtenir un glaçage pas trop mou et glacez vos buns ... Laissez durcir le glaçage et servez ! Merry Christmas ! ;o) Vos invités apprécieront aussi sûrement ce pudding, délicieux servi chaud par un froid après-midi d'hiver ... Une nourriture réconfortante ... Christmas Bread and Butter Pudding ... d'après le magazine Delicious. Baking ... Je vous livre la recette du magazine, et mes modifications, substantielles je dois le dire, sont entre parenthèses ... ;o) Ingrédients pour 8 ou 10 personnes : - 750 g de panettone (la même quantité de bon pain de mie sans croûte) - 100 ml de liqueur Amaretto - 100 g de bon chocolat noir concassé (j'ai mis un mélange de chocolat noir et de chocolat au lait) -(1 poignée de cerises séchées et une autre d'écorces d'orange confites) - 4 oeufs moyens - 30 g de sucre en poudre - 900 ml de crème liquide Préparation : 1. Graissez un grand plat et arrangez la moitié des tranches de panettone ou les demi-tranches de pain de mie en cercles concentriques. Arrosez de la moitié de l'amaretto, répartissez la moitié du chocolat, des cerises, des écorces d'orange et recommencez avec le reste du panettone ou du pain, du chocolat, des cerises et des oranges. 2. Mélangez les oeufs et le sucre dans un grand saladier, puis ajoutez la crème en fouettant. Versez la crème sur le pudding en la répartissant bien. Laissez reposer 30 minutes au moins pour que le pain soit bien imbibé. Pendant ce temps, préchauffez le four à 180°C. 3. Faites cuire 25 minutes ou jusqu'à ce que l'ensemble soit gonflé et doré. Retirez du four et laissez reposer 10 minutes avant de servir tiède ... Les gourmands pourront rajouter de la crème au dernier moment ... ;o) Sinon, mon grand classique, que je vous ai déjà montré, auquel j'ai rajouté une belle couche de crème fouettée ... Réconfortant aussi ... Victoria Sandwich, another one ... ;o) D'après le magazine Delicious, en fait, aussi ... Mes moules faisant 20 cm de diamètre, je vous mets mes propres proportions entre parenthèses, encore une fois ... Ingrédients pour un gâteau de 8 à 10 personnes : - 175 g de beurre mou (220 g) - 175 g de sucre en poudre (220 g) - 3 gros oeufs (4) - 175 g de farine avec levure incorporée (220 g) - 60 ml de lait (75 ml) - 110 g de confiture de framboise (150 g) - Un petit bol de crème chantilly, fouettée à la main ou au fouet électrique pour qu'elle tienne longtemps, ce qui n'est pas le cas de celle faite au siphon ... Préparation : 1. Préchauffez le four à 180°C. Coupez deux disques de 18 cm de papier sulfurisé et tapissez-en le fond de deux moules à manqués de 18 cm de diamètre que vous aurez graissés. 2. Mettez votre beurre ramolli avec le sucre dans le bol de votre processeur. Un petit truc de Mary Berry, que j'emploie désormais tout le temps. Si vous avez oublié de sortir le beurre du réfrigérateur à l'avance, vous le coupez en petits dés. ... et vous le placez dans un bol, recouvert d'eau tiède (à la température d'un bain de bébé, dit Mary Berry !) Vous l'égouttez au bout de 5 minutes, ou quand les dés de beurre sont souples sous les doigts. Vous l'utilisez alors très facilement. Ça marche et on ne peut plus faire autrement, une fois essayé ! ;o) Fouettez donc le beurre avec le sucre jusqu'à ce que le mélange soit léger et jaune très pâle. 3. Vous ajoutez les oeufs un par un en battant bien entre chaque adjonction. Tamisez la farine et incorporez-la avec une spatule dans le mélange mousseux. Ne mélangez pas plus que nécessaire. 4. Divisez la mixture entre les deux moules. Lissez la surface. Faites cuire au centre du four pendant 20 à 25 minutes, ou jusqu'à ce que les biscuits soient dorés et qu'une pointe de couteau enfoncée au centre d'un des gâteaux ressorte sèche. Laissez l'autre gâteau intact. Comme ça, le dessus du Victoria sandwich sera lisse et impeccable. Pas bête ! ;o))) 5. Laissez les biscuits reposer dans leurs moules pendant 10 minutes puis démoulez-les en les retournant sur une grille couverte d'un torchon propre pour éviter les marques. Remettez les biscuits à l'endroit et laisse refroidir complètement. Quand les biscuits sont froids, placez le biscuit "percé", fond tourné vers le haut, sur le plat de service. Couvrez de confiture, puis d'une épaisse couche de crème fouettée. Placez sur le dessus le second biscuit et saupoudrez de sucre glace, comme ici, ou de sucre en poudre, plus classique ... Servez sans plus attendre et régalez-vous ! ;o) Alors, prêts pour un thé à l'anglaise ? Je suis sûre que oui. Profitez bien de ces moments de gourmandise en famille ou entre amis ... À très vite pour la suite de notre visite de Londres. J'espère vous faire encore découvrir quelques endroits rares dans cette capitale d'exception ... Have a good time ! ;o)

Source: questcequonmange.blogspot.com

Peu à peu le printemps s'installe, notre environnement change et en cette fin de semaine nous allons changer d'heure. Dans les jardins les corolles jaunes et blanches des narcisses se balancent, les yeux des pissenlits commencent à jaunir les prés et les petites paquerettes étirent leur pétales. Dans 2 semaines nous fêterons Pâques, fête du renouveau de la victoire de la vie sur la mort, même si l'on n'est pas croyant, on ressent au fond de soi cette transformation. On a besoin d'air frais, de couleurs tendres, de chants d'oiseaux, de terre retournée, de draps qui claquent au vent, de bourdonnement d'abeilles. On traque la poussière dans les moindres recoins de notre "home sweet home". Pinceaux et chiffons sont pris d'une grande frénésie. Toute cette agitation se retrouve aussi en cuisine. On éprouve le besoin de changer la vaisselle du dimanche - pour moi ce sera un lilas très doux et un vert tendre - on fait voler les nappes fleuries ou unies, et les premières fraises vont bientôt faire notre délice, charlottes et tartes seront les desserts roi des dimanches après-midi. N'oublions pas les radis croquants, les asperges blanches ou vertes, les jeunes salades, rien que d'y penser mon estomac gargouille. Ma devise pour le printemps : Comblons nos envies, croquons la vie...! Voici une petite recette d'entrée printanière pour deux ou trois personnes. Mais cette recette peut aussi servir de souper frugal. * On épluche l’oignon doux et on le tranche en fines rondelles. * On coupe en longues lanières le blanc de poulet. * On prépare le bouillon de poulet, dans l’eau froide on met les 120 g de légumes printaniers congelés (petits pois, haricots verts, jeunes carottes) on rajoute le bouillon cube, on amène à ébullition, on réduit le feu. * Dans une poêle on met les 2 cuillerées d’huile d’olive à chauffer, on rajoute l’oignon doux et le blanc de poulet coupé en lanières, on fait bien revenir le tout, on ajoute le riz arborio, on remue bien quand le riz est translucide on verse une première louche de bouillon, on remue doucement, quand elle est absorbée par le riz on recommence, ainsi de suite jusqu’à ce que le riz ait absorbé le bouillon en totalité, (il faut compter environ 20 minutes) toujours remuer doucement. Au fur et à mesure les légumes auront décongelé et seront inséré au riz avec le bouillon * Au dernier moment rajouter les 50 g de gruyère râpé, saler à votre convenance et remplacer le poivre par une pointe de piment d’Espelette. Un risotto printanier. Assiette aux abeilles de la faiencerie de Varage dans le Var, set de table Lin Vosges  Un verre de vin blanc sera un accompagnement parfait, on choisira un vin de pays de Loire ou un vin d'Alsace. Je vous souhaite une belle journée profitez du temps qui passe, car il ne se rattrape jamais. Ce soir je vais voir la Cie des frères Louret à Monclar "Les baladins en agenais" donc soirée théâtre avec trois pièces courtes des deux Georges : Feydeau et Courteline. Soirée théâtrale précédée d'un repas, j'aime bien cette formule souper-spectacle. http://www.baladinsagenais-monclar.com/index.htm Bonne soirée à tous...

Source: canotte.blogspot.com

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